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oskarnika

Les fruits, légumes et céréales pour les chevaux.

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FRUITS, LÉGUMES ET CÉRÉALES A RISQUES POUR LES CHEVAUX

.


Pour un maximum de clarté, les végétaux évoqués seront traités par familles allant des plus connues à celles pouvant réservées des surprises parfois inattendues.

Ce post sera enrichi au fil du temps afin que vous puissiez en apprécier l'utilité en étant informé au fur et à mesure et me permettre de vous communiquer le résultat des recherches les plus récentes.

Il est évident que toutes vos propositions seront précieuses à l'élaboration constructive de ce post et je vous en remercie par avance.


______________________________


FAMILLE DES SOLANACÉES.


______________________________




TOMATE VERTE. Solanum Lycopersicum.







La tomate verte contient dans toute sa structure de l'Alpha-Tomatine, cette substance est un Glyco-Alcaloïde stéroïdien neurotoxique.

La tomate rouge est dix fois moins concentrée en alcaloïdes mais son absorption massive peut provoquer des troubles identiques à ceux de la tomate verte.

Une intoxication induite par ce "légume-fruit" se traduit par des douleurs abdominales (coliques), de la diarrhée avec fièvre et baisse de la pression artérielle.
A ces symptômes peuvent s'ajouter des signes d'atteinte neurologique plus graves : vertiges, tremblements, agitation.

Il a été décrit des intoxications sévères provoquées par ce fruit chez des bovins aux États-Unis.

Il est à noter que la tige et les feuilles contiennent également ce composé nocif.

Il est donc recommandé de ne pas donner les détritus de jardinage aux chevaux, cette pratique est souvent la cause d'intoxications involontaires.

oskarnika a écrit:


POMME DE TERRE
. Solanum Tuberosum.






Ce tubercule était déjà consommé par les Indiens de l'ouest de l’Amérique du Sud il y a environ 8000 ans, rapporté en Europe par les Espagnols vers la fin du XI ème siècle il a conquis l'Europe puis a été adopté par la France à la fin du XIII ème siècle à la suite des travaux effectués par Antoine Parmentier qui cherchait une alimentation prolifique et peu onéreuse pour pallier à la désastreuse famine sévissant alors dans la Comté de Montbéliard.


La pomme de terre contient principalement de l'Alpha-Chaconine et de l'Alpha-Solanine qui sont des glycoalcaloïdes toxiques formant un groupe d’alcaloïdes nommé Solanine.

La Solanine est présente dans toutes les parties vertes de la plante, particulièrement dans les feuilles et les germes (croissant sur le tubercule),dans les fleurs où sa concentration est la plus élevée et dans le tubercule lui-même.

Dans les tubercules, la chair possède une teneur moyenne de Solanine ne dépassant généralement pas 1,2 à 5 mg/100 g, dose inférieure à la teneur limite admise qui est de 20 mg/100 g.

L'enveloppe ("peau") et les tissus sous-jacents ainsi que les germes recèlent des teneurs en Solanine comprises entre 30 et 60 mg /100 g.

Le verdissement lié à l'exposition à la lumière est dû à la formation de chlorophylle dans l'enveloppe du tubercule, ce phénomène provoque une forte accumulation de Solanine et proscrit donc toute ingestion tant pour l'homme que le cheval.

Contrairement aux "idées reçues", la Solanine n'est pas éliminée par la cuisson car elle n'est détruite par la chaleur qu'au-delà de 200 à 250° C, mais, comme cité plus haut, la faible teneur en alcaloïdes du tubercule sans l'enveloppe permet de la consommer en toute sécurité épluchée et cuite.

L'ingestion de Solanine en quantités massives peut provoquer des troubles gastro-intestinaux, des hémorragies (notamment au niveau de la rétine) et aller jusqu'à une paralysie partielle.

La Pomme de Terre contient également des inhibiteurs de la Protéinase capables d'inhiber les principales Protéinases digestives des chevaux, notamment la Trypsine et la Chymotrypsine.
Ces substances qui jouent un rôle dans la défense de la plante contre les parasites, insectes ou microorganismes, sont détruites par la cuisson.

Enfin, d'autres substances sont contenues dans cette plante : les Lectines, ce sont des protéines capables de se lier de manière réversible à des monosaccharides ou oligosaccharides.
Cette propriété permet aux lectines d'agglutiner les hématies de diverses espèces de mammifères dont l'homme et de probablement perturber le bon fonctionnement du tube digestif des insectes se nourrissant de la plante, jouant ainsi un rôle dans la défense de cette plante contre les insectes.
Ces molécules sont également détruites à la cuisson des tubercules.

De ces détails, on peut en conclure que la Pomme de Terre ne peut se révéler un aliment d’élection pour le cheval; il est donc prudent de ne jamais la donner crue, et proscrire les feuilles, la tige, les fleurs et les pelures, qu'elles soient vertes ou pas.


oskarnika a écrit:

AUBERGINE. Solanum Melongena.






POIVRONS et PIMENTS. Capsicum Spp..









De ces deux espèces de Solanacées, on ne consomme que les fruits en délaissant le reste de la plante.

Les fruits possèdent une teneur bien inférieure à la teneur admise qui est de 20 mg/100 grammes.

Les tiges, feuilles et fleurs sont très dosées en alcaloïdes et il est donc prudent de ne jamais les laisser à la portée des chevaux lors des nettoyages de potagers.

Pour rappel, l'ingestion de Solanine en quantités massives peut provoquer des troubles gastro-intestinaux, des hémorragies (notamment au niveau de la rétine) et aller jusqu'à une paralysie partielle.


oskarnika a écrit:



IMPORTANT : Les informations qui suivent décrivent le Blé en tant que tel, en aucun cas le Son de Blé et autres issues dérivées de cette céréale ne sont concernés lorsqu'ils sont partie intégrante d'une formule commercialisée quelconque, seules les indications du fournisseur demeurent une garantie d’innocuité aux doses indiquées par ceux-ci.



