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BelleMuezza

Actus sur les glaciers, fonte des glaces, montée des eaux....

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Pour contrer Dame Nature, les ingénieurs ont imaginé plusieurs infrastructures permettant de limiter les dégâts causés par la montée des eaux. Cependant il ne s'agit que de solutions limitées dans le temps, car l'érosion des côtes et la hausse du niveau de la mer sont deux phénomènes inéluctables.

Atlantico : Confrontées à la hausse du niveau de la mer ainsi qu'à des tempêtes de plus en plus violentes, les villes du littoral en France comme à l'étranger, sont soumises aux aléas de l'eau (inondations, érosion des sols...). Quelles sont les infrastructures mises en place pour les protéger ?

 Célà tv 21/10/2013



Atlantico : Certaines régions de France sont constamment catastrophées par des inondations à répétition. Les zones sinistrées sont-elles toujours prises en charge par les assurances ? Quelles solutions sinon sont apportées ?

François Gemenne : En France, il existe des mécanismes de soutien assez forts mis en place par l’Etat, notamment lorsque l’état de catastrophe naturelle est déclaré. Mais dans d’autres pays où le rôle de l’Etat est moins important, il y a de véritables lacunes en matière d’assurance.

Dans les pays du Sud, par exemple, on estime que seulement 3% des biens économiques sont assurés - parfois, certaines infrastructures publiques ne le sont même pas ! En Louisiane, après l’ouragan Katrina, le retour des populations a été considérablement compliqué par la difficulté d’assurer certaines zones - soit parce que les assureurs refusaient d’assurer certaines propriétés, soit parce que les propriétaires étaient incapables de payer les primes d’assurance, qui avaient explosé. De très nombreux assureurs locaux se sont retrouvés en faillite après l’ouragan.

Pourtant, il est évident que les sociétés d’assurance ont un rôle très important à jouer pour réduire les risques, notamment par une politique de primes proactive, qui vise à décourager l’habitat dans les zones à risques. Mais c’est un processus de long-terme, qui implique une évolution considérable des mentalités. Or, quoi que l’on fasse pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, de nombreux impacts du changement climatique sont déjà inévitables, et sont déjà une réalité aujourd’hui.


Atlantico 24/12/2014

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Nous risquons de nous retrouver les pieds dans l'eau plus vite que prévu. La montée du niveau des mers au cours des vingt dernières années a été nettement plus rapide que ce qui a été affirmé jusqu'alors. C'est la conclusion d'une étude publiée dans la revue Nature (en anglais), mercredi 14 janvier.

Des chercheurs ont réanalysé les mesures enregistrées par plus de 600 marégraphes entre 1901 et 1990. Et selon Carling Hay, scientifique canadien de l'Université d'Harvard et le principal auteur de cette étude, les résultats "suggèrent que l'accélération au cours des deux dernières décennies a été 25% plus forte que ce que l'on pensait".

 La côte de Lacanau (Gironde) grignotée par les tempêtes successives, le 4 mars 2014.  ( MAXPPP)

Concrètement, le niveau des mers a augmenté en moyenne de 1,2 millimètre par an entre 1901 et 1990 mais a bondi de 3 millimètres par an au cours des vingt dernières années, relève l'étude.

En 2014, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) avait estimé à 1,5 mm la montée moyenne du niveau des mers entre 1901 et 1990. Les nouvelles évaluations pourraient entraîner une mise à jour des projections sur le rythme futur de la montée du niveau des océans, estime le rapport d'Harvard. D'après les scénarios du Giec, l'élévation du niveau des mers atteindra de 28 à 98 cm au cours de ce siècle. A long terme, les conséquences de l'émission de gaz à effet de serre pourraient être désastreuses pour l'homme.


Francetv info 14/1/2015

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D'après une nouvelle étude, le niveau de la mer monte plus vite que prévu par nos projections actuelles. Si rien n'est fait, les habitants du marais poitevin et de l'île d'Oléron, notamment, devront porter des palmes avant la fin du siècle !

Lentement mais sûrement, la mer grappille des millimètres. Lentement ? Plus vraiment. « Ces vingt dernières années, la hausse a été 25% plus forte que ce que l’on pensait », note une étude publiée par la revue Nature. En réexaminant les mesures de 600 marégraphes, les chercheurs de l’université Harvard, aux Etats-Unis, ont constaté une accélération flagrante du phénomène. Tandis qu’entre 1901 et 1990, la mer a gagné 1,2 millimètre chaque année, cette hausse atteint 3 millimètres par an entre 1993 et 2010.

Fonte des glaciers, dilatation thermique des océans… Tant que le mercure grimpe, cet emballement n’a aucune raison de s’arrêter. Les nouveaux résultats de l’équipe de Harvard pourraient même « affecter les projections actuelles de l’augmentation future du niveau des mers » si l’on en croit l’étude. 

 Capture d'écran Flood maps

Rappelons que le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) estime, dans son dernier rapport, la hausse totale du niveau des mers au cours de ce siècle comprise entre 28 et 98 centimètres. Cette fourchette, déjà réactualisée par rapport aux projections de 2007 – qui prévoyaient entre 18 et 59 centimètres supplémentaires – pourrait être revue une nouvelle fois à la hausse. La perspective d’une augmentation d’un mètre d’ici à la fin du siècle devient de moins en moins hypothétique.

Entre autres victimes, l’île française de Miquelon serait alors coupée en trois, tandis que son aéroport, sa centrale électrique et son centre médical auraient les pieds dans l’eau. La métropole ne serait pas épargnée. Comme le montre cette carte réalisée par le site Flood Maps à l’aide de données rendues publiques par la Nasa, l’île de Ré, celle d’Oléron, l’estuaire de la Loire, le bassin d’Arcachon et le marais poitevin seraient très mal en point.

Cliquez ici pour accéder au site Flood Map, vous pourrez ainsi voir les projections liées à la montée des eaux sur le territoire français. Il vous suffit de taper le nom de votre région ou ville (si celle-ci est répertoriée) pour avoir un visuel très très parlant !



TerraEco 19/1/2015

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La banquise d'hiver de l'Arctique n'a jamais été aussi réduite que cette année à sa période d'expansion maximale, à la fin de l'hiver, depuis que l'on a commencé à recueillir des données satellites en ce sens en 1979. Des scientifiques américains l'ont annoncé jeudi.

NOAA Climate.gov 21/1/2015 : Il ya des décennies, la majorité de la banquise d'hiver de l'Arctique était composée de glace épaisse et pérenne. Aujourd'hui, la très vieille glace est extrêmement rare. Cette animation suit la quantité relative de glace d'âges différents de 1987 à début Novembre 2014. Vidéo produite par l'équipe Climate.gov, basée sur les données fournies par Mark Tschudi.


Romandie 20/3/2015

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Paris (AFP) - Mettre au frais dans l'Antarctique pour les générations futures des échantillons de glaciers menacés par le réchauffement de la planète, tel est le projet de chercheurs français, qui espèrent réaliser le premier prélèvement de "carottes-patrimoine" début 2016 sous le Mont-Blanc.

"On est dans la même logique que la banque créée au Spitzberg (Arctique), où des graines du monde entier sont stockées pour les siècles à venir dans une ancienne mine de charbon", explique Jérôme Chappellaz, directeur de recherche au Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'environnement de Grenoble.

 
Photo de gauche : Les glaciers de La Meije en septembre 1950 en aval du col du Lautaret sur la route en direction de La Grave ((c) André Payan-Passeron CC BY-SA 3.0). Photo de droite Les glaciers de La Meije le 30 juillet 2012 depuis un angle de vue similaire : en hachuré rouge les parties disparues ((c) André Payan-Passeron CC BY-SA 3.0).

Cette nouvelle "Arche de Noé" trouverait sa place en Antarctique, sur la base franco-italienne Concordia, qui garantit dans la neige un froid à -53°.

"C'est le meilleur congélateur au monde", poursuit M. Chappellaz. "Les carottes seront en sécurité, même en cas de conflit mondial. Pas besoin d'électricité. Il continuera à y faire froid, et même si le réchauffement sur le plateau Antartique était de +10° à la fin du siècle, les carottes ne seraient pas en danger à -43°."

L'idée s'est imposée quand les scientifiques ont observé la hausse des températures de plusieurs glaciers: à 10 ans d'intervalle, le glacier alpin du col du Dôme et le bolivien Illimani avaient pris 1,5 à 2°!

"Nous sommes la seule communauté travaillant sur les climats du passé à voir disparaître ses archives", s'alarme le scientifique. "Il est temps de faire quelque chose, tout de suite, tant que les glaciers peuvent fournir une matière exploitable". Car déjà le réchauffement menace la qualité géochimique de la glace.

Dès 2009, les scientifiques français s'étaient associés à leurs collègues d'Amérique du sud pour lancer un appel international, sans grand écho. Aujourd'hui, emmenés par le laboratoire de Grenoble, mais aussi l'Institut polaire français Paul-Emile Victor, l'Institut de recherche pour le développement (IRD), le CNRS, avec le soutien de la fondation de l'université Joseph-Fourier de Grenoble, ils veulent s'y prendre autrement, en cherchant des mécènes pour monter les premières opérations. Comptant sur la labellisation de cette initiative par l'Unesco pour encourager les investisseurs.

Cette "initiative contribuera au mandat de l'Unesco", explique Anil Mishra, spécialiste d'hydrologie au sein de l'organisation internationale, qui dès les années 60-70 appelait à "un inventaire mondial des glaces pérennes et des glaciers, autant d'indicateurs du changement climatique". "Nous devons aider la science à mieux comprendre l'impact du climat sur les glaciers et la ressource en eau... afin de permettre aux pays de prendre les bonnes décisions, que ce soit en Inde, en Asie centrale, en Europe", ajoute-t-il.

Les porteurs du projet espèrent une première expédition au printemps 2016 au col du Dôme, sous l'arête sommitale du Mont-Blanc, à 4300 m. Un site "facile" à atteindre, par hélicoptère, pour une équipe dépêchée une vingtaine de jours.

En 2017 est prévue une mission sur l'Illimani, au-dessus de La Paz, qui sera un peu plus compliquée: 6.300 m d'altitude, accès difficile, nécessitant des porteurs, 50 jours de travail...

L'idée est de remonter à chaque fois trois carottes de 100 à 150 m (allant jusqu'au socle rocheux).

Le but à terme: constituer une opération associant Américains, Chinois, Italiens, Suisses, Sud-Américains... Là où se trouvent les glaciers très menacés, et ayant déjà beaucoup appris à la science: le Colle Gniffetti dans les Alpes, le Quelccaya au Pérou, le Dasuopu et le Guliya dans l'Himalaya chinois...

Ces glaces fournissent des informations régionales importantes. Le laboratoire de Grenoble travaille ainsi en ce moment avec les scientifiques du Népal pour tenter un forage dans l'Himalaya népalais, afin de comprendre l'évolution de la mousson indienne et les sources de pollution régionale.

La glace, archives de la composition de l'atmosphère et des climats, est un outil essentiel pour les climatologues. C'est elle qui permit par exemple d'établir le lien entre températures et gaz à effet de serre.

