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PARIS (France) - Les Etats-Unis ont assuré mercredi qu'ils soutenaient toujours l'objectif de contenir à 2°C maximum la hausse de la température depuis l'époque pré-industrielle face aux critiques redoutant un recul de Washington par rapport à cet objectif. Les Etats-Unis continuent de soutenir cet objectif, nous n'avons pas changé de politique, a affirmé l'émissaire américain sur le climat, Todd Stern, tout en défendant une approche plus flexible afin d'éviter un blocage dans les discussions internationales sur le climat. L'Union européenne a rappelé l'importance de respecter cet objectif international alors que les petits Etats insulaires, les plus vulnérables face au changement climatique, dénoncent un recul de Washington. Les négociations menées sous l'égide de l'ONU ont adopté en 2010 cet objectif de limitation du réchauffement à +2°C, Les engagements actuels de réduction des émissions de CO2 mettent davantage le monde sur une trajectoire de +3 à +4°C, selon des études récentes, sachant que la température a déjà augmenté de près d'un degré depuis le XIXe siècle. Dans une conférence dans une université américaine, le 2 août, M. Stern avait plaidé pour davantage de flexibilité dans l'élaboration d'un nouvel accord global sur le climat. Ce type d'accord flexible, évolutif ne garantit pas que nous respecterons l'objectif de 2°C, mais insister sur un cadre qui garantirait un tel objectif nous conduira seulement à une impasse, avait-il déclaré, selon une retranscription mise en ligne sur le site du département d'Etat américain. Dans sa précision diffusée mercredi, l'émissaire américain estime qu'une approche plus flexible nous donnera une meilleure chance de conclure un nouvel accord efficace et atteindre l'objectif que nous partageons tous. Les leaders mondiaux ont promis à Copenhague (en 2009) de contenir le réchauffement sous les 2°C. Ce qu'ils ont promis doit être respecté, a-t-on fait valoir du côté de la Commission européenne. La science continue de nous rappeler les terribles conséquences si nous allons au-delà d'une telle augmentation de température, a indiqué Isaac Valero-Ladron, porte-parole de la commissaire européenne pour le climat. Pour l'Alliance des petits Etats insulaires (Aosis), les propos de l'émissaire américain sont particulièrement perturbants en intervenant ainsi au cours de l'une des pires sécheresses de l'histoire du pays. Si les Etats-Unis sont prêts à abandonner leurs propres agriculteurs, comment pouvons-nous croire qu'ils feront le nécessaire pour sauver les petites îles de la montée des océans et d'autres conséquences désastreuses?, s'est émue Marlene Moses, présidente de l'Aosis, dans une déclaration à l'AFP. Le groupe des pays africains a également jugé préoccupant que les Etats-Unis mettent en question l'objectif global pour lequel ils ont fait pression et ont donné leur accord à plusieurs reprises. C'est encore plus décevant que, en clarifiant sa position, l'administration Obama ait dit qu'elle soutenait l'objectif mais pas une approche qui garantirait qu'on l'atteigne, a regretté le porte-parole du groupe, Seyni Nafo. Des ONG spécialisées dans le développement ont également condamné les propos de M. Stern en décernant aux Etats-Unis une médaille d'or de l'hypocrisie. ROMANDIE.COM 08/08/2012
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BRUXELLES (Belgique) - Après la découverte de potentielles fissures dans la cuve d'un réacteur nucléaire en Belgique, l'agence nationale de contrôle n'exclut pas sa fermeture définitive anticipée, ainsi que celle d'un second réacteur dont la cuve a été construite par le même fabricant. Dévoilée par l'Agence de contrôle nucléaire belge (AFCN), l'existence d'un risque de sécurité dans l'un des quatre réacteurs de Doel (nord) concerne également l'un des trois réacteurs de Tihange, dans le sud du pays, dont la cuve métallique a été conçue par la même firme néerlandaise, Rotterdam Drydocks. Le problème pourrait même largement dépasser la Belgique, a laissé entendre le directeur général de l'AFCN, Willy De Roovere, dans une note consultée par l'AFP, car 21 cuves de réacteurs dans le monde ont été fabriquées par Rotterdam Drydocks. Il n'a pas précisé dans quels pays ils ont été livrés mais, de sources françaises on assurait mercredi que cette société qui a aujourd'hui cessé ses activités, n'a participé à la construction d'aucune centrale en France. Le problème de Doel 3 est apparu au cours de contrôles effectués sur ce réacteur, l'un des sept du royaume, tous exploités par Electrabel, filiale du français GDF-Suez. Ce réacteur mis en service en 1982 et situé à quelque 25 km d'Anvers, avait été mis à l'arrêt début juin pour entretien et son combustible nucléaire déchargé, ce qui exclut tout danger pour la population, les travailleurs et l'environnement, selon