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JAPON / Fukushima : Le suivi de la situation au jour le jour

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TOKYO - L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima s'apprête à extraire le combustible usé de la piscine du réacteur 4, une tâche ardue qui exige des techniques très précises. Pourquoi est-elle indispensable et est-elle risquée ?

Question: pourquoi l'extraction de ce combustible nucléaire est-elle cruciale ?

Réponse: la piscine du réacteur 4 contient 1.331 assemblages de combustible nucléaire usé fortement radioactif et 202 neufs, une densité énorme qui pèse extrêmement lourd. Or, le toit et un pan de mur du bâtiment de ce réacteur ont été soufflés par une explosion d'hydrogène en mars 2011. Le système de refroidissement a été stoppé un moment et de l'eau de mer injectée avant que ne soit rétabli un dispositif maintenant l'eau à une température basse, actuellement de l'ordre de 26 degrés Celsius.

Les énormes débris tombés sur la piscine ont endommagé en partie ce combustible. L'ensemble est donc vulnérable (aux séismes, tsunamis ou actes terroristes) et il est absolument nécessaire de déplacer dès que possible ce combustible dans un lieu sûr, car c'est actuellement trop dangereux, rappelle le chercheur Hiroaki Koide, spécialiste des réacteurs nucléaires à l'Université de Kyoto.

Q: comment la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) procède-t-elle ?

R: les gros débris ont d'ores et déjà été retirés au moyen d'une vingtaine d'instruments adaptés (pinces, etc.). Il reste encore des petits morceaux qui vont être retirés au fur et à mesure, la nuit, entre les travaux d'extraction du combustible qui seront réalisés uniquement de jour.

S'agissant du combustible, deux assemblages ont déjà été enlevés il y a plusieurs mois afin d'évaluer leur état général, jugé plutôt bon, et d'étudier les méthodes de retrait les plus appropriées. Bien que le combustible ne soit apparemment pas abîmé, il va falloir agir avec une extrême minutie.

Vu du dessus, l'ensemble ressemble à des paquets de cigarettes ouverts posés à la verticale les uns à côté des autres au fond de l'eau. La tâche va consister à retirer une à une ces cigarettes (chaque assemblage de 4,5 mètres de long et 300 kg) à l'aide d'un énorme dispositif télécommandé sur rails qui déplace un crochet au bout d'un câble.

Le crochet attrape l'assemblage sélectionné et le soulève à la verticale à raison d'un centimètre par seconde. Des capteurs permettent de détecter une éventuelle anomalie (masse anormale, résistance) et tout s'arrête alors automatiquement par sécurité.

Un caisson cylindrique de 5,5 mètres de haut, 2,1 mètres de diamètre et 91 tonnes une fois plein, est plongé dans l'eau. Ce caisson peut contenir 22 assemblages. Une fois rempli il est fermé avant d'être retiré de la piscine par une grue. Après un contrôle, il est déposé sur un camion et emporté 100 mètres plus loin où se trouve une piscine de stockage à moyen terme, plus sûre, dans laquelle le combustible devrait rester plus de 10 ans.

Cette opération des plus délicates devra être reproduite quelque 70 fois au moins, avec la même précision.

Q: n'y-a-t-il pas des risques de fuite de matière radioactive ou d'accident ?

R: ces dangers existent mais Tepco dit avoir pris de très nombreuses dispositions pour les éviter. Selon la compagnie, le bâtiment, bien qu'éventré, peut encaisser un séisme aussi violent que celui du 11 mars 2011 sans s'effondrer.

Une couverture équipée de systèmes de filtrage a été installée au-dessus du dispositif de retrait afin de minimiser le rejet de matière radioactive. 


Il est extrêmement improbable que le crochet laisse échapper un assemblage attrapé, assure Tepco. Les débris ont pu endommager la poignée de chaque assemblage, mais pas au point d'empêcher le crochet de l'attraper et en aucun cas les détritus ne sont en contact direct avec le combustible qui est protégé par une boîte enfermant 80 crayons de combustible, le tout constituant un assemblageUn seul assemblage ne peut pas provoquer une réaction critique en chaîne, même s'il tombe, affirme encore Tepco.

La radioactivité environnante étant élevée, de l'ordre de 200 microsieverts/heure, il faut éviter que des pannes et autres problèmes n'obligent les hommes à intervenir trop souvent sur le dispositif.


ROMANDIE 7/11/2013

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TOKYO - L'expert nucléaire américain Lake Barrett s'est dit mercredi très confiant dans les capacités du groupe Tepco à mener à bien le retrait du combustible de la piscine du réacteur 4 de la centrale accidentée de Fukushima, une tâche très délicate qui doit débuter ce mois-ci.

Je pense que la compagnie Tepco (Tokyo Electric Power) est prête pour l'extraction du combustible, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse, en tant que spécialiste extérieur invité par l'exploitant de la centrale ravagée par le tsunami du 11 mars 2011.

A l'issue d'une visite du site mercredi, M. Barrett s'est dit impressionné par la qualité des nouveaux équipements installés pour effectuer cette opération, des moyens extrêmement coûteux, ainsi que par la préparation des techniciens constatée durant un essai pratique.

On a l'impression de se trouver dans un bâtiment d'une centrale en fonctionnement tant les équipements ont été bien mis en place. L'eau de la piscine de désactivation du combustible usé elle-même est presque aussi limpide que celle d'une piscine d'un site non accidenté, a-t-il ajouté.

Le toit et un pan de mur du bâtiment du réacteur 4 ont pourtant été soufflés par une violente explosion d'hydrogène en mars 2011, déflagration qui en a grandement fragilisé la structure et projeté des débris dans la piscine.

Tepco a depuis bâti une nouvelle couverture et installé un dispositif flambant neuf de retrait du combustible, ainsi que procédé à la récupération des détritus tombés dans le bassin, au-dessus des 1.535 assemblages qu'il contient. Cependant la difficulté du retrait se trouve dans la présence de petits débris coincés au milieu des assemblages de combustible, a toutefois reconnu M. Barrett.

Des répétitions ont déjà eu lieu et Tepco doit débuter le retrait d'ici à la fin du mois si tout va bien. La compagnie avait reçu mardi de la part de l'Autorité japonaise de régulation nucléaire le certificat de fin de contrôle préalable des équipements de retrait du combustible de la piscine 4. Avant d'extraire les assemblages, Tepco doit encore recevoir les autorisations finales requises.

M. Barrett, qui fut partie prenante au démantèlement de la centrale américaine accidentée de Three Mile Island, a aussi jugé que même si le désastre de Fukushima est bien plus grave que celui de Three Mile Island et le démantèlement bien plus compliqué, le Japon a les capacités techniques requises.


ROMANDIE 13/11/2013

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TOKYO - La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima débutera lundi 18 novembre le retrait du combustible nucléaire immergé dans la piscine du réacteur 4, une opération très délicate pour laquelle elle s'est dite prête vendredi.

Nous avons décidé ce vendredi de commencer lundi 18 l'extraction du combustible de la piscine de désactivation du réacteur 4, a expliqué un porte-parole de Tepco. Nous avons jugé que nous étions prêts, a-t-il ajouté.

Cette opération se fera de jour mais à partir d'une heure qui n'est pas encore déterminée. Cela dépendra selon lui des tout derniers préparatifs. La presse sera informée dans la journée, a-t-il indiqué.

Le patron de Tepco, Naomi Hirose, avait précisé en début de semaine que la sécurité était la priorité et que cette tâche, à laquelle se prépare Tepco depuis des mois, débuterait une fois que tout serait parfaitement au point.

L'opération va consister à extraire un à un les 1.535 assemblages de combustible nucléaire (dont 202 neufs) de ce bassin situé en hauteur dans le bâtiment du réacteur 4 à moitié détruit par une explosion d'hydrogène quelques jours après la dévastation de la centrale Fukushima Daiichi par le tsunami du 11 mars 2011.

Tepco a depuis bâti une nouvelle couverture et installé un dispositif flambant neuf de retrait du combustible, ainsi que procédé à la récupération des détritus tombés dans le bassin, au-dessus des 1.535 assemblages qu'il contient. Un assemblage mesure 4,5 mètres de haut et pèse 300 kilogrammes. Cependant la difficulté du retrait se trouve dans la présence de petits débris coincés au milieu des assemblages de combustible, préviennent les experts.

La compagnie avait reçu mardi de la part de l'Autorité de régulation nucléaire un certificat de validation des travaux préparatoires à cette tâche. Des répétitions ont eu lieu et Tepco juge que les équipes sont désormais bien formées pour cette opération cruciale, la plus délicate depuis la stabilisation du site en décembre 2011.

Tepco espère avoir fini de retirer tous les assemblages d'ici à la fin de l'année 2014.


romandie 15/11/2013

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TOKYO - La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima doit débuter ce lundi le retrait du combustible nucléaire immergé dans la piscine du réacteur 4, une opération très délicate qui prendra au total plus d'un an, si tout va bien.

Nous sommes en train d'effectuer les tout derniers préparatifs, a expliqué un porte-parole de Tokyo Electric Power (Tepco) lundi à 09H00 (0H00 GMT) à l'AFP.

Nous allons d'abord immerger dans la piscine un caisson spécial de retrait (boîte cylindrique de 5,5 mètres de haut et 2,1 de diamètre), une opération qui sera faite dans la matinée, a-t-il précisé. Puis, à partir de 15H00 environ (06H00 GMT), nous allons concrètement commencer à retirer le combustible pour le glisser dans ce caisson, a-t-il ajouté.

Pour ce début, Tepco prévoit de répartir sur deux jours le retrait de 22 premiers assemblages (contenance maximum d'un caisson) sur les 1.533 que contient le bassin. Un assemblage mesure 4,5 mètres de haut et pèse 300 kilogrammes.

Le caisson (d'une masse totale de 91 tonnes une fois plein) ne sera fermé et retiré de la piscine que mardi. Nous avons choisi de débuter de façon assez lente par prudence et sécurité, a précisé le porte-parole.

Le combustible retiré de la piscine 4 sera ultérieurement placé plus dans une autre piscine dite commune, plus sûre, distante d'une centaine de mètres, où il restera a priori au moins dix ans.

Une conférence de presse de Tepco est prévue en fin de journée pour faire le point sur cette première opération inédite dans un tel environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité.

Le patron de Tepco, Naomi Hirose, avait précisé en début de semaine dernière que la sécurité était la priorité. Nous espérons que le retrait sera réalisé comme prévu en toute sûreté afin de ne pas causer de soucis supplémentaires aux habitants de la région, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, lors d'un point de presse.

L'opération de retrait des 1.533 assemblages de combustible (dont 202 neufs) de la piscine 4 est d'autant plus délicate que de ce bassin est situé en hauteur dans le bâtiment du réacteur 4, à moitié détruit par une explosion d'hydrogène quelques jours après la dévastation de la centrale Fukushima Daiichi par le tsunami du 11 mars 2011. De plus, la difficulté de l'extraction se trouve dans la présence de petits débris coincés au milieu des assemblages de combustible, préviennent les experts.

Des répétitions ont eu lieu les équipes sont désormais jugées bien formées pour cette opération cruciale, la plus délicate depuis la stabilisation du site en décembre 2011. 

Je pense que la compagnie Tepco est prête pour l'extraction du combustible et je suis très confiant dans sa capacité à la mener à bien, avait aussi déclaré en milieu de semaine passée l'expert nucléaire américain Lake Barrett, invité par Tepco à suivre les préparatifs.

Toutefois, d'autres experts japonais et étrangers sont beaucoup plus sceptiques et préviennent que d'éventuelles erreurs de manipulation pourraient avoir des conséquences graves, comme le rejet soudain d'une importante quantité de substances radioactives qui pourrait forcer à éloigner les travailleurs et perturber le calendrier des travaux dans leur ensemble.

Il n'existe pas de tâche sans risque dans cette centrale, mais il faut à chaque fois prévoir qu'un problème peut survenir pour, le cas échéant, être en mesure de bien réagir, là est le point essentiel, a souligné sur Twitter un travailleur de la centrale présent sur le site depuis l'accident.

Dans l'idéal, Tepco espère avoir fini de retirer tous les assemblages de la piscine 4 d'ici à la fin de l'année 2014, avant de commencer une opération similaire pour les trois autres piscines des réacteurs 1 à 3, les plus endommagés du site.

Ce retrait est le premier grand pas vers le démantèlement, a estimé la semaine passée le directeur de la centrale, Akira Ono.

romandie 18/11/2013

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Tokyo (AFP) - L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima a indiqué mardi avoir terminé sans problème la deuxième journée de retrait du combustible nucléaire de la piscine du réacteur 4, parvenant à extraire 22 assemblages pour cette première intervention de ce type.

Tokyo Electric Power (Tepco) avait commencé lundi la délicate extraction des 1.533 assemblages stockés dans ce bassin, en commençant par des neufs (au nombre de 202) qui présentent moins de risques que les 1.331 assemblages usés dont près de la moitié sont extrêmement radioactifs.

 AFP / Youtube 19/11/2013

La première journée avait consisté à insérer un caisson cylindrique de 5,5 mètres de haut sur 2,1 de diamètre dans la piscine et à y transférer un à un les assemblages, à un rythme très lent et sans les sortir de l'eau, grâce à un appareillage spécial télécommandé. Ce récipient peut en contenir 22.

