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Conférence 2015 sur le climat
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Climat - Changement climatique
Le Bourget (France) - Une coalition de 36 pays a lancé lundi une Alliance mondiale de la géothermie à l'occasion de la conférence internationale sur le climat, pour aider les pays en développement ayant d'importantes ressources à exploiter ce potentiel. La géothermie permet d'exploiter l'énergie thermique dans le sous-sol, notamment en prélevant les eaux naturellement chaudes à grande profondeur, pour produire de la chaleur et de l'électricité. Mais sur 90 pays disposant de ressources importantes, seuls 24 ont développé des capacités géothermiques, note l'Alliance dans un communiqué. Au total, seulement 6% du potentiel d'énergie issue de la géothermie est actuellement exploité, soit 12 gigawatts. L'alliance veut donc multiplier d'ici à 2030 par six les capacités installées de production d'électricité à partir de la géothermie et par trois celles de production de chaleur. Parmi les pays membres de cette alliance se trouvent des Etats de la région de la vallée du rift en Afrique (Kenya, Tanzanie, etc.), d'Asie du sud-est (Malaisie, Philippines) et d'Amérique Latine (Mexique, Guatemala, etc.), où la ressource géothermique est considérée comme importante. Cette initiative regroupe également des pays où la géothermie est déjà développée comme la France ou l'Islande et qui pourront partager leur expérience et leur expertise. Son objectif est ainsi de coordonner des actions pour augmenter la part de production de chaleur et d'électricité à partir de la géothermie dans le monde. L'alliance a donc pour but de dépasser les barrières qui limitent le développement de cette énergie, comme l'incertitude politique, le manque de compétences professionnelles dans certains pays. Les coûts très importants de forages et les risques associés à l'incertitude de la phase d'exploration du sous-sol constituent le principal obstacle à ce développement, indique le communiqué. Romandie 7/12/2015# -
Le Bourget (France) - Une coalition de 36 pays a lancé lundi une Alliance mondiale de la géothermie à l'occasion de la conférence internationale sur le climat, pour aider les pays en développement ayant d'importantes ressources à exploiter ce potentiel. La géothermie permet d'exploiter l'énergie thermique dans le sous-sol, notamment en prélevant les eaux naturellement chaudes à grande profondeur, pour produire de la chaleur et de l'électricité. Mais sur 90 pays disposant de ressources importantes, seuls 24 ont développé des capacités géothermiques, note l'Alliance dans un communiqué. Au total, seulement 6% du potentiel d'énergie issue de la géothermie est actuellement exploité, soit 12 gigawatts. L'alliance veut donc multiplier d'ici à 2030 par six les capacités installées de production d'électricité à partir de la géothermie et par trois celles de production de chaleur. Parmi les pays membres de cette alliance se trouvent des Etats de la région de la vallée du rift en Afrique (Kenya, Tanzanie, etc.), d'Asie du sud-est (Malaisie, Philippines) et d'Amérique Latine (Mexique, Guatemala, etc.), où la ressource géothermique est considérée comme importante. Cette initiative regroupe également des pays où la géothermie est déjà développée comme la France ou l'Islande et qui pourront partager leur expérience et leur expertise. Son objectif est ainsi de coordonner des actions pour augmenter la part de production de chaleur et d'électricité à partir de la géothermie dans le monde. L'alliance a donc pour but de dépasser les barrières qui limitent le développement de cette énergie, comme l'incertitude politique, le manque de compétences professionnelles dans certains pays. Les coûts très importants de forages et les risques associés à l'incertitude de la phase d'exploration du sous-sol constituent le principal obstacle à ce développement, indique le communiqué. Romandie 7/12/2015
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Conférence 2015 sur le climat
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Climat - Changement climatique
Paris - L'accord universel qui doit être signé cette semaine à l'issue de la conférence internationale sur le climat de Paris serait renforcé s'il mentionnait une ambition forte autour des énergies renouvelables, selon Adnan Amin, directeur général de l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena). Pour la première fois lors des conférences sur le climat de l'ONU, l'énergie renouvelable est sur le devant de la scène ce lundi 7 décembre, retrouver toutes les informations avec le hashtag #LPAA (Lima Pérou Agenda Action) ou #REenergise LPAA_Live. QUESTION: Est-ce que l'accord de Paris devrait faire référence à la perspective d'avoir 100% d'énergies renouvelables ?[/size] REPONSE: Les énergies renouvelables se développent déjà sans accord. L'introduction d'une perspective sur les renouvelables renforcerait l'accord, mais son absence ne les ralentira pas. Le modèle économique des énergies vertes a beaucoup progressé ces cinq dernières années. On peut désormais développer l'économie, l'emploi, la prospérité et en même temps décarboner l'économie. Pour la première fois l'an dernier nous avons eu une croissance économique mondiale mais sans croissance des émissions de CO2, ce qui correspond au scénario de découplage que nous souhaitons et les renouvelables auront un rôle important en ce sens. Q: Et une référence à une sortie des énergies fossiles ? R: Il y a beaucoup de pays qui sont des producteurs d'énergies fossiles et leur futur est toujours très lié aux fossiles. Donc, nous ne pourrons pas atteindre un consensus sur un sujet comme celui-là. Mais ce que nous pouvons faire c'est avoir une discussion rationnelle sur le remplacement des fossiles. Par exemple, il est tout à fait légitime d'évoquer une sortie du charbon. En ce qui concerne le pétrole, il n'est plus très présent dans la production d'électricité mais ce n'est pas le cas dans les transports. Là, nous avons besoin d'une solution sur la mobilité électrique, associée à des énergies renouvelables. Nous devons trouver un moyen de commencer à réduire l'utilisation du pétrole dans le secteur énergétique. Q: La question du financement est un des points d'achoppement de la négociation. Dans la mesure où l'essentiel du développement des énergies renouvelables aura lieu à l'avenir dans les pays émergents, est-ce un point essentiel pour vous ? R: Pour les négociateurs, ce qui est important c'est le financement public afin de faire en sorte de réussir la collaboration Nord-Sud pour atteindre les objectifs sur le climat. Concernant les énergies renouvelables, le financement public est important mais il ne représentera que 15% de ce qu'il est nécessaire d'investir, et cette part servira surtout à réduire les risques financiers, c'est-à-dire à garantir les financements privés et ainsi réduire le coût du financement. L'essentiel doit venir du secteur privé et cela est faisable car le modèle économique existe aujourd'hui, les renouvelables étant compétitives avec les énergies fossiles dans de plus en plus de pays. Mais nous avons la barrière de l'investissement car les énergies renouvelables exigent un investissement initial très important alors qu'ensuite, en production, les coûts sont quasi nuls. Pour une visite de la liste complète des annonces sur LPAA Focus aujourd'hui sur Journée de l'énergie, visitez : http://newsroom.unfccc.int/lpaa/ Romandie 7/12/2015 -
Conférence 2015 sur le climat
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Climat - Changement climatique