l'agence. Lors de ces contrôles, une nouvelle méthode d'analyses de la cuve au moyen de capteurs ultrasoniques a permis de détecter sur la cuve la présence de très nombreuses indications qui pourraient s'assimiler à de potentielles fissures, explique l'AFCN sur son site internet. C'est clairement à Electrabel de prouver que ces anomalies ne posent pas un problème d'intégrité du réacteur, précise l'AFCN, qui ne donnera une autorisation de poursuivre l'exploitation que si des arguments convaincants sont fournis. Mais l'arrêt de Doel 3 sera de toute manière maintenu (au moins) jusqu'au 31 août 2012, a expliqué l'AFCN. En Belgique, le problème n'est pas circonscrit à Doel, puisque selon le directeur général de l'agence, le réacteur de Tihange 2 possède la même cuve métallique que Doel 3. Il va donc lui aussi subir les mêmes inspections, ce qui nécessite son arrêt. Ces interruptions ne posent pas de problème d'approvisionne-ment, du moins en période estivale, où la demande en électricité est moindre, a assuré mercredi le gestionnaire du réseau belge à haute tension, Elia. Mais, plus inquiétant pour l'approvisonnement du pays, le patron de l'AFCN n'exclut pas dans le plus extrême des cas --c'est à dire si les tests à venir révèlent un véritable danger--, l'arrêt anticipé et définitif de ces deux réacteurs, alors que la Belgique dépend à plus de 50% du nucléaire pour sa production d'électricité. M. De Roovere juge aussi que le calendrier de sortie du nucléaire du pays pourrait devoir être revu, alors que le dossier, controversé, a déclenché un bras-de-fer entre Electrabel et le gouvernement d'Elio Di Rupo. La Belgique a décidé de sortir progressivement du nucléaire entre 2016 et 2025. Mais les deux réacteurs de Doel 3 et Tihange 2 devaient être parmi les derniers à fermer. Ce problème constitue aussi une nouvelle épine dans le pied de la filière nucléaire, déjà fragilisée par la catastrophe de Fukushima en 2011 au Japon. Il met également la pression sur la Commission européenne qui a assuré vouloir être en mesure de répondre à toutes les craintes des citoyens sur la sûreté des installations nucléaires et dont un rapport est attendu à l'automne. Les Pays-Bas, dont la frontière est proche de Doel, ont demandé mercredi des informations à la Belgique. ROMANDIE.COM 08/08/2012
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Actualité concernant les loups en France
BelleMuezza a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Actu loups en France et dans le monde
GAP (Hautes-Alpes) - Des tirs de défense du loup, une espèce protégée, ont été autorisés par la préfecture des Hautes-Alpes dans quatre communes après de nouvelles attaques récentes attribuées à l'animal, a annoncé mercredi la préfecture. A la demande des éleveurs, le préfet Jacques Quastana a autorisé par arrêté pris lundi le recours à des tirs de défense en vue de la protection des troupeaux, sur le territoire des communes de Saint-Disdier-en-Dévoluy, de Nevache et Val des Prés, selon un communiqué de la préfecture. Ces tirs avaient été précédemment autorisés sur le territoire de la commune de Saint-Etienne-en-Dévoluy, selon la préfecture qui a précisé que 62 attaques avaient été recensées et 216 bêtes attaquées ou stressées. Les tirs de défense permettent de tuer le loup, espèce protégée, en cas d'attaque du troupeau. Les tirs, précisent la préfecture, devront être exercés par des éleveurs et chasseurs dûment désignés, et sous l'autorité de lieutenants de louveterie agréés. ROMANDIE.COM 08/08/2012 -
DANANG (Vietnam) - Près de l'ancienne base américaine de Danang, enfants difformes et grands-pères souffrant de cancers vivent toujours les conséquences toxiques de la guerre du Vietnam. Mais après des décennies d'attente, les opérations de décontamination de l'Agent orange commencent enfin. Quelque 80 millions de litres de ce défoliant contenant de la dioxine ont été pulvérisés par les Américains sur les jungles du Sud Vietnam pour détruire la forêt et les cultures utilisées par la guérilla communiste vietnamienne. Et une grande partie des produits étaient mélangés, stockés et chargés dans les avions à Danang. Lors de cette opération de nettoyage historique américano-vietnamienne officiellement lancée jeudi, le sol contaminé va être chauffé à des températures suffisamment élevées pour transformer la dioxine en des composants inoffensifs. Il y a toujours de graves conséquences de la dioxine de l'Agent orange, a insisté jeudi lors de la cérémonie le vice-ministre vietnamien de la Défense Nguyen Chi Vinh. Et si les Américains contestent le lien incertain entre l'exposition au produit et les maladies, les riverains de la base aérienne en sont convaincus. Nguyen Thi Binh, 78 ans, ne croit plus que des péchés commis dans une vie antérieure soient responsables des graves handicaps physiques et mentaux de trois de ses cinq