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Patrick08

La leishmaniose chez l'humain

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Alors que le phlébotome, vesteur de la leishmaniose, commence à envahir les zones périurbaines, les spécialistes mettent l'accent sur l'intérêt du dépistage.

La leishmaniose progresse. Si les départements du sud de la France, Alpes-Maritimes en tête, sont toujours les premiers concernés, les régions plus au nord sont de moins en moins épargnées par cette maladie parasitaire transmise par de minuscules insectes, les phlébotomes.

Pourtant, la défense s'organise sur tous les fronts. Un premier vaccin contre la leishmaniose canine - le chien est à la fois réservoir et victime - a ainsi été commercialisé en septembre. Un outil épidémiologique permettant de mieux répertorier les zones à risque a été développé. Enfin, les traitements des formes humaines de la maladie ont été améliorés.« Ils sont plus courts et surtout plus efficaces », se réjouit l'un des plus grands spécialistes de cette zoonose, le Pr Pierre Marty, du CHU de Nice.

Reste peut-être le plus compliqué : convaincre les personnes les plus exposées à cette maladie, les propriétaires de chiens vivant dans des maisons isolées en zone périurbaine, de se faire dépister. « Les recherches que nous avons menées ont abouti à la conclusion que la leishmaniose humaine devait être envisagée comme un iceberg. La pointe visible représente les rares cas qui, sans traitement, évoluent rapidement vers la mort. La partie immergée, ce sont les très nombreux cas asymptomatiques qui n'évolueront pas ; on estime ainsi que 10 % de la population des Alpes-Maritimes est porteuse saine. Et, à l'interface, on trouve les formes intermédiaires, atypiques, difficiles à diagnostiquer et susceptibles d'évoluer vers la chronicité. »

Rares sont les médecins, hors ceux issus des facultés du sud de la France, formés à repérer les signes de cette maladie (fièvre, fatigue, pâleur, ganglion, petit bouton…), au risque de perdre un temps précieux. « Lors d'une action de dépistage menée à L'Escarène, une dame s'est présentée avec son petit-fils de 7 ans. "J'ai lu un article, je suis sûre que mon petit-fils a la leishmaniose. Mais les deux médecins que nous avons consultés soutiennent que ce n'est pas possible." L'enfant présentait effectivement une rate énorme et les examens ultérieurs ont permis de confirmer qu'il souffrait de leishmaniose. Conduit à l'hôpital L'Archet, il a été soigné et guéri. »

Une « happy end » que les spécialistes aimeraient voir conclure toutes les histoires de leishmaniose.



http://www.varmatin.com/article/papier/quand-la-leishmaniose-touche-letre-humain.879594.html

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Invité
Merci Patrick pour cette info

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