 MOXNEWSd0tC0M / Youtube 18/11/2013

Selon Tepco, qui a diffusé des vidéos, les travaux se sont déroulés sans incident. Ils avaient été interrompus pour la nuit lundi à 18H45 (09H45 GMT) avec le retrait de seulement 4 assemblages. Ils ont repris mardi à 09H00 (00H00 GMT) et se sont terminés à 18H28 (09H28 GMT), à un rythme plus soutenu puisque 18 assemblages ont été nouvellement enlevés et déposés dans le caisson immergé au cours de ce deuxième jour.

Selon Tepco, il faudra encore plusieurs jours pour fermer le caisson plein (22 assemblages), le sortir de la piscine, procéder aux contrôles requis, le hisser sur un camion, le transporter vers une autre piscine dite "commune", plus sûre, distante d'une centaine de mètres, et y décharger les assemblages. 


"Le calendrier de la suite des opérations ne peut pas encore être détaillé", a indiqué Tepco mardi soir dans un courriel.

Retirer des assemblages de combustible d'une piscine de désactivation est une tâche courante dans les centrales nucléaires et Tepco l'a fait quelque 1.200 fois en quatre décennies d'exploitation de réacteurs, mais c'est la première fois qu'une telle opération est réalisée dans un environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité.

Il s'agit en outre de la plus délicate opération depuis la stabilisation du site en décembre 2011, six mois après le tsunami qui l'avait ravagé. "Ce retrait ouvre un nouveau chapitre important dans notre tâche de démantèlement", qui doit durer 40 ans, a commenté le PDG de Tepco, Naomi Hirose.


Sciences et avenir 19/11/2013

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Tokyo (AFP) - L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima indique jeudi avoir retiré avec succès et transporté un premier conteneur de 22 assemblages de combustible nucléaire extraits de la piscine du réacteur 4.

"Le caisson contenant les 22 assemblages a été transporté en sûreté (par un camion) du bâtiment du réacteur 4 vers la piscine commune", distante d'une centaine de mètres, a expliqué Tokyo Electric Power (Tepco) dans un courriel. Tepco avait terminé sans problème mardi le transfert dans le conteneur en question de 22 assemblages immergés dans la piscine de désactivation du réacteur 4.


 L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima a indiqué jeudi avoir retiré avec succès et transporté un premier conteneur de 22 assemblages de combustible nucléaire extraits de la piscine du réacteur 4. (c) Afp


Ensuite, le récipient cylindrique géant (5,5 m de haut et 2,1 m de diamètre) a été fermé, retiré de la piscine et décontaminé avant d'être chargé jeudi sur un camion et emporté vers la piscine commune où les assemblages doivent encore être déchargés pour un séjour d'au moins 10 ans a priori.

Tepco avait entamé lundi la délicate extraction des 1.533 assemblages stockés dans la piscine 4, en commençant par des neufs (au nombre de 202) qui présentent moins de risques que les 1.331 assemblages usés dont près de la moitié sont extrêmement radioactifs.

Selon Tepco, qui a diffusé des vidéos, les travaux se sont déroulés sans incident et les 22 premiers assemblages (contenance maximum d'un caisson) ont été chargés en deux jours dans le conteneur.

Lorsqu'ils seront placés dans la piscine commune, Tepco fera une pause pour analyser la façon dont a été effectuée cette première opération et y apporter d'éventuelles améliorations pour les quelque 70 autres du même type à réaliser par la suite. "Le calendrier à venir ne peut pas encore être détaillé", a précisé le groupe.

Retirer des assemblages de combustible d'une piscine de désactivation est une tâche courante dans les centrales nucléaires et Tepco l'a fait quelque 1.200 fois en quatre décennies d'exploitation de réacteurs, mais c'est la première fois qu'une telle opération est réalisée dans un environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité.

Il s'agit en outre de la plus délicate opération depuis la stabilisation du site en décembre 2011, six mois après le tsunami qui l'avait ravagé. "Ce retrait ouvre un nouveau chapitre important dans notre tâche de démantèlement", qui doit durer 40 ans, a commenté le PDG de Tepco, Naomi Hirose.


Sciences et avenir 21/11/2013

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Tokyo (AFP) - Une délégation d'une vingtaine d'experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a entamé lundi une nouvelle séance d'inspection des travaux de démantèlement de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima où les incidents se sont multipliés ces dernières semaines.

Pendant 10 jours, 19 spécialistes vont examiner la façon dont la compagnie gérante, Tokyo Electric Power (Tepco), oeuvre sur le site pour en préparer la démolition. Cette mission, la deuxième du genre après celle d'avril dernier, se déroule jusqu'au 4 décembre. Les experts vont visiter la centrale mais aussi recueillir des informations diverses auprès de Tepco ainsi que du gouvernement et d'autres parties prenantes.

"Nous allons mettre en particulier l'accent sur les efforts déployés pour gérer l'eau contaminée et sur les opérations de transfert du combustible nucléaire stocké dans la piscine du réacteur 4 en un lieu plus sûr", a expliqué Carlos Lentijo, chef de la mission, lors d'un point de presse.

Tepco vient juste de terminer sans problème un premier retrait de 22 barres de combustible de la piscine fragilisée du réacteur 4, mais il lui en reste 1.511 à extraire, une tâche qui prendra environ un an. Les autres piscines de désactivation (1 à 3) devront elles aussi être vidées ultérieurement.

"Cela va nous permettre d'évaluer les circonstances en détail et de fournir des conseils supplémentaires à Tepco si nécessaire pour améliorer la situation", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, la compagnie se débat toujours avec le problème de comment gérer les centaines de milliers de tonnes d'eau contaminée stockées dans des réservoirs dont certains peu fiables.

La mission publiera un rapport préliminaire le 4 décembre, au dernier jour de sa mission, et une évaluation complète environ deux mois plus tard.


Sciences et avenir 25/11/2013

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L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima, la compagnie Tepco, a annoncé mardi avoir débuté les opérations pour effectuer un deuxième retrait d'assemblage de combustible nucléaire de la piscine du réacteur 4. Après avoir extrait du combustible neuf, Tepco retire cette fois du combustible usé.

La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) a précisé dans un courriel qu'elle allait retirer du combustible usé, ce qui rend la tâche encore plus délicate car ce matériau est plus radioactif que celui, neuf, extrait la première fois. Tepco avait effectué sans problème du 18 au 22 novembre une première extraction de 22 assemblages de combustible neuf, sur les 1533 (dont 202 neufs) à transférer de la piscine 4 à un bassin dit commun, bien plus sûr.

 connectingdots2 / Youtube 24/11/2013

"Nous allons agir de la même façon que la première fois, mais avec une extrême précaution car le combustible usé est plus sensible", a expliqué Tepco à la presse.

Mardi matin, la compagnie a plongé dans la piscine 4 un conteneur cylindrique de 5,5 mètres de haut et 2,1 de diamètre. Par la suite, elle devait commencer à y transférer un à un 22 assemblages de combustible usé, le tout grâce à une grue et des équipements télécommandés qui permettent de réaliser ces manipulations difficiles en laissant les assemblages en permanence immergés.

Retirer des assemblages de combustible d'une piscine de désactivation est une tâche courante dans les centrales nucléaires et Tepco l'a fait quelque 1200 fois en quatre décennies d'exploitation de réacteurs, mais c'est la première fois qu'une telle opération est réalisée dans un environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité.

 MOXNEWSd0tC0M / Youtube 18/11/2013

En outre, il s'agit de la plus délicate opération depuis la stabilisation du site en décembre 2011, six mois après le tsunami qui l'avait ravagé. "Ce retrait ouvre un nouveau chapitre important dans notre tâche de démantèlement", qui doit durer 40 ans, a commenté mardi le PDG de Tepco, Naomi Hirose.

romandie 26/11/2013

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Tokyo (AFP) - Les experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ont salué mercredi les efforts et progrès réalisés dans le chantier de la centrale accidentée de Fukushima, mais ont dans le même temps souligné que la situation y demeurait très difficile.

L'un des gros problèmes, celui de l'eau radioactive accumulée sur le site, pourrait être résolu par un rejet en mer, une fois le niveau de contamination ramené à un seuil acceptable sur la base d'études d'impact, ont-ils aussi jugé.

Dix-neuf experts de l'organisme onusien sont présents au Japon depuis la semaine dernière pour examiner les moyens employés par la compagnie gérante, Tokyo Electric Power (Tepco), et les autorités pour préparer le démantèlement des installations ravagées par le tsunami du 11 mars 2011.

"De grands progrès ont été réalisés dans la stratégie (de gestion de la situation) et dans l'allocation des ressources nécessaires pour mener à bien le processus de démantèlement", a déclaré lors d'une conférence de presse à Tokyo le directeur de la mission, Juan Carlos Lentijo.

Cependant, il a aussi précisé en préambule que "la situation reste très complexe et qu'il y a encore des questions très difficiles qui doivent être résolues pour la stabilité à long terme de de la centrale".

L'examen des experts a notamment porté sur la gestion de l'eau contaminée qui a envahi le site ainsi que sur le retrait des assemblages de combustible de la piscine de désactivation du réacteur n°4, tâche délicate qui a débuté le mois dernier et s'est jusqu'à présent déroulée sans incident, selon Tepco.

"En ce qui concerne les quantités croissantes d'eau contaminée sur le site, Tepco devrait examiner toutes les options, y compris la possibilité de la rejeter en mer dans le respect des limites de contamination autorisées", a indiqué l'AIEA, rejoignant en cela le point de vue d'autres experts ainsi que du président de l'Autorité de régulation nucléaire du Japon. "Pour envisager l'option d'un rejet en mer, Tepco devrait effectuer des évaluations de sécurité et d'impact environnemental", a précisé l'AIEA.

Toutefois les pêcheurs locaux, les pays voisins et les groupes environnementaux sont radicalement opposés à cette idée.

En attendant, la compagnie a prévu de plus que doubler la capacité de stockage d'eau à 800.000 tonnes et d'étendre les moyens de décontamination qui n'ont jusqu'à présent pas pleinement donné satisfaction.

Un éventuel déversement dans l'océan Pacifique voisin exigerait qu'outre le césium et 62 autres éléments radioactifs, soit aussi supprimé le tritium contenu dans cette eau actuellement stockée dans un millier de réservoirs. Une autre partie reste en outre enfouie dans les sous-sols de la centrale.

La mission, qui a aussi jugé la contamination maritime bien contenue dans la zone du port de la centrale et suivie attentivement, doit rédiger un rapport complet dans les deux mois à venir.

La feuille de route vers le démantèlement de la centrale de Fukushima prévoit un processus qui devrait durer de trois à quatre décennies.

 Le film raconte l'histoire de la effondrement de la centrale nucléaire japonaise en 2011 et la dissimulation par le gouvernement japonais et TEPCO.  Il montre ce que cela signifie, non seulement pour le peuple du Japon, mais aussi pour les gens du monde entier . Alternative Information 26/11/2013


Sciences et avenir 4/12/2013

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Fukushima (Japon) (AFP) - Des carcasses de camions couchées, des armoires électriques éventrées, un pilier de ligne à haute tension arraché, un bâtiment dont le squelette de ferraille a été torturé par le tsunami: deux ans jour pour jour après la "stabilisation" de la centrale Fukushima Daiichi, la situation apparaît toujours précaire mais le chantier a bien progressé.[b]

[b]Sur le site, visité lundi par une journaliste de l'AFP, les silhouettes sont identiques, anonymes, muettes: des hommes en combinaisons blanches, têtes casquées, visages masqués, s'affairent dans le dédale de tuyauterie: près des centaines de réservoirs d'eau radioactive, aux abords des bâtiments des réacteurs. Ailleurs on répare une grue, bétonne des fossés ou surveille les installations de décontamination.

MsMilkytheclown1 20/9/2013


Mangé par une végétation jaunâtre en friche, le paysage a changé depuis que, le 16 décembre 2011, a été confirmé l'état "d'arrêt à froid" des réacteurs. Là où il n'y avait pas de danger immédiat, tout est certes resté en l'état, mais là où les risques existaient, on a paré au plus urgent: en bord de mer, d'énormes sacs de pierres font désormais digue.

"Les travaux ont avancé conformément à la feuille de route. Même s'il reste de nombreux problèmes, rien à voir avec ce que nous avons connu dans les mois suivant l'accident", se félicite Akio Komori, un responsable du suivi des travaux.

Si l'état d'urgence a été levé, la compagnie gérante Tokyo Electric Power (Tepo) énumère trois tâches prioritaires, avant la plus énorme, l'extraction dans une dizaine d'années du combustible fondu des réacteurs 1 à 3.

"Nous devons d'abord régler le problème de l'eau contaminée, en améliorant les canalisations et réservoirs. Le gouvernement a établi un plan mais, sur le terrain, la situation reste difficile", explique Hirohisa Kuwabara, un directeur-adjoint de la centrale. Il faut aussi, dit-il, gérer les déchets souillés et faire baisser le niveau d'exposition des travailleurs.