enfants. On m'a dit que ça pouvait être l'Agent orange, a-t-elle expliqué à l'AFP dans sa petite maison de Danang pendant que ses filles adultes rampaient autour d'elle comme des bébés. Pendant la guerre, quand nous vivions vraiment tout près des pistes. Certaines nuits, nous devions nous couvrir la bouche à cause d'une drôle d'odeur. La base de Danang, dont les alentours ont été interdits il y a seulement cinq ans, est l'un des trois sites les plus contaminés du pays avec des concentrations toxiques 400 fois supérieures aux normes acceptables, selon de récentes études. Résultat: cancers, difformités des nourrissons et autres maladies liées à la dioxine sont plus élevés que la moyenne nationale, dénoncent les associations de victimes. Et les effets se font toujours sentir. Nous trouvons encore de très jeunes gens affectés par des maladies liées à l'Agent orange, a ainsi assuré Nguyen Van Rinh, président de l'association des victimes vietnamiennes de l'Agent orange/dioxine (VAVA). Hanoï estime que jusqu'à trois millions de personnes ont été exposées au défoliant, et qu'un million d'entre elles souffrent toujours des conséquences. Mais les victimes vietnamiennes n'ont pas réussi à obtenir de compensations financières des Américains. Les vétérans américains ont bien reçu des milliards de dollars pour des maladies liées à l'Agent orange, mais le gouvernement américain et les fabricants de produits chimiques n'ont jamais admis leur responsabilité. Au Vietnam, le lien entre l'exposition au produit et les maladies est incertain, a insisté le porte-parole de l'ambassade américaine Christopher Hodges. Mais depuis 1989, Washington a donné 54 millions de dollars pour aider les Vietnamiens handicapés quelle que soit la cause, et quelque 20 millions ont été programmés pour le nettoyage de la base de Danang et des projets liés aux handicaps en 2012, a-t-il indiqué à l'AFP. Le projet de Danang, d'un budget total de 43 millions de dollars, commence alors que les deux anciens ennemis tentent de resserrer leurs liens face aux ambitions chinoises en mer de Chine méridionale. Mais ce nettoyage arrive trop tard, parce que beaucoup de gens ont déjà été touchés, a souligné Nguyen Thi Hien, responsable de la VAVA à Danang. Comme Nguyen Thi Luu, 38 ans, qui a vécu près de la base pendant 13 ans, et sa fille de 11 ans qui présente un handicap mental et des déformations du visage. Les médecins m'ont dit qu'elle était juste née comme ça, a-t-elle indiqué à l'AFP. Je ne comprends pas. La vie est très dure avec un enfant comme ça. ROMANDIE.COM 09/08/2012
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BUENOS AIRES - L'Argentine a dénoncé les activités illégales de cinq groupes britanniques actifs dans l'exploration pétrolière aux Malouines, auprès des Bourses de Londres, New York, Milan, Rome et Paris, dans une résolution de son secrétariat à l'Energie, a indiqué la chancellerie. La Commission nationale des Valeurs a communiqué aux Bourses de Londres, New York, Milan, Rome et Paris, où sont cotées les entreprises pétrolières qui opèrent illégalement sur le plateau continental argentin, la résolution du secrétariat à l'Energie (argentin) qui a déclaré leurs activités clandestines, a indiqué cette source, mercredi dans un communiqué. Buenos Aires a déclaré illégales les activités de Argos Resources LTD, Rockhopper Exploration PLC, Borders & Southern Petroleum PLC, Falkland Oil and Gas Limited et Desire Petroleum PLC sur le plateau continental argentin, ouvrant ainsi la voie à des procès tant au civil qu'au pénal. Ces mesures ont été prises dans le cadre d'actions légales menées par l'Argentine contre les activités illégitimes d'exploration et d'exploitation d'hydrocarbures sur le plateau continental argentin. Les ressources pétrolifères des Malouines sont au coeur d'un contentieux concernant cet archipel, qui envenime les relations entre l'Argentine et le Royaume-uni. Appelées îles Falkland par les Britanniques, les Malouines sont situées au large de la Patagonie argentine mais sont sous contrôle du Royaume-Uni depuis qu'il en a chassé les autorités argentines en 1833. Le trentième anniversaire cette année, de la guerre des Malouines a été marqué par un regain de tension entre les deux pays. L'Argentine a notamment accusé le Royaume-Uni de militariser la zone et a lancé des poursuites judiciaires contre les compagnies pétrolières opérant selon elle illégalement aux Malouines. ROCKHOPPER EXPLORATION, BORDERS GROUP, FALKLAND OIL & GAS, DESIRE PETROLEUM. ROMANDIE.COM 09/08/2012
