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Cigale

HISTOIRES A DEUX ET QUATRE PATTES

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Une loooonnngue (jamais assez) semaine de congé. Une vraie. C'est-à-dire AVEC le Colonel et SANS Chipie-Chérie . A pouvoir rester au chaud pendant qu’elle partait à l’école dans le petit matin froid. Pouvoir le lui faire remarquer vicieusement, . Néanmoins, le vice ne va pas jusqu’à rester sous la couette pour la narguer : je me lève pour lui préparer un jus d’oranges fraîchement pressées et des tartines grillées au Nutella. C’est mon côté « yiddish mame », on ne se refait pas….

Les loulous étaient ravis d’avoir Môman à demeure, sinon à leur service. Le Colonel, avis mitigé : heureux de m’avoir auprès de lui mais préférerait ne pas être sans cesse sous haute surveillance (« Attention…Ne force pas…Ne marche pas sans béquilles….Ne te cogne pas à la table basse… » (liste non-exhaustive).

Roxane, ben…C’est Roxane. Les gens heureux n’ont pas d’histoire, dit-on. Les chiens très sages non plus. Les « Cocks’ Brothers & Sister », quant à eux, sont en pleine forme. Viking, conscient de son statut de dominant, surveille le gang des Rouquins. Remet de l’ordre quand ça s’avère nécessaire : quand Nebby hausse une truffe curieuse vers mes boulettes-maison mises à refroidir…Quand Chipie pousse un museau curieux jusque dans mon sac (lequel en contient pourtant que des trucs-pas-pour-cockers). Le shérif, dans toute sa splendeur.

Mercredi, avis de tempête, un vent à décorner les….chèvres (qu’est-ce que vous croyiez que j’allais dire ?) Evidemment, alors que je venais de m’installer dans le divan, prête à déguster la Xième rediffusion du « Grand Bâtre » (j’adore la Camargue, Frédérique Hébrard et Louis Velle…. ), la meute au grand complet fait mouvement vers la porte de la cuisine, pour lever de pattes et assimilé. Grrrrrr…. Si je rate la ferrade, je les étrangle ! Vu le temps au dehors, ils ne s’attarderont probablement pas, c’est déjà ça. Effectivement, le premier à réapparaître à toutes pattes, c’est Vik’….Je le capture au vol dans une grande serviette, j’éponge, frotte, étrille et relâche un cocker tout neuf et à peu près sec. J’ai juste le temps de lancer le filet (pardon : la serviette) sur Roxane et de bloquer Nebby au passage. Je recommence l’opération « Toutous du Désert » (bien secs).

Reste Chipie. J’ai beau l’appeler, elle ne revient pas. La petite gale !!!!J’allume le spot, mais rien : pas plus de cockerette que sur ma main. Elle aime l’eau et adore « brouter » sous la pluie. Mais ça ne m’arrange pas. Bon, quand faut y’aller, faut y’aller ! Je sors sous le déluge, fouille (du regard) le dessous des buissons : pas de Chipie. Elle ne serait quand même pas allée derrière le cabanon ? Elle en est bien capable. Je rentre pour m’équiper et poursuivre mes recherches. Le Colonel n’en revient pas de me voir trempée comme une soupe « What are you doing ???? » I’m doing la chasse à la cockerette amphibie en milieu approprié. « Wich one ? » « Female » « Little one ? » Yes, vu que la « big one » est couchée à tes pieds et te regarde avec adoration. « Cheepee ? » (version pendjabi) Ouiiiiiiii !!!! (ton exaspéré et regard itou) T’en connais beaucoup, des femelles-cockers-rouquines-toutes-mini-rikiki-nommées Chipie ?????!!!!! Il se renfonce béatement dans le fauteuil « Oh no problem, she’s there… » Co..Comment, ça « she’s there » ? Force m’est de le constater : la sale bestiole m’a glissé entre les doigts et a regagné son vaste panier douillet, ravie et…..mouillée. Grrrrrrr….J’ai raté la ferrade, le beau gardian sur son cheval, l’envol de flamants sur le Vaccarès… Mais il pleut sur Azérac, je ne serai pas dépaysée…..

Chic, je verrai quand même la course à la cocarde, les razetteurs…ben non, c’est raté pour les razetteurs : ce sera les raseurs tout court : Chipie-Chérie, additionnée de Fabien, vient de rentrer, dégoulinante « Dis, ça caille, tu nous ferais pas un p’tit chocolat chaud, hein, dis, MA maman ? » S’il faut vraiment…. «If you go in kitchen, possible you make tea ? » Oui, et les cockers, Roxane, pas de desiderata particuliers, non ? Tant que j’en suis à prendre les commandes…. Rolling Eyes

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Il était prévu que j’accompagne le Colonel au gurudwara ce dimanche. Ca ne s’est pas fait. Un gratouillis à la gorge et une petite toux annonciatrice d’une plus grande m’a fait renoncer. Je fais les frais du joli tapis blanc qui nous est tombé dessus.