Car la radioactivité varie dans des proportions phénoménales, passant en quelques mètres de 20 à 1.000 microsieverts par heure, le long des tranches 3 et 4. "Nous avons même trouvé un point de 25 sieverts/heure (dose létale en 20 minutes), le long d'une canalisation exposée aux vapeurs de ventilation juste après l'accident", confie M. Kuwabara.

tokyoscoop 20/11/2013


Ce lieu est évidemment interdit, tout comme la proximité des coeurs fondus. Mais ailleurs, les travaux ont énormément avancé, au regard de la situation un an plus tôt, lors d'une visite avec le Premier ministre Shinzo Abe.

Le monceau de ferraille déchiquetée qui surplombait le bâtiment au toit soufflé du réacteur 3 a disparu: les grues télécommandées s'activent toujours mais c'est déjà bien nettoyé.

Que faire de ces détritus ? "Nous cherchons des techniques d'entreposage, nous pensons que les entreprises françaises peuvent nous aider", souligne le directeur-adjoint.

"D'ici un an, nous voulons diminuer le niveau moyen d'exposition à 1/10e de ce qu'il est aujourd'hui", précise ce responsable. Comment ? "En grattant le sol, en déblayant, en bitumant les travées et en abattant les arbres alentour".

Jonny Rayden 1/12/2013


Depuis le 11 mars 2011, les travailleurs, encouragés par des messages d'enfants punaisés aux murs, n'ont pas chômé. Près de 30.000 sont intervenus sur le site en 2 ans et 9 mois, 2.500 à 4.000 par jour. Un quart environ de ce lot quotidien sont des salariés de Tepco, les autres sont engagés par des sous-traitants, qu'il s'agisse de gros groupes (Hitahi, Toshiba...) ou d'une kyrielle de petites entreprises dont Tepco ignore jusqu'au nom.

Malgré les incidents, globalement les travailleurs, des hommes de 20 à 60 ans, ont l'air serein. Environ 200, selon M. Kuwabara, sont là depuis le début. Mais la limite d'exposition (50 millisieverts/an et 100 mSV sur un cumul de 5 années d'affilée) en force beaucoup à partir après quelques mois.

"Faisons coeur commun", lit-on en énormes caractères nippons sur des murs près des tranches 3 et 4. Ailleurs c'est: "Persévérons, n'abdiquons jamais".

Sous la bâtisse au-dessus du bâtiment réacteur 4 dont le toit avait été soufflé, l'extraction du combustible usé de la piscine se poursuit depuis novembre, "pour le moment sans problème", selon M. Kuwabara. "Nous avons débuté le 6e chargement. Les 5 premiers, soit 110 assemblages, sont déjà dans une autre piscine", précise-t-il. Il faut encore faire cette délicate opération plus de 60 fois.

A l'écart, se rouvre le QG de crise, antisismique, auquel on accède par un sas tapissé de bâches rose pâle et où règne une odeur suffocante de tabac froid. Rien ne laisse supposer les heures d'angoisse qu'y ont vécu les salariés de Tepco, lorsqu'ils parlaient d'un côté aux techniciens près des réacteurs incontrôlables et de l'autre avec le siège de la compagnie à Tokyo. Si loin. Les téléphones rouges sont désormais scotchés. Il n'y a, espère-t-on ici, plus de raison de les décrocher.

Et au milieu de tables en ellipse, un écran menaçant: "système d'alerte sismique", lit-on en japonais. C'est le dispositif de l'agence de météo susceptible d'annoncer une secousse juste quelques secondes avant qu'elle se produise.

Sciences et avenir 16/12/2013

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TOKYO - La compagnie gérante de la centrale nucléaire de Fukushima a officialisé mercredi le démantèlement des réacteurs 5 et 6, relativement peu endommagés comparés aux 4 premiers auxquels elle avait déjà renoncé depuis des mois, à cause de la castastrophe de mars 2011.

Cette décision a été entérinée mercredi en conseil d'administration, a précisé Tokyo Electric Power (Tepco).

Aucun calendrier précis n'a été donné mais dans un premier temps, ces unités 5 et 6, un peu à l'écart des autres, seront utilisées comme sites de recherche et développement afin de préparer les techniques d'extraction du combustible fondu des tranches 1 à 3.

Les autorités gouvernementales, y compris le pro-nucléaire Premier ministre conservateur Shinzo Abe, avaient déjà demandé à Tepco de démanteler aussi les 5 et 6, en plus des quatre premiers mais le groupe s'était jusque-là montré plutôt réticent, en partie pour des raisons comptables, du fait de l'enregistrement inévitable de déperditions d'actifs.

La conversion en unités de recherche et développement semble être un compromis qui va permettre de disposer de moyens autres que des maquettes pour préparer l'intervention inédite de retrait du combustible fondu qui devra être effectuée dans les réacteurs 1 à 3 à partir des années 2020.

Après cette décision de démanteler les réacteurs 5 et 6, il ne restera plus sur les registres officiels japonais que 48 réacteurs, contre 50 actuellement et 54 avant le 11 mars 2011, jour où la centrale Fukushima Daiichi a été mise en péril par un puissant séisme suivi d'un gigantesque tsunami dans le nord-est de l'archipel.

Actuellement, tous les réacteurs du Japon sont arrêtés par précaution pour l'amélioration de leur sûreté.


romandie 18/12/2013

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TOKYO - La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima, Tokyo Electric Power (Tepco), a indiqué mercredi qu'elle présenterait dans la journée un nouveau plan de restructuration pour faire face aux coûts exorbitants consécutifs à la catastrophe nucléaire.

Le patron de Tepco, Naomi Hirose, doit s'adresser à la presse après avoir soumis le projet aux gérants d'une structure de soutien financier semi-étatique, selon un porte-parole de la compagnie.

Le conseil d'administration de Tepco a approuvé ce plan mardi, lequel est en partie fondé sur un schéma financier s'appuyant sur l'option d'un redémarrage partiel des réacteurs nucléaires arrêtés dans la centrale Kashiwazaki-Kariwa située sur la côte ouest du Japon. Une remise en service de deux ou plus des sept tranches de ce complexe atomique permettrait à la compagnie de faire d'importantes économies financières, ce qui rassurerait ses créanciers.

Le plan comprendrait aussi les détails de la création déjà annoncée la semaine passée d'une filiale spéciale pour le démantèlement de la centrale du nord-est Fukushima Daiichi, mise en péril par le tsunami du 11 mars 2011 et qui doit être intégralement démolie. Il intégrerait également un nouveau programme de départs anticipés afin de réduire les frais fixes de l'entreprise, selon les médias.

D'après ces derniers, Tepco et le fonds de soutien doivent soumettre conjointement le plan au gouvernement le mois prochain pour une approbation officielle. L'Etat a par ailleurs déjà décidé de se substituer en partie à Tepco pour financer l'achat de terrains dans la zone contaminée par les dégagements radioactifs de Fukushima Daiichi, afin de créer un ou plusieurs sites d'entreposage de déchets souillés.

Sur la base de ce plan de restructuration, Tepco serait aussi susceptible de recevoir de nouveaux prêts de 500 milliards de yens (3,5 milliards d'euros) de la part de 11 banques et autres organismes financiers.

Tepco et l'Etat ignorent encore le coût total des dédommagements à payer pendant des années aux dizaines de milliers de victimes qui ont dû fuir leur maison à cause de la contamination radioactive.

Reste aussi inconnu le montant à débourser pour le démantèlement des six réacteurs de la centrale Fukushima Daiichi, de même que pour la décontamination de la région alentour.

ROMANDIE 25/12/2013

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TOKYO - Ex-présidente de l'autorité nucléaire britannique, l'Américaine Barbara Judge travaille aujourd'hui pour la compagnie gérante de la centrale de Fukushima, Tepco, dans laquelle elle veut instiller une culture de sûreté, a-t-elle expliqué dans un entretien à l'AFP.

Cette femme au style strict mais non dépourvue d'humour a été recrutée il y a quelques mois par Tokyo Electric Power (Tepco) pour rejoindre d'autres experts internationaux dans un Comité de suivi de la gestion des suites de l'accident nucléaire survenu en mars 2011 à cause d'un puissant tsunami dans le nord-est du Japon.

Tepco doit passer d'une culture d'efficacité à une culture de sûreté. C'est un objectif très difficile à atteindre. Certains disent que cela prend 2 ou 3 ans, mais je dois y parvenir plus vite car le temps presse, insiste-t-elle. Lady Judge n'est pas une spécialiste des technologies nucléaires, mais à l'entendre, elle sait définir des objectifs, organiser et superviser.

A la suite d'une série infernale de pépins liés à la présence dans le complexe atomique ravagé de plus de 300.000 mètres cubes d'eau contaminée, l'image de Tepco, qui était déjà très mauvaise, a encore été dégradée, d'autant que la communication autour de ces incidents laissait à désirer.

La compagnie Tepco doit à l'avenir être vigilante sur sa façon de tenir la population informée, car il est à prévoir que d'autres problèmes techniques auront lieu, le démantèlement étant une tâche longue et complexe, avait déclaré cet été Mme Judge.

Malgré une résistance initiale, il semble que les responsables de Tepco aient compris récemment que la sûreté est la priorité, dit-elle aujourd'hui. En l'espace de six mois, les choses se sont selon elle grandement améliorées.

Je pense que l'élément clef a été le plan de retrait du combustible usé de la piscine du réacteur 4. Il a été préparé simultanément sur le volet technique opérationnel, et sur le volet de la sûreté. Le succès jusqu'à présent de cette opération délicate a montré que c'était une bonne idée, s'enthousiasme-t-elle. La haute-direction de Tepco en a pris conscience et c'est essentiel. La tâche elle-même a été valorisée. Il y a un nouvel engagement visible. La motivation est extrêmement élevée et le fait d'avoir réussi au départ donne envie de poursuivre dans la même voie.

Reste que le problème de l'eau souillée, lui, semble toujours entier et que même s'il existe un plan de lutte établi avec le gouvernement, Mme Judge reconnaît ne pas être sur le terrain pour mesurer la largeur du fossé entre les desiderata de l'Etat et les capacités de mise en oeuvre sur place.

Ma stratégie est de faire en sorte que la culture de sûreté soit adoptée de façon générale. Il faut étudier in extenso ce qu'il s'est passé à Fukushima Daiichi et en tirer toutes les leçons pour Kashiwazaki-Kariwa, le plus grand complexe atomique de Tepco, aujourd'hui stoppée mais que la compagnie veut vite redémarrer.

Je pense que beaucoup de centrales dans le monde ont une culture d'efficacité et il faut hélas que se produisent des accidents pour que cela change. Au Japon, il n'y avait pas de plan de gestion de crise, personne pour prendre des décisions. De plus le régulateur était trop proche de l'opérateur(...). Désormais, je pense que les pratiques antérieures ne se reproduiront pas.

Cependant, nous n'en sommes qu'au début. Je croirais que ma mission est une réussite si un jour un jeune ou nouvel employé peut dire à son patron qu'il vaudrait mieux stopper les installations pour des questions de sûreté et que son chef accepte, puis le promeuve. Pour cela, il faut un changement dans l'organisation, dans les comportements, et dans la façon de travailler.


ROMANDIE 27/12/2013

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Tokyo (AFP) - L'opérateur de la centrale accidentée de Fukushima a annoncé vendredi avoir installé une deuxième caméra pour permettre de regarder en direct via internet une partie de la situation dans la centrale accidentée.

Une première caméra est présente depuis longtemps déjà du côté du réacteur 4. La nouvelle a été fixée de l'autre côté, celui du réacteur 1.

Il s'agit pour Tokyo Electric Power (Tepco) d'une opération de communication qui est censée prouver la volonté de la compagnie "d'offrir au public plus de transparence sur le statut de la centrale".

Les dirigeants de Tepco ont été durement critiqués depuis les premiers jours de l'accident de Fukushima survenu en mars 2011 dans le nord-est du Japon à cause d'une communication brouillonne, de soupçons de rétention d'informations, ou de manque de transparence.

Des efforts sont faits ces derniers mois avec l'accueil de journalistes, en nombre très limité cependant, dans la centrale ravagée et la diffusion d'images prises dans les installations saccagées.

Voir les images en ligne:

Réacteur 1: http://www.tepco.co.jp/en/nu/f1-np/camera/index2-e.html

Réacteur 4: http://www.tepco.co.jp/en/nu/f1-np/camera/index-e.html

 

fuku1live 25/10/2013



Sciences et avenir 10/1/2014

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TOKYO - Des chercheurs japonais ont présenté jeudi un moyen scientifique de localiser du combustible nucléaire en observant le comportement des rayons cosmiques, une technologie qui pourrait aider à situer l'emplacement du combustible fondu de trois réacteurs de la centrale accidentée de Fukushima.

Les rayons cosmiques sont des flux de particules provenant directement de l'espace. Les chercheurs du laboratoire KEK, de l'Université de Tsukuba et d'un établissement universitaire de Tokyo, se sont intéressés aux particules de haute énergie et charge négative appelées muons. Lesdits muons, des cousins des électrons, ne sont pas faciles à stopper; ils traversent librement de nombreux matériaux, au point d'ailleurs de gêner parfois des expériences scientifiques. Pourtant, ils peuvent être absorbés par des substances à haute densité comme le combustible nucléaire.