Le Bourget (France) - Six grandes entreprises se sont engagées à ne consommer qu'une électricité issue à 100% des énergies renouvelables, en rejoignant lundi en marge de la conférence internationale sur le climat une initiative mondiale regroupant plus de 50 groupes. Coca Cola, BMW group, International Flavors & Fragrances, Nordea Bank AB, Pearson PLC et Swiss sont les derniers à rejoindre cette initiative baptisée +RE100+ qui regroupe 53 groupes dont Microsoft, Ikea ou Google. Selon leurs calculs, cet engagement a créé une demande de plus de 90 térawattheures d'électricité verte, soit 1% de l'électricité consommée par l'industrie dans le monde c'est-à-dire l'équivalent de la consommation de Hong Kong et Singapour réunis, selon un communiqué publié lundi. Cette conversion aux énergies renouvelables permettra d'économiser 56 millions de tonnes de CO2, précise le Climate Group, une organisation qui travaille sur les mécanismes permettant la transition vers un monde bas carbone, et qui porte cette initiative. Selon le Climate Group, si le secteur privé ne consommait plus que des énergies renouvelables pour se fournir en électricité, cela pourrait permettre de réduire de 15% les émissions de CO2. En agissant ensemble, les plus grandes entreprises mondiales créent un marché très important pour les énergies renouvelables qui permettra de limiter le réchauffement climatique en-dessous des 2 degrés, indique Emily Farmworth, directrice de la campagne RE100, citée dans le communiqué. Romandie 7/12/2015 -
#Azerbaïdjan : Sauvetage en cours sur une #plate_forme_pétrolière en feu
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Actu - Infos PETROLE
Bakou - L'incendie d'une plateforme pétrolière qui a fait au moins un mort et 29 disparus en mer Caspienne, en Azerbaïdjan, était toujours en cours près de trois jours après son déclenchement, a annoncé lundi un responsable de la compagnie qui exploite la plateforme. Ruptly TV 5/12/2015 Les recherches pour retrouver les employés disparus n'ont donné aucun résultat. L'incendie est toujours en cours et les recherches continuent, a déclaré lors d'une conférence de presse Balamirza Agaraguimov, ingénieur en chef de la compagnie publique azerbaïdjanaise Socar. Des hélicoptères de la Socar et du ministère azerbaïdjanais des Situations d'urgence ainsi que des navires participent aux opérations de secours, a précisé la même source. Trente-trois employés avaient été secourus samedi et le corps d'un employé a été retrouvé, mais les autorités ont prévenu dimanche que le bilan allait s'alourdir. Une tempête a endommagé une conduite de gaz vendredi sur la plateforme numéro 10 de la section Guneshli du gisement d'hydrocarbures en eaux profondes Azeri-Chiraq-Guneshli, exploitée dans le sud de la mer Caspienne par la Socar. L'accident a provoqué un violent incendie tandis que les conditions météorologiques difficiles compliquent les opérations de sauvetage. Les secouristes ont réussi à évacuer 33 employés de la plateforme qui s'étaient réfugiés dans des canots de sauvetage. Mais 29 personnes sont toujours portées disparues. ----->Curieux, on ne parle pas d'une éventuelle pollution de la mer Caspienne Romandie 7/12/2015 -
Un séisme de magnitude 7,2 sur l’échelle de Richter a été enregistré, lundi 7 décembre, au Tadjikistan en Asie centrale, indique l’institut géologique américain (USGS). L’épicentre de la secousse a été localisé à 111 kilomètres au sud-ouest de Karakul, précise l’USGS. La secousse a été ressentie jusqu’à New Delhi, en Inde, où des bâtiments ont tremblé, ont rapporté des témoins. Informations à suivre... Le Monde 7/12/2015
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Conférence 2015 sur le climat
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Climat - Changement climatique
Le Bourget (France) - Une semaine décisive pour l'avenir de la planète s'ouvre lundi au Bourget, près de Paris, où les ministres prennent la main dans les négociations mondiales sur le climat qui entrent dans le dur, avec nombre de points cruciaux encore disputés. Il reste formellement cinq jours pour sceller l'accord qui devrait permettre d'empêcher un réchauffement de plus de 2°C du globe, et l'accélération de ses effets destructeurs -- de la fonte des glaciers aux cyclones dévastateurs -- déjà constatés. Le président de la conférence (COP21), le ministre français Laurent Fabius, a même souhaité que l'accord final soit achevé jeudi, ce qui constituerait un tour de force pour des négociations qui jouent toujours les prolongations. Après le pape François qui a exhorté dimanche les ministres à faire acte de courage à l'heure des compromis difficiles, c'est au tour du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon de motiver les délégations des 195 pays réunies en plénière lundi matin. La veille, il a jugé que la conférence de Paris était sur la bonne voie après l'adoption d'une ébauche d'accord, fruit de plusieurs jours d'intenses pourparlers entre négociateurs. Ministres de l'Environnement, de l'Energie ou des Affaires étrangères sont désormais en charge de l'élaboration du projet d'accord. Quatorze d'entre eux ont été nommés facilitateurs et encadreront des groupes de travail spécifiques. Ils devront trancher dans le vif de ce texte de 48 pages, touffu et assorti de très nombreuses options sur des questions allant de la mention d'un objectif de 1,5°C, exigence des petites îles du Pacifique notamment, à côté de celui des 2°C, à la question cruciale de la répartition des efforts entre pays développés et en développement. Soyons francs: tous les sujets difficiles restent non résolus, avait estimé samedi le commissaire européen chargée du climat, Miguel Arias Canete. Le grand acquis de cette conférence est d'ores et déjà d'avoir obtenu de 185 pays, couvrant la quasi-totalité des émissions de gaz à effet de serre, l'annonce de mesures pour limiter la progression, voire réduire, leurs rejets polluants à l'horizon 2025 ou 2030. Pour autant, les émissions de GES continueront globalement à progresser de 22% entre 2010 et 2030, ce qui met la planète sur la trajectoire d'un réchauffement entre 2,7°C et 3,5°C. L'un des enjeux de l'accord de Paris est de mettre sur pied un mécanisme garantissant une révision tous les cinq ans et à la hausse des objectifs de chaque pays, sachant qu'il faudra en faire bien plus -- économies d'énergie, développement des énergies renouvelables, lutte contre la déforestation... -- et très vite pour espérer rester sous les 2°C. Alors quand commencer ? En 2021 comme le propose l'Union européenne, une date déjà trop tardive de l'avis des ONG environnementales. Faut-il demander des efforts de nature différente aux pays développés et à ceux en développement comme l'exige l'Inde notamment, option qui hérisse les Etats-Unis !Tous les engagements des pays restant volontaires, faut-il néanmoins poser une trajectoire ambitieuse pour tous, en se donnant un objectif global chiffré de réduction des GES d'ici à 2050. Ou pas ? Les pays pétroliers et charbonniers s'opposant eux à toute mention de la fin programmée des énergies fossiles. Mais le point le plus difficile reste celui de l'aide financière pour aider les pays du Sud à s'engager dans une transition énergétique propre et à s'adapter aux effets du réchauffement, dont ils sont les premières victimes. Ces derniers exigent des assurances sur le versement promis de 100 milliards de dollars par an d'ici 2020, que la part des dons augmente, et que cette somme ne soit qu'un point de départ après 2020. L'Inde, troisième pays pollueur et acteur clé de ces négociations, réclame haut et fort soutiens financiers et technologiques pour développer les énergies renouvelables, alors qu'elle reste extrêmement dépendante du charbon dont elle est le troisième producteur mondial. De leur côté, les pays développés veulent que d'autres mettent désormais la main à la poche pour aider les plus vulnérables, ce qui a provoqué une levée de boucliers. Romandie 7/12/2015 -
Conférence 2015 sur le climat
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Climat - Changement climatique
