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LE CRIQUET MIGRATEUR

(locusta migraetoria)





Ce criquet est un membre des orthoptères dont il est l’un des plus grands représentants d’Europe (il atteint sans problèmes les 60 mm). Couin du grillon, il présente de nombreuses qualités sur le plan nutritif pour votre reptile, mygale, batracien, mante, ou ici, votre scorpion, notamment pour sa haute teneur en calcium (Ca).

Commençons par un petit récapitulatif sur la bête. D’un point de vue esthétique, cela ressemble à une sauterelle comme nous avons l’habitude d’en croiser dans nos campagnes. A trois petits détails près :

Le criquet est ailé et peut donc se déplacer sur de plus longues distances.
Il est beaucoup plus grand que sa lointaine cousine la sauterelle, puisqu’une femelle adulte atteindra sans problème 6 cm, voir plus.
Enfin, il est infiniment plus vorace, et c’est le problème qu’il pose dans son milieu naturel.

Il a un développement paurométabole. Ceci signifie que la larve ressemble à l’adulte. Il subit 5 mues durant sa croissance, chacune correspond à un stade de développement. La dernière mue, celle qui voit naître le spécimen adulte est qualifiée de mue « imaginale ».

Au début, le criquet est totalement dépourvu d’ailes et sa couleur est assez uniforme.
Par la suite, durant les différents stades de développement, il obtient plusieurs coloris allant du jaune au noir en passant par le brun et le vert. Ses ailes, qui apparaissent au fur et à mesure de sa croissance, ne sont pas encore que des ébauches inutilisables jusqu’à la mue imaginale où elles dépassent alors le corps d’un ou deux centimètres.

Dimorphisme sexuel : le mâle et la femelle se ressemblent trait pour trait, hormis deux petits points : la femelle est plus grande que le mâle et son abdomen se fini en pince. On peut également noter que le mâle arbore une livrée assez colorée dans des jaunes et orangés, alors que la femelle est plus uniformément beige rosé.

Peu de gens se lancent dans l’élevage de cet insecte, et pourtant, vous verrez, il n’y a rien de très difficile ni de très particulier, et de plus, c’est certainement l’un des insectes qui propose les plus grandes qualités nutritionnelles, notamment pour le calcium. Dernier point, vu la taille des individus adultes, ils peuvent nourrir même le plus gros lézards sans aucun problème.

Pour débuter un élevage de criquets migrateurs, il faut réaliser un insectarium et se procurer une souche (environ une vingtaine de spécimens adultes me semble un bon départ). Locusta Migratoria a besoin de lumière, il faudra donc l’éclairer avec des lampes artificielles, en n’omettant pas, dans la mesure du possible, de lui faire prendre des bains de « vrai » soleil, il adore ça et ne s’en portera que mieux.

En revanche, comme il vit dans un climat semi désertique, il ne lui faudra donc pas d’eau, celle-ci étant fournie par les aliments frais que vous lui donnerez.

Pour commencer, nous allons voir le matériel nécessaire :
 Un terra d’environ 60 litres devrait faire l’affaire (50.40.30cm), mais vous pouvez très bien utiliser un vieil aquarium de récup, ou encore un terrarium bricolé par vos soins.

Pour éviter tout problème de cannibalisme, je ne saurais trop vous conseiller de placer les larves dans un bac à part, au moins jusqu’à la première mue. Un petit bac d’une vingtaine de litres suffira amplement.

Il vous faudra également deux ou trois récipients d’une dizaine de centimètres de profondeur pour pouvoir récolter les pontes.

Très important, la lumière. Comme je l’ai dit tout à l’heure, Locusta Migratoria adore le soleil, il faudra donc lui en donner beaucoup, 14 heures est un minimum, 16 heures semble idéal. Vous disposerez donc une ou deux lampes à incandescence ou halogènes pour fournir la quantité adéquate de lumière à vos criquets.

La chaleur : les criquets ont besoin d’une température comprise entre 25 et 30°C, mais elle peut atteindre 32, voire 33°C sans avoir de conséquences fâcheuses. Vous allez donc placer un thermomètre dans le terrarium afin de surveiller celle-ci. Si la pièce dans laquelle se trouve le terrarium est suffisamment chauffée, les lampes devraient permettre de maintenir la température au bon niveau. Dans le cas contraire, un câble chauffant devra prendre le relais et assurer la température adéquate.

La nourriture : la principale nourriture du criquet dans son milieu naturel est le blé vert. Bien qu’il soit assez facile de trouver des germes ou encore des graines de blé en saison estivale, le reste de l’année vous n’en trouverez plus guère. Voici quelques astuces qui vous permettront à vous ainsi qu’aux criquets de passer un hiver tranquille :
Tout d’abord la nourriture fraîche. Si vous n’avez plus de blé, vous pouvez leur donner un mélange d’herbes vertes fraîches, cela leur conviendra très bien et leur apportera l’eau nécessaire.
Comme complément, un excellent aliment très apprécié est le son. Vous en trouverez dans toutes les boulangeries pour une somme tout à fait modique. Vous pourrez parfaire cet aliment en le mélangeant avec 15% de lait en poudre pour bébé à forte teneur en calcium et 5% de pollen de fleurs. Votre mélange sera ainsi parfait pour vos criquets et donc, selon la loi de la chaîne alimentaire, parfait aussi pour votre animal à qui ils sont destinés.
Enfin, la mâche constitue un aliment de remplacement acceptable du blé ou de l’herbe. Et quelques quartiers d’orange ou de pomme feront patienter ces messieurs dames durant la saison froide en complément de la verdure et du son.


PREPARATION DU TERRARIUM :

Tout d’abord, mettez en place l’éclairage, puis le chauffage dans le cas échéant.

Maintenant, le substrat. Certains utilisent un mélange de terreau et de sable, d’autres du foin, d’autres encore un simple papier absorbant ou journal, ce qui me semble la meilleure solutions lorsqu’il s’agit de nettoyer le terrarium (ce qui arrivera une a deux fois par semaine vu la quantité de nourriture ingérée par ces insectes !).

Vous y placerez ensuite quelques branches pour faciliter la mue de vos criquets, ainsi que la nourriture, que vous pourrez placer directement dans le terrarium ou dans un récipient pour encore une fois, faciliter l’entretien.


LES PONDOIRS :

Vous devrez également prévoir plusieurs pondoirs comme mentionnés plus haut. Ces pondoirs serviront à accueillir les ensembles d’œufs pondus par la femelle, appelés oothèques. Ils contiennent de 30 à 40 œufs et sont enfuis dans le sol. Pour un enfouissement pour les œufs, faites un mélange 50/50 avec du sable et du terreau que vous maintiendrez humide. Vous changerez le pondoir tous les 15 jours et placerez à incuber à 30-31°C.


MISE EN PRATIQUE :

Lorsque votre terrarium sera prêt, vous pourrez acheter la souche nécessaire au commencement de votre élevage. Il vous faudra environ une vingtaine d’individus adultes pour pouvoir commencer un élevage de façon correcte.

Introduisez maintenant les spécimens dans le terrarium, non sans avoir au préalable placé un pondoir et de la nourriture sans celui-ci.

Voilà, il ne vous reste plus qu’à attendre quelques jours que les mâles aient rempli leur rôle (vous aurez sûrement la chance d’apercevoir un accouplement, puisque le mâle reste parfois lus d’une heure accroché au dos de la femelle) t que les femelles aient pondu pour enfin voir démarrer votre élevage.

surce : www.monster-souris.com

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