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Actions et (répression) contre le trafic des espèces menacées

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Parc national Kruger (Afrique du Sud) (AFP) - Les dirigeants du célèbre parc national Kruger, en Afrique du Sud, ont assuré mardi qu'ils étaient bien préparés à défendre leurs éléphants contre les braconniers qui massacrent déjà les rhinocéros du parc par centaines.

 Un éléphant et un petit dans le parc national Kruger le 22 juin 2010 (c) Afp

"Nous sommes prêts. Nous avons les moyens de faire face", a déclaré à des journalistes Markus Hofmeyer, le chef des services vétérinaires des parcs nationaux sud-africains SANParks, qui gèrent le parc Kruger. "La lutte contre le braconnage des rhinocéros nous a donné les compétences nécessaires", a-t-il ajouté.

SANParks a pourtant bien du mal à lutter contre les braconniers, qui avaient tué au 10 juillet (dernière statistique connue) 558 rhinocéros dans le pays depuis le début de l'année, dont 351 au Kruger.

 Rhinocéros blanc (Ceratotherium simum) Pierre Blouch CC BY-SA 2.5

La corne de rhinocéros se vend à prix d'or sur le marché noir de la médecine asiatique, où on lui prête différentes vertus (jamais démontrées par la science), et le triste bilan s'aggrave d'année en année dans les parcs sud-africains, où vivent 80% des quelque 25.000 rhinos du monde.

Malgré un cas en mai dans le parc Kruger --le premier en dix ans--, L'Afrique du Sud a parallèlement été épargnée jusqu'à présent par le braconnage des éléphants, qui fait des ravages dans la plupart des pays africains, y compris au Mozambique voisin. De nombreux experts pensent qu'elle sera la prochaine cible des trafiquants d'ivoire. Mais pour Markus Hofmeyer, le danger pour les 16.000 éléphants du Kruger est moindre car "la valeur de l'ivoire est inférieure à celle d'une corne de rhinocéros".

"De ce que nous avons remarqué des massacres d'éléphants, il faudrait beaucoup d'armes de plus gros calibre, et l'animal fait généralement beaucoup de bruit, attirant l'attention", a-t-il noté.

Sciences et avenir 29/7/2014

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Harare, 23 juil 2014 (AFP) - Un ressortissant chinois a été arrêté au Zimbabwe en possession d'ivoire, d'or et d'une énorme quantité de munitions, a déclaré mercredi une porte-parole de la police.


 Un éléphant de forêt. dsg-photo.com  CC BY-SA 3.0


Huo Wongai, 51 ans, a été arrêté mardi en possession de la quantité astronomique de 33.000 munitions de diverses sortes à différentes adresses de Harare, a précisé la porte-parole Charity Charamba. Il était aussi en possession d'ivoire et de trois kilos d'or.

Les munitions pourraient avoir été destinées au braconnage, selon les médias locaux, qui notent aussi que M. Huo est propriétaire d'une mine d'or au Zimbabwe. De nombreux Chinois sont installés dans le pays où ils possèdent des intérêts dans le bâtiment, les mines et le commerce de détail. Les braconniers y sont également actifs, ciblant les éléphants pour leur ivoire, un commerce illicite dont la Chine est le premier marché. Plus de 100 éléphants ont été empoisonnés au cyanure l'an dernier pour le braconnage de l'ivoire.

Paléomastodonte, un des ancêtres des éléphants actuels. Heinrich Harder  / domaine public

Si le braconnage continue à cette vitesse, les éléphants actuels ne tarderont pas à rejoindre leurs ancêtres... Mais, hélas, sans aucune autre espèce descendante... Il est largement temps que les trafiquants se rendent compte qu'ils sont en train de scier la branche de l'arbre sur laquelle ils sont assis !

30 millions d'amis 23/7/2014

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Genève, 11 juil 2014 (AFP) - Le Comité permanent de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction), a donné vendredi un an à la Thaïlande pour lutter sérieusement contre le trafic d'ivoire.

Si les résultats ne sont pas jugés satisfaisants en août 2015, la CITES, liée à l'ONU, interdira à la Thaïlande tout commerce de flore et d'espèces sauvages protégées, une mesure qui la toucherait particulièrement pour l'exportation d'orchidées et de bois précieux.


"Cela fait des années qu'il ne se passe rien sur le terrain en ce qui concerne le marché illégal de l'ivoire, qu'il s'agisse d'importations illégales ou de commerce à l'intérieur du pays", a déclaré devant la presse à Genève le président du Comité exécutif de la CITES, Oeystein Stoerkersen.

"S'il n'y a pas d'action positive pour renforcer la législation, avec l'enregistrement des importateurs, des intermédiaires et des producteurs, ainsi que des stocks, la Thaïlande sera interdite et suspendue de tout commerce sur les 35.000 espèces enregistrées par la Cites", a-t-il dit.

Plus de 5.000 espèces animales et 28.000 espèces végétales sont actuellement protégées par la CITES, qui regroupe 180 Etats. Son comité permanent a tenu sa 65ème session à Genève du 7 au 11 juillet. La survie en Afrique de l'éléphant est toujours menacée, selon la CITES, qui demande que plus de pays s'investissent dans la lutte contre le trafic d'ivoire.

Ces trois dernières années, plus de 60.000 éléphants, le plus gros mammifère terrestre, ont été tués en Afrique, "ce qui dépasse largement le nombre de naissances", a indiqué à l'AFP cette semaine John Scanlon, le directeur général de la CITES, basée à Genève.

"Il faut renforcer le filet" dans la lutte contre les trafiquants d'ivoire, avait souligné M. Scanlon. Pour M. Stoerkersen, la Thaïlande est une sorte de "siphon" pour l'ivoire venue d'Afrique, accueillant des importations achetées par des étrangers et ensuite réexportées vers d'autres pays d'Asie.

30 millions d'amis 11/7/2014

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Lomé, 18 juin 2014 (AFP) - Un tribunal de Lomé a condamné mercredi un commerçant togolais surnommé "le patron", pour son rôle central dans le trafic d'ivoire, à deux ans de prison dont neuf avec sursis après avoir été arrêté en possession de 700 kilos de défenses d'éléphant.

Emile N'Bouke, 58 ans, a écopé de la sentence maximale prévue par la loi togolaise pour trafic d'ivoire, un commerce rendu illégal dans le monde entier en 1989. M. N'Bouke, qui avait été arrêté en août dernier, a aussi été condamné à payer une amende de 5 millions de francs CFA (7.600 euros). Djifa Doumbouya et Moussa Chérif, tous deux guinéens, eux aussi arrêtés en août 2013 en possession de 3 et 6 kg d'ivoire respectivement, ont chacun écopé de deux ans de prison ferme et de la même amende.

Un mandat d'arrêt international a été lancé contre M. Chérif, actuellement en fuite. Abdoul Cader, un troisième Guinéen, qui avait été interpelé avec M. Doumbouya et figurait aussi parmi les accusés, a été relaxé, la cour considérant qu'il était seulement "complice", ne possédant pas de stock d'ivoire. "Les peines sont lourdes, par rapport aux éléments du dossier", a considéré Me Claude Amégan, l'un des avocats des trafiquants. "Le juge aurait mieux fait de les relaxer (...) car ils n'ont pas pu montrer que le stock saisi a été acquis après l'entrée en vigueur de la loi interdisant le commerce d'ivoire", a-t-il déclaré à l'AFP.

Pour Me Blaise Kanmanpene, avocat de l'Etat togolais, au contraire, le Togo "doit revoir les textes pour des sanctions plus sévères" envers les trafiquants d'ivoire.

Considéré comme l'une des plaques tournantes du lucratif trafic d'ivoire, le Togo a intensifié la répression depuis deux ans. Environ 4,5 tonnes d'ivoire ont été saisies entre août 2013 et janvier 2014 et 18 personnes ont été arrêtées, selon le ministère de la sécurité. Le 8 juin, la police a encore saisi environ 125 kg d'ivoire dans un véhicule à Lomé.

L'Etat togolais pratique aussi depuis quelques semaines des tests ADN sur les défenses saisies, afin de déterminer la provenance des éléphants pour lutter plus efficacement contre ce trafic. Toutefois, la sentence maximale de deux ans pour les trafiquants paraît relativement clémente par rapport aux peines appliquées dans d'autres pays. Au Kenya, notamment, une nouvelle loi entrée en vigueur en décembre 2013 prévoit la prison à vie pour l'infraction la plus grave : l'atteinte à un animal d'une espèce menacée. 

La CITES, une organisation internationale s'occupant de la protection des espèces en danger, a publié ce mois-ci un rapport selon lequel, en dépit d'une légère réduction du nombre d'éléphants tués chaque année par des braconniers pour récupérer l'ivoire des défenses, la survie en Afrique du plus gros mammifère terrestre est toujours menacée. 

En 2013, plus de 20.000 éléphants ont été braconnés selon la CITES. Il n'en reste que moins de 500.000 sur le continent, contre 1,2 million en 1980 et 20 millions au début du XXe siècle. 

Plusieurs facteurs expliquent les activités de braconnage qui déciment l'espèce
- la pauvreté, 
- l'absence de surveillance efficace, 
- la corruption
- et la forte demande d'ivoire de la part des pays consommateurs, au premier rang desquels figure la Chine. 

30 millions d'amis 2/8/2014

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Face aux massacres dont ces animaux sont victimes en raison du braconnage, les autorités prévoient d'en envoyer jusqu'à 500 dans d'autres sites ou à l'étranger.


Des rhinocéros du parc Kruger, en février 2013. (Photo Issouf Sanogo. AFP)


L’Afrique du Sud va évacuer plusieurs centaines de rhinocéros du célèbre parc Kruger, frontalier du Mozambique, pour tenter de les soustraire au braconnage qui décime l’espèce depuis plusieurs années, a annoncé la ministre de l’Environnement. «Nous avons pris une décision sur cette question de leur déplacement», a déclaré la ministre Edna Molewa, confirmant la décision de capturer et d’envoyer des centaines d’animaux vers d’autres réserves du pays ou à l’étranger.

«Nous pourrons en déplacer jusqu’à 500», a précisé Sam Ferreira, scientifique attaché aux parcs nationaux sud-africain, qui était au côté de la ministre pour la conférence de presse. Lors du dernier recensement réalisé en 2013, la population des rhinos dans le parc Kruger, long de 400 km du nord au sud, était estimée entre 8 400 et 9 600 individus.

Sur les six premiers mois de l’année 2014, 558 rhinos ont été tués en Afrique du Sud, dont 370 dans le seul parc Kruger. Le braconnage a explosé à la fin des années 2000, lorsque la demande pour la corne de rhinocéros a brutalement explosé, essentiellement au Vietnam et en Chine. La corne se vend aujourd’hui à prix d’or sur le marché noir de la médecine asiatique, où on lui prête différentes vertus, jamais démontrées par la science.

Jusqu’à présent, l’Afrique du Sud avait déployé des moyens militaires dans le parc pour tenter de dissuader les braconniers, qui viennent essentiellement du Mozambique frontalier. Mais l’ampleur du massacre a poussé le gouvernement à envisager d’autres moyens.

Libération / AFP 12/8/2014

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Les douanes françaises ont annoncé mercredi avoir saisi à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle six défenses d'éléphant en ivoire cachées dans deux tabourets en bois sculpté en provenance du Mozambique.

Les six pièces, totalisant plus de 25 kilos d'ivoire protégé par la Convention de Washington sur les espèces menacées, ont été saisies le 12 août lors du contrôle dans la zone de fret d'un colis qui effectuait la liaison Mozambique-Laos, ont indiqué les douanes dans un communiqué.


 ©️ Douanes A l'ouverture du colis, les douaniers ont découvert des tabourets sculptés. En les passant aux rayons X, ont décelé "une différence de composition entre les plateaux et les pieds du meuble".

A l'ouverture du colis, qui devait transporter des sculptures, les douaniers ont découvert une caisse en bois dans laquelle étaient disposés des tabourets sculptés et, en les passant aux rayons X, ont décelé "une différence de composition entre les plateaux et les pieds du meuble".

"En ponçant, les douaniers ont mis à jour la couleur et les stries caractéristiques de l'ivoire", précise le communiqué. Pour être mieux dissimulées, les défenses avaient été peintes avant d'être insérées dans les pieds des tabourets.

En 2013, sur 126 constatations effectuées, les services douaniers ont saisi 435 pièces d'ivoire brut ou travaillé et 376,4 kilos d'ivoire. Le 6 février, la France a détruit sur le Champ-de-Mars, en face de la Tour Eiffel, trois tonnes d'ivoire saisies ces vingt dernières années.

France3 Ile-de-France 20/8/2014

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Parapluies en ivoire, tortues du Maghreb, écailles de pangolins..., les contrôles s'accentuent pour empêcher le trafic d'animaux en voie de disparition.

En janvier 2014, de la maroquinerie en crocodile avait été trouvée dans les locaux d'un célèbre hôtel de ventes aux enchères parisien. ©️ Douane française (même source pour toutes les photos)

Il y a des tabourets, des chapelets, des porte-cigarettes en ivoire. On trouve aussi des parapluies en pied d'éléphant, des sacs en peau de serpent, des fourrures de lynx et de jaguar. Voilà pour la mort. Pour la vie, il y a aussi des batraciens particulièrement rares cachés dans des doublures de manteaux, des tortues planquées dans l'emplacement moteur d'un fourgon, des colibris camouflés aux abords du caleçon d'un voyageur.... Chaque année, la douane française saisit plusieurs milliers d'articles régis par la convention de Washington de 1973, qui protège les espèces menacées d'extinction ou dont le commerce doit être réglementé pour éviter leur surexploitation. Ce sont ainsi plus de 3 000 animaux et 40 000 espèces végétales qui sont protégés par le traité international.

Les personnes qui arrivent sur le territoire français avec des spécimens protégés doivent "être en mesure de justifier à tout moment de la régularité de cette détention", explique la douane française sur son site internet. Sans permis ou certificat, ces personnes prennent le risque que leur marchandise soit saisie. "76 % des saisies au titre de la convention de Washington se font à l'aéroport de Roissy, explique Frédérique Durand, douanière. Rien d'étonnant à cela : Roissy est le premier aéroport français et le premier aéroport européen en fret." Depuis plusieurs années, un contrôle très exigent est mené par les douaniers, qui ont fait des espèces protégées une de leurs cinq priorités, aux côtés des stupéfiants, des contrefaçons ou encore du tabac et de l'alcool.