Les délégués présents à la conférence onusienne sur les changements climatiques ont adopté une ébauche d’accord pour un nouveau cadre de lutte contre le réchauffement planétaire. Les discussions en groupes de travail ont pris fin samedi, à Paris, où se déroule la COP21. Les négociateurs ont planché sur l’adoption d’un cadre de substitution au Protocole de Kyoto, au-delà de 2020. Des divergences persistent sur le partage des responsabilités entre pays développés et en développement. Le projet d’accord reflète diverses opinions et comporte de multiples options à envisager face au réchauffement climatique. L’une d’entre elles consiste à obliger tous les pays à respecter leurs objectifs de réduction des émissions de CO2. Une autre requiert cette obligation des seuls pays développés. Une troisième préconise l’absence d’obligations. L’accord concerne également le soutien financier aux pays en développement. Il sera négocié lors des discussions qui débuteront lundi au niveau ministériel. Il s’agira cette fois d’aboutir à un consensus. #NHK WORLD 6/12/2015 -
Conférence 2015 sur le climat
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Climat - Changement climatique
Des astronautes de différents pays ont appelé à agir pour protéger l’environnement de la planète. Ils l’ont fait dans une vidéo rendue publique alors que se tient à Paris la Conférence onusienne sur les changements climatiques, la COP21. La vidéo inclut les messages de 18 astronautes, en activité ou non. Parmi eux figurent ceux qui sont aujourd’hui dans la Station spatiale internationale, l’ISS. Bourquin Jean-Charles 5/12/2015 Son collègue américain Kjell Lindgren espère de son côté que les dirigeants de la planète vont trouver un terrain d’entente à la #COP21 pour s’attaquer aux changements climatiques. Il les appelle à conclure un accord qui soit applicable. NHK WORLD 6/12/2015 -
Conférence 2015 sur le climat
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Climat - Changement climatique
Paris - Plusieurs dirigeants de multinationales, réunis autour du PDG du groupe Virgin, Richard Branson, ont appelé dimanche les gouvernements à fixer un objectif clair et de long terme dans le cadre de l'accord attendu à l'issue de la COP21. En tant que chefs d'entreprise nous estimons que le problème est très simple. Nous avons seulement besoin que les gouvernements nous fixent des règles, (...) et nous y répondrons. Nous avons besoin d'un objectif clair et de long terme fixé par les gouvernements, a indiqué Richard Branson lors d'une conférence de presse. Le co-fondateur de la #B_Team, qui réunit dirigeants d'entreprise et présidents de fondations internationales, a fait état de millions d'emplois à créer. Etaient installés autour de lui dimanche les patrons des groupes Unilever, L'Oréal, Marks & Spencer, Solvay, LafargeHolcim, Schneider Electric, Kering, Natura et Broad Groupe. Jochen Zeitz, directeur du groupe français Kering, et co-fondateur de la B-Team, a ajouté que quel que soit l'objectif, il nous en faut un, que nous pourrons utiliser pour changer et transformer l'économie en une économie plus durable. Nous devons aller vers un bilan neutre en carbone (d'ici 2050, NDLR) (...), un objectif qui est suffisamment de long terme, mais laisse la possibilité de revoir les réalisations tous les cinq ans, a-t-il souligné, précisant que cela devrait au moins permettre d'atteindre l'objectif de 2°C, laissant la porte ouverte pour une réduction à 1,5°C, ce vers quoi nous devons tendre dans le futur. La #COP21 est censée se conclure le 11 décembre sur un accord mondial permettant de limiter à deux degrés la hausse des températures par rapport à l'ère pré-industrielle. Pour le PDG de la #B_Team, Keith Tuffley, cette transformation de l'économie est une opportunité énorme pour les entreprises. Richard Branson a également souhaité l'instauration d'un dividende carbone, prélevé sur l'utilisation de combustibles fossiles, et redistribué aux consommateurs. Il estime qu'avec la baisse du prix du pétrole, c'est le bon moment. Egalement présent lors de la conférence de presse, le directeur exécutif international de Greenpeace, Kumi Naidoo, a indiqué que l'ONG attend des dirigeants du monde économique qu'ils soient capables d'utiliser l'innovation, l'entrepreneuriat, les compétences, le savoir, pour réaliser cette transition en 25 ans, et non en 85 ans. Selon lui, le potentiel de créations d'emplois est significativement plus important que si l'on s'appuie sur la dépendance aux énergies fossiles. Romandie 6/12/2015 -
Hécatombe d'étoiles de mer le long de la côte ouest de l'Amérique du Nord.
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Le Monde Aquatique
Forks (United States) - A marée basse dans le parc national Olympique de l'Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis), le passe-temps favori consiste à sauter de rocher en rocher pour observer la vie marine dans les flaques. Mais depuis quelque temps, l'étoile de mer s'y fait rare. On ne peut pas parler d'autre chose que d'une catastrophe, juge Drew Harvell, biologiste de l'université américaine de Cornell, évoquant l'un des pires épisodes de maladie marine jamais signalé. C'est impressionnant, vraiment, des millions d'étoiles de mer sont mortes, déplore-t-elle. Ces dernières années, des millions de ces animaux aux reflets arc-en-ciel ont vu leurs bras se recroqueviller soudainement puis se détacher de leur corps, un dépérissement qui survient en seulement quelques jours. Les scientifiques s'activent pour trouver la raison de la disparition en certains endroits d'au moins 95% de la population de ce prédateur crucial. L'an dernier, une équipe de chercheurs a indiqué avoir trouvé des éléments très probants faisant penser à un densovirus, ou syndrome du dépérissement de l'étoile de mer. Ce virus, présent sur la côte Pacifique depuis la Californie jusqu'à l'Alaska en passant par la province de Colombie-britannique au Canada, n'est pas un nouveau venu mais les chercheurs estiment que le réchauffement des eaux de l'océan a pu faciliter sa propagation et sa virulence. Nous pensons que l'ampleur (du phénomène) dans nos eaux est due à la température: nous savons qu'avec des températures plus élevées, les étoiles de mer meurent plus rapidement, souligne Mme Harvell. Les océans ont été anormalement chauds ces deux dernières années (...), c'est vraiment le principal point à prendre en compte, selon elle. Dans le détail, les scientifiques tentent de comprendre si la hausse de température affecte l'étoile de la mer en l'affaiblissant, si elle rend le virus plus virulent, si elle change l'écosystème ou tout cela à la fois. Leur défi consiste à collecter l'énorme quantité de données nécessaires pour comprendre le phénomène. Les étoiles de mer peuplent en effet des milliers de kilomètres de côtes. Or l'argent manque pour effectuer un décompte précis et prendre en compte tous les paramètres. Mais les chercheurs s'accrochent. Ils surveillent l'évolution du nombre d'étoiles de mer dans certains endroits, relèvent la température et la composition chimique de l'eau et recrutent des scientifiques citoyens pour traquer les étoiles et communiquer leur état de santé. Il est assez difficile de récolter les données dont nous avons besoin à grande échelle, explique Melissa Miner, de l'université de Californie à Santa Cruz, qui est l'une des responsables de la collecte. Je dois préciser que nous ne comprenons pas du tout ce qui cause cette maladie, souligne-t-elle. Problème: les financements sont insuffisants. Aucune industrie n'a tiré le signal d'alarme concernant cette maladie qui n'affecte aucun animal comestible. Loin des yeux, loin du coeur, regrette Mme Harvell. Pourtant, nous devons nous inquiéter de la santé de nos océans. Nous pourrions en être beaucoup plus loin (dans les recherches) s'il y avait assez d'argent à disposition, affirme-t-elle. Pour Denny Heck, membre de la Chambre des représentants pour l'Etat de Washington, particulièrement touché par la forte mortalité des étoiles de mer, le combat est législatif: M. Heck tente d'élaborer un cadre permettant d'établir l'urgence de la situation liée à cette maladie marine. Ce qui ouvrirait la voie à des financements pour la recherche. Pour l'instant, lorsqu'une maladie telle que celle-ci sévit sous l'eau, nous n'avons aucune procédure pour y mettre fin, relève-t-il. Dans son combat, ce parlementaire américain a trouvé des alliés