C'est cette propriété que les chercheurs ont utilisée en mesurant les flots de muons depuis trois endroits à l'extérieur d'un réacteur nucléaire à l'arrêt, Tokaimura 2, dans la préfecture d'Ibaraki, au nord de Tokyo. La surveillance a été continue de février 2012 à décembre 2013. Ils ont ainsi traqué où les muons ont été bloqués pour produire une image de la présence du combustible nucléaire dans le réacteur, a expliqué à l'AFP un des chercheurs du KEK, Fumihiko Takasaki.

Selon lui, cette technologie pourrait aider la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco) à situer l'emplacement de corium (matériau constitué des éléments fondus du coeur de réacteurs nucléaires) dans le complexe atomique Fukushima Daiichi ravagé par le tsunami du 11 mars 2011 dans le nord-est de l'archipel. M. Takasaki indique en outre qu'une observation durant moins de deux mois depuis cinq emplacements à la centrale de Fukushima permettrait d'y situer le combustible nucléaire.

Nul pour le moment ne sait en effet où s'est enfoncée cette matière des coeurs fondus, si elle est encore dans l'enceinte en béton de chacun des trois réacteurs incriminés, comme l'estime Tepco, ou si elle l'a déjà traversée, comme le craignent certains experts. Or, il est essentiel de pouvoir localiser ce corium pour tenter de le récupérer, ce qui constituera l'opération la plus délicate et la plus longue du processus de démantèlement engagé. Selon les prévisions actuelles, il faudra entre 20 et 30 ans uniquement pour procéder à cette extraction qui, dans le meilleur des cas, ne pourra pas débuter avant 2020.

Un organisme de recherche dédié, l'Irid, a d'ailleurs lancé fin 2013 un appel international à idées pour des techniques de mesure et retrait du corium.

romandie 23/1/2014

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L'Autorité japonaise de régulation du nucléaire a élaboré de nouvelles règles pour la surveillance des radiations. Elles permettront de prendre la décision d'évacuer ou non les résidents.

Suite à l'accident de Fukushima Daiichi en 2011, des officiels de l'ARN ont décidé de mettre en place un nouveau plan de gestion des catastrophes aux abords des centrales. Selon ce plan, des données concernant les niveaux de radiation dans un périmètre de 30 kilomètres seront collectées avant d'émettre un éventuel ordre d'évacuation. Le plan précise également que tous les résidents se trouvant à une distance allant jusqu'à 5 kilomètres seront évacués sans condition.

L'ARN a demandé aux administrations locales de choisir au minimum un endroit dans chaque communauté afin de mesurer les niveaux de radiation et la densité des substances radioactives.

Par ailleurs, elle exige également des municipalités qu'elles installent des générateurs d'électricité d'urgence dans les points de surveillance habituels. Les postes de surveillance autour de la centrale Fukushima Daiichi n'avaient pas fonctionné en raison d'une coupure d'électricité.




NHK World 2/2/2014

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Tokyo (AFP) - La compagnie gérante de la centrale accidentée de Fukushima a annoncé avoir mesuré jeudi un niveau jusqu'à présent inédit de césiums radioactifs dans un puits situé entre les réacteurs ravagés et l'océan Pacifique voisin.

Une teneur en césium 134 de 37.000 becquerels par litre d'eau et de 93.000 becquerels par litre pour le césium 137 a été relevée, des niveaux bien supérieurs à ceux de la veille, selon les données publiées par Tokyo Electric Power (Tepco).

Cette eau a été puisée à 16 mètres de profondeur en un lieu où l'on savait déjà que l'eau souterraine avait été fortement contaminée par le biais de tranchées où s'est accumulé du liquide hautement radioactif venant des réacteurs accidentés le 11 mars 2011 après le passage d'un gigantesque tsunami. Selon Tepco, cette eau ne coulerait pas vers la mer.

Le problème de l'eau contaminée est un des plus épineux qu'ait à gérer la compagnie depuis près de trois ans.

Plus de 350.000 mètres cubes d'eau contaminée sont stockés dans des réservoirs montés sur le site et des dizaines de milliers d'autres ont envahi les sous-sols des bâtiments et tranchées souterraines. Des systèmes de traitement ont été mis en place pour décontaminer cette eau, mais ils sont encore notoirement insuffisants.

Tepco prévoit de les renforcer et de construire d'autres citernes pour atteindre une capacité de stockage de 800.000 mètres cubes d'ici à 2016.

D'ores et déjà cependant, des experts, dont ceux de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), conseillent d'étudier la possibilité de rejeter en mer l'eau qui aura été débarrassée de l'essentiel des radionucléides, tout en sachant qu'il restera encore du tritium que l'on ne peut pour le moment extraire.


Sciences et avenir 14/2/2014

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L'ambassadrice des Etats-Unis au Japon indique que la technologie américaine occupera une place dans les efforts à la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.

Caroline Kennedy s'est exprimée mercredi lors d'un forum organisé par les gouvernements japonais et américain. Lors des discussions de deux jours, les participants ont débattu d'une possible coopération pour le démantèlement de la centrale et les travaux de décontamination.

Mme Kennedy avait déclaré que cette rencontre offrirait aux entrepreneurs des deux pays l'occasion de partager leurs expériences et de discuter des moyens d'utiliser la technologie américaine pour contribuer à la reprise.

Les représentants de 26 compagnies américaines spécialisées dans l'élimination des déchets nucléaires ont participé et ont expliqué ce qu'ils pourraient faire pour contribuer aux opérations de nettoyage.

NHK WORLD 19/2/2014

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Selon l'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, un seul thermomètre serait opérationnel pour le contrôle de la température du combustible fondu, dans le réacteur numéro 2.

Les officiels de Tepco ont en effet découvert un dysfonctionnement au niveau de l'un des deux thermomètres qui servent à contrôler la partie inférieure de l'enceinte de confinement du réacteur.

Le problème a été décelé cette semaine, après que les techniciens ont accidentellement provoqué un court-circuit en utilisant une charge de 250 volts, au lieu de 100 volts, pour le contrôle des thermomètres.

Tepco continue de verser de l'eau dans le réacteur numéro 2 pour refroidir le combustible fondu dans la partie inférieure.

Suite à de nombreux incidents techniques, un seul des neuf thermomètres installés au fond de la cuve était opérationnel en septembre 2012.

Selon Tepco, le remplacement de la jauge devrait prendre du temps en raison des hauts niveaux de radiation à l'intérieur et autour du réacteur. Un nouveau thermomètre doit y être introduit, à travers un tuyau.


nhk world 20/2/2014

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L'autorité japonaise de régulation du nucléaire reproche à l'opérateur de la centrale nucléaire sinistrée Fukushima Dai-ichi de n'avoir pas prévenu une importante fuite d'eau hautement radioactive.

La Compagnie d'électricité de Tokyo a annoncé jeudi dernier que 100 tonnes d'eau radioactive avaient débordé d'un réservoir de stockage proche du réacteur 4.

Les responsables de Tepco ont expliqué lundi aux experts de l'Autorité de régulation du nucléaire que la fuite s'était produite alors que des valves, censées demeurer fermées, étaient restées ouvertes. De l'eau contaminée a alors pénétré dans le réservoir, qui a débordé. Tepco a précisé que les ouvriers n'avaient pas correctement contrôlé le niveau d'eau à l'intérieur du réservoir.

Toyoshi Fuketa, un haut responsable de l'ARN, a déclaré que les capteurs, systèmes d'alarme et autres appareils de mesure destinés à prévenir les fuites, n'étaient pas fonctionnels.

Il a intimé aux responsables de Tepco de prendre toutes les mesures pour assurer le bon fonctionnement de ce dispositif de sécurité.


NHK 24/2/2014

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TOKYO - Les opérations de retrait d'assemblages du combustible nucléaire de la piscine du réacteur 4 de la centrale de Fukushima ont été interrompues mardi pendant quatre heures en raison d'un problème technique, a annoncé l'opérateur Tepco.

Tokyo Electric Power a précisé dans un communiqué que l'arrêt des opérations était dû à une coupure électrique après le sectionnement d'un câble durant des travaux d'excavation. Toutefois l'opérateur précise que cet incident n'a eu aucune incidence notable sur la température de la piscine.


Best_World 13/2/2014


Tepco avait démarré ces opérations délicates de retrait de combustible à la mi-novembre. A la date du 24 février, précise l'opérateur, 374 assemblages de combustible ont déjà été extraits sur 1.533 (dont 202 neufs) à transférer de la piscine 4 à une bassin dit commun.

Retirer du combustible d'une piscine de désactivation est une tâche courante dans les centrales nucléaires et Tepco l'a fait quelque 1.200 fois en quatre décennies d'exploitation de réacteurs, mais c'est la première fois qu'une telle opération est réalisée dans un environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité.


u2bheavenbound 31/1/2014


Romandie 25/2/2014

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Une manifestation antinucléaire était organisée ce dimanche à Tokyo, à deux jours du troisième anniversaire du début de la catastrophe à la centrale de Fukushima.

Les participants ont marché en direction du Parlement. Ils brandissaient des panneaux demandant la fermeture de toutes les centrales nucléaires pour protéger la santé des enfants. Les manifestants ont encerclé le Parlement. Ils ont appelé à ne pas relancer les réacteurs à l'arrêt.

Une femme de 62 ans du village de Kawauchi, dans la préfecture de Fukushima, a participé au rassemblement avec sa petite-fille de cinq ans. D'après elle, trois ans après le début de la catastrophe le 11 mars 2011, la situation est plutôt pire. Elle veut que les gens sachent que les habitants de Fukushima vivent toujours des moments difficiles.

10 000 personnes ont participé à la manifestation, affirment les organisateurs, 4000 selon la police.

Nhk world 9/3/2014

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FUKUSHIMA DAIICHI (Japon) - Noir absolu: c'est dans l'obscurité totale que le 11 mars 2011 une poignée d'hommes désespérés ont tout tenté pour empêcher le pire à la centrale atomique Fukushima Daiichi. En vain.

Trois ans après, une journaliste de l'AFP s'est rendue là où s'est joué le drame dont ne sort pas indemne le Japon, ni sa politique énergétique: la salle de contrôle des unités 1 et 2.

bY Modern Decay 5jAN.2014


En guise de témoignage, il reste seulement des notes griffonnées sur les parois, entre manettes, cadrans, boutons et voyants éteints. Dates et chiffres écrits maladroitement, empreintes visibles de ces premières heures infernales, après le séisme et le tsunami qui ont ébranlé le site, et plongé dans le noir ceux qui luttaient.

24 heures sur 24, pendant des jours, ils ont bataillé, mais ont dû battre en retraite. Que se passait-il dans le coeur des réacteurs, les opérateurs n'en savaient rien. Les gars qui étaient là ne travaillent plus à la centrale. Ils ont reçu trop de radiations, explique Kenichiro Matsui, un responsable de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco).

bY combomelt 10mAR.2014


Il faut toujours un masque intégral, une combinaison, un bonnet, un casque, trois paires de gants, autant de chaussettes et des chaussures couvertes pour enjamber des câbles, des tuyaux, passer par un labyrinthe étroit, des escaliers, et arriver jusque-là, mais, surprise: la salle est propre, éclairée. Et pourtant, à une quarantaine de mètres, dans les réacteurs détruits, règne encore une radioactivité si phénoménale qu'ils ne sont pas près d'y aller.

Ainsi va la vie à Fukushima Daiichi. Paradoxale: des progrès très visibles sur une partie du site (nettoyage des bâtiments), et une impression de chaos ailleurs, près des réservoirs d'eau contaminée notamment.

 bY kevin blanch 7mAR.2014


La gestion de cette eau n'est toujours pas satisfaisante, confirme Dale Klein, ex-président de l'Autorité américaine de régulation nucléaire et membre d'un comité de suivi de la crise.

Quatre pas en avant, deux en arrière: chaque nouvelle fuite d'eau ruine presque toute la confiance un peu regagnée, déplore cet expert selon qui Tepco doit faire davantage et plus vite pour gérer les près de 450.000 tonnes de liquide radioactif accumulé dans 1.200 réservoirs disséminés sur le site. Et on continue d'en construire par dizaines.

3.000 à 4.000 travailleurs s'escriment tous les jours, dans des conditions incroyablement pénibles, pour déblayer, installer des équipements, bâtir un mur souterrain, retirer le combustible usé des piscines d'entreposage, ou simplement trier les vêtements, chaussures, masques et casques. Logistique folle.

Trois ans c'est long mais ce n'est rien, même pas un dixième du temps qu'il faudra pour démanteler 4 des 6 tranches de Fukushima Daiichi. Et pendant ce combat titanesque, à Tokyo on espère bien en relancer d'autres ailleurs.

bY ABC News 28jAN.2014


L'énergie nucléaire est une ressource de base importante, martèle le Premier ministre conservateur Shinzo Abe, pour qui les réacteurs jugés sûrs devront être remis en exploitation.

Arrivé au pouvoir fin 2012, son gouvernement s'est empressé d'enterrer le projet du précédent exécutif de centre-gauche de zéro nucléaire d'ici à 2040. Une dizaine d'unités (sur 50 arrêtées) sont actuellement examinées depuis plus de six mois, et ce n'est pas fini.