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SAINT-QUENTIN LA POTERIE (Gard) - Défendre la culture tsigane est l'ambition du musée un siècle de roulotte, le seul de ce type dans le monde, perdu en pleine nature à la sortie de Saint-Quentin La Poterie, mais dont le maire ne veut plus pour des raisons environnementales. Installées sur un terrain au bout d'un chemin caillouteux, les roulottes sont au nombre de quatorze. De l'ancêtre, la Queenie, celle dont parle Charles Dickens dans Cabinet de curiosités en 1840 à l'Américaine Land Yacht fabriquée avec des morceaux d'avion en 1970. Toutes ont été restaurées mais elles ont conservé leurs roues d'origine, ce qui permet de les situer puisque c'est à cet endroit qu'elles sont signées, souligne Pierre Le Fur, ardent défenseur de la culture des tsiganes, avec qui il a passé une partie de son enfance et qui ont aidé son père à s'évader d'Auschwitz. L'idée de la collection et du musée est pourtant née par hasard. Après son installation à Uzès, à quelques kilomètre de Saint-Quentin La Poterie, l'ancien psychanalyste parisien a découvert dans un dépôt quatre roulottes appartenant au patron du musée des arts forains à Paris, Jean-Paul Favand. Je me suis dit: "Il faut les sauver afin que la tradition perdure", se souvient M. Le Fur qui en a acheté une, la trottinette. Je l'ai retapée en 1200 heures, poursuit ce passionné qui s'est pris au jeu, a finalement acquis les trois autres avant de devenir un chasseur de roulottes. Maintenant, je parcours le monde à la recherche de roulottes. On pense qu'il en reste beaucoup. Mais [i]ce n'est pas le cas car les riches tsiganes se faisaient incinérer dedans, explique M. Le Fur qui vend parfois quelques unes de ses trouvailles après les avoir restaurées.[/i] Au fil du temps, sont venues s'ajouter notamment une Verdine hippomobile, une roulotte allemande, une autre dont la légende dit qu'elle a servi à Van Gogh ou encore une décorée par Christian Lacroix. A côté de Londres, Barcelone et Munich où sont exposés des modèles de cirque ou irlandais, le musée gardois a ainsi gagné ses lettres de noblesse. Au cinéma où certaines de ses roulettes apparaissent dans les Lyonnais, Carmen et Liberté de Tony Gatlif. Dans la publicité, comme décors de catalogues. Pour l'avenir, le collectionneur a beaucoup d'ambitions. Le hic, c'est que la mairie ne l'entend pas de cette oreille. Début août, le maire Yvon Bonzi a assigné en justice M. Le Fur, au motif qu'il est installé sur une zone naturelle protégée et qu'il a construit un bâtiment sans autorisation. Le motif officiel est faux. Il veut tout simplement que je dégage. Il m'a dit: "Ici, on s'appelle Saint-Quentin la Poterie et non la roulotte", s'énerve M. Le Fur, précisant que les travaux avaient été réalisés après un accord de la mairie. Il se donne une appellation de musée mais il n'y a eu aucun contrôle sur l'accessibilité, la sécurité, a rétorqué M. Bonzi, interrogé par l'AFP. Aux yeux de nombreux tsiganes, Pierre Le Fur est devenu un porte-étendard. Et ils sont décidés à le soutenir: On est un peuple pacifiste. On va organiser des confrontations culturelles, annonce l'une de leur porte-parole Esmeralda Romanez, qui envisage aussi des manifestations en cas de condamnation à détruire. Je n'ai rien contre les roulottes. Je peux l'aider à trouver un autre terrain, veut rassurer M. Bonzi. Si je dois détruire, je ferme, a toutefois prévenu M. Le Fur. ROMANDIE.COM 09/08/2012
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Le nucléaire en question : débats, manifs, infos, etc... en France et dans le monde
BelleMuezza a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Le NUCLEAIRE (énergie)
Lausanne/Berne (awp/ats) - En l'espace de quelques mois, les opposants à Mühleberg (BE) obtiennent un second verdict favorable. Le Tribunal administratif fédéral (TAF) contraint le DETEC à examiner les griefs émis par les riverains de la centrale après la catastrophe de Fukushima. En mars dernier, le TAF avait donné raison aux opposants sur un point central. Il avait décidé que des impératifs de sécurité imposent une limitation de l'autorisation d'exploitation de la centrale jusqu'à fin juin 2013. Parallèlement à cette procédure, actuellement pendante devant le Tribunal fédéral (TF), le TAF a été saisi d'un autre recours des voisins. Ceux-ci avaient contesté une décision de non-entrée en matière du Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC). Ebranlés par la catastrophe de Fukushima, survenue en mars 2011, les riverains avaient demandé au DETEC de reconsidérer l'autorisation d'exploitation. Ils expliquaient avoir certaines craintes en raison de l'état du manteau du réacteur. Selon eux, il y avait plusieurs points critiques dans l'hypothèse d'un séisme, notamment ceux liés à l'insuffisance du système de refroidissement de la centrale. Le DETEC n'était pas entré en matière. Saisi d'un recours contre cette fin de non-recevoir, le TAF contraint le Département de Doris Leuthard à se pencher sur les griefs des riverains. Le DETEC dit ne pas être surpris de cette décision qui s'inscrit selon lui dans la ligne de précédents jugements comme celui rendu en mars. Ce verdict est lui aussi susceptible