sur toutes les côtes des Etats-Unis et au sein de tous les partis politiques car cette épidémie pourrait affecter l'industrie de la pêche et détruire des économies locales. La réponse que nous ont donnée ceux qui, dans ce pays, se soucient d'un environnement marin propre et durable est encourageante, dit-il. Mais il n'est pas pour autant optimiste sur les chances de voir le Congrès dans la capitale Washington, dominé par les républicains, valider son projet. Localement les effets du réchauffement sont bien réels. Nos saumons meurent en raison de l'élévation de la température de l'eau, les neiges du Mont Rainier disparaissent, les eaux sont davantage polluées, et les étés plus chauds et plus secs provoquent des incendies de forêt ravageurs. Mais quand je vais à Washington, ces inquiétudes semblent absentes parmi le Congrès à majorité républicaine, déplore-t-il. De son côté, Mme Miner espère que l'étoile de mer aux couleurs chatoyantes, si charismatique, suffira pour attirer l'attention sur ses déboires. L'étoile de mer, espèce intertidale (qui vit sur l'espace côtier qui se découvre à marée basse, NDLR), connecte les gens à l'océan, juge-t-elle. C'est une sorte de mascotte de l'estran. Romandie 6/12/2015 -
Conférence 2015 sur le climat
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Climat - Changement climatique
Le Bourget (France) - Le plus dur commence: les ministres chargés de négocier un accord mondial sur le climat commençaient à arriver dimanche à Paris avant de lancer lundi matin au Bourget une semaine cruciale pour la planète. La Conférence de l'ONU sur le climat, qui doit aboutir vendredi à un accord universel d'une ambition inédite permettant de contenir le réchauffement sous le seuil de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, reste sur la bonne voie, a estimé dimanche le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui a rencontré des ministres africains à Paris. De façon générale, nous observons une volonté et un esprit positif autour du processus, a-t-il souligné. Les ministres des quelque 195 pays participant aux négociations ont rendez-vous lundi matin au Bourget pour plancher sur le texte de 48 pages élaboré depuis mardi par les négociateurs. Ils devront trancher sur le fond parmi les nombreuses options encore présentes dans ce texte touffu qui évoque aussi bien l'objectif de 2°C que la question de la répartition des efforts entre les pays, les moyens à mettre en oeuvre pour s'adapter au changement climatique ou la cruciale question des financements. Cette deuxième phase des discussions, après une première semaine marquée par la présence de plus de 150 chefs d'Etats et de gouvernement en ouverture, débutera à 10H00 (09H00 GMT). L'optimisme qui soufflait samedi sur la conférence sera-t-il encore de mise? Car le plus dur commence. L'ébauche d'accord actuellement sur la table constitue un progrès mais il reste à approfondir et concrétiser, a rappelé samedi le résident de la COP, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. Il a souhaité que l'accord final puisse être achevé dès jeudi, pour permettre son adoption vendredi conformément au calendrier prévu, ce qui en soit constituerait déjà un tour de force pour des négociations qui généralement jouent les prolongations pour au moins 24 heures. Les positions des Etats sont encore très éloignées sur des points essentiels. Mais nous n'avons plus le temps pour un jeu de poker menteur. Dès leur arrivée à Paris les ministres vont devoir abattre leurs cartes, estime Célia Gautier du collectif d'ONG Réseau action climat. La question du financement reste à la traîne, avec très peu de progrès sur la somme dont disposeront les plus pauvres pour s'adapter au changement climatique à partir de 2020, remarque pour sa part l'ONG Oxfam. Soyons francs: tous les sujets politiques difficiles restent non résolus, a indiqué samedi le négociateur de l'Union européenne Miguel Arias Canete. Pour le délégué chinois Su Wei, les négociateurs ont réuni tous les ingrédients et les assaisonnements pour réaliser une recette. La semaine prochaine marque le passage en cuisine, a-t-il ajouté, évoquant le travail des ministres. Le financement de l'aide climatique aux pays du Sud par ceux du Nord et la question de la répartition des efforts entre pays développés, émergents et en développement ne sont pas les seuls points épineux. La question des pertes et dommages, portant sur les aides qui pourraient être apportées à certains pays pour faire face aux impacts irréversibles du réchauffement, ou l'instauration de rendez-vous pour revoir les engagements sont également des sujets de tensions. La quasi-totalité des pays participant aux discussions ont publié leurs engagements pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais ces engagements n'empêcheront pas le thermomètre mondial de grimper de quelque 3°C par rapport à l'époque pré-industrielle, selon différentes estimations. Or, les scientifiques redoutent qu'au-delà de 2°C l'adaptation soit impossible dans de nombreuses régions en raison de sécheresses, inondations accrues, baisse des rendements agricoles, érosion des côtes... Je refuse de rentrer à la maison sans un accord me permettant de regarder mes petits-enfants dans les yeux et de leur dire: +Papa+ est rentré, j'ai un bon accord pour vous, a prévenu samedi au Bourget Tony de Brum, ministre des Affaires étrangères des îles Marshall, petit archipel du Pacifique, en première ligne face à la hausse du niveau des océans provoquée par le réchauffement. Romandie 6/12/2015 -
Importante pollution de l'air en Chine
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Pollutions
Les établissements scolaires de Pékin vont suspendre pour trois jours toutes leurs activités en extérieur, ont annoncé dimanche les médias officiels. Cette mesure a été prise suite à de nouveaux pics de pollution atmosphérique. "Les jardins d'enfants, écoles primaires et établissements secondaires devront suspendre leurs activités conduites en extérieur de lundi à mercredi", en raison d'une nouvelle "alerte orange" émise par les autorités, a indiqué l'agence étatique Chine nouvelle, citant le bureau municipal de l'Education. Avec des températures hivernales en dessous ou autour de zéro, Pékin a été noyé en début de semaine dans un dense brouillard polluant blanchâtre imprégné d'une acre odeur de charbon, qui limitait très fortement la visibilité. La densité de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5), particulièrement dangereuses pour la santé, avait atteint lundi et mardi plus de 600 microgrammes par mètre cube, selon les niveaux de référence mesurés par l'ambassade américaine à Pékin. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un plafond moyen de seulement 25 microgrammes par vingt-quatre heures. Ces microparticules polluantes sont accusées d'être impliquées dans des centaines de milliers de décès prématurés en Chine. Les épisodes d'" #airpocalypse " y sont fréquents et provoquent le vif mécontentement des populations citadines. Pékin avait déjà déclenché le week-end dernier l'"alerte orange", son niveau d'alerte pollution le plus élevé cette année. Les autorités avaient enjoint les habitants à "éviter le plus possible de sortir". Dimanche, les relevés de l'ambassade américaine faisaient état d'une densité de particule PM 2,5 allant jusqu'à 287 microgrammes par m3 à Pékin, soit près de 12 fois supérieure au plafond recommandé par l'OMS. Premier pollueur mondial, la Chine a annoncé mercredi son intention de réduire de 60% les rejets des "principaux polluants" de ses centrales au charbon d'ici 2020, en modernisant leurs infrastructures. Dévoilée alors que la conférence sur le climat (COP21) bat son plein à Paris, cette annonce du gouvernement vise surtout - de l'avis des analystes- à apaiser quelque peu l'exaspération populaire. Romandie 6/12/2015 -
#Azerbaïdjan : Sauvetage en cours sur une #plate_forme_pétrolière en feu
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Actu - Infos PETROLE