Mais elle sert aussi d'autres disciplines: l'étude des pollutions atmosphériques, la microbiologie... "Et puis qui sait? dans plusieurs siècles des idées dont nous sommes bien loin aujourd'hui", souligne M. Chappellaz.


----->Bien que je comprenne l'intérêt scientifique d'une telle démarche, il me semble qu'il y a des actions bien plus urgentes à mener au niveau de la préservation de la biodiversité (faune et flore) et des écosystèmes qui sont en péril pour la même raison : le réchauffement climatique en plus de la pollution, du braconnage...

Sciences et avenir 20/3/2015

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Selon une étude publiée lundi 11 mai par des chercheurs australiens, la hausse du niveau des océans s'est accélérée pendant les dix dernières années.

Le niveau de la mer monte inexorablement. Selon une étude publiée lundi par des chercheurs australiens, la hausse s'est même accélérée au cours de ces dix dernières années. À cause de cette élévation, des archipels du Pacifique sont appelés à disparaître, comme les trois archipels de Kiribati, situés dans le Pacifique, explique Marie Guyard, de France 2.



Les précédentes études, qui étaient fondées sur des données satellitaires, avaient montré un ralentissement de la hausse du niveau des océans. Mais certains paramètres n'avaient pas été pris en compte. En se fondant sur de nouvelles mesures, les chercheurs ont abouti à un nouveau résultat : l'accélération est plus importante depuis le début du XXIème siècle.


Francetv info 12/5/2015

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Des satellites ont permis aux glaciologues d'observer un amincissement record de 12 mètres par an des glaciers du massif du Mont-Blanc dans leur partie la plus basse. Le Cnes nous propose en vidéo un point sur cette situation inquiétante.

En analysant les images satellites, on observe un amincissement constant des glaciers du Mont-Blanc sur leurs parties les plus basses. Ce constat est le résultat d’une étude poussée d’images provenant de trois satellites optiques : les deux Pléiades et Spot 5. Lancés récemment, les satellites Pléiades ont une très haute résolution, donnant des images bien plus fines et riches en informations qu'auparavant.

 CNES 19/5/2015


Entre 2003 et 2012, ces satellites ont pu mettre en évidence un amincissement très net de la glace durant environ une dizaine d'années. Des changements aussi constatés par de nombreuses études réalisées sur place. Les glaciers sont de bons indicateurs de l’évolution climatique, la fonte des glaces s’étant accompagnée d’une augmentation de 1 °C de la température annuelle moyenne de la région.


Futura Sciences 29/5/2015

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La Polynésie est en première  ligne face à la montée des eaux. Depuis quelques  années certaines associations tirent la sonnette d'alarme et aujourd'hui les premières  conséquences du réchauffement climatique se font peut être déjà sentir aux Tuamotu.


 polynesie1ere 25/5/2015. Reportage de Isabelle Giordan / Jaques Damour



Polynésie 1ère 24/5/2015

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Une équipe de France 2 est allée constater sur place la fonte de ce glacier mythique.

Les glaciers du massif du Mont-Blanc fondent à vue d'œil. Aux abords de la mer de glace, au-dessus de Chamonix (Haute-Savoie) un gigantesque escalier a été construit pour suivre la diminution du glacier : avec 4 m de fonte par an en moyenne, il s'allonge de 20 à 25 marches chaque année. France 2 est allé constater sur place cette conséquence du réchauffement climatique.



En effet, les fontes estivales ne sont plus compensées par les chutes de neige en hiver. Le manteau neigeux devient de plus en plus fin, constatent les glaciologues qui scrutent avec attention les moindres recoins de ces glaciers des Alpes avec inquiétude. Et pour cause, d'ici à 2040, le glacier de la mer de glace pourrait encore reculer de plus d'un kilomètre.

Selon une étude réalisée par des glaciologues du Legos, à Toulouse et du LGGE à Grenoble, "les glaciers demeurent stables au-dessus de 3 800 m, mais se rétractent fortement en dessous", rapporte Libération, mardi 2 juin. Et le glacier de la mer de glace n'est pas le plus en danger. "Certains glaciers, comme celui de la Brenva, sur le versant italien, perd 12 m d'épaisseur de glace par an", poursuit le quotidien.


Francetv info 2/6/2015

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Chamonix (France) - C'est un escalier qui vaut tous les discours sur le réchauffement climatique. Plus de 420 marches que les touristes descendent pour rejoindre la Mer de Glace, sur le Mont-Blanc, et qui attestent de la fonte éclair du plus grand glacier de France.

Depuis la gare du Montenvers, à 1.913 mètres d'altitude, il faut d'abord emprunter une télécabine pour descendre au niveau où se situait le glacier en 1946. C'est depuis cette date qu'est creusée chaque année la grotte de la Mer de Glace, une attraction avec sons, lumières et sculptures de glace qui attire 350.000 visiteurs par an.

 Vue sur la Mer de Glace. Anthere CC BY-SA 3.0

Depuis quelques années, c'est un phénomène nouveau: les gens viennent là pour voir les effets du réchauffement, relève Jean-Marie Claret, exploitant du site depuis 1971.

A la sortie de la télécabine, un long escalier court le long de la falaise de granit. Au bout de quelques marches, un panneau indique: niveau du glacier en 1985. Il faut alors se pencher pour apercevoir la glace, une centaine de mètres plus bas, presque invisible sous l'amas de rochers gris qu'elle charrie année après annéeLe contraste est saisissant avec les photos des années 1960, quand les vagues de glace bleu turquoise venaient presque lécher le pilier de la télécabine.

 La Grotte de glace. Raphodon CC BY-SA 3.0

Cinquante marches plus bas arrive l'année 1990. Puis la descente se poursuit au gré de la fonte du glacier, qui s'accélère dans les années 2000. Après le dernier panneau, celui de l'année 2010, il faut encore descendre 70 marches avant de poser le pied sur la glace. A une époque, on rajoutait 15 à 20 marches par an, raconte Jean-Marie Claret.

Plus grand glacier du Mont-Blanc avec une superficie de 32 km2, la Mer de Glace s'est amincie à son front de 4 à 5 mètres par an entre 2003 et 2012, selon une récente étude du laboratoire de glaciologie de Grenoble (LGGE) et du Laboratoire d'Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales (Legos) de Toulouse.

Au début du XIXème siècle, cet immense glacier qui change de nom le long de son parcours (Vallée Blanche, Tacul, Leschaux...) descendait jusqu'au hameau des Bois, dans la vallée de Chamonix, d'où elle est désormais impossible à voir. La glace a en effet reculé d'un peu plus de 2 km depuis 1850 et est cachée derrière une immense falaise.

 La mer de Glace dans l'encyclopédie Collier de 1921. Paul Thompson / domaine public

Après une crue glaciaire dans les années 1950 à 1970, la fonte a réellement commencé en 1983. Depuis cette date, la Mer de glace voit sa masse diminuer chaque année, à de rares exceptions près.

D'après les mesures du LGGE, ce recul n'est pas dû à une baisse des précipitations, qui ont peu varié au cours des 40 dernières années. Les quantités de neige tombées à la source du glacier (à environ 4.000 mètres d'altitude) continuent à l'alimenter en quantité suffisante.

 La Mer de Glace et le Montenvers (à droite). Photo prise par l'auteur en août 2005. TL / domaine public

C'est la fonte qui a beaucoup augmenté car sur les trente dernières années, les températures estivales ont progressé de 1,5°C sur le Mont-Blanc, souligne Christian Vincent, glaciologue au LGGE.

A 2.200 mètres d'altitude, les flux de glace ont ainsi diminué de moitié en 30 ans. En 2008, un captage d'EDF (qui produit de l'électricité avec l'eau du glacier) a été mis à l'air libre par la fonte des glaces.

Et le front du glacier devrait encore reculer de 1,2 km d'ici à 2040, selon les estimations du LGGE, avec une marge d'erreur de plus ou moins 200 mètres.

Il n'y aura alors plus de glacier en face de la gare du Montenvers, inaugurée en 1909, prédit Christian Vincent. Un mauvais présage pour la compagnie du Mont-Blanc qui convoie 450.000 personnes par an sur ce site au point de vue exceptionnel - dont la majorité descendent les marches vers la grotte, ouverte l'hiver et l'été.

 Plan de la Mer de Glace selon John Tyndall en 1857 / domaine public

Un projet de télécabine est à l'étude pour permettre aux visiteurs de remonter plus en amont sur le glacier, à un endroit où la glace devrait encore tenir une trentaine d'années. Les gens veulent vraiment voir de la glace même si certains sont déçus ou affolés par rapport à ce qu'ils connaissaient il y a 30 ans, explique Mathieu Dechavanne, PDG de la compagnie du Mont-Blanc.

La grotte de glace sera elle aussi délocalisée. Et un grand centre d'étude du climat et des glaciers de 400 m2 devrait voir le jour près de la gare du Montenvers à l'horizon 2018-2019.


Romandie 17/7/2014

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Paris (AFP) - Les glaciers d'Asie centrale ont fondu quatre fois plus que la moyenne mondiale depuis le début des années 1960, perdant 27% de leur masse, selon une étude parue lundi.

D'ici à 2050, les températures plus élevées à cause du changement climatique pourraient faire disparaître la moitié de la glace restante des glaciers du massif du Tien Shan, précise l'étude, publiée dans la revue Nature Geoscience.

 Un lac gelé devant le massif du Tien Shan, près de Bichkek, le 18 janvier 2013 (c) Afp

Or ces glaciers sont une source d'eau cruciale pour les habitants du Kazakhstan, du Kirghizstan, d'Ouzbékistan et d'une partie du Nord-Ouest de la Chine.

"Les glaciers sont en fait d'énormes réservoirs d'eau. Ils peuvent équilibrer les volumes d'eau entre les années humides et les années sèches", souligne l'un des coauteurs de l'étude, Doris Duethmann, chercheuse au GFZ German Research Centre for Geosciences à Potsdam. "Au cours d'une année, les précipitations de l'hiver sont stockées jusqu'à l'été, moment où elles sont libérées comme eau de fonte", a-t-elle expliqué à l'AFP par mail.

Les glaciers du Tien Shan ont perdu en moyenne 5,4 milliards de tonnes de glace par an depuis les années 1960. Pendant cette période, leur surface s'est réduite d'environ 3.000 kilomètres carrés. La vitesse à laquelle ils ont rétréci s'est fortement accélérée dans les années 1970 et 1980.

Les modèles climatiques prévoient des températures estivales plus élevées dans les décennies à venir le long des 2.500 kilomètres de la chaîne du Tien Shan, ce qui rendra les glaciers encore plus vulnérables, précise l'étude. Une hausse des températures estivales de 2 degrés de 2021 à 2050 signifierait sans doute une perte supplémentaire de 50% du volume des glaces d'ici au milieu du siècle.

"Les mois d'hiver dans la région étant très secs et les montagnes si hautes, la plupart des chutes de neige sur les glaciers ont lieu en été", précise Daniel Farinotti, également chercheur au GFZ German Research Centre for Geosciences. "Cela signifie qu'une température plus élevée contribue à la fois à augmenter la fonte et à réduire l'alimentation du glacier", explique-t-il.

