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Max|mum-leterrarium

«Comment le crocodile va-t-il déménager?»

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VISITE — A l’occasion de la Journée Oser tous les métiers, Léa, Colin, Valentin et Louise sont partis jeudi en reportage au Vivarium de Lausanne.


Venus visiter «Le Matin Dimanche» à l'occasion de la journée «Oser tous les métiers», Léa, Colin, 12 ans, Valentin, 13 ans, et Louise, 9 ans, ont préparé une liste de questions avant de partir en reportage.
Sébastien Anex








Les «animaux phare» du vivarium, soit environ 120 bêtes sur 250, devraient déménager à Vennes en 2016, dans un centre prévu pour accueillir en outre quelque 10 000 poissons. Les autres seront confiés à différents zoos.






«Est-ce que les bêtes vont voyager en camion?» demande Louise. «Sans doute, pour ne pas faire trop de trajets», répond Christelle Raimbault, gardienne d'animaux.


Les quatre reporters en herbe en ont profité pour assister aux repas des pythons composés de rats et de cochons d'Inde importés morts et congelés de l'étranger.






Louise, Colin, Valentin et Léa ont tâté du métier de journaliste en interrogeant le directeur du Vivarium, Michel Ansermet, lors de la journée «Oser tous les métiers».




Les quatre journalistes en herbe se disent positifs: les bêtes quitteront un endroit vétuste pour de grands terrariums tout neufs.

Elle sourit d’avance à l’idée de poser sa question, la plus importante de toutes, scrupuleusement notée sur son calepin: «Alors, c’est un grand jour pour vous?» demande Léa, 15 ans, à Michel Ansermet, ce jeudi. «Oui, je suis soulagé», répond le directeur du Vivarium, une tortue de 18 kilos dans les bras, quelques heures après la validation d’un accord évitant la faillite de l’institution. Pas question pourtant de se reposer: il faut à présent préparer le déménagement des bêtes, qui devrait avoir lieu en 2016 vers le futur centre Aquatis de Vennes, sur les hauts de Lausanne. Des groupes de travail planchent déjà sur le projet. Venus visiter «Le Matin Dimanche» à l’occasion de la journée «Oser tous les métiers», Léa, Colin, 12 ans, Valentin, 13 ans, et Louise, 9 ans, ont préparé une liste de questions avant de partir en reportage.

120 bêtes iront à Vennes

Après avoir interviewé le directeur ainsi qu’une employée, Colin a ainsi relevé que quelque 120 bêtes sur les 250 que compte l’institution seront transférées dans le futur complexe à construire, qui abritera également quelque 10 000 poissons dans de grands aquariums. Seuls les «animaux phare» du Vivarium sont donc concernés. Il s’agit des bêtes attractives, comme les tortues («parce qu’elles sont adorables», selon Michel Ansermet), des animaux intéressants d’un point de vue scientifique, ainsi que ceux dont l’espèce est menacée. Les autres seront dispersés dans différents zoos, à l’image de «Billy», vénérable et placide (mais est-ce un leurre?) crocodile nain des forêts de 44 ans. Né avec le Vivarium ou presque, le plus vieux pensionnaire lausannois partira bientôt pour Sigean, dans l’Aude (F).

«Est-ce que les bêtes vont voyager en camion?» demande Louise. «Sans doute, pour ne pas faire trop de trajets», répond Christelle Raimbault, gardienne d’animaux. «Et est-ce que vous allez porter des protections pendant le déménagement?» Non, assure-t-elle. Il faut se tenir à distance des bêtes, qui sont presque toutes venimeuses ou vénéneuses. Les serpents sont attrapés avec un crochet (elle sort l’objet pour le montrer), et enfilés dans un sac. «Dedans, il fait noir, ils ne se rendent pas compte de grand-chose.» Pour les crocodiles, des bêtes sensibles qui peuvent réagir à leur prénom (si, si) c’est plus stressant: il faut les attraper et les mettre dans une boîte remplie de Sagex et de bouteilles d’eau chaude, afin d’éviter les chocs thermiques. Pas question de les endormir pour autant: leur cœur aux battements très lents risquerait de ne pas le supporter, explique Christelle Raimbault.

On aimerait savoir également si les animaux peuvent avoir des problèmes d’adaptation à leur nouvel environnement. Là encore, serpents et crocodiles ne sont pas logés à la même enseigne: les premiers vivent l’arrivée dans un terrarium inconnu comme un enrichissement, du fait de leur mémoire courte. Les seconds, eux, ont généralement plus de mal à s’adapter. «Ils risquent de se priver de nourriture pendant des mois», souligne la gardienne, avant de préciser qu’ils peuvent tenir un an sans manger. Pour Michel Ansermet, l’idéal serait de transférer les bêtes 4 à 6 mois avant l’ouverture au public, afin de leur permettre de se familiariser avec les lieux avant d’être sous les feux de la rampe. En fin de journée, à l’heure de la synthèse, après avoir assisté au repas des pythons (des rats et des cochons d’Inde importés congelés de l’étranger), les quatre journalistes en herbe se disent positifs: les bêtes quitteront un endroit vétuste pour de grands terrariums tout neufs. Ne reste plus qu’à rédiger tout ça.
(Le Matin)

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