BLÉ DUR. FROMENT. ÉPEAUTRE. Triticum Spp.. Poaceae.





Culture de Froment ou Blé tendre.

.

Cette céréale, comportant de multiples espèces, était déjà connue et panifiée il y a plus de 10 000 ans en Mésopotamie (Irak actuel).

Le Blé est, avec le Riz, une source alimentaire universelle tant pour l'Homme que pour le bétail, néanmoins le cheval en est exclu de par les graves conséquences pouvant survenir à la suite de son ingestion à doses immodérées ou à long terme.

Pour une meilleure compréhension de ce chapitre, je vous épargnerai les détails physiologiques, chimiques et autres qui ont abouti à son élaboration et vous en souhaite une bonne lecture en allant directement aux sujets qui nous intéressent.

Concernant le grain de Blé
.

Cette céréale étant, avec l'Orge, très riche en protéines (Gluten) : 13%,  et en glucides complexes (Amidon) : ± 70 %. on peut en déduire  que leur formulation énergétique et nourrissante est identique...oui..., mais le Blé possède une teneur en Histidine importante qui se transforme en Histamine dans l'organisme.

Cet acide aminé se trouve naturellement dans le métabolisme général pour (entre autre) réguler la production d'acide gastrique, or, lorsque un aliment riche en Histidine est absorbé, les récepteurs gastriques (H2.Gs) propres à l'estomac ne régulent que très mal le flux d'acide gastrique (composé essentiellement d'Acide Chlorhydrique et d'Enzymes) et ce phénomène donne lieu à un échauffement sévère de l'estomac pouvant provoquer des ulcères gastriques et, par voie de conséquences, des désordres métaboliques combinés importants (anaphylaxie) comme nous allons le voir.

La teneur importante en Amidon du Blé (70 %) rendant le travail enzymatique plus difficile lors de la digestion par le fait de sa structure complexe, on assiste à un état de pléthore tout à fait propice à une fourbure alimentaire pouvant se révéler très grave.

Concernant le Son de Blé.

Le son de Blé possède un pouvoir laxatif et son utilisation doit ètre exceptionnelle et modérée (mash, mélangé à un médicament pour une appétence accrue...etc), il est à noter qu'il peut provoquer des blocages œsophagiens s'il est donné sec et en grandes quantités par le reliquat d'amidon qu'il recèle encore après mondage du grain, l'amidon possède un grand pouvoir d'absorption des liquides et peut former des blocs qui stagnent dans l’œsophage.

Concernant le Blé en herbe
.

A l'instar du grain, le Blé jeune ou encore vert peut provoquer, de graves fourbures alimentaires si les chevaux viennent s'égarer dans les cultures et en consomment en quantités variant avec l'espèce ingérée.
De tels accidents graves, voire mortels, ont été trop souvent rapportés et se doivent d’être signalés ou rappelés.

Sans vouloir jeter l'anathème sur cette céréale tellement précieuse pour les populations en survie alimentaire, je tenais à développer pour vous les raisons majeures qui en font un aliment très sujet à cautions pour les chevaux.




oskarnika a écrit:


CHOU. Brassica Spp. Brassicaceae.




Chou Fourrager pour l'alimentation du bétail.



Les Choux, aux très nombreuses variétés, nous viennent d'Asie et étaient déjà cultivé par les Mongols il y a 4000 ans.
Ces tribus nomades les conservaient en saumure dans des jarres et les ont apportés, au gré des Grandes Invasions, jusque dans l'Est de l'Europe où il est encore cultivé et très consommé sous bien des formes.

Bien que très consommé par l'Homme, le Chou ne l'est généralement que sous forme cuite ou macérée afin d'en éliminer au maximum les agents fermentescibles.

Concernant l'alimentation animale, il est traditionnellement donné cru aux vaches qui le métabolisent au mieux en le digérant grâce à leur système digestif bien spécifique.

Les vaches, possédant quatre "estomacs" (polygastriques), sont bien "outillées" pour procurer au Chou un maximum d'efficience métabolique tout en ne souffrant guère de sa fermentescibilité du fait de la complexité enzymatique (et autres phénomènes digestifs).

Le cheval étant, comme nous, un monogastrique, un tel régime alimentaire le ferait s'exposer à de très graves accidents digestifs de par la fermentation procurée par le chou.

En effet, les gaz végétaux s'accumulant dans le cæcum, qui est le siège de la fermentation microbienne, peuvent provoquer un gonflement (météorisme), voire une torsion aux conséquences néfaste.

Pour terminer, je pense à ceux qui, par ignorance, "balancent" des déchets de choux (ou autres végétaux) par dessus la clôture des chevaux du voisin et causent, sans le vouloir, l'apparition de troubles digestifs aux conséquences, hélas trop souvent, très douloureuses et...mortelles !


oskarnika a écrit:



IMPORTANT : Les informations qui suivent décrivent la Betterave en tant que telle, en aucun cas la pulpe de Betterave et autres issues dérivées de ce tubercule ne sont concernés, seules les indications du fournisseur demeurent une garantie d’innocuité aux doses indiquées par ceux-ci.



BETTERAVES. Beta Spp. Chenopodiaceae.




Betterave Fourragère. Beta Vulgaris.



La famille des Betteraves est assez vaste et nous ne citerons que les principales :

- Betterave Fourragère, Betterave Potagère (rouge) et Betterave Sucrière.

Les Betteraves étaient déjà décrites en Grèce il y a 2500 ans et formaient, au Moyen-Age, l'essentiel de l'"ordinaire", avec le Chou, chez la majeure partie des populations rurales européennes du Nord-Est de l'Europe.