Plus d'un milliard de personnes dans le monde, en particulier en Asie et en Amérique du Sud, obtiennent plus de la moitié de leur eau potable de la fonte saisonnière de la neige et des glaciers, selon de précédentes études.

Les glaciers ont une importance cruciale dans les zones arides, comme certaines régions d'Asie centrale, qui sont dépendantes de cette source d'eau.

"La situation est particulièrement préoccupante à la lumière à la fois de la croissance de la population locale et de la rétraction continue des glaciers, attendue en raison du changement climatique", ajoute l'étude.


Sciences et avenir 17/8/2015 Liens : Nature Geoscience, DOI: 10.1038 / ngeo2513 et Journal de glaciologie, DOI: 10,3189 / 2015JoG15J017

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Cette montée des eaux due au réchauffement climatique pourrait durement toucher de grandes villes situées en bord de mer comme Tokyo ou Singapour.

Les glaces du Groenland et d'Antarctique fondent plus vite que jamais, mais une certaine incertitude demeure cependant, notamment sur le calendrier exact de la montée des eaux. Néanmoins, le constat ne fait pas de doute : "Au vu de ce que l'on sait aujourd'hui à propos de l'expansion des océans avec le réchauffement, et sur la fonte des glaciers et des calottes glacières qui ajoutent de l'eau dans les océans, il est pratiquement certain que nous aurons une augmentation du niveau des mers d'au moins un mètre, et probablement davantage", a expliqué dans un communiqué Steve Nerem, de l'université du Colorado et qui dirige l'équipe de la Nasa chargée de surveiller la montée des niveaux des mers. "Toutefois, on ne sait pas si cela arrivera dans le siècle à venir ou sur une période plus longue", a-t-il ajouté.

 Animation de la Nasa montrant les variations du niveau des océans. Plus la couleur tend vers le rouge, plus la montée des eaux est importante ©️Nasa

"La montée du niveau des mers a un impact très important", a également souligné Michael Freilich, directeur de la division Sciences de la Terre au siège de la Nasa à Washington. "Plus de 150 millions de personnes, principalement en Asie, vivent dans des zones situées à moins d'un mètre de l'actuel niveau des mers. Aux Etats-Unis la montée des eaux va aussi changer le tracé de nos côtes, notamment dans des Etats comme la Floride", a-t-il encore noté, rappelant que déjà aujourd'hui les grandes marées causent des inondations dans certaines rues de Miami, ce qui n'était pas le cas par le passé. "Certaines îles du Pacifique pourraient être entièrement éliminées et des grandes villes comme Dhaka, au Bangladesh, Singapour ou Tokyo seront grandement touchées", a prévenu M. Freilich. Les dernières prédictions sérieuses en date, qui remontaient à 2013 par un panel intergouvernemental des Nations unies sur le changement climatique, évoquaient une montée des océans de 30 à 90 cm d'ici la fin du siècle.

Mais selon M. Nerem, les dernières données mesurées par les satellites de la Nasa pointent vers la fourchette haute de ces prévisions. Les scientifiques surveillent particulièrement les glaces du Groenland, qui ont perdu en moyenne 303 milliards de tonnes par an durant la dernière décennie, comme on peut le voir dans cette inquiétante vidéo :


NASA Jet Propulsion Laboratory 25aug2015


Pour Eric Rignot, glaciologue à l'Université de Californie, comme la planète se réchauffe, les glaces fondent automatiquement plus rapidement: "On ne parle pas d'un scénario futuriste. Personnellement, les données collectées ces dernières années m'inquiètent beaucoup". "Nous avons vu en étudiant les changements climatiques survenus depuis la naissance de la Terre que des montées des eaux jusqu'à trois mètres en un siècle ou deux sont possibles si les glaces fondent rapidement", a précisé Tom Wagner, un autre scientifique de la Nasa spécialiste de l'étude des glaces. "Nous voyons des preuves que les couches de glace +se réveillent+, mais nous devons mieux les comprendre avant d'affirmer que nous entrons dans une nouvelle période de fonte rapide", a-t-il conclu.


S & A 27AUG2015

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En Alaska, le réchauffement climatique se fait sentir plus que partout ailleurs. Les villages des tribus inuits sont lentement engloutis par la montée des eaux.

C'est une catastrophe qui se joue au bord du détroit de Behring. Une île de trois kilomètres de long, un de large qui ne cesse de rétrécir. Shishmaref compte 600 habitants, une tribu inuit installée là depuis quatre siècles. Ici, de nombreuses habitations ont disparu. "Ma maison elle était là au niveau des pierres", explique Howard Weyiouanna, maire de Shishmaref. Depuis les années 90, la mer a englouti l'emplacement de l'ancien village.



Chaque tempête provoque des ravages. Shishmaref est devenu l'épicentre du réchauffement climatique. En un demi-siècle, l’île a rétréci de 250 mètres et sera tôt ou tard rayée de la carte. L'Alaska se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Résultat : fonte des glaciers, montée des eaux, la banquise qui empêche les vagues de dévorer la côte ne se forme plus que trois mois par an, au lieu de cinq.


Francetv info 31/8/2015

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Douchanbe (Tadjikistan) (AFP) - Tout a commencé par un grondement sourd. Puis la boue a déferlé et semé la destruction dans Barssem, un village à flanc de montagne du Tadjikistan, victime de la fonte des glaciers d'Asie centrale qui selon les scientifiques s'accélère dangereusement.

"La boue a tout emporté sur son passage : les maisons, les voitures...", se souvient Chakarbek Kourbonbekov, un villageois de 60 ans, plus d'un mois plus tard. "Ceux qui ont pu se sont échappés vers des terrains en hauteur, on n'avait pas le temps de réfléchir", poursuit-il, joint au téléphone par l'AFP.

 Deux personnes sur des chevaux au pied du Mont Ala-Too près du village de Chon-Tash, à 20 km de Bichkek, au nord du Kirghizstan (c) Afp

Le villageois tadjik en est persuadé : le 16 juillet, il ne doit sa survie qu'à sa propre chance. Au total, coulées de boues en série et inondations ont fait au moins 12 morts et détruit une centaine de maisons dans l'est de l'ex-république soviétique.

Le phénomène, conséquence d'une vague de chaleur qui a débuté ce jour-là, témoigne des bouleversements écologiques en cours en Asie centrale, une région pour laquelle les réserves d'eau apportées par les glaciers sont vitales.

Ces glaciers du massif du Pamir au Tadjikistan et des monts Tian au Kirghizstan alimentent les fleuves Amou-Daria et Syr-Daria, qui jouent un rôle stratégique dans la région en permettant depuis des siècles l'irrigation des terres agricoles.

Mais selon une étude publiée récemment par le centre de recherches allemand GFZ, le volume des glaciers des monts Tian diminue actuellement quatre fois plus vite que la moyenne de ces dernières décennies. Pour ces experts, ces glaciers, après avoir fondu d'un quart depuis 1961, auront totalement disparu d'ici 2050.

Les signes de réchauffement de cette chaîne montagneuse au carrefour du Kirghizstan, du Kazakhstan, de l'Ouzbékistan et de la Chine, sont criants dans les stations de ski de la région, qui datent souvent de la période soviétique. "La saison devient plus courte chaque année faute de neige et de températures assez froides", assure Oleg Tchernogorski, qui organise des voyages dans ces montagnes depuis 30 ans. Preuve "indéniable" selon lui du réchauffement climatique, la saison de sports d'hiver, qui commençait encore dans les années 1990 le 1er décembre, ne peut désormais être lancée qu'à l'approche du Nouvel An.

Au Kazakhstan, la fonte des glaces a conduit en juillet à la saturation d'un barrage, provoquant des inondations aux portes de la plus grande ville du pays, Almaty, et privant 3.000 personnes d'électricité.

Pour Piotr Plekhanov, ancien directeur de l'Institut d'hydrologie et de géo-écologie du Kazakhstan, l'Asie centrale doit se préparer à vivre ce genre de situations de plus en plus souvent. "Les plus riches comme le Kazakhstan seront capables de mieux y faire face. Les plus pauvres comme le Kirghizstan ou le Tadjikistan, avec de vastes montagnes et peu d'argent, sont plus vulnérables", prévient-il, interrogé par l'AFP.

A l'époque soviétique, le partage des eaux en Asie centrale était décidé à Moscou, mais le système a éclaté avec l'indépendance des cinq pays de la région en 1991, faisant craindre que la rivalité pour cette ressource ne dégénère en conflits. Les zones frontalières sont d'ailleurs le théâtre de heurts sporadiques, comme entre le Kirghizstan et le Tadjikistan: un garde-frontière kirghiz a ainsi été tué cette année dans une vallée où les populations des deux pays se disputent l'usage de l'eau d'une rivière.

Ces deux Etats ruraux veulent par ailleurs construire des barrages pour limiter l'accès à l'eau de leurs voisins riches en hydrocarbures que sont le Kazakhstan, le Turkménistan et l'Ouzbékistan. En Ouzbékistan, un pays qui est un gros producteur de coton avec d'importants besoins en eau, le président Islam Karimov a déjà prévenu que de tels ouvrages risquaient de provoquer une guerre dans la région.

Pour certains experts, une meilleure gestion de la consommation en eau pourrait en partie compenser les pénuries redoutées. La revue scientifique Nature a estimé l'an dernier que le Turkménistan, désertique et riche en gaz, était le premier consommateur au monde d'eau par habitant, les autres pays de la région suivant non loin derrière. "Il y a un manque de responsabilité", confirme M. Plekhanov. "Beaucoup d'eau se perd simplement à cause d'une mauvaise irrigation".

Les projets d'irrigation de la période soviétique sont déjà jugés responsables dans la région d'une catastrophe environnementale majeure : l'assèchement de la mer d'Aral, entre l'Ouzbékistan et le Kazakhstan.


Sciences et avenir 2/9/2015

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Ny-Alesund (Norvège) (AFP) - Sous l'effet du réchauffement, les glaciers côtiers de l'île norvégienne du Spitzberg, dans l'Arctique, sont en train d'accélérer leur course naturelle vers les fjords, à l'image du Kronebreen, qui avance de plusieurs mètres par jour.

En été, la baie de Ny-Ålesund est parsemée de blocs de glace, détachés du front bleuté du glacier qui baigne dans l'eau. Tout autour des montagnes pelées, de la toundra et d'autres glaciers. Les glaciers côtiers donnent naissance à des icebergs, ce qui produit un transfert de glace de la terre vers les fjords", explique à l'AFP Heidi Sevestre, doctorante en glaciologie à l'université du Svalbard à Longyearbyen, la porte d'entrée du Spitzberg.

 Les glaciers Kronebreen et Kongsvegen fusionnent et forment l'avant du glacier Kongsbreen, dans les parties intérieures de Kongsfjorden. Jerzy Strzelecki CC BY-SA 3.0

Or, sous l'effet d'un réchauffement extrêmement marqué en Arctique et en particulier au Spitzberg, la progression des glaciers s'accélère et "ils perdent de plus en plus de glace chaque année", poursuit la scientifique. Le Kronebreen, l'un des glaciers qu'elle surveille dans le cadre d'un projet de recherche collectif (Crios), n'échappe pas à la règle. Ce "monstre" (30 km de long, 3 à 400 mètres d'épaisseur, 4 km de large) avance "jusqu'à 5 mètres par jour en été", explique Heidi Sevestre. "C'est l'un des plus rapides de l'archipel du Svalbard", glisse-t-elle, un brin admirative.