Bakou - Les chances s'amenuisaient dimanche de retrouver vivants 29 employés portés disparus d'une plateforme pétrolière de la mer Caspienne, en Azerbaïdjan, ravagée par un incendie à cause d'une tempête, les autorités faisant état de nombreux morts. ipt> Deux jours après le début du sinistre, 33 employés avaient été secourus et le corps de l'un deux a été retrouvés. Mais les autorités ont déjà prévenu que le bilan allait s'alourdir, ce qui pourrait faire de la catastrophe l'une des pires touchant l'industrie pétrolière de ces 40 dernières années. Le président de cette ex-république soviétique du Caucase, Ilham Aliev, a fait état dans un communiqué de nombreux morts et a décrété une journée de deuil national dimanche. Les drapeaux ont été placés en berne et les programmes de divertissement annulés. UKRAINE TODAY 6/12/2015 Une tempête a endommagé une conduite de gaz vendredi sur la plateforme numéro 10 de la section Guneshli du gisement d'hydrocarbures en eaux profondes Azeri-Chiraq-Guneshli, exploitée dans le sud de la mer Caspienne par la compagnie publique azerbaïdjanaise Socar. L'accident a provoqué un violent incendie, les images aériennes montrant des flammes de plusieurs dizaines de mètres de haut. Les secouristes ont réussi à évacuer 33 employés de la plateforme qui s'étaient réfugiés dans des canots de sauvetage suspendus à dix mètres au dessus du niveau de la mer. Mais un canot s'est détaché, tombant dans la mer démontée, et n'a depuis pas été retrouvé. Selon la compagnie Socar, ses occupants portaient des gilets de sauvetage et certains ont pu être récupérés loin de la plateforme. Le ministère des Situations d'urgence, dans un communiqué conjoint avec Socar, dimanche, a confirmé le décès d'une personne. Nous recherchons 29 personnes, a indiqué dimanche le vice-président de la société, Khoshabkht Yusifadé, lors d'une conférence de presse. Nous ne savons pas si elles sont vivantes ou mortes, nous ne pouvons pas les prononcer mortes tant que nous ne les avons pas trouvées, a-t-il insisté. Onze hélicoptères étaient engagés dans les recherches pour localiser le canot de sauvetage qui pourrait avoir dérivé hors des eaux azerbaïdjanaises. Selon la Socar, il a été vu pour la dernière fois depuis les airs à 50 kilomètres de la plateforme et le gouvernement a déjà demandé aux pays voisins, Kazakhstan, Russie, Iran et Turkménistan, leur aide pour retrouver les corps. L'incendie faisait toujours rage dimanche mais Socar a indiqué espérer l'éteindre d'ici la fin de la journée. Le parquet général a ouvert samedi une enquête afin de mettre au jour d'éventuelles infractions aux règles de sécurité incendie. Le gisement de Guneshli a été découvert en 1981 dans le sud de la mer Caspienne, à 90 kilomètres à l'Est de la capital Bakou. La production a débuté en avril 2008. Plusieurs accidents mortels ont eu lieu ces dernières années sur des plateformes pétrolières offshore. Les plus importants ont eu lieu en Russie, où le naufrage d'une plateforme a fait 53 morts en 2011 en Extrême-orient, aux Etats-Unis, avec l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon de BP (11 morts) dans le golfe du Mexique en 2010, à l'origine de la pire marée noire dans l'histoire du pays. La pire catastrophe des 40 dernières années remonte à juillet 1988, quand un incendie sur la plateforme Piper Alpha en Mer du Nord, probablement provoqué par une fuite de gaz, a fait 167 morts. Romandie 6/12/2015 -
Nantes : l'aéroport de Notre Dame des Landes fait polémique
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de BelleMuezza dans Environnement
Nantes - Environ un millier d'opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont manifesté samedi sur le site pour dénoncer l'incohérence d'un accord sur le climat qui s'accompagnerait localement de projets inutiles et climaticides, a constaté un photographe de l'AFP. Après s'être rassemblés à La Vache Rit, lieu historique de rassemblement des anti-aéroport, les manifestants se sont rendus dans un climat bon enfant jusqu'à un autre lieu-dit, Le Bourget, distant de 4 kilomètres, pour un pique-nique qui devait être suivi de débats et de concerts. Le cortège a regroupé des membres des différentes associations politiques, citoyennes ou environnementales opposées au projet d'aéroport, ainsi que des zadistes qui occupent la zone d'aménagement différé qui doit accueillir l'aéroport et qu'ils ont rebaptisée zone à défendre. Derrière un tracteur, les manifestants ont déambulé au son de tambours et de fanfares à travers le bocage nantais, tandis qu'un discret dispositif de gendarmerie avait été mis en place. Aéroport NDDL, c'est pas COP ou encore Si on COP, on est cap, proclamaient des pancartes, tandis que certains manifestants arboraient des lunettes en forme de logo de la COP21. Pour la coordination des opposants au projet d'aéroport, cette manifestation, qui se voulait un contre-sommet climat symbolique et festif, s'inscrivait dans la multitude d'actions internationales (...) pour faire pression sur les dirigeants et les pousser à obtenir un accord concret à l'issue de la COP21. Romandie 5/12/2015 -
Hong Kong - Un séisme de magnitude 7,1 s'est produit dans le sud de l'océan Indien samedi, a annoncé l'Institut américain de géologie USGS, selon lequel il était peu probable qu'il y ait des victimes et des dégâts matériels. La terre a tremblé samedi à 06H24 (22H24 GMT vendredi), à environ 3.100 km au sud-ouest de la ville australienne de Perth et un millier de km de l'archipel inhabité des îles Heard-et-MacDonald, selon l'USGS. L'épicentre se situait sur la dorsale sud-est indienne, une plaque tectonique localisée au sud de l'océan Indien. Le Centre australien d'alerte aux tsunamis n'a émis aucune alerte. Romandie 5/12/2015
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Conférence 2015 sur le climat
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Climat - Changement climatique
Les négociateurs de la conférence de Paris ont remis samedi une ébauche d'accord sur le climat, en vue d'un pacte universel contre le réchauffement de la planète, avant l'arrivée des ministres lundi. De l'optimisme semble revenir dans les rangs des organisateurs. "Nous disposons d'une nouvelle base de négociations acceptée par tous. Il s'agit d'écrire la suite", a déclaré la négociatrice française Laurence Tubiana, devant les délégations réunies au Bourget. Le texte adopté à l'issue d'une semaine de tractations entre négociateurs du monde entier compte 48 pages et comporte encore de très nombreuses options que les politiques devront trancher dès lundi pour aboutir à l'adoption d'un pacte universel. Le président de la conférence, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, a déclaré samedi matin qu'il commençait "à être optimiste". Dès lundi, il appartiendra aux ministres des 195 pays réunis jusqu'au 11 décembre au Bourget, de s'emparer du texte pour le transformer en un accord. "Le vrai test, ce sera quand les ministres arrivent", a averti Alix Mazounie, de l'ONG Réseau Action Climat France. Il faudra "voir s'ils confirment qu'on est bien à la hauteur du défi", selon lui. A la "mi-temps", les négociations "avancent clairement même si c'est difficile", a estimé pour sa part samedi la Fondation Nicolas Hulot. Les médiateurs des groupes de travail ont présenté vendredi un document de 38 pages offrant des propositions de compromis et qui a perdu la moitié de ses options entre crochets, passés de 1400 à 750. Mais il reste encore de nombreuses pierres d'achoppement, les plus difficiles étant le financement de l'aide climatique aux pays du Sud et la répartition des efforts pour lutter contre le changement climatique entre pays développés, émergents et en développement. Les pays du Sud veulent qu'il soit dit clairement que les 100 milliards de dollars par an promis d'ici 2020 pour les aider à s'adapter au réchauffement climatique ne soient qu'un point de départ. Pour leur part, les pays du Nord ne veulent plus être les seuls à mettre la main au porte-monnaie, ce qui suscite une levée de boucliers des pays en développement qui demandent d'abord aux pays riches de remplir leurs engagements. Une nouvelle fois, M. Fabius a rappelé vendredi que les délais sont courts: "il faut faire le calendrier à l'envers, la conférence doit se terminer vendredi soir (11 décembre), il faut un accord avant". Un des objectifs de l'accord de Paris est de bâtir un mécanisme de révision des engagements, très probablement tous les cinq ans, pour bloquer la hausse du mercure au niveau souhaité. "La science nous dit que nous avons seulement une petite fenêtre d'action", a averti samedi la responsable climat de l'ONU, Christiana Figueres. En marge de la conférence à proprement dit se tient samedi la Journée de l'Action (Action Day), qui doit réunir sur le site de la COP21 des personnalités du monde entier mobilisées dans la lutte contre le changement climatique. Après Leonardo di Caprio et Robert Redford, accueillis vendredi au sommet des maires à Paris, Sean Penn sera samedi l'hôte de la COP21. ll devrait s'exprimer sur la forêt. Romandie 5/12/2015 -