Le commerce international légal de ces espèces est estimé par le ministère de l'Écologie et du Développement durable à plus de 15 milliards d'euros annuel dans le monde. L'Union européenne représente à elle seule un tiers de ce commerce, d'où la nécessité - en plus de notre responsabilité morale - de réguler les trafics. Ceux qui contreviendraient à ces règles sont passibles de peines de prison pouvant aller jusqu'à trois ans, selon le Code des douanes. Tour d'horizon des principales - ou des plus farfelues - saisies de la douane ces derniers mois.

 Il en fallait du courage à ce voyageur pour transporter une dizaine de colibris, cachés dans une doublure entre son pantalon et son caleçon. L'homme, qui croyait tromper les autorités par cet ingénieux stratagème, fut finalement interpellé par la douane de Guyane.

 Les hippocampes séchés font partie des espèces protégées les plus saisies par la douane. En mars 2014, les douaniers d'Orly en ont trouvé 54 dans les bagages d'une passagère en provenance de Dakar. Pour sa défense, la femme a alors affirmé que ces animaux étaient destinés à "agrémenter ses préparations culinaires à base de riz". Bon appétit !

 Cent rossignols du Japon ont été trouvés vivants en mars dernier par les douaniers de Montpellier, dans le coffre d'une voiture. À l'occasion d'un contrôle sur l'autoroute A9, les agents ont ainsi découvert 5 boîtes en bois fermées par un filet qui permettaient aux oiseaux de respirer. Estimation du prix de vente : 165 à 200 euros par rossignol.

 Soixante-dix tortues mauresques du Maghreb ont été saisies en mai dernier sur le port de Sète. Les douaniers, alors qu'ils fouillaient un véhicule à la sortie du ferry, ont découvert deux sacs de sport dans le compartiment moteur du fourgon. Le conducteur venait du Maroc et devait se rendre en Belgique. En 2013, 336 tortues ont ainsi été saisies par la douane française.

 Belle performance des brigadiers de Saint-Denis de La Réunion qui, le 23 mai 2014, ont mis la main sur 1 746 perles et 208 objets en ivoire d'éléphants. Jeu d'échecs, bracelets, colliers, broches... La marchandise a été saisie dans une boutique. La gérante, qui avait mis certains articles à la vente, n'a pas pu justifier leur provenance. Plus récemment, le 12 août, 6 défenses d'éléphants, peintes et dissimulées dans des pieds de tabourets en bois, ont été trouvées dans un avion de fret. C'est en passant le tabouret aux rayons X que les douaniers se sont aperçus que la densité n'était pas la même partout. En 2013, la douane a saisi 435 pièces d'ivoire brut ou travaillé, et 376,4 kg d'ivoire.

 En juillet 2014 a eu lieu à Roissy la plus grande saisie de tous les temps d'écailles de pangolins. Il s'agit d'un petit mammifère insectivore protégé, vivant essentiellement en Afrique et en Asie du Sud-Est et qui, d'apparence, est à mi-chemin entre la taupe et le reptile. "Il faut trois à quatre animaux pour obtenir un kilo d'écailles", précise la douane. La marchandise, estimée à 187 500 euros, était en provenance du Nigeria et à destination du Laos. Les écailles en kératine de ces petits animaux sont "très prisées dans certaines parties du monde pour leurs effets supposés aphrodisiaques, antiallergiques, et également pour protéger du mauvais sort", confient les services des douanes. Depuis 2009, douze saisies d'écailles de pangolins ont eu lieu à l'aéroport de Roissy, pour un total de 558 kg. Pour l'anecdote : les douaniers en avaient trouvé une centaine de kilos il y a quelques années dissimulées dans des sacs de croquettes pour chiens.

 Les chiens et chats ne sont pas des espèces protégées. Mais l'Union européenne a fait signer à ses États membres une convention pour protéger le commerce des fourrures, en sus de la convention de Washington. Et en 2008, stupeur ! Les douaniers de Villepinte, en Seine-Saint-Denis, mettent la main sur plus de 4 000 vestes, blousons et manteaux aux cols de fourrure de chiens et de chats. L'entière marchandise a été saisie dans un entrepôt de vêtements importés de Chine. Une expertise a aussitôt été confiée au Muséum d'histoire naturelle, qui a confirmé la provenance des fourrures, issues du chien viverrin. Pour l'histoire, les forces de l'ordre avaient été alertées par la forte odeur animale qui se dégageait des vêtements, alors même qu'ils étaient censés être fabriqués en synthétique...

Le Point 20/8/2014 (texte et photos)

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Cotonou, 15 août 2014 (AFP) - Trois hommes ont été placés en garde à vue à Cotonou pour trafic d'ivoire présumé, devenant les premiers trafiquants de défense d'éléphants arrêtés au Bénin, a déclaré vendredi la police.

Deux Guinéens et un Ivoirien ont été arrêtés à leur hôtel alors qu'"ils tentaient de vendre environ 30 kg d'ivoire", a annoncé Marcellin Abbe, responsable d'Interpol au Bénin, "une quantité évaluée à plus de 10 millions de francs CFA" (15.000 euros, 20.000 dollars).

"Ces arrestations de trafiquants d'ivoire sont les premières" au Bénin, a affirmé le porte-parole de la police locale Adrien Tchomakou. Les suspects "ont été présentés au procureur et mis sous mandat de dépôt depuis ce jeudi", a-t-il précisé.

Le trafic d'ivoire est interdit depuis 1989 par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites). Elle n'a toutefois pas empêché les groupes criminels d'exploiter la demande ininterrompue de défenses d'animaux en provenance d'Asie.

L'organisation non gouvernementale Save the Elephants a indiqué en juillet que le prix de l'ivoire avait triplé ces quatre dernières années en Chine, provoquant une vague d'abattage sur le continent africain. Selon cette ONG basée au Kenya, le prix de l'ivoire brute en Chine est passé de 560 euros le kilo en 2010 à 1.570 euros en 2014. Une hausse similaire des prix a été constatée en Thaïlande.

Save the Elephants estime qu'en moyenne 33.000 éléphants par an sont tombés entre les mains de braconniers entre 2010 et 2012. Le Togo, pays frontalier du Bénin, connu comme une zone de transit pour les contrebandiers, lutte ces dernières années contre ces pratiques, au moyen de scanners et de tests ADN réalisés sur les produits de contrebande pour poursuivre les trafiquants.

Fondation 30 millions d'amis 15aug2014

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Face à des braconniers équipés d'armes de guerre et très bien organisés, la riposte s'organise.

Treillis de camouflage, fusils d'assaut, jumelles de vision nocturne, appareils d'imagerie thermique, radios... dans la réserve privée kényane d'Ol Jogi, la "guerre" contre les braconniers qui s'attaquent aux rhinocéros de ce sanctuaire n'est pas une simple formule.

 Jamie Gaymer, responsable de la vie sauvage et de la sécurité de la réserve d'Ol Jogi au nord de Nairobi, devant une mâchoire de rhinocéros noir abattu par des braconniers, le 6 août 2014 (c) Afp

Tandis que le soleil couchant inonde de couleurs chaudes un vaste plateau entouré de pitons rocheux s'étendant à perte de vue, l'unité d'intervention armée d'Ol Jogi, à environ 225 km au nord de Nairobi, se déploie.

La vingtaine d'hommes, recrutés dans les communautés alentour, se répartit en binômes sur les quelque 24.000 hectares de la réserve, un peu plus de deux fois la superficie de Paris. Certains passeront la nuit en éveil dans des "positions embusquées" tenues secrètes, d'autres patrouilleront jusqu'au lever du jour.

NTV Kenya 8/12/2013


A la création des réserves privées dans les années 1980, se souvient Johnny Weller, "c'était simple, il suffisait de s'occuper" des rhinocéros, aujourd'hui "j'ai tellement de gens et d'équipement"... Pour couvrir une partie de ses frais de fonctionnement, Ol Jogi ouvre désormais son cadre exceptionnel à un tourisme de très grand luxe.

En 1987, il restait moins de 400 rhinocéros noirs au Kenya et les sanctuaires privés comme Ol Jogi ont largement contribué à sa survie. Ils hébergent et protègent aujourd'hui près de 60% des rhinocéros du pays, mais les coûts de sécurité font exploser leurs budgets, financés par des fortunes privées ou des donateurs internationaux.

"J'aimerais voir publiquement une volonté politique de soutien aux rhinocéros, ainsi qu'à l'importance de la faune sauvage" au Kenya, explique Johnny Weller, sinon "d'ici peu il n'y aura plus de faune du tout sur les terres fertiles du pays".

Comme dans toute guerre, il s'agit donc aussi de conquérir "les coeurs et les esprits", celles des communautés locales, souvent en conflit avec les animaux et qu'il faut sensibiliser aux bénéfices à long terme de ces derniers.

"Si les rhinos disparaissent, ensuite quoi? Les éléphants, les buffles? (...) Les touristes ne viendront plus au Kenya s'il n'y a plus de faune sauvage", rappelle M. Weller.

Au petit matin, les gardes se rassemblent pour un débriefing. La nuit a été calme. Mais Jamie Gaymer reste amer : "A travers l'Afrique, nous, protecteurs des rhinocéros, sommes en train de perdre la bataille pour le moment."

Sciences et avenir 1/9/2014

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Yaoundé (AFP) - Les autorités camerounaises ont saisi lundi 187 pointes d'ivoire, représentant une "centaine d'éléphants abattus", a rapporté la radio d'Etat.

Des morceaux d'ivoire (c) Afp

Des agents du ministère de la Forêt et de la Faune (Minfof) ont saisi "187 pointes d'ivoire" à Nsimalen, une banlieue de Yaoundé, a indiqué la Cameroon radio-television (Crtv). La cargaison a été interceptée alors qu'elle se trouvait dans une "voiture militaire en provenance du sud (du pays) pour Yaoundé (centre)", a ajouté la radio. De même source, les trafiquants qui transportaient les pointes d'ivoire saisies, ont réussi à s'enfuir.

"Il est difficile d'estimer la valeur (de ces pointes d'ivoire)" mais cela représente "plus de 100 éléphants abattus", a réagi Issola Dipanda, responsable régional du Minfof pour la région du Centre, qui a pour chef-lieu Yaoundé.

"L'éléphant est une espèce intégralement protégée" au Cameroun, a rappelé M. Dipanda, interrogé par la Crtv.... En 2012, environ 500 éléphants avaient été abattus dans le parc national de Bouba Ndjidda (nord du Cameroun).

S & A 1er sep 2014

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Parc national du Kruger (Afrique du Sud) (AFP) - Plastique de rêve et jolie voix, la diva vietnamienne Hong Nhung en pleurerait d'être venue en Afrique du Sud: en plein parc Kruger, la scène de vie sauvage qu'on l'a conviée à voir en tant qu'ambassadrice des rhinocéros est une horreur.

Au milieu d'un coin de savane idyllique, un jeune mâle, tué trois jours plus tôt par des braconniers qui lui ont volé sa corne, gît les quatre fers en l'air, ensanglanté et la face mutilée.

  Une enquêtrice de la police scientifique passe un détecteur de métal sur la carcasse d'un rhinocéros tué par des braconniers, le 12 septembre 2014 au parc Kruger, en Afrique du Sud (c) Afp

Plus de 700 de ses congénères ont subi le même sort depuis janvier, et plus d'un millier l'an dernier, dont les cornes ont ensuite pris la destination de l'Asie du sud-est pour finir en décoction miracle.

Méthodiquement, sous les yeux de la star, des enquêteurs du plus célèbre parc naturel sud-africain, assistés d'une gradée de la police scientifique, vont inspecter la carcasse de l'animal au détecteur de métal puis lui découper la peau dans un crissement atroce que la chanteuse, également vedette de cinéma, n'est pas près d'oublier.

"C'est trop triste", confie-t-elle avec une grimace, par l'intermédiaire d'un interprète, tandis que les enquêteurs poursuivent leur autopsie de la pauvre bête d'où émergent les tripes en décomposition.

Malgré l'odeur insoutenable, ils s'appliquent à prélever l'ADN du mammifère et à récupérer les balles de gros calibre qui l'ont tué.

Plus tard, si les douaniers font correctement leur travail et saisissent la corne, entière ou coupée en morceaux, dans un bagage, ces pièces à conviction permettront de confondre le trafiquant et peut-être de faire tomber son réseau.

"Il faut que les gens apprennent chez moi qu'on a besoin de conserver ces animaux pour les générations à venir et ne pas les laisser disparaître", ajoute la jeune starlette, qui a troqué ses robes de scène pour une élégante tenue de brousse kaki. "On va passer le message pour dire que c'est mal d'utiliser des produits à base de rhinocéros parce que ces bêtes sont tuées de cette horrible manière", dit-elle.

Un compatriote vietnamien, vice-président de l'unité anti-contrebande des douanes dans son pays, Nguyen Hung Anh, a lui aussi été invité pour ce safari de l'horreur organisé par les autorités sud-africaines pour tenter de décourager le braconnage et le trafic de corne de rhinocéros à destination du Vietnam.

Le but est de frapper les esprits et sensibiliser la jet-set et l'administration vietnamiennes. L'investissement semble payant, même si la guerre aux braconniers est loin d'être gagnée.

M. Nguyen affirme en effet que son gouvernement envisage désormais de durcir la réglementation alors qu'il n'y a pour l'instant aucune disposition spécifique prévue pour réprimer le trafic de corne. Les contrevenants s'en tirent souvent avec des peines légères. "Le gouvernement vietnamien a conscience de l'impact du trafic, et nous sommes convaincus qu'il faut des sanctions plus sévères", indique M. Nguyen. Il mesure cependant le chemin qui reste à parcourir pour que le Vietnam change.

La poudre de corne de rhinocéros, qui contient essentiellement de la kératine comme dans les cheveux ou les ongles humains, est prisée dans toute l'Asie du sud-est pour ses prétendues vertus curatives, par exemple contre le cancer.

Revendue au prix de l'or, la corne de rhinocéros en poudre confère quasiment au consommateur un statut social, tel un produit d'une marque de luxe. C'est chic, cher et à la mode: elle est généralement bue diluée dans un verre d'eau, comme une potion détoxifiante. "C'est comme posséder un diamant", explique M. Nguyen. "Il faut des lois plus strictes et éduquer les gens".

En attendant, l'Afrique du Sud semble prête à tout pour sauver ses rhinos. Elle projette d'en exfiltrer des centaines du Kruger pour les parquer dans d'autres réserves, et réfléchit même à développer l'élevage industriel de rhinocéros pour vendre la corne.

Sciences et avenir 18/9/2014

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Prague, 21 sept 2014 (AFP) - Le jardin zoologique tchèque de Dvur-Kralove-nad-Labem (centre) a annoncé dimanche avoir incinéré quelque 53 kilos de cornes de rhinocéros provenant de stocks légaux et de contrebande, acte symbolique s'inscrivant dans le cadre des efforts pour sauvegarder le rhinocéros, menacé d'extinction.