A Ny-Ålesund, un ancien village minier reconverti en stations de recherche scientifique, la température de l'air en été oscille entre 5 et 10°C. A cette époque, les glaciers fondent, l'eau s'infiltre, entraînant une accélération en lubrifiant l'écoulement de la glace sur la roche. Mais, cette marche en avant s'accompagne d'un recul spectaculaire du front Kronebreen. "Le front des glaciers est très sensible à la fois à la température de l'air et à celle de l'eau", qui sont en nette hausse, explique la scientifique. "Le front du Kronebreen a reculé d'un kilomètre en trois ans, c'est incroyable", lâche la chercheuse. En 30 ans, le géant de glaces a perdu 7% de sa surface!


 Ny-Ålesund est l'un des quatre établissements permanents sur l'île de Spitzberg, dans l'archipel de Svalbard. Il est habité par une population permanente d'environ 30-35 scientifiques et du personnel de soutien. Harvey Barrison / Flickr / C BY-SA 2.0


Du coup, les cartes marines des fjords, même celles vieilles d'une poignée d'années, sont totalement dépassées.

Ce mouvement de diminution est à l'oeuvre sur tous les glaciers, au Svalbard (1.600 répertoriés) comme ailleurs dans le monde, à l'exception de quelques rares endroits où les précipitations neigeuses sont plus importantes.

 Le glacier du Nordenskiold, sur l'île norvégienne du Spitzberg, le 19 juillet 2015 (c) Afp

"La glace stockée sur les continents depuis longtemps se met à fondre très vite", explique Florian Tolle, un glaciologue qui va en mission dans la baie de Ny-Ålesund depuis 10 ans. A ce rythme, "cela signifie que des variations du niveau des mers vont arriver plus vite qu'elles ne l'ont fait à la dernière époque glaciaire", indique par téléphone le chercheur basé à Besançon (est de la France).

Le groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec) prévoit une hausse de 26 à 82 cm du niveau des océans entre la période 1986-2005 et la fin du siècle (due à la fois à la fonte des glaces et à la dilatation de l'eau qui se réchauffe). Mais "on ne sait pas bien évaluer le volume de glace perdu chaque année par les gros glaciers côtiers", indique Heidi Sevestre.

 Le Sognefjorden, Norvège vu d'Aurland. Au fond, Flam, un fjord norvégien. Eltouristo CC BY-SA 3.0

Pour progresser dans la compréhension de ce phénomène, les photos satellites sont aujourd'hui d'une grande aide, mais elles ne remplacent pas le travail in situ. "Il faut aussi mettre les deux pieds sur la glace", affirme Heidi Sevestre. En 2013, la jeune femme a fait partie d'une équipe qui a été déposée en hélicoptère sur le Kronebreen. "On a campé sur un îlot sans crevasse", raconte la Française, pour creuser un trou vertical de 300 mètres jusqu'à la roche et y installer des instruments de mesure. Pendant un an et demi, des données précieuses (température, pression de l'eau sous le glacier, épaisseur de glace, etc.) ont été recueillies et sont en train d'être exploitées. Ensuite, le dispositif n'a plus résisté à l'écrasante marche en avant du glacier, confie la chercheuse, et "le matériel a dû être abandonné".


Sciences et avenir 1/9/2015

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Le pays pose des bâches sur ceux-ci pour tenter de freiner le phénomène. Les explications de France 3.

Aux grands maux les grands remèdes. Des immenses bâches recouvrent depuis le 1er septembre deux glaciers des Dolomites au nord-est de l'Italie. Ils sont particulièrement fragilisés par des températures inhabituelles. Cet été, la température est montée jusqu'à 22 degrés à 3 000 m
d'altitude. "En quelques années, le glacier a beaucoup reculé. Chaque année, on se rend compte qu'il perd du terrain, 30 mètres cette année. Mais il perd aussi en volume et ça ne fait qu'empirer", s'alerte Gianluca Tognoni, météorologue au micro de France 3.



Cet emballage de fortune, de couleur blanche pour réfléchir les rayons du soleil est déjà utilisé en Suisse. Il est censé servir de couverture thermique au glacier afin de préserver la couche de neige qui le protège.

Le plus grand glacier d'Italie, le Mandrone, a perdu cet été l'équivalent de six années d'enneigement, provoquant d'énormes cascades en surface. Cette fonte reflète le réchauffement climatique.


Le glacier Mandrone fait partie du massif d'Adamello-Presanella, lequel abrite d'importants glaciers. Il se situe dans les Préalpes orientales méridionales. Il s'élève en Italie (entre le Trentin-Haut-Adige et la Lombardie). La Cima Presanella est le point culminant du massif. Le Monte Adamello est le deuxième plus haut sommet.

Le versant oriental est recouvert de glaciers. Le champ de névés du Mandrone (3 283 m) est le deuxième plus important glacier d'Italie et une aire de travail importante pour la glaciologie.

Depuis quelques décennies, les glaciers de l'Adamello-Presanella traversent une phase de retrait, à cause de la hausse des températures l'été (durant la canicule de 2003, de nombreuses neiges éternelles ont disparu pour la première fois de mémoire d'homme) et surtout de la plus faible accumulation de neige durant l'automne et l'hiver due à la diminution progressive des précipitations, phénomène frappant l'ensemble des Alpes en général. Wikipedia


Francetv info 2/9/2015

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Dans les Hautes-Alpes, le glacier a perdu 9.30 mètres d'épaisseur en douze ans.

 Le bassin supérieur du glacier Blanc, le dôme des Écrins. Eltouristo CC BY-SA 3.0

Dans le parc national des Écrins (Hautes-Alpes), le glacier blanc a perdu un quart de sa surface en trente ans. Les agents du parc viennent le mesurer et, cette année, ils redoutent le pire. Avec les chaleurs de l'été, ils craignent une fonte record. Une situation inquiétante aussi constatée par les randonneurs. Chaque année, Martial prend la même photographie. Le constat est le même, le glacier a reculé. "En 2002, au niveau du front actuel il y avait à peu près 85 m d'épaisseurs de glace", décrit Martial Bouvier, garde-moniteur au parc national des Écrins. 



 Vue panoramique du glacier en 2010. Gerboiz / domaine public


Les photos aériennes montrent qu'en douze ans, le glacier a perdu 48 hectares. Les glaciers ont besoin de neige pour alimenter les sommets qui coulent ensuite naturellement vers le bas. Problème, avec un degré de plus depuis trente ans et des étés plus longs, il neige de moins en moins et le glacier ne se régénère plus. Les paysages de montagne changent et de nouvelles espèces s'installent. Une situation qui pourrait conduire à la disparition de certains glaciers.

 Séracs et front du glacier en 2005. Gretaz  cc by-sa 3.0


Le glacier Blanc est un glacier alpin, situé dans le département des Hautes-Alpes. C’est d'ailleurs le plus grand glacier du massif des Écrins avec ses cinq kilomètres de long, et ses 7 km2. Il se trouve dans le Parc national des Écrins. Il débute vers 4 000 m d'altitude, sous le sommet de la Barre des Écrins (4 102 m), pour finir sa course à 2 300 m d'altitude près du refuge du Glacier Blanc. Il donne accès à de nombreux sommets connus : Dôme de Neige des Écrins, Barre des Écrins, Roche Faurio, pic de Neige Cordier et la montagne des Agneaux.

Son épaisseur est d'environ 200 m au niveau du bassin supérieur. Sa surface quant à elle a dû passer en dessous des 7 km2 suite au recul des dernières années.

 Langue du glacier en 2004. Tout pour la science CC BY-SA 2.5-2.0-1.0

Depuis l'automne 2007, l'apparition d'une grotte dans la glace sur un replat au-dessus du front et de deux crevasses transversales, provoque une menace de fracture et de séparation de la partie inférieure de la langue, qui disparaîtrait rapidement, et provoquerait ainsi le recul du front à plus de 2 700 m d'altitude. Wikipedia

Francetv info 4/9/2015

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Glacier du Rhône (Suisse) (AFP) - Vu de loin, le Glacier du Rhône semble d'un blanc parfait. Mais quand on s'approche, on découvre un tapis de couvertures, parade dérisoire pour ralentir la fonte de la glace.

Au milieu du chaos de pierres et de poussière des moraines, des piles de couvertures, des planches et une échelle sont prêtes pour la prochaine bataille. Objectif : sauver l'attraction principale du glacier, une grotte creusée chaque année dans la glace depuis 1870. "Ces huit dernières années, ils ont dû la protéger avec ces couvertures pour ralentir la fonte", explique David Volken, un glaciologue travaillant pour le ministère de l'Environnement.

 Animation montrant la fonte du glacier du Rhône de 1874 à 2007. savaryma 29/10/2008

Il n'est pas le seul : des études montrent que les Alpes ont vu disparaitre les deux tiers des glaces permanentes depuis 1850.

"Le glacier du Rhône est symbolique de ce qui se passe dans les Alpes", note Matthais Huss, un glaciologue de l'université de Fribourg. "Nous constatons qu'il y a moins de glace créée en altitude tandis que plus bas la fonte s'accélère".

Lors de la conférence de Paris, quelque 195 Etats et l'UE tenteront, sous l'égide de l'Onu, de s'accorder pour limiter le réchauffement planétaire dû aux émissions de gaz à effet de serre, pour une large part liées à l'usage d'énergies fossiles. Le but est de limiter ce réchauffement à deux degrés Celsius au-dessus des niveaux enregistrés avant la révolution industrielle.

 Vue sur le glacier du Rhône depuis la Belvedere : la partie inférieure et médiane du glacier. Au fond, le Tieralplistock.Jamcib  CC BY-SA 3.0

Mais pour les glaciers alpins, il est déjà trop tard car les Alpes, comme l'Arctique et la péninsule Antarctique, sont considérées comme des points chauds où la température augmente au moins deux fois plus vite que la moyenne globale sur la planète.

Un jour de chaleur, le glacier du Rhône perd de 10 à 12 cm d'épaisseur de glace, souligne David VolkenLe lac qui s'est formé au bas du glacier et le mélange grisâtre de glace et de rochers broyés, résultat de la fonte puis d'un nouveau gel, ne font qu'accélérer le phénomène, parce qu'ils absorbent davantage les radiations du soleil qu'une glace pure et limpide.

"Au cours des trois dernières semaines, le glacier a reculé de 6 mètres", explique M. Volken en désignant les roches qui étaient cachées jusque-là sous la glace.

Chaque année, le glacier perd entre 5 et 7 mètres d’épaisseur et l'on estime que son volume aura diminué de moitié d'ici la fin de la prochaine décennie. "A la fin du siècle il ne restera que 10% du volume de glace actuel", affirme le glaciologue.