Conférence 2015 sur le climat
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Climat - Changement climatique
Le Bourget (France) - Une étape clé a été franchie samedi à la conférence de Paris sur le climat avec l'adoption par les représentants de 195 pays d'une ébauche de l'accord mondial attendu pour lutter contre l'emballement du réchauffement planétaire. Le texte de 48 pages qui a été transmis par les négociateurs contient encore de très nombreuses options entre crochets que les ministres des différents pays devront trancher à partir de lundi pour aboutir à l'adoption d'un pacte universel d'ici au 11 décembre. Nous disposons d'une nouvelle base de négociations acceptée par tous (...) Il s'agit d'écrire la suite, a déclaré la négociatrice française Laurence Tubiana, devant les délégations réunies au Bourget, près de Paris. Le travail n'est pas fini, des questions politiques majeures restent à trancher, il nous faudra toute notre énergie, intelligence, capacité de compromis, capacité de voir loin pour pouvoir arriver à notre résultat, a-t-elle souligné. Nous sommes prêts à négocier aussi vite que possible sur la base de ce texte, a assuré l'ambassadrice sud-africaine Nozipho Mxakato-Diseko au nom du groupe G77 + Chine, qui regroupe 134 pays en développement et émergents. Comme disait Nelson Mandela, ça a toujours l'air impossible jusqu'à ce que ce soit fait, a commenté a présidente de ce groupe qui joue un rôle clé dans les négociations. Aucun sujet de fond n'est tranché par le nouveau texte qui laisse encore ouvertes de nombreuses options, par exemple sur l'objectif à long terme de limitation du réchauffement - 1,5 degré, que réclament les petits Etats insulaires, ou 2 degrés. A la mi-temps, les négociations avancent clairement même si c'est difficile, avait estimé samedi matin la Fondation Nicolas Hulot. Lors de la conférence de Copenhague, le grand rendez-vous climat manqué de 2009, après la première semaine, on savait déjà que les choses étaient quasiment bloquées, avait ajouté le porte-parole de la Fondation, Matthieu Orphelin. Le financement de l'aide climatique aux pays du Sud, et la répartition des efforts pour lutter contre le changement climatique entre pays développés, émergents et en développement sont les points d'achoppement les plus durs et restent à régler par les ministres. Les pays du Sud veulent qu'il soit dit clairement que les 100 milliards de dollars par an promis d'ici 2020 pour les aider à s'adapter au réchauffement climatique ne soient qu'un point de départ. Pour leur part, les pays du Nord ne veulent plus être les seuls à mettre la main au porte-monnaie, ce qui suscite une levée de bouclier des pays en développement qui demandent d'abord aux pays riches de remplir leurs engagements. La quasi-totalité des pays présents à la COP21 ont présenté les mesures qu'ils entendent prendre contre le changement climatique. Or, même à un rythme moins soutenu, les émissions de gaz à effet de serre vont continuer de progresser, plaçant le monde sur une trajectoire d'un réchauffement de +3°C par rapport à l'ère pré-industrielle, quand l'objectif est de le limiter à 2°C. Au-delà, les scientifiques promettent des impacts irréversibles: sécheresses, inondations accrues, baisse des rendements agricoles, érosion des côtes.... Un des objectifs de l'accord de Paris est donc de bâtir un mécanisme de révision de ces engagements --très probablement tous les cinq ans-- pour bloquer la hausse du mercure au niveau souhaité. La science nous dit que nous avons seulement une petite fenêtre d'action, a averti samedi la responsable climat de l'ONU, Christiana Figueres. D'après le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), l'Humanité ne peut plus émettre que 1.000 gigatonnes de CO2 pour rester à +2°C: c'est son budget carbone. Avec les engagements actuels des pays, 72 à 75% de ce budget auront été consommés en 2030. En marge de la conférence se tient samedi la Journée de l'Action (Action Day), qui doit réunir sur le site de la conférence (COP21) plusieurs dizaines de personnalités du monde entier mobilisées dans la lutte contre le changement climatique. Après Leonardo di Caprio et Robert Redford, accueillis vendredi au sommet des maires à Paris, Sean Penn était l'un des hôtes de la COP21. C'est peut-être le moment le plus excitant de l'histoire de l'humanité, a déclaré l'acteur américain. La Journée de l'Action sera clôturée par le président François Hollande qui s'entretiendra avec l'ancien vice-président américain Al Gore, co-lauréat du prix Nobel de la paix en 2007 avec le GIEC, les scientifiques qui ont alerté depuis plusieurs années sur le climat. Romandie 5/12/2015 -
Une opération était en cours samedi en Azerbaïdjan pour tenter de sauver des dizaines d'employés d'une plate-forme pétrolière de la mer Caspienne. Un violent incendie y faisait rage à la suite d'une tempête. La tempête a endommagé une conduite de gaz vendredi sur la plate-forme numéro 10 dans la section Guneshli du gisement d'hydrocarbures offshore en eaux profondes Azeri-Chiraq-Guneshli, dans le sud de la mer Caspienne, a indiqué la compagnie pétrolière d'Etat Socar dans un communiqué. Les dégâts ont provoqué un incendie qui continuait à faire rage samedi tandis que les conditions météorologiques compliquaient les opérations de sauvetage menées par les services de secours. "Actuellement, 29 personnes ont été sauvées", a indiqué Socar, refusant de préciser combien de personnes restaient sur place. Aucune information sur d'éventuelles victimes n'a été donnée par les autorités.Trente-deux ouvriers ont trouvé la mort, a pour sa part déclaré samedi le chef d'une commission indépendante azerbaïdjanaise. Environ 60% de la production pétrolière de Socar transite par la plate-forme endommagée. Ex-république soviétique de neuf millions d'habitants frontalière de l'Iran, la Géorgie, l'Arménie et la Russie, l'Azerbaïdjan concentre 80% des richesses du Caucase du Sud. Romandie 5/12/2015
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Conférence 2015 sur le climat
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Climat - Changement climatique