Pas moins de 769 rhinocéros ont déjà été tués cette année et la crise du braconnage des rhinocéros semble encore loin d’être maîtrisée. ©️Zdenek Cermak / Zoo Dvur Kralove

R/éduite en poudre, la corne de ces herbivores imposants décimés par les braconniers, est utilisée en médecine traditionnelle asiatique, comme un aphrodisiaque, notamment au Vietnam et en Chine. Elle est revendue au poids et vaut à peu près le même prix que l'or sur le marché final, selon des experts.

"L'objectif de cette manifestation +Burn horns, save rhinos+ (+Brûler les cornes, sauver les rhinocéros+) est de sensibiliser le public à la lutte contre le commerce de cornes de rhinocéros", a déclaré à l'AFP la porte-parole du zoo de Dvur-Kralove-nad-Labem, Jana Mysliveckova.

La destruction des produits dérivés d'espèces sauvages en danger d'extinction leur ôte toute valeur marchande et évite leur éventuelle revente, selon elle.

euronews (en français) 21/9/2014


"Le génocide des rhinocéros est horrible. Il faut agir", a de son côté déclaré le directeur du jardin zoologique de Dvur-Kralove-nad-Labem, Premysl Rabas. Pas moins de 769 rhinocéros ont été tués rien qu'en Afrique du Sud depuis le début de cette année et la crise du braconnage des rhinocéros semble encore loin d'être maîtrisée, selon le Fond International pour la Protection des Animaux (IFAW).

L'Afrique du Sud abrite encore autour de 20.000 de ces animaux, soit 80% de la population mondiale, mais le massacre s'intensifie d'année en année.

"Un grand nombre de parcs zoologiques et réserves naturelles dans le monde se sont joints à notre initiative, à la veille de la journée internationale du rhinocéros, le 22 septembre", a indiqué Mme Mysliveckova."La valeur marchande des cornes brûlées se chiffre à 100 millions de couronnes (3,6 millions d'euros)", a-t-elle précisé.

Des événements similaires ont lieu aussi à Port Lympne (Royaume-Uni), Doué-la-Fontaine (France), Wroclaw (Pologne), Tallinn (Estonie), Bratislava (Slovaquie) et Plzen (République tchèque), selon elle.

Lire aussi : Journée mondiale des rhinocéros : la République tchèque et la Slovaquie réunies pour détruire leurs cornes de rhinocéros
30 millions d'amis 21/9/2014

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Johannesburg, 19 sept 2014 (AFP) - La police sud-africaine a annoncé vendredi l'arrestation de dix hommes soupçonnés d'avoir abattu illégalement au moins 24 rhinocéros.

Le chef du gang a été interpellé à Pretoria. "Ce groupe est soupçonné d'avoir contribué au massacre et à la mutilation de 24 rhinocéros dans des réserves publiques et privées" entre 2008 et 2012, a déclaré la police dans un communiqué. Ils auraient au total accumulé et écoulé 84 cornes de rhinos, les leurs plus celles d'autres braconniers. Ils comparaîtront lundi devant un tribunal.

Ce coup de filet est une victoire dans la lutte contre le braconnage de rhinocéros, impitoyablement tués pour leur corne depuis quelques années. L'Afrique du Sud abrite encore autour de 20.000 de ces animaux, soit 80% de la population mondiale, mais le massacre s'intensifie d'année en année, avec près de 800 rhinos déjà tués en 2014 (rien qu'en Afrique du Sud...).

La corne (qui n'est autre que de la kératine identique à nos ongles et/ou cheveux), réduite en poudre, est utilisée en médecine traditionnelle asiatique, notamment au Vietnam et en Chine. Elle est revendue au poids et vaut à peu près le même prix que l'or sur le marché final, selon des experts. Le célèbre parc national Kruger, frontalier du Mozambique, est la principale -- mais non la seule -- zone de braconnage intensif, au point que le gouvernement a concocté un plan pour déplacer des centaines de rhinos vers des zones plus faciles à surveiller, ou vers d'autres réserves en Afrique du Sud ou à l'étranger.

La justice sud-africaine pour sa part commence à avoir la main très lourde. Un braconnier a été condamné en juillet à 77 ans de prison.

30 millions d'amis 19/9/2014

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Trois personnes ont été interpellées en Indonésie pour vente illégale de raies manta, de grands poissons aux immenses nageoires en forme d'aile, une première depuis l'introduction d'une nouvelle législation pour lutter contre ce trafic, ont indiqué les autorités de l'archipel.

 L'Indonésie a officiellement créé vendredi le plus vaste sanctuaire du monde pour la raie manta, une réserve destinée à protéger ce fascinant mais fragile animal, victime de la surpêche, et promouvoir l'éco-tourisme dans l'archipel. - Valerie Macon AFP

Les trafiquants présumés ont été appréhendés au cours des deux derniers mois sur l'île de Java, la principale et la plus peuplée du pays, et l'île de Bali, populaire destination touristique internationale, a précisé le ministère des Affaires marines et de la pêche, se félicitant du succès des autorités contre le commerce illégal de ces poissons fascinants qui peuvent atteindre jusqu'à 7,5 mètres d'envergure.

L'Indonésie avait créé en février le plus vaste sanctuaire du monde pour la raie manta, une réserve destinée à protéger ce poisson fragile, victime de la surpêche, et promouvoir l'écotourisme dans l'archipel où ce poisson est recherché pour ses vertus supposées dans la médecine traditionnelle.

La nouvelle réglementation assure une protection de la raie manta dans toutes les eaux côtières de l'Indonésie, le plus grand pays d'Asie du Sud-Est, naguère un paradis des pêcheurs de raies et de requins. Aijourd'hui, de nombreux touristes étrangers affluent chaque année en Indonésie pour pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux à la biodiversité parmi les plus riches au monde.

«Ces interpellations sont un premier pas important dans les nouveaux efforts consacrés à l'application de la loi pour protéger les requins et les raies en Indonésie», a déclaré Joe Walston, de l'ONG Wildlife Conservation Society (WCS).
Il a estimé que ces interpellations envoyaient «un message clair montrant que l'Indonésie prenait au sérieux la protection de son héritage naturel face aux trafiquants».

Un seul spécimen de raie manta génère un million de dollars de revenus du tourisme de sa naissance à sa mort, alors qu'une raie tuée pour sa chair ne rapporte que de 40 à 500 dollars, selon un récent rapport.

Les deux espèces de raie manta (manta alfredi et manta birostris), dont les populations déclinent, sont inscrites sur la liste rouge des espèces vulnérables établie par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

20 Minutes.dr 1/10/2014

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Sea Shepherd Costa Rica et Latin American Sea Turtles (LAST) viennent de lancer l’opération Pacuare, une campagne anti-braconnage pour protéger les tortues marines sur la plage de Pacuare, dans la province de Limón au Costa Rica. D’après les biologistes marins, le mois de septembre sera la période de nidification la plus importante chez les tortues vertes. Ils pensent donc que le braconnage augmentera pendant ce laps de temps.

 Des membres de l’opération Pacuare menée par Sea Shepherd et LAST en patrouille. (c) Sea Shepherd

LAST, membre de WIDECAST, un réseau scientifique international avec des coordinateurs dans plus de 40 pays, mène le projet de protection des tortues de mer sur l’île de Pacuare. Son nombre de volontaires diminuant régulièrement, LAST a sollicité Sea Shepherd pour devenir un partenaire international. Le but de ce partenariat est de faire connaître les problèmes locaux et de recruter des volontaires via son vaste réseau de militants engagés pour protéger les tortues vertes, imbriquées et caouannes qui viennent annuellement faire leur nid sur la petite île.

Les volontaires de Sea Shepherd et de LAST patrouillent activement sur le littoral de l’île de Pacuare pour localiser et protéger les nids et les tortues marines. Les œufs pondus par ces animaux en voie de disparition, qui font déjà face à de nombreuses menaces d’origine humaine (notamment l’enchevêtrement dans les filets de pêche, les prises accidentelles et la pollution marine), peuvent tomber entre les mains des braconniers, une situation qui augmente le risque d’extinction des tortues marines. Certaines espèces ciblées par les braconniers ont déjà presque disparu.

 Des tortues marines venant d’éclore se dirigent en toute sécurité vers la mer. (c) Sea Shepherd

Il existe dans cette zone une loi tacite selon laquelle un nid de tortue revient de droit à la première personne qui le trouve. Cette loi plutôt primitive est en général respectée et réduit les risques de conflit. Ainsi, la stratégie de base pour protéger ces tortues est la supériorité numérique: plus il y a de volontaires à patrouiller sur les plages et à revendiquer les tortues, moins d’œufs sont braconnés et moins de tortues sont tuées. Les rapports d’enquête préliminaires montrent qu’il y a un volontaire pour trois braconniers. Il est donc absolument nécessaire de recruter davantage de volontaires pour maintenir les tortues qui nichent hors de danger.

La population officieuse de cette île peu développée est d’environ deux cents habitants, il y donc peu de solution pour gagner sa vie, à l’exception de la pêche et de la vente de noix de coco. Par conséquent, les gens se tournent vers le braconnage d’œufs et l’abattage de tortues: ils tirent leurs revenus de la viande et de la vente de souvenirs. Cependant, si on leur donnait une source alternative de revenus, comme l’écotourisme, les habitants préfèreraient protéger les tortues plutôt que de les exploiter.

"Le désespoir économique n’est pas une excuse valable pour tuer ces créatures inoffensives et exporter leurs œufs sur les marchés étrangers. Une tortue marine a bien plus de valeur vivante que morte, même pour les braconniers. Le braconnage et les autres activités humaines déciment les tortues marines à une vitesse alarmante. De nombreuses espèces sont sur le point de disparaître totalement des océans.

 Des membres de Sea Shepherd en patrouille. (c) Sea Shepherd

Il est plus que temps de les protéger et "Sea Shepherd s’engage à le faire au Costa Rica et dans les autres lieux de nidification dans le monde", a déclaré Susan Hartland, directrice exécutive de Sea Shepherd USA.

Malgré l’assassinat de l’activiste Jairo Mora Sandoval par des braconniers sur la plage avoisinante de Moín en 2013, le massacre des tortues et le braconnage des œufs restent relativement peu médiatisés, le Costa Rica étant souvent dépeint comme un paradis écotouristique et sûr pour la faune. Le massacre des tortues et le braconnage des œufs n’est que la partie visible de l’iceberg sur la plage de Moín, où les crimes et le trafic de drogues sont monnaie courante. Malgré la beauté du site et la diversité de la faune, ces 17 kilomètres de côte sont dangereux sans escorte policière et donc difficiles à protéger.

"Sea Shepherd a baptisé l’un de ses navires d’après Jairo Mora Sandoval, défenseur engagé des tortues marines, qui a été tué au Costa Rica alors qu’il protégeait des nids de tortue des braconniers. Notre objectif est d’augmenter les patrouilles sur la plage de Moín l’année prochaine afin d’honorer la mémoire de Jairo en continuant son travail important au Costa Rica. De nombreuses personnes veulent exploiter les tortues, mais ces dernières peuvent compter sur leurs défenseurs acharnés," a ajouté Susan Hartland.

Sea Shepherd mène actuellement d’autres campagnes de défense des tortues marines dans des zones où le braconnage de tortues est important, notamment au Honduras et au Cap-Vert.

 Des tortues marines venant d’éclore se dirigent en toute sécurité vers la mer. (c) Sea Shepherd

Sea Shepherd 21/9/2014

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Johannesburg (AFP) - Deux Vietnamiens ont été arrêtés vendredi soir à l'aéroport international de Johannesburg en Afrique du Sud avec une quantité record de 41 kilos de cornes de rhinocéros en soute sur un vol en transit entre Maputo au Mozambique et Hanoi, a annoncé la police.

"C'est la plus grosse saisie de cornes de rhinocéros lors d'une opération en Afrique du Sud", ont souligné dans un communiqué commun la police et la douane sud-africaines, selon qui les cornes proviennent de rhinocéros tués en Afrique du Sud.

 Une campagne de sensibilisation pour démystifier les propriétés soit-disant curatives de la corne de rhinocéros à Hanoi, le 28 août 2014 (c) Afp

Dans l'ensemble, "les cornes étaient encore intactes. Il y en avait 18 dans les bagages enregistrés en soute", a précisé le général Solomon Makgale, porte-parole national de la police sud-africaine (SAPS) à l'AFP.

L'identité des deux prévenus de 25 et 26 ans, placés en détention, n'a pas été communiquée en attendant leur présentation à la justice lundi. "Ils pourraient être inculpés de transport, détention et trafic d'espèces menacées", a précisé M. Makgale.

Le vol, en provenance de Maputo, la capitale du Mozambique, était effectué par la compagnie Qatar Airways et devait en principe faire escale une heure à l'aéroport d'OR Tambo et les passagers rester à bord, avant de repartir vers le Vietnam.

Mais "nous avions reçu des renseignements très crédibles indiquant que des passagers de cet avion étaient à bord avec des cornes de rhinocéros et nous avons donc décidé de faire débarquer tout le monde pour enquêter", a indiqué M. Makgale. Un chien douanier spécialement entraîné a permis d'identifier les bagages suspects.

Ce coup de filet est une victoire dans la lutte contre le braconnage de rhinocéros, impitoyablement tués pour leur corne depuis plus de sept ans.

L'Afrique du Sud abrite encore autour de 20.000 de ces animaux, soit 80% de la population mondiale, mais le massacre s'intensifie d'année en année, avec plus de 730 rhinos déjà tués en 2014.

Le célèbre parc national Kruger, frontalier du Mozambique, est la principale -- mais non la seule -- zone de braconnage intensif, au point que le gouvernement a commencé à déplacer certains rhinocéros vers des zones plus faciles à surveiller.

La justice sud-africaine pour sa part commence à avoir la main très lourde. Un braconnier a été condamné en juillet à 77 ans de prison.

La corne, réduite en poudre, est utilisée en médecine traditionnelle asiatique, notamment au Vietnam et en Chine. Elle est revendue au poids et vaut à peu près le même prix que l'or sur le marché final (plus de 37.000 dollars le kilo), selon des experts. .... Alors qu'il s'agit ni plus ni moins de kératine, comme celle dont sont composés nos ongles...


Sciences et avenir 1/11/2014

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En Chine, les autorités entendent renforcer la répression contre les navires qui exploitent illégalement le corail au large des côtes japonaises.

Hua Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a fait une déclaration en ce sens lors d'une séance d'information lundi.

Depuis septembre, la présence d'un grand nombre de navires chinois a été attestée au large de l'archipel japonais d'Izu, au sud de Tokyo, et des îles Ogasawara, plus au sud. Ils sont soupçonnés d'y prélever illégalement du corail.




