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Merlin111

L'Acupuncture en Médecine Vétérinaire, Principes et Indications

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L’acupuncture est née il y a plus de trois mille ans en chine à partir de la mise en relation de points sensibles à la surface du corps avec des troubles plus profonds organiques, viscéraux, tissulaires ou même psychiques. Des corrélations étaient ensuite établies entre cette symptomatique et l’environnement général du patient, la saison, le climat mais aussi l’aspect psychologique.

En adoptant récemment cette médecine empirique fondée sur un système précis d’analogies et de cycles, l’occident a aussi cherché à comprendre par le biais de l’arsenal scientifique dont il dispose comment l’acupuncture agit sur l’organisme : l’analyse a défini les propriétés électriques le long des méridiens traditionnels et au niveau des points, les arcs réflexes engagés, les types fibres nerveuses recrutées, les aires cérébrales concernées, les molécules mis en jeu, ou autrement dit la physique et la chimie de l’acupuncture depuis les manifestations nerveuses distales jusqu’au cerveau.

Les parcours décris pour les méridiens il y a un millénaire ont été validés par nos appareils de mesure et ont conservés leur dénomination. Il s’agit de lignes virtuelles (12 couples symétriques, plus quelques vaisseaux dit « curieux » ou « merveilleux ») qui relient les points d’un même méridien entre eux et qui suivent précisément les plis embryonnaires des mammifères in utero. Les points sont des « puits » ou « fenêtres » de moindre résistance électrique avec un tissu sous conjonctif réduit et une chandelle artériole-veinule-fibres nerveuses à fleur d’épiderme. Ils correspondent à une zone d’échange entre le milieu intérieur et le milieu extérieur.

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Abordons maintenant les principales indications de l’acupuncture en médecine vétérinaire, mais aussi ses limites.

1- Déceler un déséquilibre pouvant aboutir sur un état pathologique/Aide au diagnostic

Les points peuvent être réactifs (tuméfiés, rouge, chauds, douloureux, dépilés,…) ou atones (froids, hypoesthésiques, squameux,…) lorsque les fonctions auxquelles ils se rapportent sont perturbées. Ainsi les points appelés « Yu » sur la chaîne paravertébrale et appartenant au méridien Véssie, véritables exutoires de tous les ateliers du tronc, les points « Mu » (« points alarmes ») situés sur différents méridiens du thorax et de l’abdomen, et parfois les points « Su Antiques » au niveau des membres -même si ces derniers ont essentiellement une fonction thérapeutique - permettent de déceler un déséquilibre avant même l’apparition d’un tableau clinique, et de ce fait d’endiguer ou d’atténuer une pathologie.

Par ailleurs, la connaissance des organes correspondant à ces points réactifs permet d’aiguiser un diagnostic clinique lorsque les symptômes déjà présents et manifestés par l’animal ne sont pas pathognomoniques d’une maladie.

2- Soigner par acupuncture

Hormis ses propriétés analgésiques (de part le recrutement en son point d’action des fibres faiblement myélinisées, porteuses de l’influx nociceptif et la libération subséquente d’endorphines dans le mésencéphale, thalamus et hypothalamus) les indications majeures de l’acupuncture en médecine vétérinaire sont les dysfonctionnements ou dérèglements internes soumis ou non à des influences extérieures de type climatiques, mais aussi les lésions par fatigue dues à des réactions compensatoires ou encore pour limiter les phénomènes dégénératifs. Ainsi l’acupuncture s’applique aux troubles ostéo-articulaires (arthrose, hernie discale de stade I et II,…), musculo-tendineux, gynécologiques (irrégularité ou absence de cycle et/ou lactation, impuissance, érections non contrôlées, problèmes de libido …) obstétriques (aide à la mise bas, réanimation du nouveau né…) d’incontinence urinaire, allergiques (atopies et asthme) digestifs (ballonnements, colite spastique…) cardio-vasculaires (lymphangite, œdème,…) psychologiques (animaux angoissées, anxieux, destructeurs, agressifs, jaloux, possessifs, sujets à des troubles obsessionnels comme les plaies de léchage, gémissants, insomniaques, dépressifs… ou encore épileptiques…).

A noter encore qu’il existe des « points d’urgence » d’une surprenante efficacité pour les épileptiques, les cardiaques en décompensation, la réanimation, l’induction du part, le mal des transports...

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3- Récupération postopératoire

En mobilisant des méridiens spécifiques et en restaurant la circulation de l’énergie de manière équilibrée dans l’organisme après une chirurgie, l’acupuncture offre au patient une récupération plus rapide et de meilleure qualité tout en maximalisant le potentiel de réussite de l’opération. D’autre part elle a un rôle important à jouer pour prévenir les phénomènes de récidives et maintenir un bon état général.

L’acupuncture peut ainsi et entre autre renforcer le système immunitaire, augmenter la vitesse de cicatrisation osseuse, cartilagineuse et tissulaire, drainer les liquides…

Dans quels cas vaut-il mieux s’abstenir ?

L’acupuncture ne prétend aucunement guérir de maladies virales, bactériennes ou parasitaires pour lesquelles des traitements spécifiques s’imposent. En revanche elle peut soutenir efficacement le système immunitaire. L’acupuncture se montre aussi dépourvue face à la majorité des types cancéreux.

Conclusion

En Chine, on change d’acupuncteur quand on tombe malade...

Même si nous abordons progressivement le concept de « soins d’entretien » en occident, la démarche de consulter son médecin alors que nous sommes en bonne santé n’est pas acquise, et le plus souvent l’acupuncture reste utilisée comme un moyen de traitement.

Son approche holistique permet un retour vers l’état d’homéostasie et soigne les déséquilibres et pathologies conséquentes à leur origine en limitant, réduisant ou se substituant aux dépendances médicamenteuses. Elle agit bien en complémentarité avec l’homéopathie et l’ostéopathie, et s’associe avec un effet potentialisateur à la médecine générale curative. Elle permet enfin une meilleure récupération fonctionnelle en suivi post-opératoire.

Dr Eva Jonville, Bruxelles

http://www.bio-info.be/pages/popup/espace%20documentation/Acupuncture.htm

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