Paris - Leonardo di Caprio, Robert Redford et des centaines d'élus locaux, de Rio, New York ou Accra, étaient réunis vendredi à Paris pour soutenir le combat pour le climat, objet de négociations laborieuses entre 195 pays à la grande conférence du Bourget. Non loin de la capitale, au parc des expositions du Bourget, les négociateurs tentaient de trouver de nouveaux compromis sur le projet de texte d'accord qu'ils doivent rendre samedi midi. Les ministres des 195 pays doivent ensuite prendre le relais, afin d'aboutir le 11 décembre à un pacte universel capable de contenir le dérèglement du climat. Il faut maintenant que les négociateurs et les ministres soient à la hauteur des impulsions des chefs d'Etat et de gouvernement. Pour le moment le compte n'y est pas, a lancé vendredi le ministre français Laurent Fabius, président de la COP21. Du côté de l'Hôtel de ville de Paris, les élus locaux ont souligné l'importance du combat climatique, rappelant aussi le rôle des villes et des régions. "Nous ne sommes pas venus à Paris faire l'histoire: nous sommes venus construire l'avenir", a dit l'ancien maire de New York Michael Bloomberg, envoyé spécial de l'ONU pour les villes et le changement climatique, soulignant qu'aux Etats-Unis, le réchauffement est une menace pour chaque ville et chaque région. Les collectivités locales ont le pouvoir d'agir, a insisté l'homme d'affaires: environ 70% des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont issues des zones urbaines, où vit 50% de la population mondiale. Des centaines d'édiles, représentant 600 millions de personnes, venus de Stockholm, Madrid, Vancouver, Athènes, Rio de Janeiro, d'Amazonie... participent à ce sommet des élus locaux, organisé par M. Bloomberg et la maire de Paris Anne Hidalgo, et ouvert par le président français François Hollande. Ils devaient adopter une déclaration commune, s'engageant à soutenir des objectifs ambitieux en faveur du climat, telle la transition vers une énergie 100% renouvelable ou une réduction de 80% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050. Cette déclaration des villes pour le climat montre encore une fois que ce sont les territoires qui sont en pointe sur la transition énergétique, a salué Greenpeace. Ce sont les élus qui connaissent les réalités de terrain, qui savent ce qui est possible et qui ouvrent la voie, a relevé Jean François Julliard, DG de Greenpeace France. Au même moment, au Bourget, les délégués de 195 pays reprenaient leurs travaux, l'oeil sur l'horloge, au terme d'une première semaine de négociations souvent difficile. Le temps des compromis est venu (...) je vous exhorte à donner le meilleur de vous-mêmes dans les prochaines 24 heures (...) et à prendre les bonnes décisions à votre niveau, leur a lancé Ahmed Djoghlaf, l'un des deux co-présidents des débats. A partir de lundi, les négociations se feront entre ministres. Les principaux points de blocage concernent le financement de l'aide climatique aux pays du Sud, et la répartition des efforts entre pays développés et en développement, une division entérinée par la Convention climat de l'ONU de 1992. Les pays les plus vulnérables exigent des pays industrialisés des garanties sur les financements déjà promis jusqu'en 2020 (ils devront augmenter pour atteindre 100 milliards de dollars cette année là) et sur une montée en puissance pour après 2020, date d'entrée en vigueur du futur accord de Paris. Les pays développés souhaitent que les Etats émergents en position de le faire participent désormais à cette aide financière. Problème: aucune avancée majeure ne semble avoir eu lieu ces derniers jours sur ces positions connues de longue date. En ouvrant le sommet des maires, François Hollande a estimé que le futur accord devrait spécifier les moyens financiers permettant la redistribution, la lutte contre les inégalités, la lutte contre la pauvreté. Le peu d'avancées enregistrées cette semaine contrastent avec les discours de 150 chefs d'Etat lundi lors du coup d'envoi. Pour éviter un blocage, les médiateurs des groupes de travail ont remis vendredi un document offrant des propositions de compromis sur tous les sujets. Inondations accrues, érosion des côtes, fonte des glaciers, sécheresse... les scientifiques mettent en garde contre les impacts dévastateurs et irréversibles d'un réchauffement supérieur à +2°C par rapport à la Révolution industrielle. A ce stade, les engagements des Etats placent le monde sur une rajectoire de +3°C. Romandie 4/12/2015 -
Conférence 2015 sur le climat
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Paris - Les élus locaux du monde entier réunis vendredi en Sommet des maires à Paris devraient s'engager sur un objectif de 100% d'énergies renouvelables dans les villes d'ici à 2050, selon l'entourage de la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo. Les quelque #1.000_maires réunis en sommet à l'Hôtel de Ville, à l'initiative de la maire de Paris et de #Michael_Bloomberg, ex-maire de New York et envoyé spécial des Nations unies pour le climat, devraient réaffirmer des soutiens ambitieux à la lutte contre le réchauffement de la planète, selon la même source. Les élus, qui représentent 600 millions de personnes, devraient également voter un objectif de réduire de 3,7 gigatonnes les émissions annuelles de gaz à effet de serre dans les zones urbaines d'ici à 2030, soit prendre à leur charge 30% de l'écart entre les engagements actuels pris par les Etats et le niveau d'émission recommandé par les scientifiques pour ne pas dépasser les 2°C. La maire de Paris s'est félicitée en milieu de journée devant la presse du succès du sommet, tenu en marge de la conférence sur le climat (COP21) réunie au Bourget, près de Paris. Ella a exprimé l'espoir que cette expérience permettrait d'aboutir à une déclaration dans laquelle, a-t-elle dit, non seulement nous allons nous engager à respecter ce que les Etats, nous l'espérons, signeront, mais à aller plus loin. Nous savons que nous portons la moitié des solutions, a ajouté Mme Hidalgo. Je pense que ca va être un succès parce que tous les maires parlent d'une même voix, a-t-elle insisté en évoquant des engagements chiffrés toujours discutés dans l'après-midi. Sans attendre un vote effectif, Greenpeace France s'est félicité de cette ambition d'un objectif de 100% d'énergies renouvelables en 2050. Ceci montre encore une fois que ce sont les territoires qui sont en pointe sur la transition énergétique. Ce sont les élus qui connaissent les réalités de terrain, qui savent ce qui est possible et qui ouvrent la voie, a déclaré dans un communiqué Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France. Romandie 4/12/2015 -
Conférence 2015 sur le climat
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Le Bourget (France) - Le milliardaire américain et ancien maire de New York #Michael_Bloomberg va prendre la tête d'un groupe d'experts chargé d'évaluer les risques financiers liés au climat pour les entreprises et investisseurs, a annoncé le Conseil de stabilité financière (FSB) vendredi à la #COP21. Cette #task_force, comme l'appelle le FSB - lui-même créé après la crise financière de 2008 pour superviser et surveiller les institutions financières internationales- vise à fournir des informations aux banques, assureurs, investisseurs et actionnaires, selon un communiqué. Il fera également des recommandations aux entreprises sur la façon dont elles doivent publier leur exposition à ces risques, cela afin d'aider les acteurs des marchés financiers à comprendre les risques liés au climat, qui sont appelés à croître à l'avenir, selon #Mark_Carney, président du FSB et gouverneur de la Banque d'Angleterre, cité dans le communiqué. Cette annonce intervient alors que de nombreux experts alertent régulièrement sur les énormes conséquences financières d'un réchauffement climatique incontrôlé. Ils pointent notamment le nombre croissant de catastrophes naturelles et leur impact sur les économies. Leurs inquiétudes avaient trouvé fin septembre un relais de taille en la personne de Mark Carney, qui avait mis en garde contre les risques associés au changement climatique pour la stabilité financière et, à plus long terme pour la prospérité du monde. Pour le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Michael Bloomberg est le leader idéal pour diriger la nouvelle task force, dont la création avait été proposée par le FSB au G20 en novembre. Il est capital que les industriels et les investisseurs comprennent les risques que pose le changement climatique, mais aujourd'hui il n'y a pas assez de transparence sur ces risques, estime Michael Bloomberg, dans le communiqué. Cette Task force sera composée au départ de 10 personnes qui d'ici à mars 2016 détailleront ses objectifs précis. Elle pourra à terme regrouper jusqu'à 30 personnes, qui fourniront leurs recommandations d'ici la fin 2016. Romandie 4/12/2015 -
Une vidéo #contre_les_abandons : un animal n'est pas un jouet !
