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terrienne

la lettre hebdo de gérard charollois (23/10)

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Démographie : le grand tabou.

Telle une écume sur la mer des indifférences, la préoccupation écologique est dévoyée par la publicité commerciale, le discours des politiciens et des communicateurs professionnels : « le climat se dérègle, le pétrole va manquer et surtout l’eau, le cadre de vie des humains se détériore et les déchets s’accumulent ».

Mauvais acteur de cinéma burlesque, le ministre des finances inaugure le 9 octobre, porte d’ORLEANS à PARIS, une pompe dans une station service distribuant du si «bon» carburant FNSEA, très économique et très sain pour l’environnement. Le ministre et ses caméras partis, l’Etat fait vider la cuve de ce si tonique carburant parfaitement illégal. Mensonges éhontés, duplicités, effets d’annonces, bruits creux caractérisent l’époque et les gouvernants, syndics des firmes et de l’argent roi, valets de la croissance quantitative.

Quand ils ont récité leur petit couplet écologiste, ils peuvent servir la chasse des abrutis de la gachette, le vrombrissement des intoxiqués du pot d’échappement, la marée de béton et d’asphalte qui stérilise les sols, l’écoulement continu des produits phytosanitaires, tous biocides.

Dormez en paix bonnes gens, on cause d’écologie dans le poste et continuez à vous comporter en voyous de la Nature, en ennemi de la terre, en prédateur déprédateur.

C’est que cette écologie alibie, cette prise de conscience de marchands de lessives n’a rien de radicale, ce qui ne veut dire extrémiste que pour les incultes. Elle ne va pas à la racine des choses.

Le problème est double : l’humain est trop nombreux et il se révèle trop nuisible par ses agissements amplifiés par les moyens de la technique.

Trop nombreux : un milliard en 1800, six milliards et demi aujourd’hui, et neuf milliards en 2050.

Mais, rassurez-vous, la cohorte des démographes, grands amateurs de proliférations des populations, jamais rassasiés de croissance, énonce doctement que l’humanité va réduire l’accélération de son expansion numérique.

Rien n’est moins sûr, car quand bien même la fécondité baisserait, le taux de mortalité infantile compenserait ce possible processus limitatif.

Et la catastrophe n’est pas à venir. Elle est déjà advenue.

Quelle place reste-t-il pour les autres formes de vies ?

Quels espaces s’offrent encore ici aux loups, ours, lynx, aigles emblématiques, mais aussi aux amphibiens et reptiles, moins spectaculaires mais tout aussi menacés.

Quels espaces, sous d’autres latitudes, demeurent-ils accueillants pour les grands singes, les tigres, les éléphants, la forêt équatoriale ?

L’homme est omniprésent partout et partout étale son arrogance, sa cupidité, son instinct de mort.

Pour les forces de droite, imprégnées de traditions religieuses, le natalisme forcené est de mise « croissez et multipliez » sans freins, sans bornes, sans limites et recopiez à l’infini les images du dieu suprême. Pas question pour ces forces réactionnaires d’aborder l’explosion démographique et son incidence sur la biodiversité.

Pour les forces de gauche, version archaïque et anthropocentrique, le dogme de l’immigration sanctifiée interdit d’évoquer la surpopulation, source de tant de maux écologiques mais aussi sociaux, culturels, psychologiques.

Les uns et les autres se rejoignent pour passer sous silence l’invasion planétaire par l’espèce humaine et l’urbanisation corrélative des régions « prospères », phares attirant les misères du monde entier.

La surface de la terre se lèpre, se couvre de pustules, villes tentaculaires reliées par des réseaux denses d’infrastructures de transports.

Mais des hommes nombreux ne signifient surtout pas des hommes heureux.

Les anthropocentriques sont bien loin d’être des philanthropes.

De grandes crises générées par cette prolifération apparaissent inéluctables : choc des civilisations, impossibilité matérielle absolue de donner aux neuf milliards de bipèdes le « niveau de vie » auquel ils aspirent tous.

La société humaine de ce jour est une catastrophe pour le vivant.

Que restera-t-il de la vie au jour de l’effondrement ou de la grande mutation comportementale ?

Gérard CHAROLLOIS

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