Après l'instauration du "Blocus continental" en 1806, la canne à sucre, étant d'importation Britannique, n'arrivait donc plus en France, Napoléon 1er demanda au Naturaliste suisse Benjamin Delessert de trouver une solution pour instaurer un substitut au sucre de canne; ce fut donc en 1812 que celui-ci put extraire industriellement le sucre de la betterave sucrière, une ère nouvelle était née dans ce domaine et perdure encore jusqu'à nos jours.

La Betterave Fourragère est essentiellement administrée au bétail (bovins) durant la saison d'hiver, elle est tranchée et mêlée à du Son de Blé pour absorber l'excès d'eau contenue dans celle-ci.

Concernant la racine de Betterave
:

- Les trois types de Betteraves qui nous intéressent contiennent toutes du sucre à des teneurs moyennes différentes :

Betterave Fourragère : 4 %, Betterave Potagère : 10 %, Betterave Sucrière : 20 %.

La saveur sucrée de la Betterave (sapidité) lui conférant une appétence accrue, il y à lieu de ne pas la donner en trop grosses quantités afin qu'ils ne s'en gavent pas (blocage œsophagien possible).

La teneur en sucres étant variable selon les espèces, il est recommandé d'en tenir compte dans l'administration d'autres aliments (granulés, composés alimentaires etc...).

- Leur teneur en Eau varie selon les espèces, elle peut atteindre 70 % pour les espèces à croissance rapide.

- Leur teneur en Potassium est en moyenne, de 300 mg /100 gr.

Par sa forte teneur en Eau et et la présence de Potassium, la Betterave peut se révéler laxative à fortes doses et rendre les chevaux apathiques (mous).

- Leur teneur en Nitrates peut atteindre 320 mg /100 gr.

Un excès de Nitrates dans l'organisme peut se révéler irritant pour les reins et provoquer des inflammations de ceux-ci (Néphrites) par transformation de Nitrates en Nitrites.

- Leur teneur en Acide Oxalique est d'environ 340 mg /100 gr en moyenne.

Sa faible teneur en Acide Oxalique ne requiert pas de précautions particulières quant à l'absorption de la racine.

- Leur structure renferme 2,5 % de fibres totales dont 2 % insolubles.

La présence de Fibres insolubles peut être à l'origine d'irritations intestinales si emploi prolongé.

Concernant les feuilles et le collet (partie verte hors terre) :

- Leur teneur en Nitrates et Oxalates (12 gr/100 gr), peut provoquer de graves lésions rénales et des calculs vésicaux si ces éléments aériens de la Betterave sont distribués aux chevaux, aussi est il prudent de ne jamais leur en donner de façon prolongée, voire même de s'en abstenir par précaution.


oskarnika a écrit:


FÈVES. Vicia Faba Spp. Fabaceae.






Originaire du Caucase, la Fève est, sans doute, la Légumineuse la plus anciennement connue, des recherches archéologiques ont démontré sa culture dès l’Ère Préhistorique.

Cette plante est réputée dangereuse pour les humain et animaux présentant une absence héréditaire enzymatique érythocytaire (propre aux globules rouges).

L'affection engendrée par une ingestion massive de Fèves et de ses parties aériennes se nomme "Favisme", cette maladie est due à un déficit en Glucose-6-Phosphate Déshydrogénase provoqué par une substance contenue dans la plante.

Toutes les parties de la Fève (Tige, feuilles, fleurs, fruits) peuvent provoquer des lésions hépatiques (hépato-toxique) due à la destruction des globules rouges (érythrolytique) conduisant à un ictère et une anémie sévère.

Chez le cheval, on ne connait pas parfaitement le processus amenant à de telles conséquences et les risques d'intoxication demeurent essentiels, aussi est il conseillé de ne jamais laisser à leur portée des déchets de jardinage contenant tout ou partie de cette plante.


oskarnika a écrit:


IMPORTANT : Les informations qui suivent concernent la Luzerne fraiche, en aucun cas le foin de Luzerne, les cubes de Luzerne, la Luzerne déshydratée, les aliments composés contenant de la Luzerne ne sont concernés, seules les indications du fournisseur et les connaissances de chacun demeurent une garantie d’innocuité en ces derniers cas.


LUZERNE. Medicago Sativa. Fabaceae.






La luzerne à l'état frais demeure un aliment riche en azote exclusivement réservé aux bovins et ne doit être délivré aux chevaux qu'avec grande parcimonie.

De par leur richesse en Flavone, les légumineuses (Luzerne, Trèfle...), délivrés à l'état frais, sont susceptibles d'inhiber la motricité intestinale en provoquant des "coliques de stase" accompagnées de météorisme (accumulation de gaz provoquant une dilatation douloureuse) de la région cæcocolique (endroit où le colon s'abouche au cæcum).

Ce phénomène surgit plus violemment quand la Luzerne a été fauchée encore recouverte de rosée ou après la pluie, l'eau en accélère le processus fermentescible.

Il est à noter qu'une alimentation hyperazotée peut provoquer une libération anormalement élevée de gaz ammoniac, donc, d'amines diverses (Histamine, Thyramine) et d'endotoxines (toxine bactérienne).

La dégradation cæcocolique des protides dans le colon entraine une alcalinisation du contenu digestif, celle-ci stimule la prolifération d'une microflore alcaninophile putréfiante et souvent pathogène.

Au surplus, elle augmente considérablement la production ainsi que la résorption des amines et des endotoxines responsables d'accidents entérotoxémiques.

Bien que le cheval (contrairement aux ruminants) ne semble pas particulièrement sensible à une intoxication ammoniacale aiguë, de tels désordres peuvent aboutir à une atteinte hépatique sévère.

En résumé, nous pouvons affirmer que de trop grandes quantités de Luzerne ou de Trèfle frais ne peuvent qu’être néfastes à la bonne digestion des chevaux.


oskarnika a écrit:


MARRON D'INDE. Aesculus Hippocastanum. Hippocastanaceae.






Originaire de la péninsule Balkanique, le Marronnier d'Inde fut introduit en Europe occidentale au XVII ème siècle pour ses qualités ornementales.