Contrairement à la fonte des glaces polaires, cette fonte dans les Alpes n'aura qu'un impact dérisoire sur le niveau des océans, le faisant remonter de seulement 0,3 mm. Mais elle aura des effets dramatiques en Europe, où les Alpes jouent le rôle d'un château d'eau, stockant de l'eau en hiver pour la libérer en été et alimenter fleuves et rivières.

Si la fonte des glaces s'accélère, les fleuves verront leurs niveaux augmenter, des inondations auront lieu, puis au milieu du siècle, les niveaux baisseront de façon dramatique, prévient cet expert.

En attendant, on entend l'eau couler sur le Glacier du Rhône. Christine Ouedraogo, une touriste venue du Burkina Faso, écoute attentivement le bruit de ce ruissellement provoqué par la fonte de la glace. "Je ne crois pas que les couvertures vont suffire...", lance-t-elle.


Sciences et avenir 15/9/2015

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Laurent Fabius se rend, ce lundi, au Bangladesh pour une visite consacrée à la hausse du niveau des océans. A cette occasion, francetv info vous présente plusieurs régions, sur tous les continents, menacées par les eaux.


Le Bangladesh c'est l'une des vingt populations mondiales les plus menacées, selon une analyse du site Climate Central (en anglais). Plus de 10 millions de Bangladais vivent aujourd'hui dans des zones à risque compte tenu de l'augmentation du niveau de la mer due au réchauffement climatique. C'est le thème de la visite au Bangladesh effectuée par le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, lundi 21 septembre, à presque deux mois de la conférence environnementale de Paris.

Dans le pire des scénarios, l'élévation du niveau de la mer serait de 82 cm en 2100 (26 cm dans l'hypothèse la plus optimiste), en raison de la dilatation thermique des océans et de la fonte des glaces, indique le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). La Nasa parie, elle, sur une hausse "inévitable" d'un mètre d'ici 100 ou 200 ans. Une élévation qui pourrait être accompagnée de phénomènes climatiques dévastateurs, comme des ouragans, occasionnant d'importantes inondations.

Francetv info s'est donc penché sur neuf régions ou villes du globe qui pourraient se retrouver sous l'eau dans les prochaines décennies. Nous avons utilisé des outils imaginant une hausse d'un mètre.

- Le Bangladesh et Dacca, sa capitaleAu Bangladesh, l'eau est partout. Situé sur un immense delta qui menace aussi Calcutta (Inde), le pays est pris en étau : au Nord, l'eau provenant de la fonte des neiges et des glaciers de l'Himalaya ; au Sud, l'océan Indien. Selon la Banque mondiale (en anglais), la population installée sur la côte subira de plein fouet les impacts du réchauffement climatique et de la montée des océans, même si les émissions de gaz à effet de serre se stabilisent.



Le Bangladesh est déjà concerné. Faute de drainage, les eaux salées pénètrent dans les terres, affectant les zones agricoles. D'ici à 2050, ce phénomène va s'intensifier, prévient la Banque mondiale. Même si cela reste peu visible sur les images satellite, une hausse de 65 cm en 2080 ferait perdre 40% des terres agricoles du Sud. A Dacca, la capitale, plus de 11 millions de personnes pourraient être exposées à des inondations dramatiques à l'horizon 2070, rapporte une étude de l'OCDE datée de 2008.
 
L'archipel des KiribatiComme les Tuvalu voisines ou les Maldives, la République des Kiribati, un archipel situé dans le Pacifique, s'inquiète d'une possible montée des océans. Comme le rappelle Geopolis, la plupart des 33 îlots des Kiribati dépassent à peine le niveau de la mer. Or, selon le Giec, la hausse annuelle dans le Pacifique et l'océan Indien atteint parfois 1,2 cm, soit quatre fois plus que la moyenne mondiale.



Anote Tong, le président des Kiribati, se prépare donc à la submersion, prévoyant même que son pays devienne inhabitable d'ici à 2050. En 2014, les autorités ont acheté un territoire de 20 km² aux Fidji. Cette portion, pour le moment recouverte d'arbres, pourrait devenir un refuge pour les 110 000 habitants de l'archipel. Voici ce que donnerait une hausse d'un mètre sur l'île de Kiritimati, un des atolls des Kiribati.

Les Pays-BasAux Pays-Bas, la moitié de la population (47%) vit dans des zones conquises sur la mer, souligne Climate Central. Un quart du pays (26%) se trouve également sous le niveau de la mer, rappelle Arte. Le pays pourrait donc être en première ligne si le niveau des océans augmente.



Les autorités réfléchissent déjà à la façon de se protéger. En 2014, le gouvernement a annoncé un plan de 20 milliards d'euros sur trente ans, notamment pour renforcer les 200 digues du pays, afin qu'elles ne lâchent pas en pleine tempête, comme en 1953, où 1 800 personnes avaient péri. Le concept de maisons flottantes séduit également, notamment à Amsterdam, raconte France Inter.

Cap Canaveral, aux Etats-Unis : Il a vu les hommes s'envoler vers la Lune, lors de la mission Apollo 11 en 1969, mais pourrait bientôt se retrouver les pieds dans l'eau. Le Cap Canaveral, situé en Floride, sur la côte est des Etats-Unis, est menacé par la montée des eaux et la répétition d'ouragans dévastateurs, tel Sandy en 2012, indique la NOAA, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (en anglais).



[url=http://www.broward.org/NaturalResources/ClimateChange/Documents/SE FL Sea Level Rise White Paper April 2011 ADA FINAL.pdf]Un rapport du Southeast Florida Regional Climate Compact[/url] (Pdf en anglais) estime que le niveau des eaux pourrait s'élever de 60 cm, le long de la Floride, d'ici à 2060. La base de lancement de la Nasa et le centre spatial Kennedy pourraient donc bien devoir fermer leurs portes. En attendant, la Nasa construit des dunes artificielles pour contrer l'érosion, note le Tampa Bay Times (en anglais).

Canton, en ChineElle est déjà l'une des villes les plus menacées par les inondations, indiquait la revue Nature Climate Change (Pdf, en anglais) en 2013. Mais la hausse du niveau de la mer risque de rendre Canton (Guangzhou, en chinois), ainsi que ses 12,7 millions d'habitants, encore plus vulnérables. Et les périodes d'inondations "habituelles" pourraient se multiplier.



En 2050, le coût économique pour cette mégalopole, située sur un delta, pourrait avoisiner les 13,2 milliards de dollars (contre 687 millions de dollars en 2005) si les protections ne tiennent pas le choc. Pour parer les dégâts, le gouvernement souhaite renforcer les digues et construire des brise-lames, précise Reuters (en anglais).

La Nouvelle-Orléans, aux Etats-UnisEn Louisiane, le delta du Mississippi est grignoté peu à peu par le golfe du Mexique, comme le montrent ces images satellite de l'extrémité sud du delta, prises en 1972 et en 2014. A quelques kilomètres au nord, la Nouvelle-Orléans est aussi menacée. La moitié de la ville est située sous le niveau de la mer et cela pourrait empirer d'ici à 2100, malgré les digues et le système de drainage déjà en place.



Localement, l’eau pourrait monter de plus d'un mètre d'ici la fin du siècle. L'ensemble de la ville se trouverait alors noyé, devenant une Atlantide moderne, écrit le Guardian (en anglais). D'autant qu'avec le réchauffement climatique, le risque de voir se former des ouragans de type Katrina augmente. En 2005, ce cyclone avait dévasté la Nouvelle-Orléans, tuant 1 800 personnes, inondant 80% de la ville et laissant 100 000 personnes à la rue.

Hô Chi Minh-Ville, au Viêtnam : Placée sur un delta, Hô Chi Minh-Ville (autrefois nommée Saigon) est une autre ville asiatique menacée par la montée des eaux. Un tiers de la ville est régulièrement confronté aux inondations






Si la population continue de s'installer sur des zones peu élevées, les deux tiers de la ville se retrouveraient en première ligne, souligne le Guardian (en anglais). Selon le réseau Connecting Delta Cities (en anglais), Hô Chi Minh-Ville pourrait aussi être confrontée à un phénomène de salinisation de ses sols, avec des répercussions sur les activités agricoles.

Abidjan, en Côte d'IvoireComme Lagos (Nigeria) ou Alexandrie (Egypte), Abidjan fait partie des villes les plus vulnérables face au risque de la hausse du niveau de la mer



La cité s'étale sur les bords de l'océan Atlantique et, selon le rapport State of the World Cities 2008-2009 (Pdf en anglais) de l'ONU Habitat, le port et l'aéroport d'Abidjan se situent à seulement un mètre au-dessus du niveau de la mer. Une montée des eaux pourrait ainsi noyer 562 km² le long de la côte.

Jakarta, en IndonésieSelon l'OCDE (en anglais), les habitants de Jakarta seront plus de 2 millions à être exposés aux conséquences de la montée des eaux d'ici à 2070 (contre 513 000 actuellement). La capitale de l'Indonésie s'est déjà affaissée de 4 mètres au cours des trente dernières années, soit un rythme effréné, relève Reuters (en anglais)






Pour limiter ce chiffre, la ville peut tenter de préserver la mangrove, qui agit comme une protection contre la houle, ou mettre en place des systèmes de pompage, explique le réseau Connecting Delta Cities (en anglais).


Francetv info 21/9/2015 (texte et images)

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Le Groenland et ses icebergs fondent à vue d'œil. Jason Box, un scientifique américain qui accompagne en hélicoptère les journalistes de France 2, constate depuis vingt ans le recul des glaciers.

C'est un grand voyage que vous propose France 2, au Groenland, pour constater les impressionnantes conséquences des changements climatiques en cours. Le Groenland et ses icebergs se métamorphosent, ils fondent désormais à vue d'œil. Depuis vingt ans, Jason Box, un climatologue et glaciologue américain qui accompagne en hélicoptère les journalistes de France 2, observe la fonte des réserves de glace des zones polaires.



"Ce changement nous surprend nous-mêmes, on revient chaque année et on ne le reconnaît même pas", confie le scientifique en survolant un glacier. "En Arctique, les températures augmentent deux fois à trois fois plus vite que dans les latitudes plus basses, là où vivent les gens".  Ici, la glace a fondu de 6 mètres en un an.

Par endroits, la glace est aussi noire que du charbon. Ce sont des particules polluantes, parfois très toxiques, qui se sont incrustées dans la glace. Là où se concentrent ces poussières, la glace emmagasine les rayons du soleil et fond encore plus vite. La hausse des océans est due pour moitié à la fonte des glaciers, et Jason Box pense que la mer va monter d'un mètre d'ici à la fin du siècle. Et c'est particulièrement inquiétant parce que "la plupart des gens vivent le long des côtes", conclut Jason Box.


Francetv info 23/9/2015

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Brûler les stocks de combustibles fossiles de la Terre réchaufferait, à terme, suffisamment l'atmosphère pour engendrer la fonte totale de la glace de l'Antarctique, au pôle Sud, et engendrer une importante montée des eaux. L'élévation du niveau de la mer qui en découlerait aurait de lourdes répercussions sur les zones littorales du monde entier où vivent de nombreuses personnes.

D'ici 10.000 ans, New York, Londres, Rome et Tokyo pourraient être submergées, prédit une étude parue dans Science Advances. La raison ? Une élévation de 60 mètres du niveau de la mer qui immergerait durablement ces grandes villes côtières.