Si le gouvernement et l'Autorité nucléaire (chargée de certifier les réacteurs) considéraient vraiment la catastrophe de Fukushima comme une priorité, ils auraient mis plus de ressources au lieu de les concentrer sur les études de redémarrage d'autres réacteurs, s'agace Hisayo Takada qui suit le dossier au sein de l'organisation écologiste Greeenpeace.

bY CBS This Morning 2/jAN.2014



L'opinion, elle, ne bouge plus guère, elle espère juste que les installations nucléaires seront moins employées qu'avant, tandis que les industriels du secteur estiment qu'il faudra non seulement relancer des réacteurs mais aussi en construire de nouveaux pour assurer un approvisionnement stable.

Le camp des pro-nucléaires autour de Shinzo Abe avance trois arguments.

* Economique, d'abord. Le Japon doit importer à prix d'or des quantités faramineuses de gaz et pétrole pour faire tourner à plein régime ses centrales thermiques, une situation qui entraîne des déficits commerciaux insoutenables.

bY Carl Anderson 3mAR.2014


* Diplomatique: l'indépendance énergétique est vitale, même si, pour les centrales nucléaires, le Japon reste tributaire de l'uranium importé.

* Ecologique, enfin. Les centrales thermiques produisent des gaz à effet de serre, ce qui empêche le Japon de remplir ses engagements internationaux, même s'il promet d'augmenter la part des énergies renouvelables (fermes solaires et éoliennes).

bY AFAskygoddess 24fEV.2014


S'ajoutent à cela un peu d'orgueil (la maîtrise de technologies de pointe) et pour certains nationalistes une arrière-pensée militariste (et si le Japon se dotait de la bombe atomique?).

Du coup, le gouvernement martèle sur tous les tons que le Japon veut certes diminuer la part nucléaire mais ne peut s'en passer s'il veut rester une grande puissance économique indépendante et soucieuse du changement climatique.

bY ARIRANG NEWS 22dEC.2013


bY kevin blanc 10mAR.2014


 citizenperth 1mAR.2014



Romandie.com 10MARS.2014

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TOKYO - Un ouvrier est décédé vendredi après-midi à la centrale accidentée Fukushima Daiichi après un incident lors de travaux sur le site, a annoncé la compagnie gérante Tokyo Electric Power (Tepco).

Un travailleur a été enseveli sous des sédiments lors de travaux d'excavation près d'une zone destinée à l'entreposage de détritus, a expliqué un porte-parole de Tepco, Masayuki Ono, lors d'une conférence de presse.


Top World News 28/3/2014



Il a été transporté à l'hôpital où son décès a été confirmé, a-t-il ajouté, précisant que c'était la première fois depuis l'accident atomique du 11 mars 2011 qu'un ouvrier meurt en cours de travaux sur le site.

Cet ouvrier effectuait des préparatifs pour l'entreposage de détritus. Il était à l'intérieur d'un trou quand il a été enseveli par de la terre, selon les premières explications.

Il a été conduit inconscient dans une salle de soins d'urgence puis dans un hôpital d'Iwaki, une des villes les plus proches hors de la zone évacuée, à plusieurs dizaines de kilomètres. Les services de police sont en train d'enquêter sur place et d'interroger les témoins, a aussi précisé M. Ono. Nous n'avons pas pour le moment d'autres informations à donner, s'est-il excusé.

Il ne s'agit pas d'un employé de Tepco mais d'un ouvrier quinquagénaire travaillant pour une autre société. Quelque 3.000 personnes de centaines d'entreprises oeuvrent chaque jour à la centrale Fukushima Daiichi, ravagée le 11 mars 2011 par un gigantesque tsunami.


Romandie 28/3/2014

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L'opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi annonce que l'élimination du combustible usé a repris dans l'un des réacteurs endommagés.

Mercredi, un signal d'alarme a subitement retenti, interrompant une haute grue alors que les ouvriers s'apprêtaient à hisser un caisson contenant des barres de combustible hors de la piscine située dans l'édifice du réacteur 4.


Piscine d'entreposage des barres de combustible - Photo NHK



La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, a indiqué qu'un ouvrier avait manoeuvré par erreur la grue sans libérer l'un des freins auxiliaires, ce qui a provoqué une surcharge. Le problème étant réglé, les travaux ont repris dimanche à midi.

Cet incident marque la première suspension des travaux depuis que Tepco a commencé à débarrasser la piscine de ses barres de combustible en novembre dernier.

Au moment de l'accident de 2011, la piscine contenait 1533 barres de combustible. 983 s'y trouvaient encore dimanche.

Retrouvez cet article sur NHK WORLD 30/mar/2014

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L'opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi annonce avoir découvert l'origine d'une fuite au niveau du réacteur 1.

La Compagnie d'électricité de Tokyo étudie les dégâts occasionnés à l'enceinte de confinement du réacteur par l'accident de 2011. L'enceinte contient du combustible nucléaire fondu.

De l'eau s'écoule d'un tuyau relié à l'enceinte de confinement. Une image enregistrée par un robot télécommandé montre une zone noircie sur le tuyau brun.

Des officiels de la compagnie pensent que l'eau du tuyau endommagé s'écoule vers la partie inférieure de l'enceinte. Ils disent qu'ils vont étudier les moyens d'arrêter la fuite.

 

Image NHK World 





NHK WORLD 28/5/2014

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Le gouvernement japonais a achevé une série de réunions d'information, dans deux villes de la préfecture de Fukushima, à propos des sites de stockage de substances radioactives et de déchets nucléaires.

Seize réunions d'information ont été proposées aux anciens résidents et propriétaires de terrains susceptibles d'accueillir provisoirement les sites en question. Il s'agit des villes de Futaba et Okuma, près de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima.

Le gouvernement prévoit l'achat de 16 kilomètres carrés de terrain dans cette zone.

De nombreux résidents déplorent toutefois que le site définitif ne soit pas encore déterminé, alors que le retrait des déchets nucléaires de la préfecture de Fukushima doit normalement intervenir dans les 30 années qui suivront le début du stockage.

Le gouvernement espère construire les installations en question et entamer le transfert des déchets et substances radioactives en janvier 2015.

Son projet doit toutefois être approuvé par les autorités et la population locales.


NHK 16/6/2014

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Tokyo - Près des trois quarts du combustible stocké dans la piscine de désactivation du réacteur 4 de la centrale de Fukushima au moment de l'accident a été transféré, pour le moment sans problème, dans un lieu plus sûr, selon les plus récents chiffres de la compagnie Tepco.

A la date du 23 juin, 1.100 assemblages de combustible usé sur 1.331 (82,6%) et 22 neufs sur 202 (10,9%), avaient été déplacés, soit près de 75% du total contenu dans ce bassin fragilisé par le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, a précisé Tokyo Electric Power (Tepco).

Ce travail délicat avait débuté mi-novembre 2013 et devrait s'achever à la fin de cette année.

Pour le moment, Tepco a effectué 51 fois la même opération consistant à plonger un caisson vide dans la piscine, à y transférer 22 assemblages avant de le refermer, de le sortir, de le déplacer jusqu'à une autre piscine distante plus sûre et d'y décharger les assemblages.

Retirer du combustible d'une piscine de désactivation est une tâche courante dans les centrales nucléaires et Tepco l'a fait quelque 1.200 fois en quatre décennies d'exploitation de réacteurs, mais c'est la première fois qu'une telle opération est réalisée dans un environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité.

Il a fallu auparavant nettoyer pendant des mois la piscine où étaient tombés de très nombreux débris de différentes tailles à cause des explosions d'hydrogène survenues dans les premiers jours suivant la catastrophe.

L'extraction du combustible de cette piscine est la plus délicate opération depuis la stabilisation du site en décembre 2011, six mois après le tsunami qui l'avait ravagé. Ce retrait ouvre un nouveau chapitre important dans notre tâche de démantèlement, qui doit durer 40 ans, a plusieurs fois répété le PDG de Tepco, Naomi Hirose.

Romandie.com 25juin.2014

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L'opérateur de la centrale nucléaire accidentée Fukushima Dai-ichi s'est excusé auprès des actionnaires de la compagnie pour les problèmes liés à l'eau radioactive qui s'y trouve.

Plus de 2.100 actionnaires (dont Greenpeace) de la Compagnie d'électricité de Tokyo ont participé à la réunion d'actionnaires annuelle jeudi à Tokyo.

Le président Fumio Sudo a expliqué que la concurrence dans le secteur de la production d'électricité allait s'avérer farouche dans le contexte de restructuration de la compagnie. Il a ajouté que Tepco travaillera à assumer ses responsabilités en payant pour les dégâts provoqués par l'accident à la centrale, en y démantelant les réacteurs et en rebâtissant la préfecture de Fukushima.

Certains actionnaires ont déclaré qu'il était honteux que la compagnie responsable de l'accident envisage de redémarrer des réacteurs qui sont hors service. Des responsables de Tepco ont répondu que l'énergie nucléaire était un élément important du plan énergétique fondamental de la nation.

Huit autres grandes compagnies d'électricité du pays ont organisé leur réunion d'actionnaires annuelle le même jour. Des propositions visant à démanteler les réacteurs ont été rejetées lors de toutes les réunions.

NHK WORLD 26/6/2014

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Tokyo - La compagnie Tepco a indiqué avoir suspendu pour un peu plus de deux mois le retrait du combustible nucléaire de la piscine du réacteur 4 de la centrale accidentée Fukushima Daiichi, en raison d'une période de maintenance.

L'extraction est arrêtée depuis le 1er juillet et jusqu'à début septembre compris, a confirmé jeudi un porte-parole de Tokyo Electric Power (Tepco), compagnie gérante du complexe atomique ravagé par le tsunami du 11 mars 2011.

L'objectif de cette suspension est d'effectuer une maintenance de la grue et de tout le système de retrait qui fonctionne quasiment sans discontinuer depuis plus de six mois.

A la date du 30 juin, 1.166 assemblages de combustible usé sur 1.331 (87,6%) et 22 neufs sur 202 (10,9%), avaient été déplacés, soit plus de 75% du total contenu dans ce bassin fragilisé par le séisme et le raz-de-marée survenus il y a bientôt trois ans et demi. Ce travail délicat avait débuté mi-novembre 2013 et devrait s'achever à la fin de cette année.

Pour le moment, Tepco a effectué 54 fois la même opération consistant à plonger un caisson vide dans la piscine, à y transférer 22 assemblages avant de le refermer, de le sortir, de le déplacer jusqu'à une autre piscine distante plus sûre et d'y décharger les assemblages. Lorsque le travail reprendra mi-septembre, elle aura environ 16 convois supplémentaires à faire.

[...]L'extraction du combustible de cette piscine est la plus délicate opération depuis la stabilisation du site en décembre 2011, six mois après le tsunami qui l'avait ravagé. Ce retrait ouvre un nouveau chapitre important dans notre tâche de démantèlement, qui doit durer 40 ans, a plusieurs fois répété le PDG de Tepco, Naomi Hirose.

Parallèlement, Tepco prépare l'extraction du combustible encore contenu dans les autres piscines des réacteurs 1 à 3 du site.

Romandie 3/7/2014

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La compagnie gestionnaire de la centrale nucléaire de Fukushima ravagée par le tsunami du 11 mars 2011 indique avoir suspendu le retrait du combustible nucléaire de la piscine du réacteur 4.

En quoi consiste cette opération ? L'infographie vidéo de Sciences et Avenir dévoile ci-dessous comment elle se déroule.

Sciences et avenir 3/7/2014


Selon Tepco, l'objectif de cette suspension est d'effectuer une maintenance de la grue et de tout le système de retrait qui fonctionne quasiment sans discontinuer depuis plus de six mois. Le retrait du combustible nucléaire de la piscine du réacteur 4 est censé reprendre en septembre 2014.

Sciences et avenir 3/7/2014



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Tokyo - Aveux de rejets massifs de poussières radioactives ou d'utilisation de réservoirs d'occasion: la centrale accidentée de Fukushima refait la une, tandis que la compagnie exploitante promet de nouvelles indemnisations, non sans solliciter pour la énième fois les pouvoirs publics.

Mercredi, Tokyo Electric Power (Tepco) a expliqué aux membres de l'Autorité de régulation nucléaire (NRA) que, le 19 août 2013, 280 milliards de becquerels de césium 134/137 ont été rejetés du site par heure, contre 10 millions de becquerels/h habituellement, et ce durant quatre heures. Cela porte l'impact total à quelque 1.120 milliards de becquerels.

Tepco, qui promet désormais de renforcer la surveillance et de mieux évaluer mensuellement le surplus de rejets, n'avait rien dit publiquement jusqu'à ce le ministère de l'Agriculture ne l'interpelle secrètement en mars, après qu'ait été constatée une nouvelle pollution radioactive dans la région, à un peu plus de 20 kilomètres au nord de la centrale.

Quelque temps après les opérations de nettoyage sur le réacteur 3, à l'origine de cette dissémination de poussières radioactives, le riz prélevé en 14 endroits de la région de Minamisoma présentait un niveau de contamination en césium radioactif de plus de 100 becquerels par kilogramme, la limite légale. Ce riz n'a pas été mis sur le marché.

Tepco est désormais sous pression alors que se prépare un déblaiement au dessus du réacteur 1: nous essayons de prendre toutes les mesures pour limiter les rejets car il est vrai que des poussières radioactives se sont accumulées au dessus du réacteur 1 depuis des mois recouvert d'une tenture, a reconnu jeudi le directeur de la centrale, Akira Ono, lors d'une conférence de presse.

