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Max|mum-leterrarium

LES CHARMEURS DE SERPENTS : DES HOMMES MORDUS D’ADRÉNALINE

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CULTURE Intrigants et impressionnants, les charmeurs de serpents font partie des incontournables de la célèbre Place Jemaa el Fna. Le spectacle situé entre l’art de rue et le mysticisme, séduit depuis plusieurs années les touristes venus des quatre coins du monde.



La Place Jemaa, cet espace où le temps s’arrête et les sens s’éveillent en toute saison et à toute heure de la journée. Les gnaouas, les acrobates et les raconteurs assurent le show mais, les charmeurs de serpents demeurent la figure emblématique du lieu. Les hommes vêtus de djellabas s’installent en début de journée sur la place. Une fois les tapis et instruments de musique au sol, les dompteurs sortent les vedettes de leur numéro : les reptiles.

L’envers du décor
Le spectacle débute avec les premières mélodies émises. Le nay (flûte), la ghaita (trompette) et bendir (tambour sur cadre) sont les instruments de prédilection des charmeurs de serpents qui, au bout de quelques notes, ouvrent la trappe pour laisser échapper couleuvres, vipères et cobras devant les regards ébahis des spectateurs.

La parade commence ainsi entre l’homme et le reptile qui semble, à première vue, hypnotisé. En réalité, les serpents sont quasiment sourds par nature et insensibles face à la musique. Ainsi, lors de la halka, l’animal bouge puis reprend sa position verticale en réaction aux mouvements du corps et de la tête de son charmeur ainsi qu’aux ondes émises par les vibrations des instruments et du sol. Au bout de quelques minutes, le spectacle bat son plein, la musique se veut de plus en plus soutenue et la foule se serre autour des protagonistes, certains font même preuve de bravoure en enroulant l’une de ces bêtes autour du cou le temps d’une photo souvenir.

L’origine d’un métier à risques
La majorité des charmeurs de serpents sont issus du sud marocain et appartiennent à la confrérie mystico-religieuse, les Aïssawas. Cette communauté est connue pour sa musique spirituelle, souvent utilisée lors des cérémonies de transe. Ces hommes revendiquent un pouvoir magique exercé sur les reptiles, une forme d’hypnose dont la technique est transmise de père en fils. Ainsi, dès l’adolescence, le futur dompteur accompagne l’un des membre de la famille lors de la chasse aux serpents afin d’acquérir la technique et éliminer une éventuelle phobie, car, selon leurs croyances, un aïssawi est naturellement immunisé contre les morsures.

Malheureusement, la réalité ne rejoint pas toujours la légende. En effet, l’année dernière, un charmeur de serpent âgé de 60 ans a succombé à la morsure de son cobra sur la Place Jemaa el Fna. Ce métier ne bénéficie pas non plus de la sympathie des défenseurs d’animaux car certains reptiles subissent une ablation des crochets et trouve ainsi la mort quelques mois plus tard.

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