NHK WORLD 3/11/2014

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Le gouvernement japonais fait savoir que la Chine a répondu de manière positive à sa demande de s'occuper des bateaux chinois soupçonnés de pêcher du corail en braconnant près des îles Ogasawara dans l'océan Pacifique.

Le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga a déclaré jeudi à la presse que l'ambassadeur du Japon en Chine Masato Kitera avait envoyé lundi une lettre au gouvernement chinois.

La lettre, adressée au ministre des Affaires étrangères Wang Yi, déplore les actes de braconnage qui seraient perpétrés par des bateaux de pêche chinois opérant autour des îles japonaises, et demande que des mesures de prévention soient prises.

M. Suga a précisé que la Chine avait répondu être au courant de la gravité du problème et qu'elle prendrait des mesures spécifiques pour y répondre, en donnant par exemple des instructions aux pêcheurs.

Il a ajouté que la Chine avait demandé au Japon des informations, et que son gouvernement lui en fournissait.

NHK World 6/11/2014

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 Selon les garde-côtes japonais, plus d'une centaine de bateaux chinois soupçonnés de pêcher illégalement du corail sont retournés dans les eaux proches des îles Ogasawara dans le Pacifique. (Photo NHK)

Les bateaux sont arrivés vendredi matin après le passage d'un typhon dans la zone.

Une vidéo aérienne prise par une équipe de la NHK dans l'après-midi montre plus d'une dizaine de bateaux près des eaux territoriales nippones entre les îles de Chichijima et Hahajima. Certains des bateaux semblaient battre pavillon chinois.

Les garde-côtes travaillent en collaboration avec l'Agence des pêches et le gouvernement métropolitain de Tokyo pour suivre la situation 24 heures sur 24 dans l'espoir d'identifier d'éventuels braconniers.


NHK WORLD 7/11/2014

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Un partenariat historique vient de se nouer entre le Gouvernement du Mozambique (représenté par Carvalho Muaria, le ministre du tourisme), la Fondation Joaquim Chissano et la Fondation Peace Parks (qui gère le programme de protection du rhinocéros en Afrique du Sud) pour renforcer la lutte contre le braconnage.

Le rapprochement s’est concrétisé le 29 octobre à Maputo par la signature de plusieurs documents. Il stipule que la Peace Parks Fondation va investir 2 millions d’euros et offrir du matériel pour augmenter les moyens anti-braconnage du Mozambique.

« Etant donné la nature internationale des crimes contre la vie sauvage, de tels accords jouent un rôle crucial dans la lutte contre le braconnage organisé, puisque les pays s’associent pour repousser les massacres hors de leurs frontières. Cela leur permet également de travailler à harmoniser leurs législations », s’est félicité le Dr Bartolomeu Soto, Directeur général de la National Administration for Conservation Areas.

Le braconnage et les trafics animaliers sont un véritable désastre pour les espèces emblématiques d’Afrique, comme le lion, le rhinocéros ou l’éléphant. Ces activités criminelles menacent également les parcs et zones protégées du continent, ce qui est problématique pour la principale source de revenus locale : le tourisme.

« Grâce à ce partenariat, de nombreuses actions vont être menées conjointement par le Mozambique et l’Afrique du Sud, pour contrer la décimation de nos espèces protégées », s’est pour sa part réjouit Werner Myburgh, le dirigeant de la Peace Parks Fondation.

Seront notamment financés une nouvelle technologie de communication pour les rangers, ainsi qu’un nouveau système radio transfrontières, des équipements et  des formations pour les rangers, une modification de la législation du Mozambique pour alourdir les peines des braconniers, etc.

De telles initiatives sont ingénieuses et bienvenues. Leur tâche sera néanmoins difficile car il est estimé que le trafic d’animaux ou de parties d’animaux génère une économie souterraine de 19 milliards de dollars. Les criminels disposent donc de moyens financiers largement supérieurs à ceux de leurs opposants…



Planète Animaux 1/11/2014

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Le gouvernement américain s'inquiète des informations selon lesquelles des braconniers de corail à bord de bateaux de pêche chinois seraient à l'œuvre près des îles japonaises Ogasawara.

S'adressant à la presse mercredi, la porte-parole du département d'Etat, Jen Psaki, a précisé que de telles activités illégales menacent les espèces maritimes, dont le corail.

Le gouvernement américain a récemment accru ses efforts pour lutter contre le braconnage et le trafic internationaux.  En février Washington a dévoilé une stratégie nationale contre le trafic d'espèces sauvages. En juin les Etats-Unis ont par ailleurs organisé une conférence internationale sur la préservation des ressources maritimes et animales.

Un grand nombre de bateaux chinois sont soupçonnés de braconnage du corail dans les eaux situées près des îles Ogasawara et Izu, dans le Pacifique. Le gouvernement japonais a demandé à plusieurs reprises au gouvernement chinois de prendre des mesures contre ces bateaux.

Les observateurs estiment que Washington s'inquiète de l'impact que cet enjeu pourrait avoir sur les relations sino-japonaises. Les liens entre ces deux pays montrent des signes d'amélioration, suite au sommet tenu lundi entre le premier ministre japonais Shinzo Abe et le président chinois Xi Jinping.


NHK WORLD 13/11/2014

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L'Agence japonaise des gardes-côtes constate que le nombre de bateaux chinois soupçonnés de braconnage du corail à proximité des îles japonaises dans le Pacifique a augmenté à 145 unités après avoir chuté à une soixantaine en début de semaine. 


 Image NHK


Les gardes-côtes japonais ont comptabilisé 145 bateaux chinois hier jeudi, 134 au large des îles Ogasawara et 11 au large des îles d'Izu. La veille, il y avait déjà 117 navires.

Le nombre de bateaux chinois opérant illégalement autour des îles japonaises a chuté à une soixantaine en début de semaine, alors qu'il y en avait plus de 200 la semaine précédente.

Selon les gardes-côtes, certains bateaux chinois auraient quitté les eaux territoriales japonaises après avoir en reçu l'ordre et les patrouilles des gardes-côtes japonais continuent d'émettre des avertissements car certains bateaux chinois pourraient revenir dans les eaux territoriales nipponnes.


NHK WORLD 14/11/2014

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Chartres, 4 nov 2014 (AFP) - L'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) a mis fin début octobre à un trafic d'oiseaux d'espèce protégée (chardonneret), perpétré par un homme soupçonné d'avoir vendu des centaines de chardonnerets sur internet depuis l'Eure-et-Loir, a-t-on appris auprès de l'organisme, confirmant une information de l'Écho républicain.

 Chardonneret élégant. On trouve le chardonneret, entre autres,  dans toute l'Europe. Le chardonneret vit dans les vergers, parcs, jardins et autres lieux cultivés, mais en automne et en hiver, il recherche les chardons, donc il préfère les bords des routes et les terrains en friche. Dès le mois d'août il se regroupe en bandes de congénères de la même espèce, dans les espaces à découvert et les cultures, recherchant la proximité des mares et des ruisseaux. (Photo : Pierre Dalous CC BY-SA 3.0)

Le suspect, ayant lui même acheté sur internet un premier Chardonneret, est soupçonné d'en avoir capturé plusieurs centaines et de les avoir vendus par l'intermédiaire d'un site spécialisé dans le commerce entre particuliers.

 Chardonneret gris. Il est présent dans 4 états des USA ainsi qu'au Nord-Ouest du Mexique. Il est inféodé aux versants couverts de plantes herbacées, surtout d’armoises Artemisia tridentata et aux formations de chaparral (maquis du sud-ouest des États-Unis dont le nom espagnol chaparro signifie chêne nain). (PhotoLinda Tanner / Berichard CC BY-SA 2.0)

"L'homme avait mis en place des cages-pièges sur le toit d'une dépendance à son domicile depuis au moins deux ans. A l'intérieur, se trouvait un premier chardonneret, mâle chanteur servant d'appât à ses congénères en complément de graines. Lorsqu'un oiseau entrait dans la cage, celle-ci se refermait automatiquement", a expliqué à l'AFP, Anthony Ferré, de l'ONCFS d'Eure-et-Loir."La capture, la vente et même l'achat d'espèces protégées sont totalement interdits", a-t-il précisé.

"Les chardonnerets sont des oiseaux recherchés pour l'ornement parce qu'ils sont bons siffleurs et composés de belles couleurs", explique cette même source." Le trafic d'animaux et d'oiseaux est en pleine émergence", selon l'ONCFS et "arrive en troisième position derrière le trafic d'armes et de drogue".

Chardonneret jaune. Parc provincial Rondeau, Ontario, Canada. Le chardonneret jaune préfère habiter les zones dégagées où poussent de mauvaises herbes telles que les champs, les prairies, les plaines inondables ainsi que les bordures de routes, les vergers et les jardins. Son aire de reproduction estivale s'étend à travers toute l'Amérique du Nord, d'un océan à l'autre. (Photo Mdf CC BY-SA 3.0)

Le nom de chardonneret dérive de "chardon", cette petite plante hérissée de piquants qui pousse le long des chemins. Selon certains auteurs, ce nom a été donné à ces oiseaux parce qu'ils se nourrissent des graines de chardon. Cependant, l'explication de la fréquentation des chardons par ces oiseaux pourrait avoir une autre origine. Dans leurs déplacements, les moutons se frottent contre les chardons et y accrochent quelques flocons de laine. Alors, le chardonneret vient prendre le flocon, l'effiloche pour le démêler et en capitonne le nid de ses petits, parfois nommés grisets.

Les menaces : Les populations de chardonnerets élégants sont classées en danger. Leur nombre a fortement baissé durant le siècle dernier, pour deux raisons :

- avec l'usage excessif des pesticides pour les mauvaises herbes, le chardonneret trouve de moins en moins facilement sa nourriture, composée quasi-exclusivement de graines.
- Les captures : durant le XXème siècle le chardonneret a été beaucoup capturé pour devenir oiseau d'ornement.

Protection : Le Chardonneret élégant (sous sa forme sauvage) bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l'enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, de détruire, d'altérer ou de dégrader son milieu. Qu'il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l'utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l'acheter.


Il existe plusieurs espèces / sous-espèces de chardonnerets, mais seul le chardonneret élégant est familier de nos contrées. Les autres photos ont été ajoutées volontairement pour illustrer le sujet.

30 millions d'amis 4/11/2014 - Wikipedia

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Lyon, 7 oct 2014 (AFP) - Interpol va créer à Nairobi une unité spéciale dédiée à la lutte contre le trafic d'ivoire et plus largement à la criminalité environnementale en Afrique, a indiqué mardi l'organisation policière internationale.

"Cette initiative permettra à Interpol, à travers son Projet Wisdom, d'apporter un soutien analytique et opérationnel aux Etats-membres de l'Est de l'Afrique relatif aux cas les plus significatifs de trafic transnational d'espèces sauvages", a indiqué le chef de l'unité de sécurité environnementale d'Interpol basée à Lyon, David Higgins, dont dépendra l'antenne de Nairobi. Elle permettra également à travers des opérations planifiées de cibler les réseaux criminels derrière ces trafics, a ajouté M. Higgins.

La lutte contre le commerce illicite d'ivoire et de corne de rhinocéros, l'un des problèmes majeurs de l'Est de l'Afrique, sera l'un des principaux objectifs de cette unité qui collaborera avec les agences spécialisées des différents Etats-membres.

Le braconnage des rhinocéros et des éléphants a explosé au Kenya, comme dans le reste de l'Afrique, depuis la fin des années 2000, dopé par la demande asiatique en corne de rhinocéros, à laquelle sont attribuées à tort des vertus médicinales, et en ivoire, recherché pour la fabrication d'objets décoratifs.

Au début du XXème siècle, il y avait 20 millions d'éléphants en Afrique. Leur nombre est tombé à 1,2 million en 1980 et tourne autour de 500.000 actuellement, bien que le commerce d'ivoire ait été interdit en 1989, selon la CITES (Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction), basée à Genève et liée à l'ONU. Selon la CITES, plus de 60.000 éléphants ont été tués en Afrique ces trois dernières années, un nombre supérieur à celui des naissances.

30 millions d'amis 7/10/2014

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Lyon (AFP) - Interpol a lancé lundi un appel mondial au public pour  l'aider à localiser des personnes recherchées pour des "atteintes à l'environnement" comme le trafic d'ivoire ou la pêche illégale, une première.

L'organisation internationale de coopération policière, basée à Lyon, souhaite "l'aide des citoyens du monde entier (...) dans le cadre d'une opération visant des personnes recherchées pour des atteintes à l'environnement, afin que les fugitifs puissent être localisés et traduits en justice", selon un communiqué diffusé lundi.

Interpol a lancé le 6 octobre cette opération baptisée "Infra-Terra" (pour International Fugitive Round Up and Arrest), ciblant 139 malfaiteurs de l'environnement en fuite et recherchés par 36 de ses 190 pays membres.

Des opérations de recherche similaires concernant l'Amérique ("Infra-Americas") et l'Asie du Sud-Est ("Infra-SEA") ont déjà été menées au niveau mondial en 2010 et 2012, permettant selon Interpol 600 arrestations et localisations dans le monde entier.

Il est reproché aux personnes recherchées par "Infra-Terra" des infractions telles que le commerce illégal d'ivoire, la pêche illégale, le trafic d'espèces sauvages, le commerce et le déversement illégaux de déchets ou encore des coupes illégales de bois.

"Il s'agit de la première opération d'Interpol ciblant des individus spécifiquement recherchés pour des atteintes à l’environnement", a précisé Interpol.

"Même le plus petit détail, qui pourrait vous paraître insignifiant, est susceptible de faire considérablement avancer une affaire", souligne Ioannis Kokkinis, officier de renseignement criminel à l'unité de Soutien aux enquêtes sur les malfaiteurs en fuite (FIS), cité dans le communiqué.

Le public peut alerter les autorités sur le site d'Interpol et envoyer un message directement à cette unité, ou communiquer des informations de façon anonyme aux programmes "Crime Stoppers" (Echec aux crime) dans les pays où ils sont mis en place.

Sciences et avenir 17/11/2014

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Les autorités japonaises ont arrêté le capitaine d'un autre bateau de pêche chinois soupçonné de braconner le corail près des îles japonaises Ogasawara dans le Pacifique.

La garde-côtière a enquêté sur le bateau dans la zone économique exclusive du Japon, après que ce dernier a refusé de répondre à un ordre d'arrêt pour permettre une inspection. Selon la garde-côtière, 70 bateaux chinois ont été observés près des îles Ogasawara lundi.

Les patrouilleurs de la garde-côtière japonaise ont demandé aux navires chinois de quitter la zone.