Les bâtiments de trois des six tranches de la centrale Fukushima Daiichi avaient été emportés par des explosions d'hydrogène dans les jours suivant l'accident provoqué le 11 mars 2011 par un gigantesque tsunami, dû à un violent séisme de magnitude 9 survenu au nord-est de l'archipel. Les coeurs des réacteurs un à trois ont en outre fondu. Depuis, des milliers de travailleurs s'escriment à préparer le démantèlement tout en gérant tant bien que mal les incidents.

Le plus gros problème actuel concerne les volumes astronomiques d'eau radioactive qui ont envahi le site.

Or, environ un quart du millier de réservoirs utilisés pour le stockage de ce liquide souillé est composé de modèles à plaques boulonnées dont la fiabilité laisse à désirer, d'autant que parmi les citernes verticales incriminées, certaines sont d'occasion, a reconnu mercredi Tepco.

Ce qui compte pour nous ce n'est pas qu'elles soient neuves ou pas, puisque ce sont des modèles conçus pour être assemblés et démontés à plusieurs reprises, a justifié M. Ono.

Nous savons que le point faible ce sont les joints, mais nous pouvons les remplacer par des neufs, de même que les boulons, a poursuivi le directeur qui a par ailleurs affiché sa confiance dans la possibilité de mettre en oeuvre un système de traitement efficace de l'eau contaminée.

Au milieu de ces nouvelles peu rassurantes, Tepco a annoncé un geste supplémentaire à l'égard des victimes du désastre: la compagnie s'est dite prête à prendre en charge une partie des frais relatifs à la remise en état ou au transfert des tombes de leurs proches situées dans la zone évacuée après l'accident.

Parallèlement, Tepco indique avoir fait une nouvelle demande d'aide financière de 512,5 milliards de yens (3,75 milliards d'euros) à un fonds créé par l'État japonais afin de dédommager les victimes.

Tepco justifie cette énième requête auprès de la structure spéciale de compensation financière par l'extension des indemnisations relatives au logement et à l'impossibilité de travailler, en sus de la perte de biens, des préjudices moraux et autres dommages causés aux particuliers et entrepreneurs.

En prenant en compte cette nouvelle somme, le montant total des fonds demandés pour l'indemnisation des victimes du désastre de Fukushima s'élève à 5.301,4 milliards de yens (plus de 38,8 milliards d'euros au cours actuel). Ces sommes sont censées être remboursées ultérieurement par Tepco.

Romandie 24/7/2014

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Tokyo - La compagnie d'électricité japonaise Hokkaido Electric Power, qui dessert le nord du Japon, prévoit une augmentation de 17% des tarifs de l'électricité, la deuxième en un an, à cause du renchérissement de ses coûts en l'absence de réacteurs nucléaires.

Hokkaido Electric a annoncé avoir déposé jeudi une demande en ce sens auprès du ministère de l'Industrie dont l'autorisation est requise avant une application. La hausse serait de 17% pour les particuliers et de 22,6% pour les entreprises, après déjà près de 8% pour les ménages l'an passé. Une commission spéciale doit étudier cette requête qui pourrait être resserrée. Hokkaido Electric pourrait aussi se voir imposer des mesures autres pour renflouer ses caisses, comme la vente d'actifs.

C'est en tout cas la première fois qu'une des dix compagnies japonaises régionales prépare une deuxième augmentation en raison de l'impossibilité d'utiliser ses réacteurs nucléaires arrêtés et qui ne pourront être relancés qu'avec un certificat de sûreté de l'Autorité de régulation nucléaire (NRA).

Hokkaido Electric possède une centrale atomique, Tomari, dont les trois tranches sont actuellement arrêtées sine die. Elle espère un redémarrage mais dans un délai qui n'est pas fixé compte tenu des exigences de l'autorité.

A l'instar de ses homologues des autres régions, Hokkaido Electric fait face à des frais supplémentaires pour alimenter ses centrales thermiques. Elle est ancrée dans le rouge.

Sept des fournisseurs régionaux d'électricité japonais, dont Tokyo Electric Power (Tepco) qui alimente la capitale, ont déjà significativement relevé leur prix depuis l'accident de Fukushima en mars 2011, un désastre qui a conduit à revoir la conception et les mesures de sûreté de toutes les installations nucléaires.

Actuellement, les 48 réacteurs de l'archipel (sans compter les six condamnés de la centrale accidentée Fukushima Daiichi) sont stoppés et seulement une partie pourrait redémarrer dans les mois et années qui viennent sous réserve de validation de leur sûreté.


----->Comme toujours, c'est celui qui est en bout de chaîne qui paie le maximum...

Romandie 31/7/2014

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Au Japon, l'Autorité de régulation du nucléaire entend revoir les directives de sécurité en vigueur en cas d'accident. Elle étudiera les consignes à donner dans le cas où la radioactivité se répandrait au-delà d'un rayon de 30 kilomètres autour des centrales nucléaires.

Les directives actuelles avaient été adoptées après l'accident de la centrale Fukushima Dai-ichi. En cas d'accident, elles appellent la population dans un rayon d'environ 30 kilomètres autour de la centrale à évacuer ou rester à l'intérieur.

En revanche, les instructions à donner au-delà de cette zone demeurent problématiques pour l'Agence. Selon les experts, la population pourrait être exposée à une contamination interne en présence de nuages radioactifs au-delà de cette zone.

L'Autorité de régulation du nucléaire, l'ARN, a décidé mercredi de procéder à une étude afin de délimiter les zones, au-delà de la limite des 30 kilomètres, où seront données des consignes de sécurité, notamment l'ordre de rester à l'intérieur. L'Autorité discutera aussi des critères applicables.

L'ARN a également décidé que les zones d'évacuation des installations de recyclage du combustible nucléaire seraient déterminées au cas par cas, plutôt que d'imposer une règle uniforme.

Une fois révisées, les directives de sécurité de l'ARN pourraient contraindre un plus grand nombre de municipalités à se préparer à un accident nucléaire.

NHK WORLD 20/8/2014

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Nouvel incident dans la centrale nucléaire ravagée de Fukushima (Japon). Un équipement de 400 kilos est tombé, vendredi 29 août, en début d'après-midi, dans la piscine du réacteur numéro 3, a annoncé la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), qui exploite le site.

 La centrale nucléaire de Fukushima (Japon), le 21 octobre 2013. (TAKEHITO KOBAYASHI / YOMIURI / AFP)

Cet incident, dont l'impact semblait minime sur le coup mais n'était pas encore pleinement évalué, s'est produit à 12h45 locales (4h45 à Paris) lors d'opérations de retrait de décombres dans le bâtiment de ce réacteur saccagé par des explosions.

L'équipement, tombé dans la piscine de désactivation du combustible usé, est, semble-t-il, un panneau de contrôle d'un système qui était auparavant utilisé pour charger et décharger le combustible lors de l'exploitation normale de la centrale. C'est une grue de chantier télécommandée qui sert au retrait des décombres qui a laissé tomber l'objet, d'après les quelques éléments fournis.

Tepco affirme qu'aucune anomalie n'a été constatée dans les mesures de radioactivité effectuées en permanence alentour. "Il n'y avait personne autour et personne n'a donc été blessé puisque les opérations de retrait des décombres se font par un système contrôlé à distance", a précisé l'exploitant. La compagnie dit être actuellement en train de vérifier, à l'aide de caméras, la situation à l'intérieur de la piscine.

Francetv info 29/8/2014

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Tokyo - Le gouvernement japonais a rendu public jeudi, trois ans et demi exactement après l'accident de Fukushima, le contenu des auditions de protagonistes du drame, dont celles très attendues de celui qui était alors directeur de la centrale.

La publication de ces documents cruciaux répond à l'appel de médias et citoyens qui veulent connaître la vérité sur cette catastrophe.

Dans la liste des transcriptions en japonais accessibles sur un site gouvernemental, figurent notamment les déclarations de l'ex-Premier ministre Naoto Kan, de l'ancien ministre de l'Industrie Banri Kaieda, du porte-parole du gouvernement à l'époque, Yukio Edano, et de feu Masao Yoshida, alors aux commandes du complexe Fukushima Daiichi saccagé par le tsunami du 11 mars 2011. Les comptes rendus des entretiens avec ce dernier s'étendent sur plusieurs centaines de pages.

M. Yoshida, décédé l'an passé d'un cancer, avait été interrogé de longues heures entre juillet et novembre 2011 sur les opérations entreprises dans la centrale pour en reprendre le contrôle alors que les coeurs de trois des six réacteurs étaient en fusion et que s'étaient produites plusieurs déflagrations.

Il était l'interface entre les techniciens sur le terrain et le siège tokyoïte de son entreprise, Tokyo Electric Power (Tepco). Le bureau du Premier ministre lui donnait aussi directement des ordres, sans compter la présence d'une Autorité de sûreté nucléaire qui multipliait les interventions pas toujours jugées bien placées.

Pourquoi est-ce que j'étais obligé de parler directement avec le gouvernement, qu'est-ce que faisait le siège, et l'autorité ? J'ai toujours trouvé ça insensé, s'est-il plaint, jugeant de plus en plus difficile de répondre à des injonctions incohérentes venues d'en haut.

D'où parfois une désobéissance quand ce qu'on lui enjoignait lui semblait incompréhensible voire dangereux. C'est ainsi par exemple qu'il continua à arroser les réacteurs avec de l'eau de mer et évita sans doute le pire, même si ponctuellement Tokyo lui avait demandé d'arrêter.

De par sa longue expérience dans les installations atomiques, M. Yoshida avait en outre vite compris que le problème de l'eau contaminée, aujourd'hui encore énorme et irrésolu, allait très vite se poser.

M. Yoshida disait avoir souffert de ne jamais avoir pu faire entendre ce danger à la direction de Tepco et au gouvernement, de même qu'il pressait le siège de s'occuper correctement des habitants de la région qu'on forçait à partir sans qu'ils comprennent pourquoi.

Ce jeudi, trois ans et demi jour pour jour après le drame, des dizaines de milliers de personnes n'ont pas retrouvé leur domicile et vivent pour beaucoup dans des logements provisoires peu confortables.

Romandie 11/9/2014

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Le toit provisoire avait été placé en octobre 2011 pour contenir les particules radioactives. Il doit être enlevé pour laisser place à des équipements destinés au retrait de détritus.

Tepco (Tokyo Electric Power), la compagnie gérante de la centrale accidentée Fukushima Daiichi, a annoncé avoir débuté mercredi 22 octobre 2014 les opérations en vue du retrait de la couverture du réacteur 1. L'opérateur précise avoir pris des précautions particulières pour minimiser les nouveaux rejets radioactifs.

 La centrale nucléaire de Fukushima Daiichi le 9 juillet 2014 (c) Afp

Le réacteur numéro 1 est l'un des trois dont le cœur a fondu et dont le bâtiment a été soufflé par des explosions d'hydrogène. Il avait été recouvert en octobre 2011, mais ce toit provisoire doit être enlevé pour laisser place à des équipements destinés au retrait de détritus et à l'extraction ensuite des quelque 500 assemblages de combustible usé restés dans la piscine de désactivation.

Le démontage de cette couverture est délicat : d'importantes quantités de substances radioactives risquent de s'échapper si des dispositions spéciales n'étaient pas prises. Tepco en a fait l'amère expérience avec le déblayage du dessus du réacteur 3 en août 2013 : les autorités s'étaient rendu compte après coup que les environs avaient été nouvellement pollués, notamment des récoltes de riz de la région de Soma.

La première phase du démontage consiste donc à faire en sorte de limiter les rejets.

Début novembre, deux panneaux seront retirés, mais le travail de démontage intégral ne sera entrepris qu'en mars 2015. Le retrait des débris, lui, n'aura lieu qu'en 2016.

Tepco a ouvert une page internet spéciale d'information sur le suivi de cette procédure, comme la compagnie l'avait fait pour le travail d'extraction du combustible de la piscine du réacteur 4, une opération délicate entreprise il y a près d'un an et qui touche bientôt à sa fin, sans incident majeur pour le moment.

Par ailleurs, un nouveau système de décontamination d'eau radioactive, présenté comme étant plus performant que le précédent (qui reste en service) est entré en fonctionnement ces derniers jours. Il devrait contribuer à améliorer substantiellement le traitement des centaines de milliers de tonnes de liquide radioactif qui ont envahi le site et sont en partie stockées dans des immenses réservoirs plus ou moins fiables.

Toutes ces opérations ne sont que des préalables au démantèlement des six réacteurs de la centrale mise en péril par le tsunami du 11 mars 2011, une tâche titanesque qui devrait prendre au bas-mot quelque 40 ans.


Sciences et avenir 24/10/2014

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Tokyo (AFP) - Un violent coup de vent a indirectement provoqué mardi un important trou dans la couverture qui protège le réacteur numéro un de la centrale accidentée de Fukushima, a indiqué l'opérateur du site Tokyo Electric Power (Tepco), selon qui cela n'a pas changé les mesures de radioactivité alentour.

 Des employés de l'entreprise japonaise TEPCO sur le site de la centrale nucléaire de Fukushima Daiishi le 10 mars 2014 (c) Afp

"L'incident s'est produit alors qu'une grue était en mouvement: un trou carré d'environ 30 cm de côté avait été percé pour les travaux, mais à cause d'une rafale qui a engendré un mouvement inattendu d'un engin au bout d'une grue, le trou a été élargi à 1 mètre sur 2", a expliqué à l'AFP un porte-parole de Tepco.