de recours au TF. Le DETEC n'a pas encore pris de décision à ce sujet. Selon le TAF, le DETEC est contraint de par la loi à revoir l'autorisation d'exploitation lorsque des indices concrets et suffisants laissent paraître qu'un retrait de l'autorisation est envisageable. La surveillance exercée par l'Inspection fédérale de sécurité nucléaire (IFSN) n'y change rien. Dans son verdict de mars dernier, le TAF avait déjà donné la priorité aux arguments d'ordre sécuritaire, qui selon lui justifient une limitation de l'autorisation d'exploitation de la centrale de Mühleberg à fin juin 2013. L'état du manteau du réacteur, l'évaluation non concluante de la sécurité en cas de tremblement de terre et l'absence de moyens de refroidissement indépendants de l'Aar imposent une telle limitation, avaient expliqué les juges administratifs fédéraux. Tant les Forces motrices bernoises BKW, en tant qu'exploitant de la centrale, que le DETEC, avaient contesté cette décision auprès du TF. En mai dernier, Mon Repos avait écarté leur demande d'effet suspensif. ROMANDIE.COM 09/08/2012 -
Un wallaby (petite espèce de kangourou) appartenant à un élevage privé est en fuite depuis mercredi en Charente, où il a été vu sur la bande d'arrêt d'urgence d'une route nationale et n'a pu être rattrapé en dépit de l'intervention des pompiers, a-t-on appris de sources concordantes. L'animal, d'environ 80 cm de haut, a pris la fuite en bordure de la RN 141 et de la départementale 1.000, entraînant une intervention des pompiers par crainte qu'il n'entraîne un accident. "Forcément, un kangourou ça bouge", a déclaré une source chez les pompiers, confirmant une information parue dans la Charente libre et expliquant que l'animal n'avait pu être attrapé bien qu'ayant été vu à deux reprises. L'animal a notamment été aperçu au niveau de la bande d'arrêt d'urgence puis "il est parti dans un champ de tournesols", a indiqué une source policière. "C'est rebondissant", a-t-elle ironisé. Le propriétaire de l'animal, un wallaby de Bennett, contacté à Champniers (Charente), à quelque 8 km d'Angoulême, a précisé qu'il avait un élevage comprenant cinq autres wallabies, des animaux de plus en plus populaires qui nécessitent seulement de disposer d'un vaste terrain de 200 m2 au minimum. LE POINT.FR (texte et image)
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Fukushima : gestion de la crise
BelleMuezza a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Fukushima / Japon : les centrales
Tepco, la compagnie gérant la centrale accidentée de Fukushima, a diffusé lundi des images des réunions d'urgence qui se sont tenues dans les premiers jours de la catastrophe nucléaire de mars 2011. Ces images montrent les échanges tendus entre les responsables de la compagnie d'électricité au centre de crise de la centrale Fukushima Daiichi ou au siège de Tepco, au moment où son personnel luttait pour contenir l'accident qui a commencé le 11 mars après le passage d'un tsunami dans le nord-est du Japon. Au total, la compagnie a publié sous la pression du gouvernement quelque 150 heures d'images enregistrées entre les 11 et 15 mars 2011. Environ deux tiers des vidéos ont été diffusées sans bande-son. Sur l'une des plages, datée du 14 mars 2011, le directeur de la centrale Fukushima Daiichi, Masao Yoshida, informe en urgence l'équipe dirigeante de Tepco de l'explosion qui vient d'intervenir dans le bâtiment du réacteur n° 3. "QG (Siège social de Tepco) ! QG ! C'est terrible ! On a eu un problème sur le site n° 3 ! 11 h 1 !" hurle-t-il, la voix déformée par l'émotion. Une calme voix masculine lui répond : "OK, il est 11 h 1, je vais faire un rapport d'urgence." Des voix s'élèvent alors pour demander l'évacuation : "Il faut évacuer tout le monde du site ! Ceux qui sont sur place doivent s'enfuir, s'enfuir !" Plus tard, au plus fort de la catastrophe, un échange surprenant a lieu : "Que dit le manuel d'évacuation ?" demande un responsable avant qu'un employé, non identifié et apparemment gêné, lui réponde : "Désolé, je ne m'en souviens pas..." Le responsable finit par lui demander de le lui envoyer par mail. Resté sur place, le personnel de Tepco est peu à peu parvenu, avec l'aide des autorités japonaises et de sociétés étrangères, à ramener les réacteurs en état "d'arrêt à froid" au bout de neuf mois (température inférieure à 100 degrés Celsius). L'accident n'est pas terminé, mais les fuites radioactives du site sont infiniment plus faibles actuellement qu'elles ne l'étaient lors des jours de crise au cours desquels ces images ont été enregistrées. Retrouvez 1 heure 30 d'enregistrement publié par Tepco sur son site (dernier onglet horizontal avec "2012" entre parenthèses, première vidéo) et une partie de la transcription en anglais (Wall Street Journal). LE POINT.FR 08/08/2012 -
Inondations dans le monde : Chine, Thaïlande... France... Partout !