Les autorités chinoises semblent réprimer ceux soupçonnés de pêcher du corail en braconnant.

Lundi la garde-côtière japonaise a arrêté les capitaines de deux navires originaires de la province du Zhejiang. Ils sont soupçonnés d'avoir récolté du corail dans les eaux territoriales nippones au large de la préfecture de Kagoshima, dans le sud-ouest du Japon.


NHK WORLD 18/11/2014

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Les gardes-côtes japonais ont comptabilisé 70 bateaux de pêche chinois soupçonnés de braconner du corail dans les eaux entourant les îles japonaises d'Ogasawara, dans l'océan Pacifique.

Ces bateaux, qui cherchent apparemment à se procurer du corail utilisé en joaillerie, ont été repérés depuis le mois de septembre dans les parages. Fin octobre, on en comptabilisait jusqu'à 212.

Début novembre, un puissant orage tropical a fait chuter le nombre de bateaux en maraude, mais 145 d'entre eux ont encore été comptabilisés le 13 novembre autour des îles. Le 16, il n'y en avait plus que 58, mais le 17 novembre, il était remonté à 70 navires.

Les gardes-côtes japonais surveillent la zone nuit et jour depuis plus de deux mois maintenant et des patrouilleurs ont été envoyés en renfort.

Mardi, les gardes-côtes ont arrêté le capitaine chinois d'un des bateaux car il avait ignoré un ordre de s'arrêter pour une inspection à bord alors qu'il avait pénétré dans la zone économique exclusive du Japon.

Il semble par ailleurs que les autorités chinoises commencent à renforcer les mesures d'interdiction du braconnage du corail.


NHK WORLD 19/11/2014

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Les gardes-côtes japonais ont arrêté le capitaine d'un navire chinois qui se livrait à des activités illégales à proximité des îles japonaises Ogasawara dans l'océan Pacifique.

Le capitaine, qui a été arrêté dans les eaux territoriales japonaises vendredi matin de bonne heure, a été emmené à la base des gardes-côtes de Yokohama pour un interrogatoire.

 Accostage par les FAD du bâteau chinois. Photo NHK


Jeudi, les gardes-côtes ont augmenté le nombre de patrouilles nocturnes afin de débusquer les bateaux chinois soupçonnés de braconnage du corail.

Les autorités japonaises soupçonnaient les bateaux chinois de se tenir à distance des îles pendant la journée pour éviter les patrouilles, puis de profiter de la nuit pour pénétrer dans les eaux territoriales japonaises.

Les gardes-côtes japonais ont tenté de repousser les bateaux chinois et de les forcer à utiliser tout leur carburant avant qu'ils puissent pénétrer dans les zones abondantes en corail. Mais ils ont finalement changé de tactique alors que le nombre de bateaux de patrouille augmentait dans la zone.

47 bateaux chinois ont été repérés dans les parages hier jeudi, contre 44 la veille.

De son côté, la Chine insiste sur ses efforts pour lutter contre le braconnage du corail à proximité du Japon.

Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a souligné que la Chine parvenait à des résultats dans sa lutte contre le braconnage du corail par des bateaux de pêche chinois dans les eaux proches des îles japonaises.

Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré vendredi que le nombre de bateaux chinois soupçonnés de braconnage du corail dans les eaux japonaises a sensiblement baissé après avoir dépassé les 200.

M. Hong a précisé que la Chine avait pris plusieurs mesures pour éduquer et instruire les intéressés. Il a souligné qu'il souhaitait un renforcement de la coopération entre les autorités chinoises et japonaises pour résoudre ce problème de façon adéquate en se basant sur la législation en vigueur.


NHK world 21/11/2014 - NHK

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Les douanes de Polynésie ont saisi de la viande de tortue, une espèce protégée. Que risquent les trafiquants ?

Le service des douanes en Polynésie a annoncé avoir saisi 93 kg de viande de tortue, une espèce protégée par la Convention de Washington ainsi que par une délibération de l’Assemblée de cette collectivité française du Pacifique.

 Les tortues de Polynésie, comme ici à Tahiti, sont des espèces protégées car menacées. ©️Biosphoto / Fabien Michenet

"Cela représente entre deux et trois tortues", a indiqué à l'AFP l’adjoint au directeur régional du service, Bruno Hamon. Les douaniers ont fait cette découverte vendredi lors d'un contrôle inopiné dans le port de Papeete. Ils ont alors mis la main sur "une tortue congelée entière" placée dans une glacière.

Sur l’un des deux individus interpellés, âgés d’une quarantaine d’années, des traces de méthamphétamine - une drogue de synthèse psycho-stimulante - ont été décelées, ce qui a conduit à procéder à une perquisition de son domicileAu cours de celle-ci, de la viande de tortue, prisée des Polynésiens, a été une nouvelle fois mise au jour, portant le poids total à 93 kg.

Une carabine 22 long rifle ainsi que 181 perles noires et 545 keishis (perles sans cœur, généralement de faible diamètre) ont également été saisis.

Selon Bruno Hamon, le kilogramme de viande de tortue est vendu localement, au marché noir, à un prix avoisinant les 40 euros. "Ces tortues ont été probablement livrées par des goélettes qui étaient, peut-être, en provenance de l’archipel des Tuamotu-Gambier".

Le parquet de Papeete a demandé, avant que la marchandise ne soit détruite, de procéder à des prélèvements "pour constituer une sorte de base de données de traçabilité des espèces qui font l’objet de contrebande".

Les deux contrevenants encourent, pour infraction à la législation sur les espèces protégées et détention de marchandise prohibée, une peine de trois ans de prison ferme, une forte amende et la saisie du matériel ayant permis la commission des faits. Le service des douanes entend demander à leur encontre une amende d’environ 8.300 euros.

Des saisies de viande de tortue sont régulièrement réalisées en Polynésie. En février 2012, deux hommes et une femme avaient été condamnés à Papeete à six mois de prison avec sursis pour avoir pêché de multiples tortues pour un poids de chair de 123 kg. Leur bateau et leur véhicule avaient été confisqués.

A lire : Les tortues de Polynésie

Sciences et avenir 23/11/2014

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Plus d'un millier de tortues de mer ont été saisies la semaine dernière au Vietnam. Elles étaient destinées à la transformation en objets d'artisanat pour le marché chinois voisin. Selon les défenseurs de l'environnement, le pays est l'un des pires de la planète concernant le trafic d'espèces protégées.

 Selon les défenseurs de l'environnement, le Vietnam est l'un des pires pays au monde en ce qui concerne le trafic des espèces en voie de disparition. Photo d'illustration Tortue verte dans les eaux de l'île d'Hawaï (USA). Brocken Inaglory CC BY-SA 3.0

"Elles sont toutes mortes", a précisé mardi Le Hong Thai, du ministère de la sécurité publique. Il confirmait cette saisie record, effectuée lors d'un raid policier la semaine dernière dans la ville balnéaire de Nha Trang (centre).

Les tortues de mer sont protégées au Vietnam et leur chasse, leur commerce et même leur recel constituent une infraction pénale. De nombreuses arrestations en lien avec leur trafic ont eu lieu ces dernières années.

La justice du pays "doit montrer que le Vietnam est sérieux en poursuivant et punissant" les crimes liés à des espèces en voie de disparition, a estimé Nguyen Phuong Dung, directrice du groupe Education pour la nature-Vietnam (ENV).

Selon les défenseurs de l'environnement, le Vietnam est l'un des pires pays au monde en ce qui concerne le trafic des espèces en voie de disparition - défenses d'éléphants, cornes de rhinocéros - ou même des espèces exotiques comme les pangolins et les tigres. Les saisies ne représenteraient qu'une infime partie du trafic dans le pays communiste.


Romandie 25/11/2014

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Lyon, 10 déc 2014 (AFP) - Un trafiquant d'ivoire en fuite depuis 2012 a été arrêté début décembre en Zambie, s'est félicité Interpol dans un communiqué mercredi.

Ben Simasiku, Zambien de 32 ans, faisait l'objet d'un avis de recherche de l'organisation policière internationale après avoir fui le Botswana en 2012. M. Simasiku avait quitté ce pays d'Afrique australe après avoir été arrêté avec trois complices, en possession de 17 morceaux de défenses d'éléphants découpées d'un poids d'environ 115 kilos. Le fugitif a été interpellé dans le cadre de l'opération Infra (acronyme pour International Fugitive Round Up and Arrest) Terra qui vise les auteurs de crimes environnementaux. 130 suspects recherchés par 36 pays sont actuellement ciblés par l'opération Infra-Terra.

Un renseignement a permis à la police zambienne d'arrêter M. Simasiku le 2 décembre, en possession de bijoux en ivoire. Il est désormais en attente de son extradition vers le Botswana. "Les crimes contre l'environnement ne sont pas toujours considérés comme des crimes importants, ce qu'Interpol espère changer via des actions comme l'opération Infra-Terra", a indiqué le patron de l'unité "Fugitifs", Stefano Carvelli. "Cette arrestation montre qu'il y a un changement d'attitude : tous les fugitifs seront recherchés pour être présentés à la justice, quel que soit le crime qu'ils ont commis", a ajouté M. Carvelli.


30 millions d'amis 10/12/2014

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Paris, 21 nov 2014 (AFP) - Trois faucons sacrés, une espèce menacée d'extinction dont le trafic peut rapporter plusieurs milliers d'euros par spécimen, ont été saisis dans un camp de gens du voyage du Loiret, a-t-on appris auprès de l'ONCFS.


 Un faucon sacré (Falco cherrug). Marek Szczepanek CC BY-SA 3.0


Lorsqu'ils ont été découvert à Chaingy jeudi, les rapaces, qui nécessitent soins et nourritures adéquats, étaient juchés sur des sortes de pieux en bois, attachés par des cordes entre des caravanes, a relaté à l'AFP Eric Hansen, délégué interrégional de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Les autorités avaient été alertées par plusieurs témoignages faisant état de la présence de rapaces dans ce camp. 

Leur propriétaire, qui a été placé en garde à vue et était recherché pour une affaire distincte de vol, a reconnu qu'il les détenait en toute illégalité. Il encourt 15.000 euros d'amende et un an de prison.

Les trois faucons ont été placés dans un refuge où ils vont pouvoir être "vermifugés, soignés et suivis", a précisé M. Hansen. 

Les enquêteurs vont désormais s'attacher à comprendre d'où peuvent provenir les oiseaux saisis au cours de l'opération conjointe de l'ONCFS, de la police et de la gendarmerie dans le Loiret. Le faucon sacre, de son nom scientifique Falco cherrug, est une espèce menacée d'extinction, protégée à l'échelle mondiale par la Convention de Washington, et victime comme nombre d'espèces sauvages, d'un trafic. Il est très vulnérable, car chaque spécimen se monnaie plusieurs milliers d'euros dans les pays du Golfe, où il est employé pour la chasse au vol, selon l'ONCFS.

L'ONCFS redoute que ce commerce illégal ne s'étende désormais au-delà du cercle restreint des mordus de rapaces, à des criminels adeptes de "trafics en tout genre". Selon l'Office, qui au-delà de ces missions de surveillance est très actif dans la protection de la faune et de l'environnement, le trafic d'animaux arrive en troisième position des trafics illicites les plus développés dans le monde, derrière les armes et les drogues.

-----> Si l'on en croit la carte de la répartition de l'espèce, ci-dessus, la France n'est pas recensée comme faisant partie de son habitat....

30 millions d'amis 21/11/2014

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Le chef présumé d'un vaste réseau de trafic d'ivoire, appréhendé dans le cadre d'une opération menée par Interpol, est actuellement jugé par un tribunal kenyan.

 Feisal Mohamed Ali, le chef présumé d'un vaste trafic d'ivoire au Kenya, le 24 décembre 2014 au tribunal de Mombasa (c) Afp

Un Kényan, chef présumé d'un vaste trafic d'ivoire au Kenya et l'un des suspects de "crimes contre l'environnement" les plus recherchés par Interpol jusqu'à son arrestation lundi 22 décembre 2014 en Tanzanie, a comparu deux jours plus tard devant un tribunal kényan, selon un correspondant de l'AFP.

Feisal Mohamed Ali, extradé dans la matinée de Tanzanie, a été inculpé par un tribunal de Mombasa d'infraction à la législation sur le commerce des dépouilles issues de la faune sauvage et de la possession illégale de 314 pièces d'ivoire. Ces crimes sont passibles de la prison à vie quand il concernent des espèces protégés, à savoir des éléphants. L'accusé, barbe poivre et sel et chemise blanche, est arrivé menotté et sous forte garde au tribunal, où il a plaidé non-coupable des deux chefs. Il a été maintenu en détention jusqu'au 30 décembre, date d'une audience devant statuer sur une mise en liberté provisoire.

"Nous étudions la possibilité que Feisal puisse être lié à la criminalité internationale allant du terrorisme au crime organisé. Nous savons que les revenus du trafic d'ivoire sont utilisés pour financer le terrorisme", a expliqué au tribunal un enquêteur de la police, Said Kitur. Le représentant du Parquet, Alexander Muteti, a réclamé le maintien en détention de l'accusé, rappelant "qu'il était en fuite depuis le 5 juin", avait "été arrêté dans un pays étranger" et présentait "un risque de fuite le rendant inadmissible à une libération sous caution".

Feisal Mohamed Ali, homme d'affaires de Mombasa, principal port d'Afrique de l'Est, était visé par un mandat d'arrêt au Kenya depuis la découverte en juin dans un entrepôt de la ville, principal port d'Afrique de l'Est, de plus de deux tonnes d'ivoire, dont 228 défenses d'éléphants entières.

Deux de ses complices présumés avaient été arrêtés, mais Feisal Mohamed Ali, soupçonné d'être le chef du réseau, avait réussi à prendre la fuite. Arrêté lundi soir à Dar es Salaam par des agents d'Interpol, il a été remis mercredi aux autorités kényanes à un poste-frontière du sud du Kenya et transféré à Mombasa. Feisal figurait, avec huit autres suspects, sur un avis de recherche diffusé publiquement en novembre par Interpol, dans le cadre de son opération "Infra-Terra" lancée un mois plus tôt et visant 139 suspects de crimes environnementaux en fuite.

"La capture de ces (neuf) criminels contribuera au démantèlement de groupes organisés qui ont fait des atteintes à l’environnement une activité professionnelle lucrative", avait indiqué Interpol. Infra-Terra est la première opération d’Interpol ciblant des individus spécifiquement recherchés pour des crimes contre l'environnement.