"Les mesures de poussières et autres sur le site n'ont pas signalé de changement de niveau de radioactivité", a-t-il précisé.

Le vent soufflait mardi matin à environ 2 mètres par seconde autour de la centrale Fukushima Daiichi et n'empêchait pas les travaux, mais une rafale soudaine vers 08H30 locales (lundi 23H30 GMT) a surpris les équipes.

Le réacteur numéro un, un des trois dont le coeur a fondu et dont le bâtiment a été soufflé par des explosions d'hydrogène, avait été recouvert en octobre 2011. Ce toit provisoire doit être enlevé pour laisser place à des équipements destinés au retrait de détritus et à l'extraction ensuite des quelque 500 assemblages de combustible usé restés dans la piscine de désactivation.

Le démontage de cette couverture est délicat car risquent alors de s'échapper d'importantes quantités de substances radioactives si des dispositions spéciales n'étaient pas prises.

La première phase du démontage consiste donc à faire en sorte de limiter les rejets en injectant une substance pour fixer les poussières radioactives afin d'éviter qu'elles ne volent. C'est ce travail qui était en cours mardi matin.

Début novembre, deux panneaux devaient être retirés, mais l'incident de mardi risque de retarder cette étape de même que le travail de démontage intégral qui, dans tous les cas, ne devait pas être entrepris avant mars 2015.

Sciences et avenir 28/10/2014

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Le gouvernement japonais et la Compagnie d'électricité de Tokyo, TEPCO, vont revoir le calendrier du démantèlement du réacteur 1 de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi.

Le calendrier actuel prévoit de débuter la procédure d'extraction des barres de combustible usagé de la piscine de stockage durant l'année financière 2017. Le retrait des barres de combustible fondu devait commencer trois ans plus tard.

Le gouvernement et les responsables de TEPCO prévoient dorénavant de repousser le début du retrait des barres de combustible irradié jusqu'à l'année financière 2019, c'est-à-dire de le reporter de deux ans. Le début du retrait du combustible fondu serait quant à lui reporté à l'année financière 2025. Il serait ainsi repoussé de cinq ans.

Les débris radioactifs accumulés dans l'édifice du réacteur 1 freinent les efforts d'enlèvement du combustible.  Pour retirer le combustible usagé et le combustible fondu, des installations séparées, telles que des grues, doivent être assemblées sur le toit de l'édifice qui abrite le réacteur.

Le calendrier actuel indique que le démantèlement complet de la centrale Fukushima Dai-ichi, qui comprend quatre réacteurs, prendra de 30 à 40 ans.




nhk world 30/10/2014

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Tokyo - L'un des plus gros dangers pointés du doigt à la centrale accidentée de Fukushima est en passe d'être écarté avec le retrait achevé du combustible nucléaire usé qui se trouvait dans la piscine fragilisée du réacteur numéro 4, selon la compagnie Tepco.

Retrait des panneaux du toit du réacteur 1 (c) Tepco 31 Octobre, 2014

Mardi, il ne restait que 11 assemblages de combustible usé dans ce bassin d'entreposage dont les pourtours avaient été fortement endommagés par des explosions d'hydrogène. Ces 11 assemblages ont été enlevés depuis et nous sommes actuellement en train d'effectuer les contrôles, a expliqué mercredi à l'AFP un porte-parole de Tepco. Initialement, lors du début de ces opérations en novembre 2013, Tepco avait indiqué qu'elles seraient terminées au bout d'environ un an.

Quand a commencé ce retrait, la première grande étape dans le démantèlement de la centrale Fukushima Daiichi, il y avait dans la piscine 1.533 assemblages, dont 1.331 usés et 202 neufs. Les premiers sont désormais extraits mais restent encore 180 assemblages de combustible neuf à transférer en lieu plus sûr, ce qui devrait être fait dans les prochaines semaines.

Quoi qu'il en soit, en réalisant sans incident notable l'extraction des assemblages usés, Tepco a levé une menace importante: si la piscine avait subi une nouvelle catastrophe (à cause d'un séisme ou d'un tsunami), il aurait existé un risque de nouveaux dégagements massifs de substances radioactives à cause de la difficulté (voire l'impossibilité) de refroidir ce combustible.

Pour procéder à l'extraction, Tepco a bâti une nouvelle couverture au-dessus du réacteur numéro 4 et installé un dispositif neuf d'extraction ainsi que procédé à la récupération des détritus tombés dans le bassin.

Depuis, la même opération de transfert des assemblages un à un vers un caisson immergé pouvant en contenir 22, puis vers une autre piscine d'entreposage plus sûre, a été effectuée plus de 60 fois, sans problème notable.

Il n'est jamais arrivé auparavant que de telles tâches soient réalisées dans un environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité.

Il s'agit en outre de la plus délicate opération depuis la stabilisation du site en décembre 2011, mais c'est cependant loin d'être la dernière ou la plus risquée.


Romandie 5/11/2014

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Tokyo - Trois travailleurs ont été blessés vendredi à la centrale accidentée Fukushima Daiichi lors de travaux de construction de réservoirs d'eau contaminée, mais n'ont pas été irradiés, a-t-on appris auprès de la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco).


Photo montant le déroulement de l'opération d'une coupure d'eau sur la connexion entre la tranchée de conduites d'eau de mer et le renforcement de l'unité 2 et 3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi le 16/10/2014. Tepco


Vers 11H23 locales (01H23 GMT), une chute de matériel en acier a blessé trois ouvriers, employés de la société Tokyo Power Technology (entité du groupe Tepco), dont l'un a ponctuellement perdu connaissance et a été pris en charge par des équipes spéciales dépêchées par hélicoptère avant d'être transféré dans un hôpital, a-t-elle expliqué dans un courriel. Cette personne d'une cinquantaine d'années a repris conscience mais se trouve dans une situation de tension artérielle instable et le pronostic est difficile à ce stade, a précisé à l'AFP un porte-parole de Tepco.

Les deux autres travailleurs (deux quadragénaires), moins grièvement touchés, ont été transportés également par hélicoptère dans un autre établissement, toujours selon Tepco.

Cet accident s'est produit dans une zone de la centrale où Tepco et des entreprises sous-traitantes construisent à un rythme soutenu de gigantesques réservoirs de métal destinés à stocker de l'eau contaminée, ou en partie expurgée des substances radioactives, pompée dans les installations.

Plus d'un millier de ces citernes sont déjà remplies de liquide plus ou moins souillé.

Romandie 7/11/2014

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L'opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi a retiré lundi matin un deuxième panneau du couvercle du bâtiment d'un réacteur.

La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, effectue des tests pour savoir si des substances radioactives se répandent pendant les travaux de retrait.


 Photo NHK


Les techniciens ont utilisé une grue télécommandée pour soulever le deuxième des six panneaux recouvrant le bâtiment du réacteur 1. Le premier panneau a été retiré le mois dernier.

L'opérateur de la centrale explique que jusqu'à maintenant aucun dispositif de contrôle à l'intérieur de la centrale n'a rien détecté d'inhabituel. Tepco envisage de suivre l'évolution de la situation pendant environ un mois, et si aucun problème n'est détecté, d'entamer en mars le démantèlement à grande échelle du couvercle.

La compagnie ajoute qu'après le retrait de tous les panneaux, elle commencera à enlever les débris de l'intérieur du bâtiment du réacteur 1. Ces travaux sont effectués en préparation au retrait d'environ 400 assemblages de combustible irradié d'une piscine de stockage.

NHK WORLD 10/11/2014

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Tokyo - L'un des plus gros dangers à la centrale accidentée de Fukushima est désormais écarté avec le retrait achevé du combustible nucléaire de la piscine du réacteur numéro 4, un bon point pour Tepco dont le calvaire est cependant loin d'être terminé.

C'est une avancée importante, s'est félicité samedi devant la presse le directeur de la centrale, Akira Ono, en s'empressant d'ajouter le travail de démantèlement continue, sachant l'ampleur des tâches titanesques restantes.


Il n'est jamais arrivé auparavant que de telles tâches soient réalisées dans un environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité. Photo TEPCO


Il n'empêche. Le succès de cette opération importante, qui a pris plus d'un an, est une excellente nouvelle et une surprise pour beaucoup qui n'imaginaient pas possible que Tokyo Electric Power (Tepco) mène cette tâche à bien sans au moins un pépin, compte tenu de précédents peu glorieux.

Il y a eu cette fois un très gros travail de préparation, souligne anonymement un expert du secteur selon qui Tepco avait pleinement conscience de l'importance du défi et du danger. Les dirigeants de la compagnie ont compris que la sûreté était la priorité, déclarait il y a quelques mois à l'AFP l'ex-présidente de l'autorité nucléaire britannique, l'Américaine Barbara Judge, qui conseille Tepco.

Le plan de retrait du combustible usé de la piscine du réacteur 4, la première grande étape dans le démantèlement de la centrale Fukushima Daiichi, en est le premier exemple. Il a été préparé simultanément sur le volet technique opérationnel, et sur celui de la sûreté, précisait-elle.

Quand a commencé cette extraction en novembre 2013, il y avait dans la piscine 1.533 assemblages (deux avaient auparavant été enlevés pour des tests et examens), dont 1.331 usés et 202 neufs.

Il y a quelques semaines, Tepco avait déjà déclaré que les exemplaires usés avaient été extraits, laissant alors seulement des neufs. Tous ont donc désormais été transférés en lieu plus sûr, un autre bassin de désactivation sur le site, à l'écart des réacteurs mis en péril par le tsunami du 11 mars 2011.

En réalisant sans incident l'extraction de ce combustible, Tepco a levé une menace importante: si la piscine avait subi une nouvelle catastrophe (à cause d'un séisme ou d'un tsunami), de nouveaux dégagements massifs de substances radioactives auraient pu se produire à cause de la difficulté (voire l'impossibilité) de refroidir ce combustible.

Pour procéder à l'extraction, Tepco a bâti une nouvelle couverture au-dessus du réacteur numéro 4 et installé un dispositif neuf de manipulation ainsi que procédé à la récupération des détritus tombés dans le bassin.

La même opération de transfert des assemblages un à un vers un caisson immergé pouvant en contenir 22, puis vers l'autre piscine d'entreposage, a été effectuée 71 fois, sans problème notable.

Il n'est jamais arrivé auparavant que de telles tâches soient réalisées dans un environnement accidenté où les techniciens doivent oeuvrer en combinaisons de protection et porter des masques intégraux pour se protéger de la radioactivité. Il s'agissait en outre de la plus délicate opération depuis la stabilisation du site en décembre 2011, mais c'est cependant loin d'être la dernière ou la plus risquée.

Le combustible usé qui reste encore dans les piscines des réacteurs 1 à 3 devra lui aussi être extrait, des travaux encore plus difficiles, qui ne commenceront pas avant 2015/2016 au plus tôt pour le numéro 3 et 2017/2018 pour les deux autres.

Le coeur du réacteur 4 était vide au moment de l'accident, seule sa piscine contenait du combustible, mais pour les trois autres, le bassin de chacun était rempli de plus de 500 assemblages et leur coeur a été détruit, ce qui va rendre les opérations de nettoyage autrement plus longues et complexes.

La grande inconnue est comment récupérer le combustible fondu de ces coeurs de réacteurs 1 à 3 dont nul ne sait exactement où et dans quel état il se trouve, sans compter tous les problèmes intermédiaires dont celui du traitement de l'eau contaminée stockée dans plus d'un millier de réservoirs sur le site en permanence sous la menace de nouvelle catastrophe.

Tepco estime qu'il faudra au bas-mot 40 ans pour le démantèlement.

Romandie 21/12/2014

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Tokyo - Deux accidents mortels survenus coup sur coup dans les deux centrales de la région dévastée de Fukushima ont ravivé mardi le débat sur la sécurité des travailleurs de ces sites hostiles, mis en péril par le tsunami du 11 mars 2011, alors même que les ennuis semblaient s'être calmés pour la compagnie Tepco.

Des interventions différentes conduites dans les centrales nucléaires Fukushima Daiichi (N°1) et Daini (N°2) se sont soldées mardi par le décès de deux hommes, a déploré Tokyo Electric Power (Tepco).

Un premier employé d'une entreprise tierce était tombé lundi matin du haut d'un réservoir de stockage d'eau de pluie contaminée dans la centrale Fukushima Daiichi ravagée par le tsunami. Il devait effectuer une opération de contrôle avec deux autres personnes et s'ingéniait à dégager un couvercle de 51 kilogrammes qui l'a entraîné dans sa chute à l'intérieur de la citerne verticale, vide à ce moment-là.


 Photo intérieur d'une cuve pour la récupération de l'eau contaminée. Tokyo Electric Power Company


Nous ignorons la façon dont il a procédé, mais habituellement le couvercle n'est pas censé tomber à l'intérieur, a expliqué le directeur de la centrale, Akira Ono, lors d'une conférence de presse. Souffrant de multiples fractures et transporté pour recevoir des soins dans un hôpital de la ville d'Iwaki (à une vingtaine de kilomètres du site), ce travailleur est décédé mardi à 01H22 (lundi 16H22 GMT), a indiqué l'exploitant. Tepco n'a divulgué ni l'identité du défunt ni les fonctions exactes de ce quinquagénaire qui travaillait pour l'entreprise de BTP Hazama Ando.

