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Admin-amisdesamis

Fable de Jean de La fontaine revue et corrigée par Pierre Perret.

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L'original.
La tortue et les deux canards
de Jean de La Fontaine


Une tortue était, à la tête légère,
Qui, lasse de son trou, voulut voir le pays.
Volontiers on fait cas d’une terre étrangère,
Volontiers gens boiteux haïssent le logis.
Deux canards à qui la commère
Communiqua ce beau dessein,
Lui dirent qu’ils avoient de quoi la satisfaire.
Voyez-vous ce large chemin ?
Nous vous voiturerons, par l’air, en Amérique ;
Vous verrez mainte république,
Maint royaume, maint peuple ; et vous profiterez
Des différentes moeurs que vous remarquerez.
Ulysse en fit autant. On ne s’attendoit guère
De voir Ulysse en cette affaire.
La tortue écouta la proposition.
Marché fait, les oiseaux forgent une machine
Pour transporter la pèlerine.
Dans la gueule, en travers, on lui passe un bâton.
Serrez bien, dirent-ils ; gardez de lâcher prise.
Puis chaque canard prend ce bâton par un bout.
La tortue enlevée, on s’étonne partout
De voir aller en cette guise
L’animal lent et sa maison,
Justement au milieu de l’un et l’autre oison.
Miracle, crioit-on ; venez voir les nues
Passer la reine des tortues. —
La Reine ! vraiment oui : je la suis en effet ;
Ne vous en moquez point. Elle eût beaucoup mieux fait
De passer son chemin sans dire aucune chose ;
Car, lâchant le bâton en desserrant les dents,
Elle tombe, elle crève aux pieds des regardants.
Son indiscrétion de sa perte fut cause.
Imprudence, babil, et sotte vanité,
Et vaine curiosité,
Ont ensemble étroit parentage ;
Ce sont enfants tous d’un lignage.






La tortue et les deux canards
en argot par Pierre Perret


Un' tortue qui avait un désert sous l'chignon
(Bref) qui avait pas inventé les patins à roulettes
Se caillait la laitance à cause de deux trognons
De p'tits canards futés qui s'prenaient pour des jets.
Un peu rouleurs, les gars, y faut bien dire
De la gross' balayeuse se payaient la tirelire.
C'qu'elle voulait c'est voler, la mémère écaillée,
S'envoler au plaftard et traverser la Manche
Laisser choir son balai et ... s'emparer du manche.
Essayant mille façons de pouvoir se tailler
Elle bricole des engins qui sont pas très au point
Et elle prend des gamelles, des bûches et des gadins,
Mais à force de rogne, de jurons dégoisés,
Un beau jour elle s'arrache avec une fusée
Elle se prend les pinceaux sans dout' dans l'gouvernail
Et elle pique aussi sec le tarbouif dans la baille.
Comm'la Tortue coulait dans le sirop d'pébroque
Les canars héroïques la rattrapent par le froc.
Ca y est, elle vole enfin, mais cette grande niaise
Ouvre si grand le bec pour mieux ramener sa fraise
Qu'aussitôt elle se crashe
Vers le plancher des vaches.

Moralité:
Comme disait mon aïeul
Avant qu'le bourreau l'exécute
Quand on a une grande gueule
Vaut mieux avoir un parachute.

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