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Dans l’Eure, l’abattoir de la ferme de la Houssaye met tout en place pour éviter des souffrances inutiles à l’animal

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Ces derniers mois ont vu la polémique enfler autour des conditions d’abattage des animaux de boucherie, notamment par des vidéos présentées par l’association L214 éthique et animaux.
Ces témoignages de maltraitances, qui ont amené le législateur à revoir sa copie en matière de contrôle des abattoirs. Dans le même temps, la Cour des Comptes reconnaît que « la situation sanitaire des abattoirs français est préoccupante ».
À Épaignes, l’abattoir de la ferme de la Houssaye abat plusieurs milliers de volailles chaque mois. Dans le respect des normes imposées, et même au-delà.
Éviter le stress de l’animal
Franck Lavigne est éleveur et producteur de volaille. Il abat ses volailles dans des bâtiments qu’il a construits en 2003 sur la zone artisanale à Épaignes. Il fonctionne deux à trois jours par semaine. Une dizaine d’employés travaille sur cette chaîne d’abattage moderne. « Les services sanitaires viennent nous contrôler trois à quatre fois par an, sans prévenir. Et tout se passe bien », explique Franck Lavigne.
Bien entendu, l’abattoir remplit les normes techniques : anesthésie électrique (électronarcose) avant saignée manuelle dans le bec, au niveau de la langue (pas d’égorgement). Aussi étrange que cela puisse paraître, le producteur va au-delà de ces normes pour tenter d’améliorer le bien-être de l’animal. « Nous travaillons dans une lumière bleue car les animaux ne la voient pas et cela génère donc moins de stress. Sur la chaîne, lorsque les volailles sont accrochées et avancent, nous avons installé une tôle qui vient les frotter sur le ventre, au niveau du bréchet, et cela les calme. »
Tout le paradoxe est là. S’inquiéter du bien-être de l’animal alors qu’il va être mis à mort. Mais pour Franck Lavigne, ces améliorations sont importantes. « Les volailles seront abattues oui, mais autant le faire dans les meilleures conditions. Nous avions une vraie volonté de maintenir le bien-être animal le plus possible. » Ou plutôt, d’éviter les souffrances inutiles.
difficiles de recruter

Et les employés apprécient également ces conditions. Travailler en abattoir est déjà assez difficile. Certains postes sont refusés. Un employé a expliqué à son patron : « Moi je veux bien aller au plumage ou au bridage. Mais la saignée ou l’éviscération, c’est hors de question ! » Franck Lavigne reconnaît que « c’est difficile de trouver du personnel pour l’abattage. Les conditions de travail jouent, comme les odeurs, la chaleur, l’environnement général. Les nouveaux employés ne commencent jamais par la saignée, plutôt par le plumage. Même si nous n’avons pas de turn over important, lorsqu’il faut remplacer quelqu’un, c’est compliqué. Certains ne supportent que quelques jours. La plupart font leur CDD mais refusent le CDI lorsqu’on leur propose. »

Tagsanimaux boucherie élevage ferme cruauté maltraitance

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