 Le réchauffement climatique accélérerait la fonde glaciaire, provoquant une hausse du niveau de la mer de 60 mètres d'ici 10.000 ans. Situé au pôle Sud, sur environ 14 millions de km², l'Antarctique est composé d'environ 98 % de glace comme ici, au lac Fryxell. ©️ Joe Mastroianni, Wikimedia Commons, DP

Si ce scénario semble issu d'un blockbuster, il est très sérieux selon les auteurs de ce rapport scientifique. De précédentes études sur les modifications de l'Antarctique ont déjà été réalisées mais elles portaient sur des périodes de temps nettement plus courtes. « Dans les années 1980, on pensait que les émissions de dioxyde de carbone ne persistaient pas dans l'air et que la glace mettait du temps à fondre », rappelle Ken Caldeira, chercheur à l'université de Stanford, aux États-Unis, et coauteur de l'étude. Il est à présent admis que ces gaz à effet de serre perdurent des millénaires dans l'atmosphère.

Son équipe scientifique a donc modélisé sur le très long terme la façon dont la glace du pôle Sud pourrait répondre à un large éventail de scénarios d'émissions futures de dioxyde de carbone. À l'aide de logiciels de simulation, ils montrent que la combustion des ressources fossiles, comme le charbon et le pétrole, est suffisante pour éliminer un jour la calotte glaciaire de l’Antarctique.

 Géographie du réchauffement de l'Antarctique, de 1957 à 2006. En rouge, la plus forte hausse de changement de température par décennie, soit 0,25 °C. ©️ Eric J. Steig et al., Wikimedia Commons, DP

Dans le pire des schémas, les gaz à effet de serre, autrement dit qui réchauffent l’atmosphère en renvoyant des infrarouges vers la Terre, pourraient atteindre en cumulatif 10.000 gigatonnes de carbone relarguées dans l'air ambiant. La hausse de la température dont ils seraient responsables accélérerait la fonte glaciaire. Durant le premier millénaire, cette chaleur engendrerait une hausse du niveau de la mer de 3 mètres par siècle pour atteindre 60 mètres d'ici 10.000 ans.

« Ce que nous faisons aujourd'hui en quelques décennies à peine déclenche des changements - comme la perte de glace de l'Antarctique et l'élévation du niveau global de la mer - qui dureront des milliers d'années », déclare Ricarda Winkelmann, chercheuse à l'institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique, en Allemagne, et auteur principal de l'étude.



S'il reste possible de construire une digue de protection face à une hausse du niveau de la mer de 60 à 90 centimètres « cela sera une tout autre histoire quand nous serons forcés d'abandonner New York, Londres, Paris, Rome ou Washington », ajoute Ken Caldeira.



Pour les auteurs de l'analyse scientifique, d'autres études sont requises pour appuyer ces prédictions mais elles montrent dès à présent que le changement climatique n'est pas un phénomène anodin auquel l'Homme pourrait facilement s'adapter. Bien au contraire, selon eux, s'il se pérennise, l'actuel système énergétique pourrait changer le visage de la planète et impacter durablement les générations à venir.


Futura Sciences 21/9/2015

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CHAMONIX (AFP) - Le Premier ministre, Manuel Valls, s'est rendu vendredi à proximité de la Mer de Glace, près de Chamonix (Hautes-Alpes), qui constitue par son rétrécissement le "révélateur, à très grande échelle, à l'oeil nu" du réchauffement climatique et des défis qu'il pose.

"Ce n'est pas un sujet intellectuel, philosophique. C'est une réalité qui pèse sur la nature (...) Le froid de l'hiver ne compense plus le réchauffement de l'été", a commenté devant des journalistes le chef du gouvernement qui devait présider ensuite une réunion du Conseil national de la montagne (CNM), une instance consultative réunissant élus et les divers acteurs concernés par les zones montagneuses.

 BFMTV 25/9/2015


"En 2030, c'est 100 gigawatts qu'il faut viser concrètement en France pour les énergies renouvelables à côté du nucléaire (...) qui gardera une part essentielle, au moins 50%, dans les années qui viennent", a ajouté le Premier ministre, en rappelant la conférence de Paris sur le climat, du 30 novembre au 11 décembre.

Sciences et avenir 25/9/2015 Cliquez sur le lien ci-contre pour lire la totalité de l'article.

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Une équipe de France 2 s'est rendue au Groenland où de nouvelles activités sont envisageables depuis quelque temps... pour le meilleur, mais aussi pour le pire.

C'est une route maritime, bordée d'icebergs, qu'il faut emprunter prudemment pour arriver au port de Narsaq. Difficile à croire, mais par sa taille, 1 500 habitants à peine, ce petit village de pêcheurs est la huitième ville du Groenland. Une ville où le réchauffement climatique se mesure jour après jour à vue d’œil.



Ici, la température augmente trois fois plus vite que sous nos latitudes : 1°C de plus en 30 ans. Mais qu'à cela ne tienne, les agriculteurs attendent avec impatience ces nouvelles températures. Surveiller le thermomètre pour les poules ou les plantations, ce ne sera bientôt plus un problème. Dans certains champs on cultive déjà de l'avoine

Et l'arrivée de ces conditions plus clémentes favorise désormais l'essor d'une toute autre activité : le tourisme. Avec la montée des températures estivales, les touristes sont chaque année plus nombreux. Et si la forêt fait elle aussi son grand retour, d'autres s'intéressent déjà aux minéraux que la fonte des glaces a révélés. Un projet de mine est fortement envisagé. Environnement et activités traditionnelles de la ville pourraient bien être menacés.


Francetv info 30/9/2015

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C'est l'un des Etats les plus peuplés des Etats-Unis, et surtout l'un des plus vulnérables face à la montée des eaux. La moitié du territoire est sous le niveau de la mer. France 2 s'est rendue sur place.

Vue du ciel, Miami (Etats-Unis) est un paradis bétonné qui défie l'océan : 1 300 kilomètres de côtes. Jamais l'immobilier ne s'est aussi bien porté avec 40 gratte-ciel qui sortent de terre chaque année et des chapelets d'îles artificielles bordées de villas de luxe qui s'arrachent à prix d'or.



Mais l'océan, meilleur atout de Miami, pourrait bien la conduire à sa perte. Le niveau de la mer va s'élever de 2 mètres d'ici à la fin du siècle, et les deux tiers de la ville seront submergés.

En vue de cette catastrophe, un Hollandais, Franck Behrens, a trouvé un remède miracle : les maisons flottantes. Depuis deux ans, cet entrepreneur s'est installé à Miami pour vendre le savoir-faire hollandais. Sa ville flottante devrait être construite sur un petit lac, mais aucun client n'a encore signé. Pour lui, les habitants sont très "sceptiques et ne croient pas aux inondations". Ils refusent de voir le danger qui les guette.


Francetv info 1/10/2015

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Le président français François Hollande était vendredi 16 octobre au pied du glacier islandais Solheimajökull pour constater les effets du réchauffement climatique. Ce voyage en Islande était, pour le chef de l'Etat, un moyen d'envoyer un nouveau signal à un mois et demi de la Conférence climatique à Paris (COP21).

 François Hollande était invité vendredi par son homologue islandais à venir constater les conséquences du réchauffement climatique, au pied du glacier Solheimajökull. REUTERS/Thibault Camus/Pool

A plus de deux heures de route de Reykjavik, la capitale, Solheimajökull est l'un des sites où le retrait des glaciers d'Islande, pays arctique, est à la fois le plus visible et le mieux documenté. Entre 1931 et 2011, cette langue glaciaire de 15 km a reculé de 1,2 kilomètre. Le glacier se rétrécit chaque année de 50 mètres et perd un mètre en épaisseur.

 6Medias 17/10/015


La glaciologue et hydrologue, Christelle Marlin, ne comprend pas qu’on ne s’en alarme pas davantage : « Bien sûr qu’il y a à s’inquiéter, parce que c’est un peu le témoin avancé du réchauffement climatique. Il y a en aval, bien sûr, bien d’autres processus qui sont un petit peu moins visuels », explique-t-elle.

La fonte des glaces rend le continent blanc plus accessible et les pays jouent des coudes pour s’en arroger une part, avec les eaux qui les entourent

L'ancien Premier ministre Michel Rocard est l’ambassadeur de France pour l'Arctique et l’Antarctique. Il relate : « Dans moins de cinq ou six ans, on va avoir la nouvelle délimitation des Zones économiques exclusives des grands riverains. Ils ont tous envie d’avoir un peu plus de terrain sur lequel leur autorité peut jouer et leur propriété de ce qu’il y a en dessous peut jouer : propriété de gaz, de pétrole ou de minerais ».

Ordonnateur de la COP21, Nicolas Hulot, envoyé spécial du président Hollande pour le climat, est bien plus réservé : « Ça suscite évidemment des convoitises, alors que chacun sait que si l’on veut se donner la moindre chance de contenir les changements climatiques à 2°C, au-delà duquel on rentre dans un phénomène irréversible, il faut laisser sous terre 70 % des énergies fossiles que nous avons encore facilement accessibles ».

Au cours de cette visite, le président français s'est avancé seul, en manteau sombre et chaussures de ville, vers le pied du glacier qui ressemble aujourd'hui davantage à une crevasse. Devant les caméras et photographes, l'instant se voulait solennel. François Hollande a dit craindre « la disparition de l'Histoire » en constatant au pied du glacier Solheimajökull sa fonte inexorable. Avec sa ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, et Nicolas Hulot, le chef de l'Etat français voulait envoyer un message fort.

Nous ne sommes en effet plus qu'à quelques semaines de la Conférence de l'ONU sur le climat, dont l'objectif est d'obtenir un accord universel visant à limiter le  réchauffement. « J’ai demandé que puissent être adressées à la France, pays organisateur, les contributions que chaque pays devait présenter pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et donc limiter le réchauffement de la planète. Nous avons reçu 150 contributions sur à peu près 190 pays membres. Nous sommes donc tout près », a déclaré le président français, prenant dans ses mains un pain de glace qui s'était détaché de la calotte.

« Beaucoup de pays, maintenant, sont engagés. Et puis, il y a les paroles des chefs d’Etat et de gouvernement. Certains disent que ça ne suffit pas, les paroles, mais il faut d’abord qu’elles soient prononcées. D’autres mettent en cause le caractère souvent nouveau de ces déclarations, de ces prises de conscience (...) Ce sont des convictions qui sont apparues peut-être récemment, mais qui sont fortes aujourd’hui », a ajouté M. Hollande.



RFI 17/10/2015

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Une équipe de France 2 est allée sur la cordillère des Andes afin de constater les conséquences de cette fonte des glaces.

À Carhuaz (Pérou) se trouve la cordillère Blanche. Des glaciers de plus de 5 000m d'altitude qui sont majestueux à première vue, mais très dangereux pour les villages situés à leurs piedsEn 2010, la fonte des glaces avait provoqué la création d'une vague de 28 mètres de haut. Les torrents d'une force inouïe avaient dévalé du sommet jusqu'à la vallée



Aujourd'hui, au pied du glacier, la population s'adapte à la menace. À Pariacaca, des exercices d'évacuation sont organisés. Lorsque la sirène sonne, il faut courir le plus vite possible pour se mettre à l'abri. 