Le Kényan est le deuxième individu figurant sur cet avis de recherche à être arrêté, après l'interpellation en Zambie début décembre de Ben Simasiku, un Zambien recherché pour possession illégale d'ivoire au Botswana. Les sept autres suspects toujours en fuite sont un Italien, un Pakistanais, un Mexicain, un Swazi, un Néerlandais, un Indonésien et un Germano-Russe. Ils sont recherchés pour diverses infractions telles que déchargements de déchets toxiques, trafic d'animaux sauvages, braconnage, exploitation forestière ou pêche illégales.

Mombasa est une des principales plate-formes d'exportation de l'ivoire et de la corne de rhinocéros, braconnées au Kenya ou dans les pays voisins, vers les pays du Golfe ou d'Asie. Par ailleurs le tribunal avait plus tôt convoqué plusieurs policiers, qui devront venir s'expliquer sur la disparition apparente des 314 pièces d'ivoire saisies en juin et devant servir de pièces à conviction.


Sciences et avenir 26/12/2014

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Le capitaine Siddarth Chakravarty nous informe depuis l’océan Austral que son équipage a déjà récupéré 13000 mètres de lignes et de filets maillants qui avaient été posés à 2000 mètres de profondeur.

 Cela fait 66 heures que l’équipage du « Sam Simon » travaille par roulement de 4 heures pour relever le filet illégal. L’équipage est réparti en deux équipes baptisées l’Erebus et l’Endurance. Deux treuils fonctionnent sans interruption et l’équipage remonte 800 à 1000 mètres par tranche de quatre heures. Les opérations de relevage se poursuivent et cela ne va pas vite, car l’équipage libère les animaux vivants qui sont pris dans le filet et enregistre des données sur ceux qui sont morts. (Photo Sea Shepherd)

Le filet confisqué est entreposé sur le pont arrière et il reste de la place pour encore 20 kilomètres. Cela représente un tas d’une hauteur considérable.

Jusqu’à présent l’’équipage a récupéré environ 150 légines * mortes. Environ 75 crabes vivants remontés à la surface ont été libérés. Une centaine d’autres animaux, en plus des légines, ont été également remontés morts.

Les conditions météo sont désagréables avec des températures de -2°C, des vents de 20 à 25 nœuds et des creux de 2 mètres. Il neige sans arrêt depuis 6-8 heures et les conditions restent froides et humides.

A 1000 milles au nord-ouest, le « Bob Barker » est toujours à la poursuite du braconnier nigérian « Thunder ». Cette poursuite d’un braconnier est en train de devenir la plus longue dans l’histoire de la pêche illégale. Le « Thunder » sait bien que, s’il entre dans un port quelconque de l’océan Indien, il risque d’y être arrêté, mais qu’à un moment ou à un autre il y sera obligé par le manque de carburant. Le « Thunder » a essayé, sans succès, de semer le « Bob Barker » dans de la glace dense et des tempêtes violentes. Depuis le 16 décembre, le « Bob Barker » ne quitte pas leur sillage. Ils ont déjà perdu leur coûteux filet maillant, et ils n’ont nulle part où aller.

----->Cette espèce de poisson des grands fonds, comme tant d'autres d'ailleurs, a fait l'objet d'une surpêche phénoménale due au prix de vente au kg, ce qui a provoqué un effondrement de sa population. Aussi pour éviter de l'épuiser totalement, des quotas de pêche ont été instaurés... Ceux-ci semblent bien respectés... Mais l'espèce fait l'objet d'une pêche illégale dans de grandes proportions, menée avec une détermination encore jamais rencontrée en matière de pêche.... 

Sea Shepherd 28/12/2014

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Les douanes françaises ont annoncé lundi la saisie, le 14 décembre, de 170 bébés tortues étoilées de Madagascar cachés dans des caisses de concombres de mer en transit à l'aéroport parisien de Roissy. Cette espèce de tortue est menacée de disparition et est prisée par les collectionneurs.

 Ces tortues Astrochelys radiata venaient de Madagascar et étaient destinées au Laos, ont précisé les services douaniers. Elles ont voyagé dans le double fond de caisses de concombres de mer, un moyen de dissimulation rappelant le trafic de stupéfiants, a relevé le secrétaire général des douanes de Roissy, Sébastien Tiran. (Photo Jeffdelonge CC Wikipedia Commons)


 CR = En danger critique d'extinction


Sur les 170 bébés, quinze avaient succombé du fait de "conditions de transport particulièrement inadaptées", selon les douanes.

Le transport de spécimens de cette espèce très menacée et protégée par l'annexe 1 de la Convention de Washington est interdit, sauf permis spécial. Une telle saisie est rare, les douaniers tombant plus souvent, en matière d'animaux vivants, sur des tortues du Maghreb, moins menacées, ou des oiseaux tropicaux.

S'agissant d'une saisie sans interpellation, il est peu probable que l'affaire ait des suites judiciaires. Les bébés tortues survivants ont été remis à un centre spécialisé dans le sud-est de la France.





 Comme mentionné, cette espèce est originaire de Madagascar, mais elle a été introduite à Maurice et à La Réunion. (Photo Jutta234 CC BY-SA 3.0)

À l'âge adulte, elle mesure une quarantaine de centimètres de long pour les mâles et une trentaine pour les femelles. Elle peut alors peser 20 kg pour les mâles et 15 kg pour les femelles. Sa longévité est d'une centaine d'années.

Les tortues rayonnées étant herbivores, les graines constituent 80 à 90 % de leur régime alimentaire, auxquelles s'ajoutent des fruits et des plantes. Dans la nature, les cactus du genre Opuntia sont leur nourriture favorite. Les tortues rayonnées semblent privilégier les jeunes pousses, sans doute à cause de leur grand taux de protéine et leur faible teneur en fibres.

 Photo jeune de 7 jours après son éclosion. Philstone - Titou / CC BY-SA 4.0

La tortue étoilée de Madagascar est un animal de compagnie particulièrement apprécié à l'île de la Réunion. La presse locale a déjà eu l'occasion d'indiquer qu'un foyer réunionnais sur deux possédait une ou plusieurs tortues de cette espèce descendant de spécimens importés il y a plusieurs générations. La déclaration de ces animaux aux autorités est désormais obligatoire.



Romandie 29/12/2014 - Wikipedia

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Les bébés tortues confisquées à Roissy (Val d'Oise) par les douaniers vont mieux. Ces 170 tortues étoilées de Madagascar, une espèce rare prisée des collectionneurs pour les motifs de leur carapace, ont été recueillies vendredi 27 décembre le village des tortues de Gonfaron (Var).



"On les a baignées, on les a nourries. Elles commencent à être en pleine forme", explique à France 3 Bernard Devaux, le fondateur du parc animalier spécialisé. "Sur les marchés illégaux, on en trouve qui valent jusqu'à 200 ou 500 dollars", déplore Bernard Devaux.

Cachées sous des concombres de mer en transit par les trafiquants, 15 d'entre elles n'ont pas survécu à leur voyage. Une fois remises sur pieds, ces 170 bébés devraient retrouver leur pays d'origine Madagascar. C'est du moins l'objectif de leurs soigneurs.



Francetv info 30/12/2014

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Deux braconniers de rhinocéros ont été tués lundi par les gardes-chasse du parc naturel sud-africain Kruger, ont annoncé les autorités du parc. Plus d'un millier de ces herbivores cornus ont été massacrés en 2014 dans cette zone protégée.

"Il y a eu des échanges de tirs et deux des trois suspects de braconnage de rhinocéros ont été tués", a déclaré le porte-parole des parcs naturels d'Afrique du Sud, William Mabasa. Le troisième suspect a réussi à s'échapper au cours de cette fusillade qui a eu lieu vers 5 heures du matin dans le parc Kruger, la plus grande réserve naturelle d'Afrique du Sud, située dans le nord-est du pays.

Selon les chiffres officiels, plus de 1020 rhinocéros ont été tués entre janvier et novembre 2014 dans les parcs d'Afrique du Sud, dont 700 dans le parc Kruger.

 WWF 22/9/2011



Romandie 5/1/2015

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L'organisation écologique Sea Shepherd a annoncé vendredi qu'elle pourchassait depuis trois semaines un navire «braconnier» pour tenter de l'empêcher de pêcher illégalement dans l'océan Austral.


Peter Hammarstedt, capitaine du Bob Barker, navire-amiral de l'ONG, a expliqué que son équipage était lancé aux trousses du bateau immatriculé au Nigeria depuis 22 jours, la plus longue traque jamais menée par l'organisation contre un navire soupçonné de pêche illégale.

 Le dernier né des navires de l'organisation écologique Sea Sheperd, le 21 août 2013 à Sydney - William West AFP

«Quand nous sommes tombés sur eux, ils pêchaient activement», a-t-il déclaré à l'AFP. Le Bob Barker se trouvait vendredi à environ 900 milles nautiques environ (1.650 kilomètres) des côtes sud-est de l'Afrique du Sud.

La course-poursuite a commencé à 2.300 milles de l'Afrique du Sud dans une zone où la pêche est réglementée par la Commission pour la conservation des ressources marines de l'Antarctique (CCAMLR). «Je les ai contactés par radio et leur ai indiqué qu'ils étaient en infraction... C'était il y a 22 jours et depuis ils nous entraînent dans des eaux glacées et démontées», a déclaré Peter Hammarstedt.

«Nous sommes prêts à traquer ces braconniers jusqu'au bout de la terre si c'est nécessaire,» a-t-il ajouté, précisant que l'équipage du bateau nigérian, le The Thunder, avait tenté de les semer en naviguant au milieu de blocs de glace.

Le bateau nigérian figure sur une liste établie des bâtiments soupçonnés de pêche illégale ou irrégulière établie par la CCAMLR. En l’occurrence, son équipage est soupçonné de pêcher en Antarctique la légine de Patagonie et d'autres espèces rares.

Sea Shepherd a récupéré deux filets abandonnés par le The Thunder, qui contenaient plus de 700 légines et autres animaux marins morts, a ajouté l'organisation.


20' 9 janvier 2015

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PARIS (AFP) - Trente-sept ONG européennes, africaines, américaines et asiatiques demandent au gouvernement d'interdire "toute commercialisation et exportation d'ivoire" et d'agir au niveau européen, dans une lettre adressée mardi à la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal.

"Le commerce de l'ivoire d'éléphant se développe au sein de l'Union européenne et en particulier en France. Durant le dernier trimestre 2014, au moins 118 défenses entières ont été mises aux enchères sur le territoire français", écrivent les signataires, parmi lesquels l'IFAW (Fonds international pour la protection des animaux), le Pan African Wildlife Conservation Network, la Humane Society International, Save the elephants, la Fondation Brigitte Bardot.

 ©️ AFP/Archives | Des objets en ivoire brisés dans le cadre d'une protestation contre le braconage et le trafic d'ivoire, à Los Angeles le 6 novembre 2014

"La France a en 2013 délivré des permis d'exportation pour 116 défenses d'éléphants d'Afrique, une quantité record, jamais atteinte depuis 1990", date d'entrée en vigueur d'un moratoire sur les ventes d'ivoire à l'international, ajoutent les ONG dans ce courrier également envoyé à Nicolas Hulot, l'envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète.

"En laissant le commerce d'ivoire brut se développer sur son territoire et en alimentant le commerce international, la France est complice de la disparition des éléphants", affirment les ONG. Elles dénoncent "les failles dans l'encadrement et le contrôle du commerce qui permettent d'introduire, dans les circuits +légaux+, de l'ivoire d'éléphants braconnés".

Les ONG prient "instamment" le gouvernement "de prendre des mesures immédiates afin d'interdire en France toute commercialisation et exportation d'ivoire brut ou débité". Elles lui demandent aussi d'"appeler tous les pays européens à appliquer de telles mesures indispensables à la sauvegarde des éléphants".

"Certains pays ont déjà réagi", soulignent les signataires, en citant la Grande-Bretagne, la Suède, l'Allemagne et les Etats-Unis.

Un moratoire sur les ventes d'ivoire à l'international est en vigueur depuis janvier 1990 mais, pour des objets anciens, des dérogations très encadrées sont possibles, notamment au sein de l'Union européenne (UE). Une deuxième dérogation possible à l'interdiction de la vente, du transport, de la publicité et de l'achat d'ivoire concerne des défenses ou des objets travaillés dont il est possible de prouver qu'ils sont entrés dans l'UE avant janvier 1990.

La population d'éléphants d'Afrique est estimée à environ 500.000 spécimens, soit moitié moins que dans les années 80.

Selon les ONG, "en Afrique et en Asie, 35.000 à 40.000 éléphants sont braconnés chaque année" pour répondre à la demande "insatiable" des pays asiatiques, notamment de la Chine.


France24 20/1/2015

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Une nouvelle technologie s’appuyant sur des données satellitaires et d’autres informations permet de détecter les navires suspects de pêche illégale. Des tests sont menés atour de l’île de Pâques et des Palaos, en Micronésie.


 A l'aide de satellites un dispositif promet de mieux surveiller la pêche illégale. The Pew Charitable Trusts

La pêche illégale rapporterait près de 23,5 milliards d’euros par an et représente une capture sur cinq selon les experts cités par la fondation The Pew Charitable Trusts qui annonce la mise en place d’un nouveau dispositif de surveillance des mers. Le projet "Eyes on the Seas" permet une surveillance et une analyse en temps réel de l’activité des navires en mers. Des tests sur des zones réduites sont en cours.

Le système est développé en partenariat la société Catapult qui promeut les activités spatiales britanniques. La technologie intègre des données provenant de différents satellites (GPS, radar, optique) ainsi que des informations concernant les navires et des indications sur la zone qu’ils fréquentent. Le tout permet de disposer, en temps réel, d’un listing de l’activité de tous les navires présents dans une zone donnée

  Comment fonctionne Eyes on the Seas The Pew Charitable Trusts

Sur Internet, une "Virtual Watch Room" permet de le consulter en ligne et de repérer les bateaux au "comportement suspect". "Eyes on the seas est conçu pour remplacer le système actuel de collecte de l’information, coûteux et inégal, par un dispositif global d’identification et de suivi des navires de pêche illégaux. Ce système permettra aux autorités de constituer un dossier complet contre eux et de les suivre jusqu’au port", explique Joshua Reichert, vice-président exécutif de The Pew Charitable Trusts.

La chambre virtuelle a été activée vendredi 23 janvier 2015, aussi, à l'heure où nous écrivons ces lignes, il est trop tôt pour avoir une idée de l’efficacité du projet. Pour l’heure, il n’est d’ailleurs pas question de surveiller l’intégralité des océans. Seules deux petites zones maritimes seront couvertes : les eaux autour de l’île de Pâques et les Palaos, un archipel composé d’une centaine d’îles en Micronésie. "Avec l'aide de Pew, nous avons déjà identifié des navires suspects dans notre zone marine", a déclaré Tommy E. Remengesau, Jr, président des Palaos. Progressivement le nombre de zones sous surveillance augmentera avec un accent sur les réserves maritimes situées dans les coins les plus reculés. Le plan de déploiement est programmé sur trois ans, il ne sera pleinement efficace qu’avec la coopération des gouvernements et des organismes internationaux.