BelleMuezza a répondu à un(e) sujet de BelleMuezza dans Inondations dans le monde et leurs conséquences ...
Les pluies diluviennes à l'origine d'inondations monstres à Manille ont fait près de deux millions de sinistrés qui nécessitent une aide alimentaire et matérielle, en attendant le reflux des eaux, ont annoncé les secours mercredi. Le déluge qui s'est abattu sur la capitale philippine entre lundi et mercredi a directement affecté 1,95 million de personnes, dont 300.000 qui ont fui leur habitation sont hébergés dans des centres d'urgence. Les eaux ont commencé à se retirer dans une grande partie de la ville, inondée à 80 % par l'équivalent d'un mois de précipitations tombées en 48 heures. La priorité des secours est désormais d'apporter eau potable, nourriture et médicaments aux sinistrés, le plus vite possible, les services météorologiques ayant annoncé un possible retour de la pluie dans les jours à venir. "Il faudra des jours pour régler la situation, à condition que la pluie s'arrête maintenant. Mais s'il continue de pleuvoir, personne ne sait combien de temps cela prendra", a prévenu le chef de la sécurité civile des Philippines, Benito Ramos. Faute de moyens humains, le gouvernement et les services de secours ont lancé un appel aux bénévoles pour acheminer l'aide aux sinistrés. "Nous avons besoin de plus de personnes pour participer à cette opération massive", a dit Sheila Alinsangan, du ministère de la Protection sociale. Vingt personnes ont péri dans les intempéries, à Manille et dans les provinces alentours, dont neuf membres d'une même famille emportés par un glissement de terrain dans un bidonville du nord de la ville. Ce bilan porte à 73 le nombre de victimes des pluies de mousson qui tombent sur l'archipel depuis la fin juillet. Pour les experts, ces inondations résultent de l'incurie des pouvoirs publics, du délabrement des infrastructures, de l'absence de drainage et de la présence de bidonvilles dans les zones exposées. L'urbaniste Nathaniel Einseidel, ancien responsable de l'aménagement à la mairie de Manille, dénonce "un cercle vicieux" d'incompétence qui fait que "la planification, la décision et la mise en oeuvre ne sont pas synchronisées". "Je ne connais pas un seul gouvernement local, une ville ou un village qui se soit doté d'un plan de drainage digne de ce nom", affirme-t-il. Un rapport gouvernemental publié après les inondations de 2009, qui avaient fait plus de 460 morts, recommandait le déplacement de 2,7 millions de personnes vivant dans les immenses taudis de Manille près de rivières, de lacs et d'égouts. Ce projet, qui concerne près d'un habitant de la capitale sur trois, prendrait dix ans pour un coût de 130 milliards de pesos (2,2 milliards d'euros), une somme considérable dans un pays où 25 millions de personnes - sur 90 millions - vivent avec moins de 1 dollar par jour. "Ça coûte des milliards, mais nous perdons de toute façon des milliards à chaque inondation", observe cependant l'architecte urbaniste Paulo Alcazaren. Une vingtaine de typhons frappent les Philippines chaque année pendant la saison (été et automne). Les derniers, en septembre 2011, Nesat et Nalgae, ont causé la mort d'au moins 101 personnes, et des dizaines de milliers d'autres n'ont pu regagner leurs logements à cause des inondations, ont indiqué dimanche les autorités. En 2009, la tempête tropicale Ketsana, qui avait noyé une grande partie de Manille sous les eaux, avait fait 464 victimes. LE POINT.FR 09/08/2012 -
Requins : quand les requins attaquent l'homme...