Un lac situé au-dessus du village à 4 500m d'altitude a vu son volume multiplié par quatre depuis 10 ans. Aujourd'hui, il a atteint un seuil critique. Le risque est que se crée un tsunami de montagne. Désormais, le glacier est surveillé 24h sur 24 et des capteurs ont été installés pour mesurer et photographier les moindres mouvements du lac et de la montagne. En cas de problème, la ville doit être évacuée en 37 minutes. 

Il y a 3 000 glaciers au Pérou et en 35 ans, ils ont perdu 40% de leur surface.


Envie d'en savoir plus ? voir le site CARE (France)

fRANCETV INFO 23/10/2015

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Sous l'effet du dérèglement climatique, de grandes villes, comme Shanghai, Bombay, ou Hong Kong, sont vouées, à long terme, à partiellement disparaître sous les eaux. Les conséquences restent identiques même si le réchauffement est limité, avertit dimanche une étude.

Avec deux degrés Celsius supplémentaires, le niveau des mers continuera à s'élever, pour couvrir des territoires aujourd'hui peuplés de 280 millions de personnes, pointe l'étude de l'institut américain de recherche Climate Central. Mais avec quatre degrés de plus, le phénomène concernerait plus de 600 millions d'habitants.




Projection de la montée des eaux touchant Durban (Afrique du Sud), réalisée par Nickolay Lamm sur la base des cartes des données du niveau de la mer de Climate Central

"Un réchauffement de deux degrés représente une menace pour l'existence à long terme de nombreuses grandes villes et régions côtières", souligne Ben Strauss, un des auteurs.

Mais les mesures prises pour réduire rapidement et drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, qui dérèglent le climat et persistent dans l'atmosphère, feront malgré tout une différence: "Nous avons encore devant nous un vaste éventail de choix", ajoute le chercheur.



Projection de la montée des eaux touchant Shangai (Chine), réalisée par Nickolay Lamm sur la base des cartes des données du niveau de la mer de Climate Central

Deux cents ans (ce qui est peu probable) ou 2000, il est difficile d'estimer la vitesse à laquelle la mer va monter, souligne l'étude. Dans tous les cas, si les émissions continuent sur leur lancée, entraînant un réchauffement de quatre degrés, le niveau des océans gagnera 8,9 mètres (chiffre médian), avance le rapport.

Avec un réchauffement à trois degrés, qui est la trajectoire tracée par les promesses actuelles des Etats pour freiner les émissions, les mers monteraient de 6,4 m, couvrant des zones de plus de 400 millions d'habitants aujourd'hui.



Projection de la montée des eaux touchant New-York (USA), réalisée par Nickolay Lamm sur la base des cartes des données du niveau de la mer de Climate Central

Avec deux degrés de plus, la mer gagne 4,7 m (3 à 6,3 m), et l'on passe à environ deux fois moins de personnes affectées. Avec 1,5 degré de plus, objectif réclamé par les pays les plus vulnérables comme les petits Etats insulaires, l'élévation reste à 2,9 m et encore la moitié moins de population concernée (137 millions).


 Projection de la montée des eaux touchant New-York (USA), réalisée par Nickolay Lamm sur la base des cartes des données du niveau de la mer de Climate Central

En terme de population, la Chine serait en première ligne. Parmi les autres pays particulièrement affectés figurent l'Inde, le Bangladesh, le Vietnam, l'Indonésie, le Japon, les Etats-Unis, les Philippines, l'Egypte, le Brésil, la Thaïlande, la Birmanie et les Pays-Bas.

Voir plus d'informations sur le compte Twitter de Climate Central.

Romandie 9/11/2015

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Grenoble - La Mer de Glace, le plus grand glacier français, sur le Mont-Blanc, a perdu plus de trois mètres d'épaisseur lors de l'année écoulée, soit trois fois plus que lors d'une année ordinaire, selon les mesures du laboratoire de glaciologie de Grenoble.

D'octobre 2014 à octobre 2015, cet énorme glacier de 32 km2 a perdu 3,61 mètres de glace en moyenne sur l'ensemble de sa surface, selon Christian Vincent, ingénieur de recherche au Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l'Environnement (LGGE).

 La Mer de Glace et le Montenvers (à droite). TL / domaine public

Depuis trente ans, ce glacier perd en moyenne un mètre d'épaisseur par an sous l'effet du réchauffement climatique. Il n'y a qu'en 1995 et en 2001 qu'il a gagné quelques centimètres.

La fonte de l'année écoulée est similaire aux pertes d'épaisseur enregistrées lors des années 2003 et 2009: la Mer de Glace avait alors déjà perdu plus de trois mètres d'épaisseur. Lors des trente dernières années, c'est surtout la fonte estivale qui explique le recul du glacier. Les chaleurs caniculaires de l'été dernier ont ainsi fortement contribué au rétrécissement du glacier.

Mais son recul s'explique aussi par la faiblesse des précipitations entre octobre et mai: "l'accumulation de neige a été faible", souligne Christian Vincent.

Les glaciologues calculent une variation d'épaisseur moyenne sur l'ensemble du glacier mais celui-ci perd beaucoup plus de glace sur sa langue terminale qu'à sa source (à environ 4.000 mètres d'altitude), où la fonte est quasiment inexistante. 


Les glaciologues ont aussi mesuré une perte d'épaisseur de 3,31 mètre de glace lors de l'année écoulée sur le glacier de Saint-Sorlin, dans le massif des Grandes Rousses en Savoie.

C'est un énorme déficit. Il est global sur l'ensemble des glaciers des Alpes françaises, a commenté M. Vincent.

  Disparition du glacier de Saint Sorlin au cours du XXIème siècle telle que simulée par un modèle d'écoulement glaciaire forcé par des bilans de masse modélisés à partir du scénario B1 du GIEC. ©️ Gerbaux Martin, LGGE (cette image est disponible auprès de la photothèque du CNRS, phototheque@cnrs-bellevue.fr)

Selon une étude réalisée en 2007 par le LGGE, le glacier de Saint-Sorlin devrait avoir pratiquement disparu en 2060 en cas de réchauffement climatique de +1,8°C d'ici 2100, ce qui laisse augurer d'une destinée analogue pour l'ensemble des petits glaciers des Alpes situés à basse ou moyenne altitude.

En prenant un scénario climatique moyen, les glaciers qui culminent en-dessous de 3.500 mètres devraient disparaître avant 2100, résume Christian Vincent.


Evolution du glacer Mer de Glace : À l'heure actuelle, le glacier perd, chaque année, de 4 à 6 mètres d'épaisseur et une trentaine de mètres en longueur. Entre 1905 et 2005, la Mer de Glace a perdu 120 m d'épaisseur. Depuis 1830, elle a perdu 2,5 km de longueur et plus de 150 m d'épaisseur. La fonte du glacier est une conséquence du réchauffement climatique.

Le recul est historiquement perceptible au niveau de l'accès au glacier ainsi qu'à la grotte
:

- au 17ème siècle, la langue glaciaire s'étendait dans la vallée jusqu'à Chamonix.

- en 1909, lors de la construction du chemin de fer (à vapeur à l'époque), l'accès s'effectuait directement depuis la gare d'arrivée.

- de 1909 à 1960, de plus en plus d'escaliers pour y descendre furent nécessaires et, en 1960, une télécabine dédoubla ceux-ci, pour les touristes moins « sportifs ».

- en 1988, une nouvelle télécabine plus longue et pentue remplaça la première.

- depuis 1988, des escaliers sont rajoutés au fur et à mesure depuis le bas de la télécabine, et en 2015, 430 marches supplémentaires sont nécessaires pour parvenir à la grotte, la hauteur totale depuis la gare du train avoisinant désormais 100 mètres. L'éventualité d'une télécabine plus longue est envisagée.

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C'est une nouvelle inquiétante, à quelques semaines du début de la conférence sur le climat à Paris

L'un des trois principaux glaciers du nord-est du Groenland (Danemark), le Zachariæ Isstrøm, est entré "en phase de retrait accéléré depuis 2012", selon une étude américaine publiée jeudi 12 novembre dans la revue Science (en anglais). La fonte de la glace est susceptible de faire monter le niveau des mers de "plus de 45 centimètres".

 Des glaciers dans l'est du Groenland (Danemark), le 14 août 2013. (ELLI THOR MAGNUSSON / CULTURA CREATIVE / AFP)

Le Zachariæ Isstrøm évacue une partie de la calotte glaciaire du Groenland vers l'océan arctique. Les chercheurs de l'université d'Irvine (Californie) ont calculé que la vitesse d'écoulement de la glace vers la côte a augmenté d'environ 50% entre 2012 et 2014, rapporte Le Monde. Au total, le glacier perd désormais cinq milliards de tonnes de glace par an, sous l'effet du réchauffement climatique.

"En se rétractant, la langue flottante perd sa capacité à retenir la partie amont du glacier, qui va donc s'écouler plus vite vers l'océan et précipiter le vêlage d'icebergs, c'est-à-dire la rupture et l'écroulement de blocs de glace", a expliqué Gaël Durand, du CNRS, au quotidien.

"Nous pouvons observer directement les conséquences du réchauffement climatique sur les glaciers polaires, abonde Eric Rignot, coauteur de l'étude. Les changements sont stupéfiants et affectent maintenant tout le Groenland".


fRANCETV INFO 13/11/2015

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Selon l'ONU, il y a eu 600 000 morts dans le monde en 20 ans à cause de catastrophes naturelles. France 3 revient sur le cas de la Camargue, région de France également menacée.

La #COP21 commence dans une semaine. Parmi les régions menacées par le dérèglement climatique dans notre pays il y a la Camargue dans le delta du Rhône, où la hausse du niveau de la mer pourrait bien accélérer dans les prochaines années



À Les Saintes-Maries-de-la-Mer (Bouches-du-Rhône), 40 kilomètres de plages, 2 500 habitants l'hiver, presque 10 fois plus en été, pour protéger le village de la montée du niveau de la mer, des kilomètres de digues ont été construits année après année. Des épis en forme de T, un rempart à l'abri duquel les plages se reforment. "Aujourd'hui je ne vois pas d'autre solution. On a tout essayé", explique le maire de la ville au micro de France 3.

Quelques kilomètres plus à l'est, une autre stratégie est à l'oeuvre. Les anciennes digues trop coûteuses sont laissées à l'abandon. 6 500 hectares de terrains rachetés par le Conservatoire du littoral. L'objectif : laisser faire la nature, la mer et observer. Autre préoccupation des gestionnaires du site, préserver les espèces et leur habitat comme les flamants roses. Réserve mondiale de biodiversité, la Camargue menacée par les eaux est devenue un lieu d'observation des effets du réchauffement climatique.


Francetv info 23/11/2015

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Huaraz (Pérou) - Dans un parc naturel péruvien, le clapotis de l'eau qui s'écoule depuis le glacier enneigé du #Pastoruri est interrompu par un bruit sourd qui secoue les Andes, celui des blocs de glace qui se détachent à cause du réchauffement climatique.