Le nom latin "Aesculus Hippocastanum" mérite une explication d'ordre historique, le terme "Aesculus" fait référence à la couleuvre d'Esculape (Asclepios étant le Dieu grec de la médecine et de la chirurgie) qui évoque les vaisseaux sanguins serpentant dans l'organisme; "Hippocastanum" signifie "Châtaigne du cheval", ce patronyme provient du fait que les Hippiatres de l'Antiquité soignaient les chevaux poussifs à l'aide de poudre de Marron d'Inde.

Les feuilles, l'écorce et le fruit du Marronnier d'Inde contiennent une substance active nommée "Escine" qui est composée de Saponines différentes, cette molécule active est utilisée en médecine pour ses pouvoirs veinotonique (d’où sa référence à la couleuvre d'Esculape) et antiinflammatoire.

Les mêmes éléments précités de cet arbre contiennent également une molécule formée de Glycosides complexes, nommée "Esculine", cette substance, éminemment toxique, peut causer de graves troubles aux chevaux qui mangeraient des Marrons d'Inde tombés au sol en grande quantité.

Les symptômes relatifs à cette intoxication sont les suivants :
Agitation, diarrhée, mydriase (dilatation des pupilles), faiblesse générale, gastroentérite
inconscience, secousses musculaires (clonus), paralysie.

Chez des bovins, des chevaux et des porcs, les Marrons d'Inde ont provoqué des intoxications et la mort dans les provinces de l'Ontario et du Québec (Reynard and Norton 1942, Muenscher 1975).

La France n'a pas de référence connues quant à des empoisonnements de ce genre, il est néanmoins prudent de s'assurer si les chevaux parqués sous cet arbre s'abstiennent bien de manger ces fruits ou leur bogue (enveloppe verte).

Il est, néanmoins à signaler qu'un cheval mangeant quelques fruits ne risque rien, il lui faudrait en absorber de grandes quantités pour aboutir à une intoxication.

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Tient, ce poste tombe à point. Je pensais mettre tout les jours une petite ration de carotte avec le grain de mes chevaux style 500 gr par jour. Est-ce que c'est dangereux ou je peux le faire? C'esdt uniquement l'hiver

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Je n'ai jamais entendu dire que les carottes étaient toxiques... drffe

Si vous voulez et si ça vous intéresse, je peux vous mettre ici les plantes toxiques référencées de mon cours de bota de l'année dernière (Liste non exhaustive).. drffe

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Je viens d'envoyer dix pots de confiture de tomates verte à mes vieux !!!!!! rtz

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J'ai vu donner lors d'une de mes formations des "épluchures" qui composaient une soupe de légumes pour nous : pomme de terre, salade, carottes, poireaux.... de plus pommes, carottes ne leur font pas de mal.

Maintenant, je ne connais effectivement pas quels sont les autres fruits et légumes qui seraient déconseillés de donner et cela peut être super intéressant de le savoir. drffe

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Eden a écrit:
pomme de terre


surtout pas crue la pomme de terre !!!! NON et encore moins les épluchures et les feuilles ... c'est pas bon du tout pour les chevaux jfgejzg

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interessant...

il serait bon de faire une liste des légumes et leur toxicité ou pas pour nos chevaux...

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Sylwia a écrit:
Les poireaux c'est bon ??


On peut en donner en petite quantité, sinon gare aux coliques, mais en général, les chevaux n'aiment pas trop le poireau et ne le mangent de toute façon pas.

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POMME DE TERRE
. Solanum Tuberosum.




Ce tubercule était déjà consommé par les Indiens de l'ouest de l’Amérique du Sud il y a environ 8000 ans, rapporté en Europe par les Espagnols vers la fin du XI ème siècle il a conquis l'Europe puis a été adopté par la France à la fin du XIII ème siècle à la suite des travaux effectués par Antoine Parmentier qui cherchait une alimentation prolifique et peu onéreuse pour pallier à la désastreuse famine sévissant alors dans la Comté de Montbéliard.


La pomme de terre contient principalement de l'Alpha-Chaconine et de l'Alpha-Solanine qui sont des glycoalcaloïdes toxiques formant un groupe d’alcaloïdes nommé Solanine.

La Solanine est présente dans toutes les parties vertes de la plante, particulièrement dans les feuilles et les germes (croissant sur le tubercule),dans les fleurs où sa concentration est la plus élevée et dans le tubercule lui-même.

Dans les tubercules, la chair possède une teneur moyenne de Solanine ne dépassant généralement pas 1,2 à 5 mg/100 g, dose inférieure à la teneur limite admise qui est de 20 mg/100 g.

L'enveloppe ("peau") et les tissus sous-jacents ainsi que les germes recèlent des teneurs en Solanine comprises entre 30 et 60 mg /100 g.

Le verdissement lié à l'exposition à la lumière est dû à la formation de chlorophylle dans l'enveloppe du tubercule, ce phénomène provoque une forte accumulation de Solanine et proscrit donc toute ingestion tant pour l'homme que le cheval.

Contrairement aux "idées reçues", la Solanine n'est pas éliminée par la cuisson car elle n'est détruite par la chaleur qu'au-delà de 200 à 250° C, mais, comme cité plus haut, la faible teneur en alcaloïdes du tubercule sans l'enveloppe permet de la consommer en toute sécurité épluchée et cuite.

L'ingestion de Solanine en quantités massives peut provoquer des troubles gastro-intestinaux, des hémorragies (notamment au niveau de la rétine) et aller jusqu'à une paralysie partielle.

La Pomme de Terre contient également des inhibiteurs de la Protéinase capables d'inhiber les principales Protéinases digestives des chevaux, notamment la Trypsine et la Chymotrypsine.
Ces substances qui jouent un rôle dans la défense de la plante contre les parasites, insectes ou microorganismes, sont détruites par la cuisson.

