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Filoue11

Paléontologie

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Découverte du fossile d’un insecte vieux de 365 millions d’années


Strudiella devonica est un fossile de 1 cm de long environ.
La tête est en haut et porte de robustes antennes. (Crédits : Romain Garrouste / MNHN)


Des chercheurs du Muséum national d'Histoire naturelle ont pour la première fois découvert le fossile complet d’un insecte vieux de 365 millions d’années. Long de 8 mm, ce fossile est composé d’un thorax, séparé de la tête et de l’abdomen et de trois paires de pattes.

Le "graal" de l'entomologie. C'est ainsi que la revue scientifique Nature a décrit l'importante découverte faite par l'équipe d'André Nel du Muséum national d'Histoire naturelle en Belgique. Dans un gisement situé à Strud dans la province de Namur, ces chercheurs ont en effet mis au jour le fossile complet d’un insecte vieux de 365 millions d’années. Tout juste présenté dans la fameuse revue, le spécimen a été baptisé Strudiella devonica en référence à son lieu de découverte et au fait qu'il appartient à la période du Dévonien supérieur.

Avec ses 8 mm de long, son thorax séparé de la tête et de l'abdomen et ses trois paires de pattes "c'est le premier fossile à peu près complet pour la période du Dévonien" à avoir jamais été retrouvé a souligné André Nel auprès de l'AFP. "Or c'est à cette époque que ces animaux ont commencé à se diversifier, ont commencé à conquérir les terres émergées", explique-t-il. Ce fossile constitue donc "un jalon, un témoin", qui vient étayer les datations moléculaires (d’ADN), selon lesquelles "les insectes sont très anciens", a poursuivi le scientifique. Strudiella devonica vient ainsi combler le trou entre Rhyniella præcursor (400 millions d'années), considéré comme proche parent des insectes, et le Carbonifère (entre 300 et 330 millions d'années), riche en insectes fossiles de toutes sortes.

Selon les premières études, Strudiella devonica semble être "un animal terrestre qui est arrivé dans une mare envahie par des crustacés carnivores qui existent encore, les triops, une sorte de crevette", précise M. Nel. Ce serait alors par un heureux hasard que Strudiella devonica aurait échappé à la voracité de ces triops. Ceci permet également de suggérer que cet insecte était un mangeur de végétaux. Toutefois, le fossile n'est pas "en très bon état". "Là où on n'a pas eu de chance, c'est qu'il s'agit d'une toute petite bête, probablement une larve d'un insecte ailé", indique André Nel. "On sait que c'est un animal appartenant à la lignée d'insectes ailés parce que ses mandibules sont typiques des insectes ailés, elles ressemblent aux mandibules qu'on peut trouver chez les blattes ou les sauterelles actuelles".

L'origine des insectes ailés plus précoce qu'on ne pense ?


Ainsi, le chercheur précise que ce Strudiella devonica "a des pattes, des antennes, un thorax, un abdomen, comme tout insecte qui se respecte, mais pas encore d'ailes. C'est dommage, parce qu'on ne sait pas quand l'aile et apparue ni à quoi pouvaient ressembler les premières ailes", regrette le chercheur concluant : "On sait qu'il y a des insectes ailés au Dévonien supérieur, il faut trouver leurs ailes".

Les hypothèses des paléoentomologistes ont donc d'ores et déjà alléché la communauté scientifique comme en témoigne un autre spécialiste cité par l'AFP, William Shear. "S'il s'agit, comme les auteurs le suggèrent, du fossile d'un animal au stade larvaire qui aurait eu des ailes à l'âge adulte, cela voudrait dire que l'origine des insectes ailés est beaucoup plus précoce" que ce que la paléontologie laissait penser jusqu'à présent. De quoi motiver les chercheurs à poursuivre les fouilles.

Source : maxisciences.com

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Des insectes du Jurassique accusés de parasitisme retrouvent leur vraie identité


En analysant de nouveaux fossiles appartenant au groupe des Strashilidae, insectes du Jurassique, une équipe internationale de chercheur est parvenue à identifier la morphologie ainsi que le mode de vie de ces spécimens.

Contre toutes attentes les Strashilidae, insectes qui vivaient à l’époque du Jurassique, n'étaient pas des parasites contrairement à ce que l'on pensait jusqu'ici. La découverte de nouveaux fossiles appartenant au groupe a pu mettre fin aux accusations selon lesquelles, les bestioles auraient infesté les Ptérosaures, dinosaure volants du Mésozoïque, à l’instar des sangsues.

En réalité les Strashilidae étaient vraisemblablement de petites insectes aquatiques. De quelques millimètres de long, ces spécimens ne ressemblent en aucun point à des espèces vivant actuellement et pour cause, les mâles sont dotés d’expansions au niveau de l’abdomen similaires à des branchies. Par ailleurs, ceux-ci présentent des pattes arrières particulièrement larges et munies d’une grosses épine.


Fossile d'un couple de Strashilidae en train de copuler, certainement dans l'eau



Des appendices impliqués dans l’accouplement

Des études antérieures avaient supposé que ces membres disproportionnés servaient à s’accrocher aux plumes de certains dinosaures. Aujourd’hui, les chercheurs savent qu’il s’agit en réalité d’appendices qui permettent de saisir la femelle durant l’accouplement et éventuellement de combattre les autres mâles.

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont analysé treize nouveaux spécimens fossiles à des stades de vie différents. Parmi cet échantillon, certains présentaient des ailes, d’autres étaient sous forme de larve et il y a même deux couples d’espèces différentes en train de copuler. Tous ont été retrouvés au sein d’un gisement datant d’il y a 165 millions d'années, en Mongolie intérieure chinoise. Une étude parue aujourd’hui dans la revue Nature, décrit en détail la morphologie des Strashilidae.

Parmi toutes les particularités physionomistes, la plus caractéristique est sans doute la conservation des branchies à l’âge adulte chez le mâle. Actuellement, les insectes ne présentent cette propriété qu’au stade larvaire. Par ailleurs, les adultes présentes des pièces buccales extrêmement rudimentaires ce qui suggère que ce stade de vie, extrêmement court, ne leur laissait pas le temps de se nourrir. Selon les chercheurs, les insectes perdaient leurs ailes en fin de vie et finissaient par s’accoupler dans l’eau pour donner naissance à la prochaine génération.
Source: http://www.maxisciences.com/insecte/des-insectes-du-jurassique-accuses-de-parasitisme-retrouvent-leur-vraie-identite_art28692.html

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