 Le glacier Pastoruri est situé dans le centre du Pérou dans la Cordillière blanche. Il est l'un des rares glaciers subsistant dans les régions tropicales d'Amérique du Sud. Edubucher  ccbysa-3.0

Saul Luciano Lliuya, 34 ans, connaît parfaitement ce phénomène. Né dans le village de Llupa, zone montagneuse de la région d'Ancash, dans le nord du Pérou, cet agriculteur et guide de haute montagne est le témoin privilégié de la détérioration de ce qu'il considère comme ses glaciers andins.

De sa fenêtre, on aperçoit #le Churup, 5.400 mètres d'altitude. Saul se souvient de la cime autrefois enneigée de la montagne, qui aujourd'hui ressemble davantage au crâne d'un vieil homme parsemé de cheveux blancs.

Lac Churup au pied de la montagne du même nom, en dialecte Ancash Quechua appelé aussi Tsurup. La montagne est également située dans la Cordillière blanche du Pérou. Charles Gadbois ccby-sa3.0

C'est triste que ces montagnes ne soient plus les mêmes. Nous sommes en train de perdre des glaciers à cause du réchauffement climatique, déplore-t-il.

Il vit avec son épouse et ses deux enfants, et, comme ses ancêtres, se consacre à l'agriculture, cultivant la pomme de terre, le maïs, le quinoa, l'orge, le blé et des plantes aromatiques. Par moments, malgré un soleil qui tanne la peau, le vent glacé transporte des odeurs de menthe et de camomille depuis son potager.

 Le parc national de Huascarán porte le nom du sommet le plus haut du Pérou, le Huascarán. Le parc fut déclaré réserve de biosphère en 1977 et patrimoine naturel de l'humanité en 1985 par l'UNESCO. Idobi ccbysa-3.0

Le Pastoruri et le Churup font partie du Parc national Huascaran - du nom d'un autre glacier, une réserve de biosphère classée au patrimoine de l'humanité depuis 1985.

Mais en 40 ans, le parc a perdu 30% de sa surface enneigée, selon le gouvernement. Et pour Saul, il n'y a qu'un seul responsable : les industries émettrices de gaz à effet de serre

C'est pourquoi, avec l'aide de l'ONG  #Germanwatch qu'il a rencontrée lors de la conférence sur le climat COP20 de Lima en 2014, cet agriculteur péruvien a décidé de poursuivre en justice l'énergéticien allemand RWE, propriétaire du plus gros parc de centrales à charbon d'Europe.

RWE produit d'importantes émissions de CO2, principalement via ses centrales à charbon, ce qui provoque une augmentation de la température dans le monde et cause la fonte de glaciers, générant une menace grave pour les biens de cet agriculteur péruvien, argue l'avocate Roda Verheyen, qui a introduit sa plainte devant le tribunal de grande instance d'Essen (ouest de l'Allemagne).

Car les glaciers ont une fonction régulatrice pour les zones de collecte de l'eau qui s'étendent jusqu'au fleuve Santa, lequel alimente toute la région. De brusques changements du débit de ce fleuve ont été observés ces dernières années, selon les autorités péruviennes.

Ici, il y a un responsable et il faut lui demander réparation, estime Saul, en ciblant RWE. Nous ne pouvons pas nous taire, la planète appartient à tout le monde et pas seulement à ceux qui la polluent.

Concrètement, Saul Luciano Lliuya demande au groupe allemand de financer la réalisation de travaux de sécurisation de la lagune.

Car dans la région où vivent Saul et les siens, la fonte des glaciers entraîne la formation de nouvelles lagunes et surcharge les anciennes lagunes, au risque de les faire déborder et d'engloutir le village. En 1941, la lagune de Palcacocha a débordé et dévasté la vallée de Santa, submergeant la capitale régionale Huaraz et tuant 5.000 personnes. Depuis 1970, son volume a été multiplié par 34, devenant une menace permanente, selon un rapport de l'agence américaine pour le développement international (#USAID), en février 2014, alors que Huaraz compte aujourd'hui 100.000 habitants.

Selon Germanwatch, le dépôt d'une plainte contre une entreprise par une personne affectée par le changement climatique constitue une première. A Essen, un porte-parole du tribunal interrogé lundi par l'AFP a confirmé que la plainte contre RWE avait été enregistrée tout à fait normalement.


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Jusqu'au début des années 2000 il était possible de skier sur le glacier Pastoruri, mais la neige a aujourd'hui pratiquement disparu à cause du réchauffement climatique. Ce qui a poussé le gouvernement à imaginer un concept touristique alternatif. Nous avons mis en place l'an dernier un nouveau projet: le glacier Pastoruri, +#route du changement climatique+, pour que les visiteurs constatent eux-mêmes la situation, explique à l'AFP le chef du Parc national de Huascaran, Ricardo Gomez.

Il s'agit d'un circuit d'une journée composé de sept étapes pour montrer aux randonneurs les effets du réchauffement: glaciers qui fondent, lagunes qui se remplissent, pierres qui perdent leur manteau de neige...

 Le glacier Llaca est un glacier du centre-ouest du Pérou dans la province de Huaraz dans les limites du Parc national de Huascaran.  Le glacier couvre une superficie 4,68 km² et sa longueur est de l'ordre de 2,6 km, avec une largeur maximale de 4,7 km (au 31/1/2015). Edubucher ccbysa-3.0

Dans les hauteurs du Parc national Huascaran se trouve aussi le glacier #Llaca, à plus de 6.000 mètres d'altitude, qui perd chaque année un peu plus de neige, révélant ses pierres nues.

La crainte immédiate est que les glaciers disparaissent et, avec eux, l'eau douce. Ce serait une catastrophe. La côte, qui est alimentée par les fleuves issus des glaciers, va bientôt ressentir le problème, prédit Saul.

Dans les années 1970, les glaciers du parc recouvraient une superficie de plus de 720 km2, contre seulement 527 km2 aujourd'hui, explique Ricardo Gomez. A ce rythme, le risque est que tous ceux situés sous les 4.500 mètres d'altitude aient disparu d'ici 25 ans, souligne-t-il.



Romandie 8/12/2015

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Le pergélisol alpin, portion du sous-sol gelée en permanence, ne s'était encore jamais autant réchauffé que durant la dernière période observée (2014/2015). Cette situation s'explique avant tout par la persistance de conditions chaudes durant ces dernières années.


 "Becs-de-Bosson" glacier rocheux, Val de Réchy (VS). Source: Benno Staub, UniFR.

"Depuis 2009 déjà, les températures à la surface du sol se sont maintenues au-dessus de la moyenne à long terme et il n'y a pas eu de phases fraîches de longue durée", précisent les Académies suisses des sciences dans un communiqué diffusé lundi.

Malgré la canicule de juillet 2015, les températures à la surface du sol ont été légèrement inférieures à la moyenne annuelle. La couche isolante de neige ne s'étant formée que tardivement, le sol a pu se refroidir longtemps pendant l'hiver 2014/2015, ajoutent les Académies, qui se basent sur les données récoltées par PERMOS, le réseau suisse de monitoring de pergélisol.

En revanche, à la surface des parois rocheuses, où la neige ne reste pas, les températures ont été "extrêmement élevées", d'où le grand nombre d'éboulements observés en montagnePar ailleurs, les mouvements des glaciers rocheux, ensemble constitués de débris rocheux et de glace, s'accélèrent de plus en plus. Dans les sites évalués, les vitesses de déplacement ont augmenté en moyenne de 20% par rapport à l'année précédente. Beaucoup de glaciers rocheux atteignent des vitesses de plusieurs mètres par année.


Romandie 22/2/2016

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Washington - Le niveau des océans monte plus rapidement depuis le siècle dernier que durant les trois derniers millénaires à cause du changement climatique, selon une étude publiée lundi.

Entre 1900 et 2000, les océans et les mers de la planète ont monté d'environ 14 centimètres sous l'effet de la fonte des glaces, notamment dans l'Arctique, ont relevé les chercheurs
, dont les travaux sont publiés dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS).




Ces climatologues ont estimé que sans la hausse de la température planétaire observée depuis le début de l'ère industrielle, la montée des océans aurait été moitié moindre au XXème siècle.

Le siècle dernier a été extraordinaire comparé aux trois derniers millénaires et la montée des océans s'est même accélérée ces 20 dernières années, a souligné Robert Kopp, professeur adjoint au département des sciences de la Terre de l'université Rutgers (New Jersey, est).

D'après cette étude, qui s'est appuyée sur une nouvelle approche statistique mise au point à l'université d'Harvard (Massachusetts), les océans ont baissé d'environ huit centimètres entre l'an mille et 1400, période marquée par un refroidissement planétaire de 0,2 degrés Celsius. C'est frappant de voir une telle variation du niveau des océans liée à un aussi léger coup de froid du globe, a pointé le professeur Kopp. Actuellement, la température mondiale moyenne est un degré Celsius plus élevée qu'à la fin du XIXème siècle, a-t-il ajouté.

Pour déterminer l'évolution du niveau des océans pendant les trois derniers millénaires, les scientifiques ont compilé de nouvelles données géologiques, indicateurs de l'élévation des eaux comme les marais et les récifs coralliens, et des sites archéologiques. Ils ont également utilisé des relevés sur les marées à 66 endroits du globe au cours des 300 dernières années.

Ces estimations précises de la variation du niveau des océans au cours des 30 derniers siècles permet de faire des projections plus exactes, a noté Andrew Kemp, professeur des sciences océaniques et de la Terre à l'université Tufts. Les chercheurs ont ainsi estimé que le niveau des océans allait très probablement monter de 51 cm à 1,3 mètre durant ce siècle si le monde continue à dépendre dans une aussi large mesure des énergies fossiles.

Le 12 décembre, 195 pays ont approuvé l'accord de Paris qui prévoit notamment de contenir la hausse des températures à deux degrés par rapport à l'ère pré-industrielle.

Si ces engagements conduisaient à une élimination progressive du charbon et des hydrocarbures, cette augmentation pourrait peut-être n'atteindre qu'entre 24 et 60 cm, selon cette étude (étude complète en Pdf (en anglais)).

"Ces nouvelles données sur le niveau des océans confirment une fois de plus combien cette période moderne de réchauffement est inhabituelle car elle est due à nos gaz à effet de serre", a souligné Stefan Rahmstorf, professeur d'océanographie au Potsdam Institute de recherche sur l'impact du climat, en Allemagne. "Elles montrent que l'impact le plus dangereux de la montée des températures est l'élévation des océans, qui est bien engagée", a-t-il pointé. "Les glaces fondent plus vite quand les températures montent, c'est de la physique élémentaire", avait-il ironisé par ailleurs.




Selon un rapport distinct publié lundi, sans le réchauffement de la planète depuis le début de l'ère industrielle et ses effets sur l'élévation des océans, plus de la moitié des 8.000 inondations sur la côte Est des Etats-Unis depuis 1950 ne se seraient pas produites.

Des zones côtières habitées qui se trouvent au niveau de la mer ou en-dessous sont particulièrement affectées comme notamment la région de la baie de Chesapeake, sur la côte est des Etats-Unis, ont expliqué les auteurs de cette étude.


Romandie 23/2/2016

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