BelleMuezza a répondu à un(e) sujet de Admin-lane dans Actus - Infos : REQUINS
Que faire des nouveaux boucs émissaires de l'océan ? Entre protecteurs de l'écosystème et surfeurs, la polémique enfle. Interview. L'annonce par la préfecture de La Réunion de la capture d'une vingtaine de requins à la suite de la recrudescence des attaques mortelles sur l'île ne semble pas calmer les esprits. Bien au contraire. Pour Lamya Essemlali, directrice France de Sea Shepherd, l'enjeu est pourtant simple : est-on prêt, oui ou non, à partager l'océan et à se donner les moyens d'éviter les attaques ? En jeu, notamment, une mauvaise gestion des déchets et le respect aléatoire des règles de sécurité par les surfeurs. Le Point.fr : la préfecture de La Réunion a annoncé la pêche de dix requins-bouledogues et de dix requins-tigres pour évaluer le risque d'intoxication dans l'éventualité d'une recommercialisation de la viande. Pourquoi s'y opposer ? Lamya Essemlali : On nous dit dans un premier temps qu'il s'agit d'une "pêche scientifique" qui permet d'identifier la présence dans la chair des animaux de ciguatera, une toxine extrêmement dangereuse pour l'homme qui rend le requin inconsommable. On a utilisé exactement le même argument pour exterminer les baleines dans l'Antarctique. Or, on sait très bien que la pêche de quelques animaux ne suffira pas pour procéder à une telle étude. Ces prélèvements n'ont d'autres fins que d'apaiser les esprits en colère et d'ouvrir la voie à une chasse systématique de ces espèces. Les institutions réunionnaises semblent prendre des décisions sans prendre en compte le travail de restauration des écosystèmes marins. Vous pensez au programme Charc ? Absolument. On a payé 800.000 euros pour étendre notre programme Connaissance de l'habitat des requins côtiers. Et maintenant, on veut fermer les yeux sur tout ce que les scientifiques ont apporté comme élément au cours de ces études. Ça n'a aucun sens. Mais la préfecture de La Réunion s'en rendra compte en réalisant que les accidents continuent malgré la chasse... Ils devraient tout de même se raréfier... On ne fait qu'éluder le problème en raisonnant comme ça. Ce qui est fondamentalement en cause dans ces attaques, c'est la très mauvaise gestion de l'espace par l'homme. Le requin évolue dans ces eaux depuis des centaines de millions d'années. C'est le "recordman" de l'évolution ; il était même là avant les dinosaures. Puis il a disparu, et il est revenu naturellement il y a peu. Le problème, c'est que, pendant son absence, La Réunion est devenue un lieu hautement touristique, que les côtes ont été aménagées et que les activités nautiques ont connu une véritable explosion sur l'île. Et tout ça sans tenir compte des requins. Aujourd'hui, alors qu'ils sont de retour, on préfère éluder le problème et continuer à gérer les déchets n'importe comment. Un accident peut, certes, toujours arriver. Mais quand vous avez, à proximité d'une réserve naturelle marine, à la fois des bouches d'égout et une ferme aquacole, les facteurs de risque sont décuplés. Les côtes à La Réunion constituent aujourd'hui un véritable garde-manger pour les requins. D'où la recrudescence des agressions ? Attention, tout est relatif. Cinq personnes en moyenne par an meurent attaquées par un requin à La Réunion. C'est moins de victimes que celles provoquées par la chute des noix de coco ! Et le requin tue dix fois moins que la méduse, par exemple. Ce qui est sûr, c'est que le nombre de surfeurs a considérablement augmenté ces dernières années. Aujourd'hui, selon la Surf Industry Manufacturers Association, les surfeurs seraient 27 millions. Et, très souvent, les règles de sécurité de base ne sont pas respectées. Tous les surfeurs devraient savoir qu'on ne sort pas en eau trouble, que l'aube et le crépuscule sont propices aux attaques. On dit d'ailleurs que le requin attaque, car il confond la planche du surfeur avec une otarie ou une tortue... Est-ce exact ? Tout à fait. Mais seulement lorsque l'eau est trouble. Il arrive qu'il confonde alors la board avec un phoque ou une otarie. Cela explique en partie le fait qu'il croque, mais qu'il n'avale jamais sa "proie". L'homme ne fait pas partie du régime alimentaire des squales. Que se passera-t-il si nous décidons de les chasser ? On recense déjà une centaine de millions de requins tués chaque année. Les requins-bouledogues et tigres sont désormais classés "quasiment menacés" sur la liste rouge de l'IUCN. On oublie que les poissons prédateurs jouent un rôle capital de "nettoyeur" de l'océan. Si on extermine des espèces, l'écosystème marin va se déséquilibrer davantage. Il est grand temps d'avoir une vraie réflexion sur le partage de la mer. C'est-à-dire ? Est-on prêt, oui ou non, à partager cette eau avec les requins ? Et si oui, comment faire pour éviter ces accidents ? C'est exactement comme au ski. Si vous ne faites pas de hors-piste, il y a très peu de chances que vous vous retrouviez dans une avalanche. Il faut apprendre à respecter la montagne et à ne pas prendre de risques inconsidérés. C'est la même chose dans l'eau. D'ailleurs, l'Australie et l'Afrique du Sud subissent proportionnellement beaucoup moins d'attaques de requin que La Réunion. Il existe là-bas davantage de campagnes de sensibilisation, de postes de premiers secours sur les plages, et l'arrivée des "boucliers électriques" anti-requins que l'on peut fixer sur les surfs commence à faire ses preuves. L'entreprise Aquatek Technology travaille d'ailleurs actuellement sur un programme de répulsif magnétique qui pourrait voir le jour d'ici à la fin de l'année. C'est une très bonne nouvelle. Si le requin ne s'attaque pas spontanément à l'homme, comment expliquer qu'on le craigne tant ? Comme on a besoin de mythes, on a aussi besoin de se fabriquer des monstres, des boucs émissaires. Et depuis Les dents de la mer, le requin souffre du délit de sale gueule. Ce qui explique en partie l'omerta qui existe sur l'île. Il est mal vu de se positionner contre les battues, de défendre les requins. Espérons que la polémique brise enfin le silence. LE POINT.FR 08/08/2012 -
Cancer de la peau chez des poissons : la faute au trou d'ozone ?
