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Le centre où les bêtes apprennent la vie sauvage

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http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Le-centre-o--les-b-tes-apprennent-la-vie-sauvage-20092318

Pas un seul battement d'aile dans la volière de Seropédica, près de Rio de Janeiro. Et pour cause: les aras et autres perroquets sont ici pour «s'entraîner»: ils doivent réapprendre à voler après avoir été sauvés des griffes des trafiquants d'oiseaux. Juste à côté, des singes, tortues, boas et même des alligators se refont aussi une santé au centre de traitement de l'Ibama, l'Institut Brésilien de l'Environnement et des Ressources Naturelles. Cet organisme d'Etat a entre autres pour mission de prendre en charge les animaux sauvages qui ont été chassés, blessés ou domestiqués et de les remettre dans leur habitat naturel.
Pour fortifier leurs ailes atrophiées par des années de vie en cage, Taciana Sherlock, vétérinaire du centre, leur fait faire de l'exercice en les posant sur son bras qu'elle secoue de bas en haut. «Ici c'est l'école pour voler!» résume-t-elle.
Peu à peu, l'équipe de l'Ibama, qui reçoit près de 7000 animaux par an, espacera les contacts avec les oiseaux jusqu'à ce qu'ils ne soient plus du tout habitués aux humains. Ils seront alors emmenés et relâchés dans leur région d'origine - souvent dans la forêt d'un autre Etat du Brésil, par exemple en Amazonie.
«C'est terrible de les voir arriver dans de tels états, mais la récompense c'est de les voir prêts pour la liberté», confie Taciana.
Un commerce de 2 milliards de francs
La vente d'animaux sauvages est interdite mais très pratiquée au Brésil, particulièrement à Rio de Janeiro, où se trouve la plus grande forêt urbaine du monde. Les espèces natives de cette région vivent encore dans les environs, voire parfois en pleine ville. Il est donc facile de trouver sur certains marchés des toucans, serpents, singes.
L'Ibama estime que quelque 38 millions d'animaux sont ainsi capturés dans la nature chaque année, dont quatre milllions sont revendus. Ce commerce générerait environ 2 milliards de francs par an. Le trafic le plus lucratif est celui des petits oiseaux, surtout ceux qui chantent. Afin de les vendre plus facilement pour un usage domestique, certains trafiquants n'hésitent pas à leur couper une partie des ailes ou à leur briser des os: la souffrance les paralysent et les font paraître plus «doux».
Changer les mentalités
«Au Brésil, on a la plus grande biodiversité de la planète, mais les gens ne connaissent pas les animaux et veulent domestiquer des espèces sauvages. Il faut changer les mentalités en améliorant l'information», souligne Roched Seba. A la tête d'une ONG, ce Brésilien de 31 ans s'est donné pour mission de rendre leur liberté à tous ces animaux de la jungle qui vivent en captivité. Il vient régulièrement au centre de Seropédica travailler avec Taciana, et ramène presque toujours une bestiole trouvée à Rio.
Le jour où le centre a reçu l'équipe de l'AFP, il est arrivé avec un raton laveur trouvé dans une favela, probablement natif de la forêt tropicale de Rio. L'animal est apeuré, blessé et quasiment aveugle: il ne sera jamais en condition de retourner dans la nature, selon Roched. Il ne sera pas le seul à rester en captivité pour le reste de sa vie: certains animaux ne sont pas relâchés, trop habitués à la présence humaine, ils risqueraient de chercher le contact à tout prix et d'être capturés de nouveau. Un petit oiseau tropical tout vert suit d'ailleurs les vétérinaires sans arrêt. «Il a réappris à voler ici, il est libre de partir mais il reste tout le temps avec nous, c'est devenu la mascotte ici!», dit Roched.

Tags reptiles faune sauvage oiseaux rapaces trafic cruauté maltraitance espèces menacées animaux protection

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