Admin-lane a posté un sujet dans CONTRE les abandons
Sans parole, cette vidéo montre tout sur la manière dont sont trop souvent traités les animaux... Vidéo provenant de la page Facebook de Massimo Bartolomei. Les animaux ne sont pas des jouets ni des cadeaux même désirés car trop souvent sur un coup de coeur ou de tête. L'adoption doit toujours être un acte bien réfléchi car elle nous engage pour une dizaine à une vingtaine d'années, voire encore davantage... Faites connaître cette vidéo en la partageant un maximum sur les réseaux sociaux et en la relayant sur vos sites et blogs. En cette période de fêtes, il est important de partager ce message : l'animal n'est pas un jouet ni une chose inerte, c'est un être vivant sensible ! Merci. -
Conférence 2015 sur le climat
Admin-lane a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Climat - Changement climatique
Les négociateurs de la conférence sur le climat de Paris planchaient vendredi sur une nouvelle version du projet d'accord, à la veille de remettre leur copie à la présidence de la COP21. Le texte comprend encore de très nombreuses options à trancher. ipt> Deux nouveaux documents ont été mis sur la table vendredi matin, une version de 46 pages résumant les travaux menés par les négociateurs depuis mardi, et un second projet un peu plus concis, de 38 pages, rédigé à partir de nouvelles propositions de compromis. ipt> "Le premier texte continue à être d'une complexité importante. Le deuxième, avec les compromis, comprend beaucoup moins d'options" et pourrait constituer une base de travail "plus facile" s'il était accepté par les 195 pays participant aux négociations, a estimé le porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot, Matthieu Orphelin. ipt> La conférence du Bourget a pour objectif d'aboutir le 11 décembre à un accord universel limitant le réchauffement de la planète. Les négociateurs doivent présenter d'ici samedi midi au président de la conférence, Laurent Fabius, un projet d'accord le plus lisible possible, avec un maximum d'options tranchées, avant que les ministres ne prennent le relais à compter de lundi. "Le temps est maintenant venu de faire des compromis", a déclaré l'Algérien Ahmed Djoghlaf, l'un des coprésidents des discussions, à la reprise des réunions vendredi matin. "Nous avons maintenant moins de 24 heures (...). Cela va être un défi, mais je ne doute pas que nous allons arriver à présenter demain un texte dont nous serons fiers", a-t-il ajouté. ipt> De son côté, François Hollande a fait l'éloge du "désintérêt" en politique, en recevant quelque 700 maires du monde entier à l'Hôtel de ville de Paris. En décidant de lutter contre le réchauffement climatique, "nous allons agir pour une période que nous ne vivrons pas", a-t-il rappelé. "Ce qu'il y a de plus noble dans la politique c'est le désintérêt, c'est la volonté de transmettre, c'est l'idée qu'il y a une humanité", a poursuivi François Hollande. ipt> "Si nous ne sommes pas forcément jugés pour aujourd'hui, je vous l'assure, nous serons jugés pour demain si nous avons réussi et encore davantage et si nous avons échoué. Mais nous allons, j'en suis sûr, en vous voyant, réussir", a-t-il conclu. rOMANDIE 4/12/2015 -
Paris - Silencieuse, elle fonctionne avec un carburant disponible en quantité illimitée, peut rouler plus de 500 km entre deux pleins et ne rejette que de la vapeur d'eau: sur le papier, la voiture à hydrogène a tout pour séduire mais reste balbutiante. Pour certains déjà commercialisés, ces véhicules sont toutefois encore coûteux tandis que les infrastructures pour les ravitailler restent rares, avec seulement sept stations en France à l'heure actuelle. Un état de fait que les défenseurs de l'hydrogène sont décidés à changer, convaincus que cette technologie est incontournable si on veut décarboner les transports, selon l'expression de Pierre-Etienne Franc, directeur des marchés et technologies avancés du groupe français Air Liquide, en pointe dans la distribution et la commercialisation de cette molécule. Cela passe par exemple par l'installation provisoire d'une station en plein Paris, qui va alimenter la toute première flotte française de taxis à pile à combustible lancée lundi, en pleine conférence internationale sur le climat (COP21). On s'est dit qu'on avait tous les avantages de l'électrique sans les inconvénients: pas de problème d'autonomie, pas de problème de recharge, raconte à l'AFP Mathieu Gardies, un des fondateurs de cette compagnie de taxis, Hype. Dotée de cinq véhicules, elle en vise une soixantaine dans un an. Hype utilise les seules voitures à hydrogène de série vendues en France, des 4x4 urbains Hyundai ix35. De l'extérieur, rien ne les différencie des mêmes modèles à moteur thermique. Si le véhicule conserve cinq places, le coffre est amputé d'un quart pour faire place à un réservoir dans lequel l'hydrogène est stocké à 700 bars. Réalisé en trois minutes, un plein à 55 euros permet de parcourir environ 550 km. Le prix du véhicule ? 66.000 euros, soit plus du double de l'équivalent diesel chez Hyundai qui, outre Hype, a convaincu le conseil départemental de la Manche d'acquérir ces voitures. Avec la montée des cadences et la baisse des coûts, le premier client lambda pourrait s'offrir ce produit vers 2020, espère Franck Pichot, directeur du marketing produits de Hyundai France. L'Hexagone demeure plutôt à la traîne dans le développement de la mobilité à hydrogène, même si elle est mentionnée dans la récente loi sur la transition énergétique. Le Japon, l'Allemagne et la Californie sont pour leur part déjà en train de développer des écosystèmes, à partir de l'élément chimique le plus répandu dans l'Univers. Les critiques de cette technologie pointent l'empreinte carbone de la production d'hydrogène, qui s'effectue soit à partir de méthane, soit via un processus d'électrolyse gourmand en énergie. Et si l'hydrogène peut soutenir la comparaison de coût avec des hydrocarbures, c'est parce que ces derniers sont lourdement taxés. Côté constructeurs, Toyota a commencé à livrer sa berline Mirai. Honda, Nissan, General Motors, BMW et Daimler ont également annoncé des véhicules de série à hydrogène à court ou moyen terme. En Allemagne, on a la chance d'avoir un écosystème avec les trois acteurs clé qui sont d'accord: l'Etat, les constructeurs automobiles et les fournisseurs d'infrastructures, remarque M. Franc. La France avance doucement, parce que les constructeurs (nationaux) n'ont pas annoncé de grand plan pour l'hydrogène, souligne-t-il. PSA Peugeot Citroën dit être en veille sur ce sujet, tandis que chez Renault, apôtre de l'électrique pur, on remarque que cette technologie, si besoin, pourrait être obtenue des partenaires Daimler et Nissan. En réalité, des Renault à hydrogène circulent déjà: une cinquantaine d'utilitaires électriques ont été équipés de prolongateurs d'autonomie fabriqués par la société française Symbio FCell. Il y en aura à peu près 1.000 qui seront vendus l'année prochaine, prédit à l'AFP Pascal Mauberger, président de l'Association française pour l'hydrogène et les piles à combustible, qui anticipe une centaine de stations de recharge à l'horizon 2018 en France mais qui souhaiterait un petit coup de pouce de la puissance publique pour que cela décolle vraiment. D'autres entreprises essaient de dépasser la question des infrastructures, comme Aaqius, qui montre en marge de la COP21 un dispositif de cartouches d'hydrogène réutilisables pour alimenter des scooters électriques, gage d'une flexibilité d'usage inédite, affirme à l'AFP Jean-Baptiste Dementhon, son vice-président. Il se dit persuadé qu'à l'horizon 10 ans, l'hydrogène sera devenu une réalité du marché de la mobilité. Romandie 4/12/2015