Max|mum-leterrarium 0 Posté(e) le 14 juillet 2014 Par La Voix de la Russie | Les Ouraliens sont pris de panique : des tarentules vénéneuses sont apparus dans la région. Ce n’est pas par hasard qu’on les surnomme araignées-loups. Ces agresseurs se cachent dans des trous pendant la journée, et partent à la chasse le soir, attaquant littéralement les humains. Les chercheurs restent perplexes quant aux raisons de cette invasion étonnante de l’Oural par des insectes.Les photos et les vidéos des araignées-loups apparaissent régulièrement dans les réseaux sociaux. Les tarentules de l’espèce des lycosidés, une fois adultes, peuvent atteindre une taille impressionnante. Ainsi, les habitants de la ville d’Ozersk ont pu capturer une tarentule de 10 centimètres de long. Non seulement un insecte de cette taille fait peur, mais il peut être dangereux. Des morsures des tarentules sont douloureuses et peuvent provoquer des enflures sur la peau de l’homme. Mais des cas mortels n’ont pas été enregistrés. A la grande joie des jardiniers et des propriétaires de potagers, ces araignées présentent certes un plus grand danger pour les mouches et les scarabées.Ce voisinage fait surtout peur aux habitants de l’Oural du Sud, une région de Russie frontalière avec le Kazakhstan. Les sèches steppes du Kazakhstan sont le milieu naturel pour les tarentules, qui aiment un climat aride et chaud. Cela signifie que le climat de l’Oural a changé.« Nous avons en notre possession des données du climat sur les derniers 7000 années pour la région de l’Oural », explique dans un entretien accordé à La Voix de la Russie Vladimir Bogdanov, directeur de l’Institut de l’écologie de la faune et de la flore, membre de l’Académie russe des Sciences. « Au cours du dernier centenaire nous avons enregistré une hausse des températures sans précédent. Nous avons déjà passé le pic dans ce réchauffement, et les températures devraient commencer à baisser. Mais ce changement climatique a entamé un processus de migration chez les insectes et les animaux. Au cours de ces 30 dernières années, la faune du Sud de l’Oural, notamment les insectes, s’est déplacée vers le Nord par rapport à sa région d’origine. Cela concerne notamment les tarentules et les araignées ».Selon l’expert, l’Oural du Sud n’est pas la seule région à ressentir les résultats du changement climatique. La faune et la flore se déplacent vers le Nord dans toute la région de l’Oural. Cela concerne aussi les poissons, les oiseaux et les petits mammifères.« C’est le cas des tiques qui transmettent l’encéphalite, poursuit Vladimir Bogdanov. Des cas d’encéphalite à tiques n’avaient jamais été relevés dans la région autonome de Khanty-Mansi (Nord-est de la partie européenne de Russie). C’est le cas depuis récemment. Même chose pour les brèmes qu’on ne voyait pas dans le fleuve Ob il y a 25 ans, et qu’on peut pêcher désormais à 1000 km plus au Nord. Le cèdre pousse maintenant le long du fleuve Ob, au moins à 100 km au Nord par rapport à sa région naturelle. Même chose pour les écureuils qu’on peut désormais voir au Nord du cercle polaire. »Les habitants de l’Oural du Sud n’ont plus qu’à s’habituer à la présence des tarentules, car même si le temps se refroidit, ils ne vont pas quitter l’Oural du jour au lendemain. Cependant les chercheurs appellent les habitants à faire preuve de prudence. Même si le venin de ces araignées n’a tué personne jusqu’à présent, un risque de décès à cause de leurs morsures existe toujours. /NSource Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites