Max|mum-leterrarium 0 Posté(e) le 5 octobre 2014 L’exposition «Reptiles du monde» ouvre samedi à Palexpo. Serpents, mygales ou encore scorpions sont visibles jusqu'au 2 octobre.Vendredi, 10 h. Une fois n’est pas coutume, il fait chaud dans la Halle 7 de Palexpo. Les puissantes lampes des 80 terrariums montés durant la semaine ont fini par réchauffer l’entrepôt. A moins de 24 heures de l’ouverture de la grande exposition «Reptiles du Monde», tout est désormais prêt pour accueillir les bêtes: 400 reptiles dont les fameux «big five», les cinq serpents les plus dangereux au monde.«Écartez-vous! Lorsqu’on le sort volontairement, il est toujours un peu nerveux», prévient Karim Amri, directeur de l’exposition, posant une petite boîte en plastique grise devant lui. Un des «big five» se trouve à l’intérieur: un cobra royal de près de 4 mètres de long. Sur la fiche placardée au terrarium, on apprend que son venin peut tuer un éléphant en quelques heures.Karim Amri décolle précautionneusement les scotchs, puis soulève le couvercle à l’aide d’un long crochet métallique. La boîte à peine ouverte, le serpent à collerette se dresse gueule ouverte. «C’est sa manière à lui de nous dire qu’il faut le laisser tranquille», explique très calmement le directeur. Puis, à l’aide de sa fourche, il guide le cobra vers sa cage. «Le crochet nous permet de garder une certaine distance au cas où l’animal se retournerait pour attaquer. Chaque manipulation avec un serpent venimeux présente un danger.»Le spécialiste tient toutefois à préciser que les serpents les plus venimeux ne sont pas forcément les plus dangereux. «La dangerosité de l’animal dépend aussi de son agressivité et de sa zone d’habitation», explique-t-il. L’Échide carénée est ainsi le serpent qui tue le plus chaque année, une espèce présente en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Inde.Les 400 reptiles de l’exposition appartiennent à la société vaudoise Reptiles du Monde. Les animaux ont fait le trajet depuis Servion – au-dessus de Lausanne – jeudi, tassés dans une petite fourgonnette. «C’est mieux s’ils sont confinés, ils sont moins stressés», note Karim Amri. Pour éviter tout risque, le directeur demande toujours à un autre spécialiste des reptiles de suivre le véhicule chargé pour pouvoir donner des consignes aux pompiers ou manipuler les bêtes en cas d’accident. «On en a jamais eu», précise-t-il d’emblée.Vendredi matin, une centaine de petites boîtes en plastiques attendent sur une palette au milieu de la Halle 7. Sur certaines, un autocollant «tête de mort» informe sur la dangerosité de son locataire. En transparence, on aperçoit les pattes velues des mygales, les pinces noir ébène des scorpions ou les langues fourchues des serpents faisant des va-et-vient rapides.Malgré son expérience, Karim Amri ne néglige par la dangerosité des animaux qu’il transporte. Lui-même s’est fait mordre une fois par une Vipère du Levant lors d’une seconde d’inattention. Depuis, il possède ses propres sérums pour les venins des animaux les plus dangereux. «Ça permet au moins de commencer le traitement rapidement en cas de morsure», confie-t-il. A la Halle 7, le directeur a également pris ses précautions: au minimum un spécialiste est présent 24 h sur 24 h à l’exposition.Que les ophiophobes soient rassurés. Si le quartier des «Big five» et le serpent à deux têtes raviront les amateurs de sensations fortes, l’exposition présente également d’autres reptiles étonnants. Par exemple, la Matamata, une tortue marine qui semble tout droit descendre de la préhistoire. Au fond des eaux troubles de l’aquarium, on découvre un animal à la carapace bosselée et tête plate se terminant par un groin. Quelques mètres plus loin à sa droite, l’impressionnante tortue alligator mérite également un coup d’œil.«Exposition Reptiles du monde», du samedi 27 septembre au jeudi 2 octobre à Palexpo, à Genève.Source Partager ce message Lien à poster Partager sur d’autres sites