Enfin, d'autres substances sont contenues dans cette plante : les Lectines, ce sont des protéines capables de se lier de manière réversible à des monosaccharides ou oligosaccharides.
Cette propriété permet aux lectines d'agglutiner les hématies de diverses espèces de mammifères dont l'homme et de probablement perturber le bon fonctionnement du tube digestif des insectes se nourrissant de la plante, jouant ainsi un rôle dans la défense de cette plante contre les insectes.
Ces molécules sont également détruites à la cuisson des tubercules.

De ces détails, on peut en conclure que la Pomme de Terre ne peut se révéler un aliment d’élection pour le cheval; il est donc prudent de ne jamais la donner crue, et proscrire les feuilles, la tige, les fleurs et les pelures, qu'elles soient vertes ou pas.

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audrey a écrit:
Tient, ce poste tombe à point. Je pensais mettre tout les jours une petite ration de carotte avec le grain de mes chevaux style 500 gr par jour. Est-ce que c'est dangereux ou je peux le faire? C'esdt uniquement l'hiver


Oui, tu peux donner cette dose journalière en sachant que 500 grammes de carottes contiennent environ 45 grammes de sucre, aussi est-il important d'ajuster la dose en fonction de l'état du cheval (obésité) et surtout du travail journalier effectué.

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Cyberdidine a écrit:
Je n'ai jamais entendu dire que les carottes étaient toxiques... drffe

Si vous voulez et si ça vous intéresse, je peux vous mettre ici les plantes toxiques référencées de mon cours de bota de l'année dernière (Liste non exhaustive).. drffe


Oui, tu peux, bien sur, poster à ton gré, ça ne peut être qu'enrichissant !

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Sylwia a écrit:
Les poireaux c'est bon ??


Comme le dit Lady Oscar, on doit ètre prudent avec les poireaux car, absorbé en grande quantité, il peut se révéler très fermentescible et occasionner ballonnements et coliques "gazeuses".

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oskarnika a écrit:
Sylwia a écrit:
Les poireaux c'est bon ??


Comme le dit Lady Oscar, on doit ètre prudent avec les poireaux car, absorbé en grande quantité, il peut se révéler très fermentescible et occasionner ballonnements et coliques "gazeuses".


C'est pareil pour le chou, non?

Si je ne me trompe pas, il faut aussi éviter les agrumes et le chocolat.
Les agrumes doivent être néfastes pour l'estomac à cause de leur acidité.
Quand au chocolat, je sais qu'il est dopant. Mais est-il aussi toxique?

Pour la petite histoire, tous mes chevaux ont toujours adoré les clémentines, le jus d'orange, le chocolat, le coca-cola, la bière et même le café. Personne n'a jamais été malade, mais ils n'ont absorbé que des petites quantités.
Sauf pour le café, où mon poney a "volé" une tasse remplie d'un double expresso et a dévoré la tablette de chocolat qui était posée à côté ! Un jour de concours !!!! Heureusement que ce n'était qu'un concours d'entrainement sans contrôle anti dopage, car il a divinement bien sauté ce jour là erre

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Lady Oscar a écrit:


C'est pareil pour le chou, non?

Oui, le Chou est très fermentescible et n'est pas du tout un aliment pour le cheval car il peut provoquer des coliques "gazeuses" par tympanisme du cæcum, ce qui nécessiterait un trocardage de celui-ci; si l’absorption de Chou est prolongée dans le temps, le cheval peut être sujet à des colites chroniques et faire des coliques à répétition.

Si je ne me trompe pas, il faut aussi éviter les agrumes et le chocolat.
Les agrumes doivent être néfastes pour l'estomac à cause de leur acidité.


Oui, il est possible de donner des agrumes sucrés aux chevaux (pas de citrons ni de pamplemousses!) mais uniquement en tant que friandises.

L'important est de tenir compte de la présence d'antifongiques (benzimidazoles) sur l'écorce, aussi est il prudent de n'en donner que les quartiers.

D'autre part, un abus d'agrumes peut, comme tu l'évoques, provoquer un ulcère gastrique, auquel le cheval est naturellement prédisposé, de par la présence d'acide citrique.



Quand au chocolat, je sais qu'il est dopant. Mais est-il aussi toxique?

La réponse n'est pas simple car nous manquons de recul vis à vis de ce produit administré au cheval et les études sur ce sujet sont quasiment inexistantes.

Il est certain que les chiens et les chats sont très sensibles au chocolat car ils ne métabolisent la Théobromine que très lentement, une ingestion d'une demi tablette de chocolat peut entrainer la mort dans les petites espèces précitées (de nombreux cas ont été rapportés).

Concernant le cheval le chocolat contient, effectivement, des dopants bien connus employés pour faciliter la respiration, donc la performance sportive (eupnéique).

La Théobromine, la Théophylline et la Caféine sont prohibées dans les compétitions par la FEI, ce qui explique la grande prudence à observer quant au chocolat qui contient tous ces composants.

En revanche, concernant la réelle toxicité de ce produit chez les équins, rien de bien précis n'a été rapporté à ce sujet et je pense que la meilleur réponse est d'éviter d'en donner à outrance et préférer les récompenses "gourmandes" strictement végétales et en toute modération.


Pour la petite histoire, tous mes chevaux ont toujours adoré les clémentines, le jus d'orange, le chocolat, le coca-cola, la bière et même le café. Personne n'a jamais été malade, mais ils n'ont absorbé que des petites quantités.
Sauf pour le café, où mon poney a "volé" une tasse remplie d'un double expresso et a dévoré la tablette de chocolat qui était posée à côté ! Un jour de concours !!!! Heureusement que ce n'était qu'un concours d'entrainement sans contrôle anti dopage, car il a divinement bien sauté ce jour là erre

Ah ! quel "bon vivant" !!! voila un poney connaisseur des traditions et ton récit m'a bien fait rire !

Je le vois bien en train de s'envoyer son "chti câfé" avant un concours... !!!