Du coup, le Colonel est parti dès samedi soir, il logera à Liége et reviendra dimanche après-midi. Chipie-Chérie dort chez sa copine. Parfait ! Je vais pouvoir me livrer à un petit exercice que j’ai beaucoup apprécié pendant ma semaine de maladie : la grasse matinée. Comme je pensais partir, j’ai mis tout mon travail en avance : je ferme les yeux sur une vision de paradis, moi en robe de chambre, chocolat chaud à portée de main et visionnant une cassette avec 4 poilus paresseusement assoupis devant le foyer…

Rêve toujours, ma cocotte ! J’avais à peine trempé mes lèvres dans le chocolat, l’œil rivé sur le 1er acte de « Bossemans et Coppenolle », que Driiiinnnng ! Au bout du fil, Chipie-Chérie, au bord des larmes « Mâââââmaannnn….J’ai mal à la tête….Et puis Mandy m’a donné un Dafalgan, mais je l’ai pas gardé….Fais quelque choooooose…. »

1) Suis pas toubib.
2) Quand bien même je le serais, difficile de poser un diagnostic et d’appliquer un traitement par téléphone; je conseille donc le « rapatriement sanitaire ».

Elle arrive, emmitouflée jusqu’aux yeux (larmoyants, les yeux), pâle autant qu’elle peut l’être. File se glisser sous sa couette. « Dis, MA maman, Fabien pourra venir me tenir compagnie ? » Ben oui, ça fait partie du traitement : 1 bonne tisane, une compresse froide sur le front et le bisou du prince sont trois éléments à combiner absolument si on veut espérer un résultat.

Bossemans, Coppenolle et Mme Chapeau se débrouilleront sans moi. Vite, nouer mon chignon, m’habiller avant le débarquement de la troupe de choc (Fabien). Puis préparer un bonne camomille sucrée au miel du Papet (presque noir, durci mais avec ça elle « va brouter la lavande »). Je ne suis pas encore en bas de l’escalier qu’on sonne à la porte : le Prince Charmant est arrivé. Traduction : à midi, un couvert pour deux. « Tu m’avais pas promis un couscous ? » Si, mais pour le soir, faut pas poussy, comme disent les chats ! A midi, c’est croque-monsieur-à-sa-façon (double-jambon, double-fromage).

Je suis en train d’éplucher les légumes pour le couscous quand retentit le gong de l’office (pardon : de la cuisine) « Dis, MA maman….J’ai vu que t’as encore plein de pommes, tu me fais un crumble ? » Ben voyons, j’en rêvais, j’ai que ça à faire !!! Va pour le crumble….

Les loulous rentrent d’une petite promenade de santé au jardin. Raaaahhh ! A part Roxane que ses grandes papattes mettent au-dessus de la zone à risque, les 3 autres ont rapatrié dans la cuisine une bonne partie de la neige du jardin, de la belle, bien blanche….et hyper-givrante ! Avec les belles (et hénaurmes !) boules de glace qu’elle trimbale sous son ventre replet, Chipie-Cockerette a l’air d’un ourson posé sur une banquise….Je capture la banquise au vol avant qu’elle ne dérive dangereusement vers le salon et bloque in-extremis les deux glaçons-adjoints. Dégivrage général, ensuite, séance de « coupe-coupe poipoils » pour tout le monde, en prévision de la prochaine sortie.

Couscous prêt, maintenu au chaud au coin du foyer, je pense enfin à m’offrir une pause/divan bien méritée, selon moi. Et c’est le moment qu’a choisi le Colonel pour rentrer triomphalement « Hello, Darling ! Here I am… » Avec deux amis « Possible you make tea… ? » Ben voyons….Nos invités s’étant posés sur le divan, je me replie mélancoliquement vers les chaises de la cuisine. Quand ils prennent congé (plus d’une heure après), je mets le Colonel au courant de l’indisposition passagère de Chipie-Chérie, mal de tête et nausées. Il lisse ses moustaches et laisse tomber avec un merveilleux fatalisme oriental « May be she’s pregnant ? » Ca va pas non ????? !!!!! Et pourquoi pas attendre des jumeaux, tant qu’on y est ? Je m’abstiens de lui expliquer que le dernier cas de génération spontanée date de 2000 ans et quelques…Parce que les termes que j’emploierais risqueraient fort de mettre à mal ma réputation de bonne éducation…..

Il met son bras autour de moi, m’entraîne sur le divan et soupire d’aise « You’re lucky, stay at home and no problems… » Et le pire, c’est qu’il le croit !!!

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