Sciences et avenir 27/1/2015

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Plus de 700 kilos de défenses d’éléphants et deux tonnes de peaux de pangolins ont été saisis par les agents de la protection de la faune sauvage, a annoncé dimanche la police ougandaise.

L'ivoire et les écailles de pangolin ont été découverts à Entebbe, le principal aéroport ougandais, cachées dans des caisses. Un employé de l’aéroport, un douanier et le chauffeur du camion qui avait livré les caisses ont été arrêtés, a annoncé le chef de la police aéroportuaire, Ludovic Awita.

 Les pangolins figurent désormais parmi les mammifères les plus braconnés au monde. ©️ reporters

Les écailles du pangolin, un petit fourmilier aux pattes courtes et griffues, font l’objet d’une demande croissante en Asie. Utilisées en médecine chinoise, elles sont considérées comme pouvant traiter de nombreuses affections, telles que le psoriasis ou une mauvaise circulation.

Le porte-parole de l’Autorité ougandaise de protection de la faune sauvage, Jossy Muhangi, a précisé que l’ivoire et les écailles avaient été découverts dans trois caisses en partance pour Amsterdam, la capitale des Pays-Bas.

« Les défenses, fraîchement coupées sur les éléphants, ont été découpées par les trafiquants pour faciliter leur transport », a précisé M. Muhangi, rendant difficile l’estimation du nombre d’animaux mutilés. Les boîtes, prêtes à l’exportation, avaient été enregistrées par la douane ougandaise comme contenant du matériel de télécommunication défectueux.

Les douaniers avaient jugé que les caisses étaient trop lourdes pour passer aux rayons X, mais les officiers de protection de la faune ont insisté pour les ouvrir.

Le ministre de l’Environnement ougandais avait annulé la semaine dernière une licence d’export accordée illégalement à un chargement d’écailles de pangolins d’une valeur estimée à 1,3 million d’euros.

L’Ouganda est également une des principales plaques tournantes du trafic d’ivoire, qui provient notamment des grandes forêts de la République Démocratique Du Congo voisine. Au mois de novembre, plus d’une tonne d’ivoire dépassant le million dollars et saisie par les douaniers avait disparu des entrepôts gouvernementaux.

Le braconnage des éléphants a explosé ces dernières années en Afrique, alimenté par la forte demande d’ivoire en Asie où sa poudre est recherchée pour ses prétendues vertus médicinales. Les prix sont devenus astronomiques, faisant saliver gangs criminels internationaux et groupes armés.

Les pangolins, prisés pour leurs écailles mais aussi pour leur viande, figurent désormais parmi les mammifères les plus braconnés au monde, avec plus d’un million d’individus capturés dans la nature au cours des 10 dernières années, selon la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction.

Le pangolin pèse entre 2 et 35 kilos, selon son espèce, et mesure entre 30 et 80 cm. La plupart des pangolins sont des animaux nocturnes qui se nourrissent essentiellement d’insectes.


lEsOIR.BE 27/1/2015

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Le niveau de braconnage des éléphants est alarmant et la France est un maillon du commerce illégal d'ivoire: fort de ce constat, le gouvernement a décidé de ne plus délivrer d'autorisations pour exporter de l'ivoire brut en dehors de l'Union.

 Des défenses d'éléphants au Tchad le 21 février 2014 - Marco Longari AFP

Ségolène Royal, la ministre de l'Ecologie, a pris cette décision, après avoir été interpellée il y a quelques jours par une quarantaine d'associations françaises, mais aussi africaines et asiatiques, qui ont constaté que la France délivrait un grand nombre de permis d'exportation. «La France a en 2013 délivré des permis d’exportation pour 116 défenses d’éléphants d'Afrique, une quantité record, jamais atteinte depuis 1990», déploraient les ONG.

«En 2014, plus de trois tonnes d'ivoire brut ont été vendues dans des salles aux enchères: la totalité de ces ivoires a été achetée par des ressortissants étrangers», alerte Robin des Bois, ONG en pointe dans le suivi du commerce illégale d'espèces. «Sous le couvert de l'ivoire légal, des filières écoulent de l'ivoire illégal en Asie», ajoute Charlotte Nithart, porte-parole de Robin de Bois.

Le commerce d'ivoire est strictement règlement depuis 1990. Il doit être limité aux pièces datant d'avant 1947 et considérées comme des antiquités ou à des pièces et morceaux bruts entrés dans l'Union européenne avant 1990. La preuve de cette antériorité sur le territoire européen doit être fournie pour obtenir un certificat intra-communautaire qui permet la vente de la pièce, lors d'enchères par exemple.

Mais de l'ivoire entre clandestinement en France, surtout via l'Afrique de l'Ouest. Ensuite, «il y a du trafic sur les certificats», a affirmé mercredi Ségolène Royal. «Il y a des contrefaçons de certificats d'une part et d'autre part de vrais certificats qui sont détournés et utilisés pour des ivoires récents», a confié à l'AFP Charlotte Nithart, porte-parole de Robin des Bois.

Les chiffres du ministère montrent une hausse significative des certificats délivrés: 398 en 2014 pour des ventes à l'intérieur de l'Union (284 en 2012 et 332 en 2013) et 315 pour des ventes hors Union (54 en 2012 et 93 en 2013).

En interdisant les exportations d'ivoire brut hors Union européenne depuis son territoire, la France s'aligne sur l'Allemagne et le Royaume-Uni. Cette décision a été unanimement saluée par les ONG reçues mercredi au ministère de l'Ecologie, qui ne désespèrent toutefois pas de voir un jour tout commerce d'ivoire banni en France. «Je me réjouis de l'interdiction des exportations, mais je regrette qu'on ne suspende pas la vente en général», a déclaré Alain Bougrain-Dubourg, le président de la LPO.

Will Travers de l'ONG britannique, Bron free fondation, a souligné «le lien entre marché légal et exploitation illégale».

«Nous défendons une interdiction de tout commerce en France», a réagi Christophe Marie au nom de la Fondation Brigitte Bardot, en soulignant «la contradiction apparente entre des ventes aux enchères massives et des opérations de destruction d'ivoire».

Il y a un an, le gouvernement avait procédé à la destruction spectaculaire, au pied de la tour Eiffel, de trois tonnes d'ivoire confisquées au cours de saisies diverses.
«Nous allons poursuivre en 2015 les opérations de destruction de stocks d'ivoire», a assuré Ségolène Royal, conformément à l'engagement de son prédécesseur Philippe Martin.

Le projet de loi sur la biodiversité, qui devrait enfin arriver à l'Assemblée en mars, va aussi permettre de renforcer les sanctions contre les trafiquants d'espèces menacées. Les amendes passeront de 15.000 à 150.000 euros pour des infractions simples et pourront aller jusqu'à 750.000 euros pour celles commises en bande organisée.

«La France peut donner l'exemple», en matière de lutte contre le trafic, a estimé Stéphane Ringuet, expert auprès du WWF. Mais selon le spécialiste, l'action pour espérer sauver les éléphants d'Afrique passe aussi par la lutte contre le braconnage et la demande, essentiellement située en Asie, en particulier en Chine.

«Il y a désormais une véritable guerre de l'ivoire, avec des armes considérables et des dizaines de gardes tués chaque année en Afrique», a rappelé Jacky Bonnemains de Robin des Bois.


20 Minutes 28/1/2015

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La Suisse ne doit pas devenir un marché pour les poissons pêchés illégalement. En sus d'une interdiction ciblée d'importation, divers mécanismes de contrôle sont proposés. L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires a mis lundi une nouvelle ordonnance en consultation jusqu'au 30 avril.


 Une procédure simplifiée est prévue pour les 92% provenant de pays disposant d'une surveillance très développée de la pêche. KEYSTONE / Le Nouvelliste

Plusieurs États ont fixé des quotas et défini des périodes et des régions où la pêche est interdite. Mais ces règles ne sont pas toujours respectées. Et la pêche illicite, non déclarée et non réglementée, dite "INN", menace gravement la gestion durable des ressources aquatiques vivantes.

L'Union européenne (UE) a déjà réagi en 2010 en interdisant la pêche INN. Sous pression du Parlement, la Confédération va suivre. Berne pourra ainsi prohiber les importations en provenance de pays * ne surveillant pas suffisamment la pêche. Une liste sera dressée.

Pour les autres Etats, les lots de produits de la pêche d'origine marine devront être accompagnés, avant l'arrivée en Suisse, d'un certificat de capture valable et des documents d'accompagnement. La déclaration devra être faite trois jours ouvrables avant l'importation.

Si l'examen ne révèle aucun indice d'une pêche INN, les lots pourront être présentés à la douane moyennant un émolument de 70 francs. Cette taxe devrait rapporter quelque 574'000 francs et couvrir les frais informatiques et de personnel.

comme le Maroc, la Malaisie, la Papouasie-Nouvelle Guinée ou le Bangladesh. Cela concerne environ 8% des lots importés.

Romandie 9/2/2015

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Dix-neuf mille hippocampes, une espèce protégée par la convention de Washington sur les espèces menacées de disparition, ont été saisis jeudi 5 février à l'aéroport de Roissy, ont annoncé les douanes lundi.

Leurs couleurs varient selon les espèces, le nombre de celles-ci tournant autour de 220. Leur taille varie de 6 à 15 cm. Leur durée de vie varie de 5 à 7 ans. Ici un Hippocampus hystrix. Nick Hobgood, cc by-sa 3.0

Les animaux, transportés à l'état déshydraté, ont été découverts dans un envoi commercial en provenance de Madagascar et à destination de Hongkong, a précisé la direction des douanes à l'AFP. Leur valeur est estimée à près de 200 000 euros.

 Des hippocampes ont été saisis, jeudi 5 février 2015 par les douanes françaises à l'aéroport de Roissy. (DOUANES FRANCAISES)

Les hippocampes sont protégés du fait de la destruction de leur habitat et de prélèvements importants sur l'espèce. Ils sont notamment utilisés dans la pharmacopée traditionnelle chinoise, qui leur prête des vertus thérapeutiques et aphrodisiaques, ou vendus aux touristes.

 Le 15 janvier, les services douaniers chargés du contrôle des voyageurs avaient déjà intercepté 112 hippocampes morts dans les bagages d'un couple arrivant de Shanghaï. D'après les déclarations des douaniers, les animaux devaient être utilisés pour réaliser des bouillons pour bébé. (Photo DOUANES FRANCAISES)

La saisie de jeudi est la plus importante de ce genre, à Roissy, depuis 2005, précisent les douanes. A l'époque, 35 000 hippocampes avaient été découverts, pour un poids de 118 kg. Les animaux étaient répartis dans des sacs plastiques provenant de Conakry (en Guinée) et à destination de la province du Fujian, en Chine.


Le Monde 9fev.2015

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Trumon (Indonésie) - De jeunes "éco-guerriers" perchés sur des éléphants de Sumatra, en Indonésie, patrouillent dans la jungle de cette île de l'ouest de l'archipel pour lutter contre l'abattage illégal d'arbres et le braconnage dans les immenses forêts tropicales.

Ils s'enfoncent pendant des jours dans la jungle, le long de rivières, sur des sols accidentés, à travers une végétation épaisse abritant de nombreuses espèces en danger, tels des tigres et orangs-outan qui vivent dans un espace ravagé par la déforestation de ces dernières années. 


 Un éco-guerrier sur son éléphant de Sumatra s'apprête à patrouiller dans la jungle de l'île le 25 janvier 2015 afp.com / Chaideer Mahyuddin

Au retour de leur expédition, ces habitants rapportent aux autorités tout ce qu'ils ont vu d'illégal ou de suspect dans ces forêts où les coupes d'arbres sans autorisation sont fréquentes, et où des éléphants et des tigres sont tués respectivement pour leur ivoire et leur peau.

L'Indonésie, le plus grand archipel du monde qui s'étend sur 1,9 million de km2, soit presque quatre fois la France, possède de vastes forêts tropicales. Mais d'importantes quantités d'arbres sont coupées pour laisser place à des plantations qui produiront du papier ou de l'huile de palme, détruisant la biodiversité et augmentant l'émission de gaz à effets de serre.

La déforestation est en grande partie illégale, un fléau que les autorités peinent à enrayer compte tenu de l'étendue du territoire et du manque de moyens.  Du coup, des ONG de la province d'Aceh, à la pointe nord de l'île de Sumatra, ont décidé d'apporter leur aide en 2012, avec des habitants de la région de Trumon partant à la "chasse" de braconniers et d'individus se livrant à des coupes de bois sauvages. L'an passé, l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) s'est associée à ce projet qui a depuis pris de l'ampleur et vu l'introduction de patrouilles à dos d'éléphant avec des habitants de la région. Des cornacs -- personnes qui s'occupent d'éléphants utilisés pour des travaux ou transports en forêt, appelés localement "mahout" -- parcourent désormais la jungle avec leur pachyderme et sont rémunérés par USAID.

Certains habitants ont abandonné leur travail pour rejoindre les "mahout", à l'image de Hendra Masrijal, un ancien vendeur de nourriture. Un peu plus d'une vingtaine d'habitants, parmi lesquels d'anciens séparatistes qui ont combattu les forces du gouvernement central à Jakarta avant la conclusion d'un accord de paix avec la province d'Aceh il y a dix ans, participent désormais au projet. "Cela me rend triste de voir des images d'éléphants tués par des braconniers pour leur ivoire", raconte à l'AFP M. Masrijal. "Des paysans et des villageois empiètent aussi sur leur habitat", déplore-t-il.

Les patrouilles dans les profondeurs de la jungle durent de deux à sept jours. Chaque mois, les "mahout" passent de 15 à 20 jours dans la jungle, sur une surface totale de 27.000 hectares appelée "couloir de la faune de Trumon".

Outre la lutte contre la déforestation illégale et le braconnage, des responsables de ce projet dispensent des séances de formations aux habitants de la région sur le développement de l'écotourisme, afin d'encourager des villageois qui ont l'habitude de vivre d'activités illégales tels le braconnage ou les coupes d'arbres illégales, à trouver d'autres moyens de subsistance. Cette initiative suscite de l'enthousiasme parmi les communautés locales, constate Tisna Nando, porte-parole d'USAID. "Ils voient qu'ils peuvent bénéficier économiquement de la protection des forêts dans la région, plutôt que de couper des arbres", explique à l'AFP Mme Nando.

Selon une étude publiée l'an passé, l'Indonésie a abattu en 2012 près de deux fois plus de forêt vierge que le Brésil, considéré comme le plus grand destructeur au monde de la forêt primaire.


