Aller au contenu
Rechercher dans
  • Plus d’options…
Rechercher les résultats qui contiennent…
Rechercher les résultats dans…
pacemaker91

Coup d’arrêt pour la ferme aux 4 130 cochons de Morteaux-Couliboeuf

Messages recommandés

https://actu.fr/normandie/morteaux-couliboeuf_14452/justice-coup-darret-la-ferme-4-130-cochons-morteaux-couliboeuf_14529607.html


Le tribunal administratif de Caen a annulé la décision du préfet d’autoriser un éleveur de porcs de Morteaux-Couliboeuf à étendre son élevage de 1 500 à 4 130 cochons. C’est en 2015 que l’exploitation avait été autorisée à étendre son élevage. (©️Les Nouvelles de Falaise)
Comme le lui avait suggéré le rapporteur public, le tribunal administratif de Caen a annulé mercredi 6 décembre la décision du préfet qui avait autorisé un éleveur de porcs de Morteaux-Couliboeuf à étendre son élevage pour passer de 1 500 à 4 130 cochons.
L’État devra également verser 1 500 € aux associations et habitants qui avaient contesté la décision, pour les indemniser de leurs frais de justice.
Dans son délibéré, le tribunal estime que le préfet ne pouvait pas se contenter d’une simple procédure d’enregistrement.

« La sensibilité environnementale de la zone d’implantation du projet »


Pour les magistrats, étant donné « la sensibilité environnementale de la zone d’implantation du projet », l’extension portée par l’EARL du Perrey « devait faire l’objet d’une évaluation environnementale ».
L’exploitation avait été autorisée à étendre son élevage en octobre 2015. Un plan d’épandage de 422 ha y était associé, réparti sur les communes de Barou-en-Auge, Beaumais, Damblainville, Morteaux-Couliboeuf et Vaudeloges. Inquiètes de son impact sur l’environnement, plusieurs associations, parmi lesquelles l’association de veille environnementale et pour la protection animale, et des riverains avaient alors contesté le projet.

« Une démarche qui s’inscrit sur le long terme »


La justice leur a donné raison. Selon les juges administratifs, l’ensemble du plan d’épandage est situé « dans une zone où la vulnérabilité des eaux souterraines est considérée comme forte à très forte ».
Pour les requérants, pas question pour autant de sabrer le champagne. « C’est une démarche qui s’inscrit sur le long terme », précise le président de l’Avepam, Loïc Lemeunier.
« On ne changera les mentalités que par le dialogue. Seulement, il n’était plus possible d’échanger avec l’exploitant », regrette le militant. Surtout, les protections et mesures prises par l’agriculteur pour diminuer l’impact environnemental de sa porcherie n’y changent rien.

« La situation n’est pas prise au sérieux »


L’Avepam en est persuadée : le risque de pollution est réel. « Sur cette nappe phréatique qui va d’Argentan à Port-en-Bessin, les voyants sont au rouge sur tous les points de captage », s’alarme Loïc Lemeunier.
Pour le président de l’Avepam, la situation « n’est absolument pas prise au sérieux ». Or, les nitrates pourraient avoir de sérieuses conséquences et, ce, rapidement.
« Si on veut encore pouvoir boire l’eau de la nappe dans 25 ou 30 ans, il faut agir. On risque de foutre en l’air la nappe ! », tranche Loïc Lemeunier.

Tags animaux boucherie élevage ferme cruauté maltraitance

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

×
×
  • Créer...