Aller au contenu
Rechercher dans
  • Plus d’options…
Rechercher les résultats qui contiennent…
Rechercher les résultats dans…
Admin-amisdesamis

La belette.

Messages recommandés

Belette
Mustela nivalis
Famille des Mustelidae




Redoutable prédateur de tortue. Protégez vos enclos impérativement car elle se faufile par le moindre espace laissé libre. Une belette (même adulte) passe à travers des mailles de grillage de 4 cm aussi facilement qu'un rat.

     


 Description : la belette est le plus petit carnivore d’Europe, plus petit que la fouine. Elle fait partie de la famille des mustélidés est sa silhouette longue et basse est caractéristique de cette famille. Sa taille et comprise entre 23 et 30 cm, dont 5 à 6,5 cm de queue et elle pèse de 60 à 170 gr. Le dimorphisme sexuel est très accentué et les femelles ne mesurent que 20 à 25 cm, dont 4 à 5,5cm de queue et pèsent 35 à 90 g. Le pelage de la belette et brun-roux dessus et blanc dessous. On peut observer une délimitation sinueuse entre les deux couleurs sur les flancs.

Habitat : elle est présente partout en Europe. Sa présence est associée à celle des rongeurs. Elle affectionne particulièrement les endroits variés comme les bocages, les haies, les lisères.  Elle se cantonne sur un territoire dont la surface occupée varie de 1 à 1000 ha pour un individu, selon les densités de proies. Le mâle évolue dans un domaine vital plus grand que celle de la femelle et il peut le partager avec plusieurs d'entre elles.

Reproduction : une belette peut, deux fois dans la même année donner naissance à une portée de 2 à 10 jeunes après une gestation de 35 jours ; une femelle née au printemps est féconde à l'automne suivant . Les jeunes naissent dans un nid d'herbes sèches sous des pierres au fond d'un terrier abandonné. L’accouplement provoque l'ovulation. La belette est donc le carnivore qui a le taux de reproduction le plus élevé. Le nombre de naissances est directement lié à la quantité de proies disponibles. En effet, lorsqu les campagnols pullulent, le nombre de jeunes belettes sevrées augmente et inversement, lorsque l nourriture manque, il n'y a pas de reproduction.

Alimentation : la belette est essentiellement carnivore. Coutumière de la chasse au sol et à l'odorat, elle peut grimper lorsqu'elle a détecté la présence d'un gibier éventuel et elle explore tous les trous de son domaine, même les nichoirs.



Statut de la belette en France :
(Le Monde, 05 août.2014 ) La pie bavarde, la corneille noire, le geai des chênes, la fouine, la martre et la belette : voilà les six espèces dont le Conseil d'Etat a décidé, le 30 juillet, d'annuler le classement comme animaux « nuisibles » dans certains départements.

>>>> L’arrêté du 2 août 2012 du ministre de l’écologie,du développement durable et de l’énergie pris pour l’application de l’article R.427-6 du code de l’environnent et fixant la liste,les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles   (NOR:DEVL1227528A) est annulé en tant qu’inscrit sur cette liste la pie bavarde dans le département del’Aube, la pie bavarde et la corneille noire dans le département de l’Aude,la belette,la martre et la pie bavarde dans le département du Calvados,la fouine, la pie bavarde et la martre dans le département de la Dordogne,la fouine dans le département de l’Eure-et-Loir,la fouine et la pie bavarde dans le département de l’Isère,la martre dans le département de la Lozère, la pie bavarde dans le département de la Marne,la martre dans le département de la Moselle, la corneille noire dans e département des Pyrénées Orientales, la fouine dans le  département de Seine Maritime, la pie bavarde dans le département de Seine-et-Marne, la pie bavarde et la fouine dans le département du Rhône,le geai des chênes dans le département du Var.

Depuis 2012, la liste des espèces considérées comme nuisibles est arrêtée au niveau national par le ministre de l'écologie, sur proposition des préfets et après consultation des commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage. Dix espèces sont concernées en France : cinq de mammifères (renard, fouine, martre, belette, putois) et cinq d'oiseaux (geai, étourneau, pie, corneille, corbeau).

Mais leur statut – nuisible ou non – varie selon les départements, en fonction de leur abondance et des dommages qu'elles sont susceptibles d'occasionner, pour les agriculteurs ou les particuliers. Dans les départements ou les communes où elles sont jugées indésirables, leur destruction est autorisée par piégeage ou par tir, y compris en dehors des périodes de chasse. Chaque année, des dizaines de milliers d'animaux connaissent ce sort.

« VICTOIRE PARTIELLE »

Dans vingt et un cas, le Conseil d'Etat a donc estimé que le classement en espèce nuisible n'était pas justifié. La Fédération France nature environnement (FNE) et l'association Humanité et biodiversité, qui avaient saisi la justice sur ce dossier, se félicitent de cette décision. Même s'il ne s'agit pour elles que d'une « victoire partielle », car elle ne touche qu'un petit nombre de départements et que sur la plus grande partie du territoire, ces espèces restent toujours considérées comme nuisibles « La décision du Conseil d'Etat est applicable dès sa publication, soulignent-elles. Ces espèces ne peuvent donc plus être piégées ni détruites dans ces départements sans qu'une modification de l'arrêté ministériel soit nécessaire. »

« Le concept de "nuisible" n'a pas de sens en biologie, car toutes ces espèces jouent un rôle important dans les écosystèmes, plaide Christophe Aubel, de Humanité et biodiversité. En particulier, les petits prédateurs (fouine, martre et belette) sont des auxiliaires précieux de l'agriculture car ils contribuent à réguler les populations de rongeurs. »

MÉTHODES PRÉVENTIVES

De son côté, Dominique Py, chargée de la faune sauvage à FNE, estime que « l'ensemble de la réglementation sur les nuisibles devrait être revue pour prendre en compte les réalités biologiques et privilégier les méthodes préventives ». Ainsi, illustre-t-elle, « il ne sert à rien d'abattre un renard qui a fait des dégâts dans un poulailler car il sera remplacé par un autre renard, mieux vaut fermer hermétiquement l'enclos ». « Les méthodes préventives marchent bien chez nos voisins, par exemple en Suisse ou en Belgique », assure-t-elle, en mettant en cause « le lobby de la chasse très puissant en France ».

Dans l'espoir d'épargner fouines, geais, martres et pies d'autres territoires, la fédération et l'association environnementales annoncent qu'elles « poursuivront leurs actions de plaidoyer auprès du ministère en faveur d'une modernisation de la réglementation sur les nuisibles ».




Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

×
×
  • Créer...

Information importante

En utilisant ce site, vous êtes d’accords avec nos Conditions d’utilisation. Nous avons placé des cookies sur votre appareil pour aider à améliorer ce site. Vous pouvez choisir d’ajuster vos paramètres de cookie, sinon nous supposerons que vous êtes d’accord pour continuer.