L'Express 15/2/2015

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En réponse aux critiques internationales Pékin interdit pendant un an l'importation d'ivoire ouvragé. Une mesure symbolique ?

La décision, entrée en vigueur jeudi 26 février 2015 a été annoncée dans un communiqué posté sur le site de l'Administration des Forêts. Elle survient à la veille de la visite en Chine du prince William, duc de Cambridge, qui mène activement campagne contre la contrebande internationale liée au braconnage des animaux sauvages - sujet qu'il doit aborder mercredi 3 mars lors d'une conférence dans la province du Yunnan (sud).

 Une sculpture en ivoire dans un magasin à Hangzhou dans l'est de la Chine le 27 février 2015 (c) Afp

Pékin est signataire de la Convention sur la protection des espèces en danger (CITES) - qui interdit presque toutes les formes de négoce international sur les défenses d'éléphants à l'exception d'enchères exceptionnelles sur des stocks africains -. Mais la Chine reste le principal consommateur mondial d'ivoire de contrebande. Les ventes d'ivoire ouvragé sont légales dans le pays, dont la demande alimente le massacre de dizaines de milliers de pachydermes par an.

La sculpture sur ivoire est un art ancien en Chine et ces objets finement ouvragés - souvent des scènes tirées de la tradition bouddhiste, mais aussi des sceaux ou de simples baguettes - sont prisés des collectionneurs, qui y voient un investissement de valeur. L'interdiction prononcée jeudi a toutes les chances de rester symbolique: la contrebande internationale concerne en effet essentiellement les défenses ou de l'ivoire brut, destinés à une pharmacopée traditionnelle qui leur prête à tort des vertus aphrodisiaques et médicinales.  L'ivoire brut représente 90% de saisies, selon une base de données liée à la CITES.

Certes, Pékin qui montre sa détermination, a déjà fermé au moins dix ateliers d'ivoire légalement enregistrés et jeté en prison des centaines de trafiquants, mais ces mesures --de l'avis des ONG-- apparaissent très timides face à l'ampleur du secteur. Un responsable de l'Administration des Forêts faisait état en mai 2013 de 37 entreprises spécialisées dans l'artisanat de l'ivoire et 145 firmes de négoce. Entre 800 et 900 affaires de contrebande d'ivoire sont mises au jour en Chine chaque année, selon les statistiques des douanes. Et plus de la moitié des entreprises engagées dans le commerce légal de l'ivoire sont aussi impliquées dans des transactions illégales.

En décembre, une étude de l'ONG environnementale Save the Elephants et de la fondation Aspinall a évalué à plus de 100.000 le nombre d'éléphants abattus entre 2010 et 2012, en raison d'un commerce chinois croissant dans des proportions "hors de contrôle". Le prix de l'ivoire brut en Chine a bondi de 550 euros le kilo en 2010 à 1.540 euros en 2014. "Tous les chiffres ont explosé ces dernières années: prix de l'ivoire brut et ouvragé, ateliers enregistrés, échoppes légales ou clandestines, objets mis en vente", s'alarmait l'ONG.

Face à une pression internationale très médiatisée, Pékin cherche à donner des gages. Meng Xianlin, directeur de l'administration gérant le commerce des "espèces menacées", a indiqué au journal officiel China Daily que "le volume de la production illégale d'ivoire est bien plus restreint que la production légale". Le nombre d'affaires de contrebande d'espèces sauvages en Chine a chuté de 70% l'an dernier, a d'ailleurs assuré le quotidien. La dernière grosse acquisition légale d'ivoire importée en Chine remonte à 2008 (62 tonnes), et "il n'y a pas eu d'importation significative depuis", a affirmé à l'AFP un responsable de l'Administration des Forêts.

Pékin rappelle néanmoins qu'il n'est pas seul responsable: "Stopper le braconnage et la contrebande exige les efforts conjoints de toutes les parties impliquées", a martelé jeudi Hong Lei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. En novembre, l'ONG Agence d'investigation environnementale (EIA) n'en avait pas moins épinglé dans un rapport de hauts responsables gouvernementaux et militaires du régime, pris d'une "frénésie d'achats" illégaux d'ivoire, lors d'une visite présidentielle en Tanzanie début 2013. Le rapport a été qualifié de "balivernes" par Pékin.

Sur l'année 2013, la Tanzanie - première source mondiale d'ivoire issu de l'abattage illégal - a perdu 10.000 éléphants, et le braconnage y atteint des niveaux si alarmants que les pachydermes pourraient disparaître du pays d'ici à 2020, a prévenu la Société de protection des éléphants de Tanzanie (Teps).


Sciences et avenir 27/2/2015

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Leur drone ne survole pas Paris ou des centrales nucléaires. Loin des interdits et des milieux urbains, deux Montpelliérains, Vincent Boyer et Arnaud Ducros, installés dans le village de Montbazin, se sont lancés dans une aventure bien plus noble.

Leur but : aider à la survie des rhinocéros, le deuxième plus gros mammifère terrestre (après l’éléphant), en proie à un braconnage massif pour le commerce illégal de sa corne. «On a l’un et l’autre un attachement fort à l’Afrique», évoque Arnaud Ducros, directeur technique de la société Drones Application et Développement.




Vincent Boyer et Arnaud Ducros ont une longue histoire avec l'Afrique - Jérôme Diesnis/Maxele Presse

Pour lutter contre les braconniers, les deux armes ont deux armes : les drones et les ailes volantes, utilisées à la fois pour recenser les animaux et repérer les auteurs de ce commerce lucratif, sur place, dans le parc national Kruger, la plus grande réserve animalière d’Afrique du sud. «Nous travaillons avec les responsables du parc qui vont mettre deux équipes de trois Rangers à notre disposition.»

Traquer les traqueurs, avec ce matériel qu’ils ont eux-mêmes mis au point, pour affronter des chaleurs tropicales, avec une grande autonomie de batterie et capable d’embarquer des caméras thermiques. Des drones et des ailes volantes laissés aux Rangers à leur départ, afin qu'ils puissent l'utiliser à leur tour, une fois formés à leur manipulation.

Les deux hommes ont galéré pour trouver les financements à leur projet Wild Life’s Eye Project. Avant d’être contacté par Ecobole, site de financement participatif spécialisé dans l’écologie. Leur but, réunir 15.000 euros (encadré) pour mener ce projet à terme.


En quête de 15.000 € pour boucler le projet

Pour financer leur projet (billets d'avion, matériel, intendance) dans le parc Kruger, les Héraultais ont besoin de lever des fonds. Ils ont fait appel au financement participatif et ont trois mois pour récolter 15 000 € (pour en savoir plus, cliquez sur le lien en italique et en gras).



20 minutes 1/3/2015

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Le président kényan Uhuru Kenyatta a brûlé mardi à Nairobi 15 tonnes d'ivoire, le plus important volume jamais incinéré en Afrique. Il a promis de détruire d'ici fin 2015 l'ensemble du stock d'ivoire du Kenya, estimé à 100 tonnes.


 AFP 3/3/2015


"Ce qui est fait pour protéger la biodiversité est faible au regard des menaces sur notre environnement aujourd'hui", a déclaré le président Kenyatta au Parc national de Nairobi. "Il est urgent d'intensifier le combat contre les crimes contre la nature".

"Nous allons brûler le reste de notre stock dans l'année", a-t-il ajouté lors de la cérémonie d'incinération organisée à l'occasion de la Journée mondiale pour la vie sauvage. "Nous voulons que les générations futures de Kényans, d'Africains et du monde entier puissent jouir de la majesté et de la beauté de ces animaux magnifiques. Les braconniers et ceux qui les financent n'auront pas le dernier mot", a poursuivi le chef de l'Etat.

 Quinze tonnes de défenses d'éléphants ont été brûlées au parc national de Nairobi, au Kenya, le 3 mars. L’ivoire, entassé en une pyramide d'environ 3 mètres de haut, devrait brûler durant cinq jours, sous haute surveillance, dans le Parc avant d’être réduit à l’état de cendres. AFP/CARL DE SOUZA

Le kilogramme d'ivoire se négocie à environ 2100 dollars en Chine. La quantité incinérée mardi représente une valeur marchande d'environ 30 millions de dollars.

"Il s'agit de la plus importante quantité d'ivoire jamais brûlée en Afrique", s'est réjoui Iain Douglas-Hamilton, fondateur de l'ONG Save the Elephants. "En nous y prenant bien, dans ce pays, nous pourrions renverser" la situation en ce qui concerne le dramatique braconnage des éléphants.

Le Kenya est non seulement un haut lieu du braconnage de l'éléphant d'Afrique mais aussi un important point de passage du trafic de l'ivoire prélevé sur les pachydermes abattus dans la région. Au Kenya, les chiffres officiels font état d'une centaine d'éléphants tués chaque année, mais les experts estiment que le carnage est largement sous-estimé. Sur l'ensemble du continent africain, environ 100 000 éléphants d'Afrique ont été tués en seulement trois ans, selon une étude publiée en août 2014 dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences. Le nombre d'éléphants en Afrique centrale a décliné de 60 % au cours des dix dernières années.


Romandie 3/3/2015 Le Monde

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Jeudi 26 février 2015, la collaboration entre les services du Parc naturel marin de Mayotte, du Conseil général de Mayotte et de la Brigade nature a porté ses fruits avec l’interpellation en flagrant délit d’un braconnier multirécidiviste.

Le suivi des sites de ponte, le recensement de la mortalité et le contrôle des nuisances sont les différents volets nécessaires à la protection des tortues marines de Mayotte. Ces actions sont menées en collaboration entre les différents services compétents.


Jeudi 26 février 2015, constatant un flagrant délit de braconnage, un agent du Parc naturel marin a déclenché l’alerte auprès de la Brigade nature. Ses agents, inspecteurs de l’environnement, ont ainsi pu procéder à l’interpellation du braconnier en possession de huit sacs contenant la viande de tortues fraîchement braconnées.

Le Parquet a demandé une comparution immédiate du braconnier qui a été condamné à 12 mois de prison dont 3 mois avec sursis, une amende de 300 euros, 1 euro de dommages et intérêts et 3 ans de suivi par un juge d'application des peines.

Cette condamnation immédiate répond à l’urgence d’endiguer le braconnage. Les chiffres du Réseau échouage des mammifères marins et des tortues marines (REMMAT), animé par le Parc naturel marin, mettent en évidence l’importance du braconnage des tortues à Mayotte et la menace pour la préservation de leurs populations.

Sur l’année 2014, le REMMAT a recensé 262 cas de braconnages de tortues marines sur l’ensemble du territoire de Mayotte, ce qui correspond à 83% des cas de tortues mortes ou en détresse signalés en 2014.

Le REMMAT a pu établir ce bilan notamment grâce à la coopération du grand public via une permanence téléphonique permettant de signaler la présence de mammifères marins ou de tortues, morts ou blessés. Un nombre significatif de cas échappe inéluctablement à ce recensement : l’ampleur du braconnage à Mayotte est vraisemblablement beaucoup plus importante.

Les consommateurs de cette viande s’exposent  à des risques judiciaires (infraction réprimée au code de l'environnement par une peine maximale d'un an de prison et 15000€ d'amende), et à des risques sanitaires. Il y a quelques semaines, 4 personnes sont décédées à Madagascar des suites d’une intoxication liée à la consommation de viande de tortue.


Sous l’impulsion de la Préfecture de Mayotte et sous la coordination du Parc naturel marin, les différents services et organismes impliqués dans la lutte contre le braconnage de tortues marines conjuguent leurs efforts depuis le dernier trimestre 2014.

Pour l’année 2015, les missions de lutte contre le braconnage des tortues marines vont continuer à s’organiser sur deux modes bien distincts :

- la poursuite des actions de présence dissuasive sur les plages de ponte mises en place par le Parc et le Conseil général,

- l’instauration d’actions de surveillance nocturne en collaboration avec les services des douanes, 



- et prochainement, de la Brigade nature pour tenter d’interpeller les auteurs de braconnage en flagrant délit.






Le PNM de Mayotte accueille une faune exceptionnelle et variée. L'île est entourée d'une barrière de corail qui forme l'un des plus grands lagons au monde. Ces récifs coralliens couvrent une surface de 150 km2. Le périmètre du Parc inclut également les bancs éloignés de l'Iris, du Geyser et de la Zélée qui accueillent plus de 100 espèces de poissons différentes pour 100 m2.

 On y observe des requins comme Nebrius ferrugineus. (Photo Requin nourrice -fauve- ou Nebrius ferrugineus. Rob and Stephanie Levy CC BY-SA 2.0)

 Les oiseaux sont également présents notamment le Crabier blanc, espèce vulnérable au niveau mondial, qui nidifie à Mayotte. Les mangroves et les îlots sont des refuges essentiels pour les oiseaux. (Photo Héron Crabier Blanc-Ampitolova, Majunga, Madadagascar. Randrianarimanana CC BY-SA 3.0)

 Mais ce sont les mammifères marins qui font la caractéristiques du Parc marin : 22 espèces ont été répertoriées soit un quart des mammifères marins connus. Les baleines à bosse viennent mettre bas dans le lagon, les dauphins sont nombreux et présents toute l'année tant dans le lagon qu'en dehors. Enfin, une espèce rarissime peut être observée : le dugong. Il y aurait actuellement une dizaine d'individu de cette espèce encore mal connue. (Photo Un Dugong, ici à Marsa Alam (Egypte). Julien Willem CC BY-SA 3.0)

 Différentes espèces de tortues sont résidentes à Mayotte, notamment la tortue imbriquée, espèce de tortue marine la plus menacée au monde. La tortue verte est très répandue, mais on observe aussi (rarement) des tortues caouanne et des tortues luth. (Photo Une tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata), ici à l'aquarium  Kélonia Resort à l'île de La Réunion. B.navez CC BY-SA 3.0)

Enfin, poissons coralliens, poissons de mangrove et poissons pélagiques forment une diversité extraordinaire et encore mal connue. On compte actuellement 760 espèces mais l'inventaire est loin d'être achevé... Wikipedia






AiresMarines 4/3/2015

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Il est arrivé jeudi matin à 8 heures dans le port de Papeete. Le Sherman, bateau des gardes côtes américains, fait escale à Tahiti pour se ravitailler.


 ©️ POLYNESIE1ERE Contrôles maritimes : Les pays de la région se donnent la main

Certains des marins à bord seront "adoptés" par des familles polynésiennes ce week-end. Une opération proposée par le consultat des Etats-Unis. Ces marins mènent une mission de coopération avec les îles et pays du Pacifique pour lutter notamment contre la pêche illégale.

 polynesie1ere 6/3/2015



Polynésie 1ère 5/3/2015

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