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Max|mum-leterrarium

Les morsures de serpents venimeux font jusqu'à 94.000 morts

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Les morsures de serpents venimeux font jusqu'à 94.000 morts par an

LONDRES (AFP) — Les morsures de serpents venimeux tuent chaque année entre
20.000 et 94.000 personnes dans le monde, indique une étude internationale
publiée mardi par la Public Library of Science (PLoS).
"L'envenimement (un empoisonnement général qui peut être mortel, ndlr) dû à
des morsures de serpent représente un important problème de santé publique dans
de nombreux pays tropicaux et subtropicaux", écrivent les auteurs de l'étude,
publiée dans le journal "PLoS Medecine" de la PLoS, une organisation de
scientifiques basée à San Francisco (ouest des Etats-Unis) et à Cambridge, en
Angleterre.
Se rendant compte du "peu de tentatives" menées pour tenter de quantifier le
problème, l'étude compile les données existantes au niveau des pays et des
organisations internationales ou les estime quand les chiffres sont
inexistants.
"Selon notre estimation, sur l'ensemble de la planète, au moins 421.000
envenimements et 20.000 morts surviennent chaque année suite à des morsures de
serpent", écrit l'étude.
Mais, étant donné l'importante sous-estimation des cas redoutée dans certains
pays, ces chiffres pourraient être bien plus élevés, ajoutent les chercheurs,
évoquant une estimation haute de 1.841.000 envenimements et 94.000 morts.
"Basé sur le fait qu'environ un quart des morsures de serpent provoque un
envenimement, entre 1,2 million et 5,5 millions de morsures de serpent
pourraient survenir chaque année", ajoute l'enquête.
Les pays les plus touchés se situent en Asie du Sud, du Sud-Est et en Afrique
subsaharienne. L'Inde est la première affectée, avec environ 11.000 morts par
an.
L'Amérique du Sud et l'Amérique Centrale connaissent relativement moins de
décès, malgré un nombre important de morsures (le quart de celles qui ont lieu
dans le monde), soulignent les chercheurs. Cela est probablement dû à de
meilleurs systèmes de traitement et la disponibilité d'antidote,
estiment-ils.
Le docteur Jean-Philippe Chippaux, de l'Institut de recherche et du
développement de La Paz, en Bolivie, met ainsi en garde contre les risques que
représente l'actuelle crise économique sur la disponibilité des antidotes en
Afrique, qui représentent plusieurs mois de salaire.

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