Un premier accident mortel lors d'une intervention sur ce même site s'était déjà produit en mars 2014. Un travailleur avait été enseveli sous des sédiments lors de travaux d'excavation près d'une zone destinée à l'entreposage de déchets.

Par ailleurs, un autre ouvrier a été tué mardi matin dans la deuxième centrale de la région, Fukushima Daini, également exploitée par Tepco et stoppée après avoir aussi souffert, mais dans une moindre mesure, du séisme et du tsunami de 2011.

Un ouvrier d'une firme sous-traitante a perdu connaissance après avoir eu la tête coincée dans un équipement rotatif qui s'est mis à tourner alors qu'il serrait un boulon, a expliqué la compagnie. Souffrant d'une hémorragie externe à la tête, il a été transporté à l'hôpital où son décès a ultérieurement été confirmé, a-t-elle ajouté.

Prenant en compte ces deux accidents, nous avons demandé à tous les travailleurs du site et aux intervenants extérieurs de redoubler de vigilance, a assuré M. Ono.

Tous les travaux seront suspendus mercredi 21 dans la centrale Fukushima Daiichi afin de procéder à des contrôles de sécurité, a-t-il précisé, tout en promettant un examen détaillé des raisons qui ont entraîné ce drame humain afin de prendre des mesures supplémentaires de prévention.

De façon générale, les accidents signalés par l'opérateur étaient devenus plus rares ces derniers mois dans les installations de Fukushima, où des avancées majeures ont été effectuées.

La direction de Tepco s'est notamment félicitée récemment du retrait sans incident du combustible nucléaire de la piscine du réacteur 4, ce qui a permis de supprimer un gros danger potentiel souvent pointé du doigt. Mais les accidents de lundi et mardi relancent les critiques sur des failles face aux nombreux risques.

A Fukushima Daiichi oeuvrent quotidiennement 3.000 à plus de 6.000 personnes dans un environnement particulièrement hostile.

Participent à ces travaux de nombreux salariés de sociétés sous-traitantes, une catégorie de travailleurs plus ou moins qualifiés sur lesquels Tepco ne peut pas exercer son contrôle de la même façon que sur ses propres équipes.

L'ouvrier tombé au fond du réservoir vide avait certes un harnais, mais qui n'était accroché à aucun élément fixe à même de le retenir, a relaté le porte-parole de Tepco. Les difficultés croissantes de recrutement de personnel obligent aussi à se montrer moins sélectif sur les profils embauchés.

La prise de conscience du danger est insuffisante pour une partie des intervenants, a souligné sur internet un travailleur connu sous le pseudonyme Happy, auteur d'un livre de témoignage sur le quotidien à Fukushima Daiichi.


Romandie 20/1/2015

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Tokyo - L'opérateur de la centrale accidentée Fukushima Daiichi a annoncé vendredi qu'il ne parviendrait pas à achever comme souhaité à la fin mars le traitement de l'eau contaminée conservée sur le site mis en péril par le tsunami du 11 mars 2011.

A peu près la moitié de la quantité de liquide radioactif stocké a été en partie expurgé, mais le travail va se poursuivre au-delà de la date limite prévue, a expliqué Tokyo Electric Power (Tepco).

Au moins deux mois supplémentaires seront nécessaires, selon les estimations de la compagnie, qui souligne que les équipements employés ont mieux fonctionné ces derniers mois (après des débuts très difficiles) et que si le rythme actuel est maintenu, cette tâche sera terminée courant mai.

Le patron de Tepco, Naomi Hirose, a assuré que les efforts allaient se poursuivre pour améliorer les performances des moyens de décontamination.

Actuellement, Tepco peut filtrer environ 2.000 tonnes par jour. Cette eau est ensuite conservée dans des réservoirs dédiés installés spécialement sur le site. Selon le dernier rapport en date, il reste encore 286.000 tonnes de liquide non traitées également stockées dans des citernes dans la centrale.

Les flux d'eau continuent cependant et Tepco prévoit de construire de nouveaux réservoirs de sorte que la capacité totale sur le site puisse atteindre 800.000 tonnes l'année prochaine.

D'ores et déjà cependant, des experts, dont ceux de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), conseillent d'étudier la possibilité de rejeter en mer l'eau qui aura été débarrassée de l'essentiel des radionucléides, tout en sachant qu'il restera encore du tritium que l'on ne peut pour le moment extraire.




Romandie 23/1/2015

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Tokyo (AFP) - La compagnie gérante de la centrale accidentée Fukushima Daiichi va prochainement tester un dispositif de localisation du combustible fondu dans les réacteurs au moyen de rayons cosmiques, a-t-elle annoncé lundi.

"Un appareillage inusité est prêt à être employé pour apprendre des informations cruciales sur l'état des coeurs de réacteurs endommagés", a expliqué Tokyo Electric Power (Tepco). Le dispositif sera d'abord utilisé pour le réacteur numéro un, un des trois dont le combustible a fondu après l'interruption des systèmes de refroidissement mis en péril par le tsunami du 11 mars 2011.

 Des techniciens travaillent à la centrale accidentée de Fukushima Daiichi, le 9 juillet 2014, à Okuma (c) Afp

Les rayons cosmiques sont des flux de particules provenant directement de l'espace. Les chercheurs du laboratoire KEK, de l'Université de Tsukuba et d'un établissement universitaire de Tokyo, se sont intéressés aux particules de haute énergie et charge négative appelées muons.

Lesdits muons, des cousins des électrons, ne sont pas faciles à arrêter; ils traversent librement de nombreux matériaux, au point d'ailleurs de gêner parfois des expériences scientifiques. Pourtant, ils peuvent être stoppés par des substances à haute densité comme le combustible nucléaire. C'est cette propriété que les chercheurs vont utiliser en mesurant les flots de muons depuis plusieurs endroits à l'extérieur du réacteur nucléaire examiné.

En traquant les muons bloqués, il est ainsi possible de produire une image de la présence du combustible nucléaire dans le réacteur. Une observation durant moins de deux mois simultanément depuis cinq emplacements à la centrale de Fukushima Daiichi permettrait en théorie d'y situer le combustible nucléaire.

Dans le passé, une technologie similaire a été employée pour localiser le magma dans des volcans.

Le dispositif est en cours d'installation. "C'est un bon exemple de coopération avec des experts extérieurs susceptibles de nous aider à progresser en vue du démantèlement", a expliqué le directeur des opérations Naohiro Masuda, cité dans un communiqué.

Nul pour le moment ne sait en effet où s'est enfoncée cette matière des coeurs fondus, si elle est encore dans l'enceinte en béton de chacun des trois réacteurs incriminés, comme l'estime Tepco, ou si elle l'a déjà traversée, comme le craignent certains experts.

Or, il est essentiel de pouvoir localiser ce corium pour tenter de le récupérer, ce qui constituera l'opération la plus délicate et la plus longue du processus de démantèlement engagé. Selon les prévisions actuelles, il faudra entre 20 et 30 ans uniquement pour procéder à cette extraction qui, dans le meilleur des cas, ne pourra pas débuter avant 2020.

"En tant que scientifiques, nous ressentons la responsabilité d'utiliser nos connaissances et compétences pour aider à procéder au démantèlement le plus rapidement possible", a déclaré le professeur du KEK Fumihiko Takasaki.



Sciences et avenir 11/2/2015

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Tokyo - La compagnie japonaise Tepco s'apprête à mener une délicate opération au-dessus de l'un des réacteurs les plus saccagés du complexe atomique de Fukushima ravagé par le tsunami de mars 2011, selon un porte-parole.

Tokyo Electric Power (Tepco) va tenter dans un avenir extrêmement proche de retirer du haut du réacteur numéro 3 l'équipement de plus de 20 tonnes servant en temps normal à déplacer le combustible, une opération difficile, a expliqué à l'AFP un responsable de la compagnie.

L'intervention se fera via des équipements télécommandés, la radioactivité au-dessus du réacteur 3 rendant impossible l'accès à des hommes, a-t-il précisé.

Après le retrait réussi du combustible nucléaire de la piscine du réacteur numéro 4, cette nouvelle intervention d'une nature inédite est une des plus risquées, selon Tepco qui dit avoir développé des outils spéciaux pour récupérer l'équipement tombé dans les installations après l'explosion du bâtiment du réacteur 3.

Nous faisons de la sécurité la priorité et ne poursuivrons l'opération que lorsque nous aurons confirmé sa faisabilité sans danger, a précisé le porte-parole.

Quelque 7.000 travailleurs de centaines d'entreprises sous-traitantes oeuvrent chaque jour à différentes tâches à la centrale Fukushima Daiichi dont 3 des 6 réacteurs ont été sévèrement abîmés par le tsunami consécutif au séisme du 11 mars 2011, ainsi que par des explosions d'hydrogène.

Le bâtiment de l'unité numéro 3 a été emporté et toute la structure interne saccagée, tandis que le combustible (en l'occurrence du Mox - mélange recyclé d'oxydes de plutonium et uranium) a fondu, élevant à un niveau mortel la radioactivité ambiante autour de ce réacteur.

Le démantèlement de la centrale prendra au moins 40 ans, selon Tepco qui n'en est encore qu'aux préparatifs devant conduire à la récupération durant les prochaines décennie du combustible fondu des réacteurs 1 à 3, la plus difficile et incertaine opération dans cet immense chantier.


Romandie 29/7/2015

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Tokyo - La compagnie exploitante de la centrale accidentée de Fukushima dit avoir réussi à extraire de la piscine d'un des réacteurs un équipement de 20 tonnes qui s'était effondré lors d'une explosion en mars 2011, une opération qui va faciliter les interventions ultérieures.

Cette extraction a eu lieu dimanche après des mois de préparatifs, sur le site nucléaire dévasté par le tsunami consécutif au séisme du 11 mars 2011, a expliqué Tepco dans un communiqué.

Il s'agissait de retirer l'équipement servant en temps normal à déplacer le combustible du coeur du réacteur vers la piscine et vice-versa, pour le placer en lieu sûr, sans endommager davantage la piscine ni les quelque 514 assemblages de combustible qu'elle contient.

Cette opération jugée difficile a été conduite avec une grue de 600 tonnes télécommandée, la radioactivité au-dessus du réacteur 3 rendant impossible l'accès à des hommes.

Le retrait de cet imposant équipement va rendre possible l'emploi de machines pour retirer les détritus qui se sont accumulés au-dessus de la piscine et permettre ultérieurement d'en extraire le combustible.

Le bâtiment de l'unité numéro 3 a été saccagé par les explosions, tandis que le combustible du coeur du réacteur (en l'occurrence du Mox (mélange recyclé d'oxydes de plutonium et uranium) a fondu, élevant à un niveau mortel la radioactivité ambiante autour de ce réacteur.

Même si Tepco se félicite du travail des quelque 7.000 ouvriers qui oeuvrent chaque jour à différentes tâches à la centrale Fukushima Daiichi, des travailleurs témoignent sur internet des conditions difficiles dans lesquelles ils effectuent leur tâche, par une chaleur étouffante en été.

Trois des six réacteurs du complexe ont été sévèrement endommagés par le tsunami, ainsi que par des explosions d'hydrogène.

Le démantèlement de la centrale prendra au moins 40 ans, selon Tepco qui n'en est encore qu'aux préparatifs devant conduire à la récupération durant les prochaines décennies du combustible fondu des réacteurs 1 à 3, la plus difficile et incertaine opération dans cet immense chantier.


Romandie 3/8/2015

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La NHK a appris que l’opérateur de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima entendait conclure un accord avec la France afin de se doter de la technologie nécessaire au démantèlement de la centrale.

TEPCO, la compagnie d’électricité de Tokyo, va d’abord porter ses efforts sur la décontamination des zones proches des enceintes de confinement des réacteurs. Le retrait du combustible nucléaire fondu constituera l’étape la plus délicate du processus de décontamination, du fait des niveaux élevés de radiation.

TEPCO veut collaborer avec le CEA, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, une institution publique française forte d’une expertise dans le démantèlement des réacteurs nucléaires obsolètes et des équipements de retraitement du combustible.


NHK WORLD 23/9/2015

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Les ouvriers travaillant à la centrale nucléaire endommagée Fukushima Dai-ichi ont retiré la dernière portion du toit qui recouvrait le bâtiment abritant un réacteur accidenté. Cela va leur permettre de retirer les barres de combustible nucléaire usagé du bâtiment.

 Cette photo montre l'enlèvement du premier pan de toiture retiré du réacteur 1. Photo Tepco

Ce lundi, les ouvriers ont utilisé une grue contrôlée à distance pour ôter du réacteur numéro un l’un des panneaux du toit qui mesure 42 mètres de long sur 7 mètres de large. Des débris éparpillés à proximité de la piscine contenant le combustible nucléaire usagé peuvent donc maintenant être aperçus de l’extérieur du bâtiment.

L’opérateur de la centrale, la Compagnie d’électricité de Tokyo, a précisé qu’aucun changement dans les niveaux de radiation autour des bâtiments des réacteurs n’avait été constaté.


NHK World 5/10/2015

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