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Lady Oscar, il est incroyable ton poney !
tu as déjà donné de la bière à tes chevaux ???????? JE critique pas, c'est juste que ca m'étonne !

Oskarina, bravo pour toutes ces explications.
Encore, encore, encore !!!

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Fofie a écrit:
tu as déjà donné de la bière à tes chevaux ???????? JE critique pas, c'est juste que ca m'étonne !


Le malt contenu dans la bière est excellent pour les chevaux (pour le poil, la digestion, le système immunitaire et tout et tout).
Le seul "souci" avec la bière, c'est la quantité d'alcool qu'elle contient. Donc, j'en donnais des faiblement alcoolisées. Maintenant, j'ai trouvé un produit chez Saint Hippolyt fait à base de malt, du coup je fais 2 cures d'Equimall par an. Et je garde la Guiness pour moi erre

Il mangeait d'autres trucs relou mon poney. erer
De mémoire, la pizza, le Kiri, le jambon cru, les frites, les crevettes, la Barbe à Papa mpmp le champagne, le whisky fjjhjhgj ....Que des trucs qu'il arrivait à piquer en concours. On l'avait surnommé Houdini : on pouvait l'attacher où on voulait et comme on voulait, il arrivait toujours à se faire la malle et on le trouvait à la table de pique nique ou en train de faire les poubelles !!!!!

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AUBERGINE. Solanum Melongena.




POIVRONS et PIMENTS. Capsicum Spp..







De ces deux espèces de Solanacées, on ne consomme que les fruits en délaissant le reste de la plante.

Les fruits possèdent une teneur bien inférieure à la teneur admise qui est de 20 mg/100 grammes.

Les tiges, feuilles et fleurs sont très dosées en alcaloïdes et il est donc prudent de ne jamais les laisser à la portée des chevaux lors des nettoyages de potagers.

Pour rappel, l'ingestion de Solanine en quantités massives peut provoquer des troubles gastro-intestinaux, des hémorragies (notamment au niveau de la rétine) et aller jusqu'à une paralysie partielle.

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Super ce poste.

Moi j'ai une question, je pense que la réponse est non mais... Les chevaux peuvent ils manger des topinambours ????

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Super!! Merci de nous refaire un post aussi intéressant que celui sur les plantes!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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IMPORTANT : Les informations qui suivent décrivent le Blé en tant que tel, en aucun cas le Son de Blé et autres issues dérivées de cette céréale ne sont concernés lorsqu'ils sont partie intégrante d'une formule commercialisée quelconque, seules les indications du fournisseur demeurent une garantie d’innocuité aux doses indiquées par ceux-ci.



BLÉ DUR. FROMENT. ÉPEAUTRE. Triticum Spp.. Poaceae.




Culture de Froment ou Blé tendre.
.

Cette céréale, comportant de multiples espèces, était déjà connue et panifiée il y a plus de 10 000 ans en Mésopotamie (Irak actuel).

Le Blé est, avec le Riz, une source alimentaire universelle tant pour l'Homme que pour le bétail, néanmoins le cheval en est exclu de par les graves conséquences pouvant survenir à la suite de son ingestion à doses immodérées ou à long terme.

Pour une meilleure compréhension de ce chapitre, je vous épargnerai les détails physiologiques, chimiques et autres qui ont abouti à son élaboration et vous en souhaite une bonne lecture en allant directement aux sujets qui nous intéressent.

Concernant le grain de Blé
.

Cette céréale étant, avec l'Orge, très riche en protéines (Gluten) : 13%, et en glucides complexes (Amidon) : ± 70 %. on peut en déduire que leur formulation énergétique et nourrissante est identique...oui..., mais le Blé possède une teneur en Histidine importante qui se transforme en Histamine dans l'organisme.

Cet acide aminé se trouve naturellement dans le métabolisme général pour (entre autre) réguler la production d'acide gastrique, or, lorsque un aliment riche en Histidine est absorbé, les récepteurs gastriques (H2.Gs) propres à l'estomac ne régulent que très mal le flux d'acide gastrique (composé essentiellement d'Acide Chlorhydrique et d'Enzymes) et ce phénomène donne lieu à un échauffement sévère de l'estomac pouvant provoquer des ulcères gastriques et, par voie de conséquences, des désordres métaboliques combinés importants (anaphylaxie) comme nous allons le voir.

La teneur importante en Amidon du Blé (70 %) rendant le travail enzymatique plus difficile lors de la digestion par le fait de sa structure complexe, on assiste à un état de pléthore tout à fait propice à une fourbure alimentaire pouvant se révéler très grave.

Concernant le Son de Blé.

Le son de Blé possède un pouvoir laxatif et son utilisation doit ètre exceptionnelle et modérée (mash, mélangé à un médicament pour une appétence accrue...etc), il est à noter qu'il peut provoquer des blocages œsophagiens s'il est donné sec et en grandes quantités par le reliquat d'amidon qu'il recèle encore après mondage du grain, l'amidon possède un grand pouvoir d'absorption des liquides et peut former des blocs qui stagnent dans l’œsophage.

Concernant le Blé en herbe
.

A l'instar du grain, le Blé jeune ou encore vert peut provoquer, de graves fourbures alimentaires si les chevaux viennent s'égarer dans les cultures et en consomment en quantités variant avec l'espèce ingérée.
De tels accidents graves, voire mortels, ont été trop souvent rapportés et se doivent d’être signalés ou rappelés.

Sans vouloir jeter l'anathème sur cette céréale tellement précieuse pour les populations en survie alimentaire, je tenais à développer pour vous les raisons majeures qui en font un aliment très sujet à cautions pour les chevaux.


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Impressionnant!!!!! Je pense que pour beaucoup, on laisse souvent notre cheval brouter dans les champs de blé quand on fait une pose en balade... Enfin perso à chaque fois je dis "non, c'est plein de produits toxiques et ça se fait pas". Mais jamais je n'aurais pensé que le produit en lui même pouvait être aussi dangereux...

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Annep a écrit:
Impressionnant!!!!! Je pense que pour beaucoup, on laisse souvent notre cheval brouter dans les champs de blé quand on fait une pose en balade... Enfin perso à chaque fois je dis "non, c'est plein de produits toxiques et ça se fait pas". Mais jamais je n'aurais pensé que le produit en lui même pouvait être aussi dangereux...


Merci beaucoup, Annep ! je suis très heureux de t'avoir un tant soit peu renseignée !

Il es vrai que les produits phytosanitaires à eux seuls peuvent dissuader pas mal de cavaliers à laisser manger les cultures par leurs chevaux...!

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Mes chevaux ont de l'herbe, du foin, des granulés et de temps en temps pomme et carottes..... donc finalement cela restera ainsi drffe

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je débarque sur ce post qui est plus(se) qu'intéressant!!! j'ai donné il y a 15 jours des pluches de patates aux juments dsdd je ne recommencerais plus!!!

merci encore de toutes ces infos si précieuses! o°=

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CHOU. Brassica Spp. Brassicaceae.




Chou Fourrager pour l'alimentation du bétail.




Les Choux, aux très nombreuses variétés, nous viennent d'Asie et étaient déjà cultivé par les Mongols il y a 4000 ans.
Ces tribus nomades les conservaient en saumure dans des jarres et les ont apportés, au gré des Grandes Invasions, jusque dans l'Est de l'Europe où il est encore cultivé et très consommé sous bien des formes.

Bien que très consommé par l'Homme, le Chou ne l'est généralement que sous forme cuite ou macérée afin d'en éliminer au maximum les agents fermentescibles.

Concernant l'alimentation animale, il est traditionnellement donné cru aux vaches qui le métabolisent au mieux en le digérant grâce à leur système digestif bien spécifique.

Les vaches, possédant quatre "estomacs" (polygastriques), sont bien "outillées" pour procurer au Chou un maximum d'efficience métabolique tout en ne souffrant guère de sa fermentescibilité du fait de la complexité enzymatique (et autres phénomènes digestifs).

Le cheval étant, comme nous, un monogastrique, un tel régime alimentaire le ferait s'exposer à de très graves accidents digestifs de par la fermentation procurée par le chou.

En effet, les gaz végétaux s'accumulant dans le cæcum, qui est le siège de la fermentation microbienne, peuvent provoquer un gonflement (météorisme), voire une torsion aux conséquences néfaste.

Pour terminer, je pense à ceux qui, par ignorance, "balancent" des déchets de choux (ou autres végétaux) par dessus la clôture des chevaux du voisin et causent, sans le vouloir, l'apparition de troubles digestifs aux conséquences, hélas trop souvent, très douloureuses et...mortelles !

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IMPORTANT : Les informations qui suivent décrivent la Betterave en tant que telle, en aucun cas la pulpe de Betterave et autres issues dérivées de ce tubercule ne sont concernés, seules les indications du fournisseur demeurent une garantie d’innocuité aux doses indiquées par ceux-ci.



BETTERAVES. Beta Spp. Chenopodiaceae.



Betterave Fourragère. Beta Vulgaris.


La famille des Betteraves est assez vaste et nous ne citerons que les principales :

- Betterave Fourragère, Betterave Potagère (rouge) et Betterave Sucrière.

Les Betteraves étaient déjà décrites en Grèce il y a 2500 ans et formaient, au Moyen-Age, l'essentiel de l'"ordinaire", avec le Chou, chez la majeure partie des populations rurales européennes du Nord-Est de l'Europe.

Après l'instauration du "Blocus continental" en 1806, la canne à sucre, étant d'importation Britannique, n'arrivait donc plus en France, Napoléon 1er demanda au Naturaliste suisse Benjamin Delessert de trouver une solution pour instaurer un substitut au sucre de canne; ce fut donc en 1812 que celui-ci put extraire industriellement le sucre de la betterave sucrière, une ère nouvelle était née dans ce domaine et perdure encore jusqu'à nos jours.

La Betterave Fourragère est essentiellement administrée au bétail (bovins) durant la saison d'hiver, elle est tranchée et mêlée à du Son de Blé pour absorber l'excès d'eau contenue dans celle-ci.

Concernant la racine de Betterave
:

- Les trois types de Betteraves qui nous intéressent contiennent toutes du sucre à des teneurs moyennes différentes :

Betterave Fourragère : 4 %, Betterave Potagère : 10 %, Betterave Sucrière : 20 %.

La saveur sucrée de la Betterave (sapidité) lui conférant une appétence accrue, il y à lieu de ne pas la donner en trop grosses quantités afin qu'ils ne s'en gavent pas (blocage œsophagien possible).

La teneur en sucres étant variable selon les espèces, il est recommandé d'en tenir compte dans l'administration d'autres aliments (granulés, composés alimentaires etc...).

- Leur teneur en Eau varie selon les espèces, elle peut atteindre 70 % pour les espèces à croissance rapide.

- Leur teneur en Potassium est en moyenne, de 300 mg /100 gr.

Par sa forte teneur en Eau et et la présence de Potassium, la Betterave peut se révéler laxative à fortes doses et rendre les chevaux apathiques (mous).

- Leur teneur en Nitrates peut atteindre 320 mg /100 gr.

Un excès de Nitrates dans l'organisme peut se révéler irritant pour les reins et provoquer des inflammations de ceux-ci (Néphrites) par transformation de Nitrates en Nitrites.

- Leur teneur en Acide Oxalique est d'environ 340 mg /100 gr en moyenne.

Sa faible teneur en Acide Oxalique ne requiert pas de précautions particulières quant à l'absorption de la racine.

- Leur structure renferme 2,5 % de fibres totales dont 2 % insolubles.

La présence de Fibres insolubles peut être à l'origine d'irritations intestinales si emploi prolongé.

