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La Californie teste ses GPS pour prévenir des catastrophes

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Le réseau de stations terrestres GPS déployé en Californie servira à prévenir les services de secours de la survenue d’inondations brutales, de tempêtes mais aussi de tremblements de terre et tsunamis.

Améliorer la précision des GPS, c’est ce que proposent des chercheurs du Scripps Institute of Oceanography (Université de San Diego) et du Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la Nasa. En couvrant le territoire californien de centaines de stations comportant outre des GPS, des accéléromètres et des capteurs de pression atmosphérique et de température, les chercheurs estiment pouvoir prévoir l’imminence d’une inondation mais aussi accélérer l’alerte en cas de survenue d’un tremblement de terre.

 Le temps d’alerte est de quelques secondes à deux minutes selon la distance de l’épicentre. Il est de quelques minutes pour un tsunami. Scripps Institution of Oceanography at UC San Diego

En matière climatique, la Californie est affectée tous les étés par de fortes pluies provoquant de courtes et violentes inondations. Or, la communication entre un satellite et une station GPS terrestre est plus ou moins bonne suivant la teneur en vapeur d’eau dans l’atmosphère. C’est cette caractéristique qui est utilisée pour calculer le volume de précipitations pouvant affecter une région: « ces mesures de vapeur d’eau sont déjà utilisées par les prévisionnistes pour mieux prévoir le volume de pluie pendant les périodes entre les passages de satellites et les lancements de ballons météo, a précisé Angelyn Moore du JPL lors de la présentation de l’étude en décembre à San Francisco. Notre projet est d’améliorer la précision des stations GPS terrestres pour obtenir les données en quelques secondes afin d’aider ces prévisionnistes à relier plus vite les teneurs en eau dans l’atmosphère et le risque d’inondation ». Ces données ne sont aujourd’hui disponibles que toutes les 30 minutes. La technique a déjà été testée avec succès l’été dernier sur la région de San Diego.

Les chercheurs n’ont évidemment pas eu l’occasion de tester leur idée sur un tremblement de terre. Mais ils sont plutôt confiants qu’un GPS terrestre plus sensible soit capable de déterminer très rapidement les dommages causés par un séisme. La technologie améliore la rapidité d’alerte par la détection des ondes sismiques primaires, les plus rapides et les premières à être détectées par les sismographes et de déterminer une carte d’intensité des ondes secondaires –plus lentes mais plus destructrices- à travers la région affectée. Le temps d’alerte est de quelques secondes à deux minutes selon la distance de l’épicentre. Il est de quelques minutes pour un tsunami.

L’idée est d’équiper les grands bâtiments, les principaux ponts, les hôpitaux, les centres de secours de ces GPS améliorés afin que les sauveteurs et les services médicaux puissent gagner de précieuses secondes. Le système sera installé dans les prochains mois sur les services d’urgences et l’hôpital du comté de San Diego ainsi que sur les centres de prévision météo de San Diego et Los Angeles. Peu onéreuse, la technologie peut être installée partout dans le monde, annoncent ses promoteurs.

Sciences et avenir 2/1/2014

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