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Exclu : John Galliano annonce qu’il abandonne la fourrure

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Après des années d’amitié et une rencontre récente avec Dan Mathews, le Vice-Président de PETA États-Unis, le grand nom de la mode John Galliano a décidé de se défaire de la fourrure. Le créateur explique sa décision dans un entretien franc et inédit avec Elle France, publié vendredi. L’interview avec les deux hommes s’est déroulé le mois dernier au studio parisien de John Galliano, où il dessine des créations pour Maison Margiela, une marque de luxe qui a bénéficié d’une hausse de 30 pour cent de ses profits depuis l’arrivée du créateur en 2015.

©️StarMaxInc.com
Dans l’article, John Galliano décrit sa première rencontre fortuite avec Dan Mathews :
« Un été je nageais dans la mer avec Pénélope Cruz à Saint-Tropez. Et là, la tête de Dan a surgi de l’eau. C’était comme Les Dents de la mer, très effrayant ! Je connaissais le travail de Dan, je le respectais, mais sa réputation le précédait » dit John Galliano, qui explique que le vrai luxe aujourd’hui c’est l’authenticité et l’inventivité. « On peut être dépravé et très drôle sans fourrure ! Venez donc faire la fête avec nous, vous verrez ! » dit-il.

Dan Mathews a expliqué à Elle qu’« il faut une centaine de chinchillas pour fabriquer un manteau. On les tue en Chine où les restrictions sont très faibles. C’est un bain de sang. On les electrocute, leurs conditions de vie sont abominables ».
À la question « La fourrure, c’était une certaine idée du luxe… Quel est le vrai luxe aujourd’hui ? », Galliano a répondu : « C’est l’authenticité. Et l’inventivité… Aujourd’hui on ne veut pas un produit, on veut une éthique, une maison qui défend des valeurs qu’on admire. »
La rencontre inattendue entre John Galliano et Dan Mathews est à l’origine d’une évolution qui a vu le créateur non seulement renoncer à l’utilisation de la fourrure animale dans ses collections, mais aussi à devenir végétarien :
« Ma vie est plus équilibrée. Je suis vraiment devenu végétarien pour être plus en forme. Je fais du sport, je prends soin de moi, et je n’ai jamais été aussi lucide. L’énergie que je tire du fait d’avoir moins de toxines dans le corps est extraordinaire. La pression de ce milieu de la mode est la même mais désormais je sais faire un pas de côté, méditer, et ma vie est passée du noir au blanc ! »

En 1999, John Galliano avait invité Dan Mathews chez lui à Paris, rencontre durant laquelle ils ont discuté de l’utilisation de fourrure animale dans la mode. Dans son livre : Super Engagé, Dan Mathews décrit l’entretien, se rappelant que John Galliano lui avait expliqué qu’il n’était « pas vraiment ‘quelqu’un qui aime la fourrure’ » mais qu’il s’était senti sous pression de l’utiliser par les personnes soutenant son entreprise financièrement. Mais nous voici en 2018, une époque où de plus en plus de créateurs de luxe se défont de la fourrure.
Les temps changent. L’année dernière, après plus de 20 ans de pression de la part de PETA États-Unis, Gucci a annoncé sa décision de renoncer à la fourrure, à partir de sa collection de Printemps 2018.
Quelques mois plus tard – à la suite d’entretiens avec des représentants de PETA États-Unis, des années de protestations publiques, et plus de 150,000 mails envoyés par les sympathisants de l’association – Michael Kors a annoncé qu’il renonçait également à la fourrure. Cette nouvelle politique s’applique également à la marque Jimmy Choo, récemment rachetée par l’entreprise.
Et le mois dernier, Donatella Versace a aussi pris l’excellente décision de cesser d’utiliser la fourrure animale dans les collections de son label familial.
Ces victoires reflètent le changement qui s’opère quant au regard porté sur le respect des animaux à notre époque. « La fourrure ? Je n’en veux plus, » a récemment déclaré Donatella Versace au magazine 1843 de The Economist. « Je ne veux pas tuer d’animaux pour la mode. Cela ne me semble pas moral. » Et en effet, ça ne l’est pas.
Il n’y a pas de manière éthique d’arracher leur peau aux animaux. Les lapins, les renards, et les autres animaux dans les élevages à fourrure vivent serrés dans des cages en métal sans aucun enrichissement, et nombreux sont ceux qui sont rendus fous par ce confinement extrême. Les animaux qui sont capturés dans des pièges à mâchoires d’acier – qui les lacèrent jusqu’à l’os – peuvent languir des jours durant. En Chine, des chiens viverrins sont battus avec des tuyaux de métal et meurent lentement. Même Fido et Tigrou ne sont pas à l’abri : les chiens et les chats sont souvent dépecés vivants pour leur fourrure, qui est parfois mal étiquetée comme provenant d’une autre espèce.

Tags animaux faune sauvage fourrure cruauté maltraitance

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