Concernant les feuilles et le collet (partie verte hors terre) :

- Leur teneur en Nitrates et Oxalates (12 gr/100 gr), peut provoquer de graves lésions rénales et des calculs vésicaux si ces éléments aériens de la Betterave sont distribués aux chevaux, aussi est il prudent de ne jamais leur en donner de façon prolongée, voire même de s'en abstenir par précaution.

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LORD a écrit:
Super ce poste.

Moi j'ai une question, je pense que la réponse est non mais... Les chevaux peuvent ils manger des topinambours ????


Merci beaucoup, Lord !

Les chevaux peuvent manger des Topinambours, cette racine contient de l'Inuline qui a pour rôle de stocker l'énergie.

L'essentiel est de le donner cru car il devient fermentescible à la cuisson.

Comme tout aliment pas spécialement destiné aux chevaux, on doit le donner à titre de friandises, en petites quantités et occasionnellement.

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Oskarnika...
Je tiens à te remercier pour ce post... je crois que je vais imprimer tes "aricles" et les garder précieusement car c'est très istructif et surtout on se rend compte qu'on fait des erreurs... Alors un grand bravo et un énorme Merci sqd

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merci encore pour toutes ces infos !
petites questions... les panais ? bon ou pas ?
et la pulpe de betterave déshydratée ( réhydratée bien sûr drffe ), en utilisation très régulière ou pas ?

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Le Ménot a écrit:
merci encore pour toutes ces infos !
petites questions... les panais ? bon ou pas ?
et la pulpe de betterave déshydratée ( réhydratée bien sûr drffe ), en utilisation très régulière ou pas ?


Merci à toi, Le Ménot !

Les racines de Panais peuvent remplacer la Carotte, l'important est de ne pas en donner en doses massives.

Bien sûr, la pulpe de Betteraves correctement réhydratée peut ètre donnée à la dose journalière préconisée par le fabricant mais jamais en utilisation prolongée.

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merci des réponses rapides !!!

impec pour les panais drffe

par contre pour la betterave je me pose des questions...et évidemment je m'inquiètes ==^
principalement à cause de la pénurie de foin, je donne des rations matin et soir , avec en principal élément la betterave...( mise à tremper plusieurs heures avant avec 3x son volume d'eau ) + orge floconnée + pommes, carottes etc..
donc chaque cheval reçoit 1.200kg de betterave réhydratée ( 1.200 kg = 300gr de betterave déshydratée + environ 900 gr d'eau ) matin + idem le soir depuis plusieurs mois et c'est prévu comme ça jusqu'au printemps dsdd
c'est trop ?

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FÈVES. Vicia Faba Spp. Fabaceae.




Originaire du Caucase, la Fève est, sans doute, la Légumineuse la plus anciennement connue, des recherches archéologiques ont démontré sa culture dès l’Ère Préhistorique.

Cette plante est réputée dangereuse pour les humain et animaux présentant une absence héréditaire enzymatique érythocytaire (propre aux globules rouges).

L'affection engendrée par une ingestion massive de Fèves et de ses parties aériennes se nomme "Favisme", cette maladie est due à un déficit en Glucose-6-Phosphate Déshydrogénase provoqué par une substance contenue dans la plante.

Toutes les parties de la Fève (Tige, feuilles, fleurs, fruits) peuvent provoquer des lésions hépatiques (hépato-toxique) due à la destruction des globules rouges (érythrolytique) conduisant à un ictère et une anémie sévère.

Chez le cheval, on ne connait pas parfaitement le processus amenant à de telles conséquences et les risques d'intoxication demeurent essentiels, aussi est il conseillé de ne jamais laisser à leur portée des déchets de jardinage contenant tout ou partie de cette plante.

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Le Ménot a écrit:
merci des réponses rapides !!!

impec pour les panais drffe

par contre pour la betterave je me pose des questions...et évidemment je m'inquiètes ==^
principalement à cause de la pénurie de foin, je donne des rations matin et soir , avec en principal élément la betterave...( mise à tremper plusieurs heures avant avec 3x son volume d'eau ) + orge floconnée + pommes, carottes etc..
donc chaque cheval reçoit 1.200kg de betterave réhydratée ( 1.200 kg = 300gr de betterave déshydratée + environ 900 gr d'eau ) matin + idem le soir depuis plusieurs mois et c'est prévu comme ça jusqu'au printemps dsdd
c'est trop ?


Non, tu es au dessous de la dose maxi qui est de 4 kg/j de betterave naturelle et ton dosage rentre harmonieusement dans la ration journalière que tu évoques.

Donc, tu n'as aucun souci à te faire !

Combien de pommes donnes tu par jour (en poids approximatif) ?

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Merci ,
pour toutes les précieuse informations que tu nous donne et nous a déjà donné par le passer


on est jamais assez instruit

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hm ... Au niveau des fruits, est-ce qu'il y en a à éviter par dessus tout ? . Parce que mes chevaux sont dans une prairie remplie d'arbre fruitier et on des fruits de juin à septembre voir octobre ..

Il y a prune , poire , pomme , cerise , noix, noisette , chataîgne ,figue , groseilles et mures .. (Ils réussissent à chopper une partie des fruits du verger adjacent en plus .. )

Et au niveau des légumes ? Mes chevaux étant avec mes chèvres , mon père à l'habitude de leur donner des restes de légumes type salades, pain de sucre , bettes , ... Et mes chevaux s'invite sur le mini festin des chèvres .. Il n'y a jamais de grande quantité , une dizaine de feuille maximum pour 2 chevaux et 4 chèvres naines , le reste allant au poules .. Mais je me pose quand même sacrément la question é_é


En tout cas , Merci pour ce post c'est vraiment utile !
Ce qui serait peut-être à faire c'est un récapitulatif en première page avec
nom fruit/légumes + nocif ou non + n° de page de l'article complet , se serait plus facile pour s'y retrouver dsdd

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