BelleMuezza a posté un sujet dans Le Monde Aquatique
L’apparition de « trous » dans la couche d’ozone a provoqué une augmentation du nombre de cancers de la peau chez l’Homme dans les régions exposées au surcroît d'UV. De nouvelles victimes potentielles, vivant cette fois sous l’eau, viennent peut-être d’être découvertes : les truites de corail. Des poissons sauvages atteints de mélanomes ont été observés… Une première. La couche d’ozone, qui s’étend entre 30 et 50 km d’altitude, absorbe une grande partie des rayonnements solaires ultraviolets nocifs pour les organismes de notre planète. L’existence de trous apparaissant périodiquement au sein de cette région précise de la stratosphère, notamment en Antarctique, a été révélée durant les années 1970. Ces faiblesses ne sont pas sans conséquence pour les organismes vivant en dessous, notamment pour l’Homme chez qui le nombre de mélanomes, le cancer de la peau, tend à augmenter. Les animaux marins, tels que les baleines, sont également concernés. Une nouvelle espèce pourrait bien être ajoutée à la liste des victimes : les truites de corail communes. Michael Sweet de l’University of Newcastle vient en effet de dévoiler, dans la revue Plos One, l’existence d’un grand nombre de Plectropomus leopardus touchés par le cancer de la peau au sein des communautés sauvages peuplant la région sud du Great Barrier Reef Marine Park, en Australie. Près de 136 poissons sauvages ont été prélevés autour de deux îles (Heron Island et One Tree Island) situées sous un trou dans la couche d’ozone. Vingt spécimens, donc environ 15 % des individus prélevés, présentaient des lésions noires sur 5 à 100 % de la surface de leur corps. Elles sont à s’y méprendre fortement similaires à celles observées chez un Homme atteint de la même affection. Les lésions étaient cependant toutes superficielles, ne mettant pas en péril la vie des victimes. La cause précise de ces cancers n’a pas encore été déterminée avec certitude. Plusieurs facteurs ont néanmoins déjà été rejetés : une infection par des micro-organismes pathogènes ou l'existence d’une pollution particulière de l’eau. Les rayonnements UV, touchant en grande quantité les sites de prélèvement, constituent donc des candidats de choix pour expliquer l'apparition des mélanomes. Malheureusement, le nombre de poissons touchés par la maladie pourrait être plus important qu’initialement estimé. En effet, les organismes présentant un stade avancé du cancer sont certainement moins actifs par rapport à leurs homologues sains ou affectés par des lésions superficielles. Ils se nourrissent probablement moins et sont donc peu enclins à se faire capturer puisqu’ils ne s’attaquent pas aux appâts. L’incidence de 15 % pourrait donc être sous-estimée. Le cancer de la peau avait déjà été induit artificiellement chez des poissons xiphophorus en laboratoire. La présence d'un gène muté Xmrk avait alors été associée à une augmentation de la sensibilité des organismes aux rayons UV. Les truites de corail vont donc faire l’objet d’analyses génétiques approfondies dans les mois à venir. L'objectif serait de déceler la présence, ou l'absence, de la séquence de nucléotides incriminée. D’autres études seront menées pour déterminer, avec précision, l’étendue géographique du problème et surtout le nombre et l’identité des groupes de poissons touchés. Au moins deux autres espèces de truites de corail sont concernées. Les récifs coralliens et les populations de poissons qu’ils abritent souffrent déjà du réchauffement climatique ou de la dégradation de la qualité des eaux. Si elle est nouvelle, la présence de cancers de la peau chez les poissons constitue donc un nouveau problème dont il faudra tenir compte dans les efforts de conservation... Parmi les 20 truites de corail atteintes d’un cancer de la peau qui ont été prélevées, la surface des lésions a fortement varié d’un spécimen à l’autre. Elle est de moins de 10 % pour le poisson A contre plus de 90 % pour le spécimen B. Les cadres C et D présentent respectivement des échantillons de peau prélevés chez un Plectropomus leopardus sain et chez un individu malade. Sweet et al. 2012, Plos One Futura Sciences 08/08/2012 -
A la découverte des cultures céréalières
BelleMuezza a répondu à un(e) sujet de BelleMuezza dans Ces plantes qui nous veulent du bien
Vous imaginez surement que la photo ci-dessous a été retouchée, et bien détrompez vous! Oui le maïs multicolore ça existe et n’y voyez rien de transgénique, pour une fois c’est complètement naturel. En effet, on apprend que c’est Greg Schoen qui a obtenu ces graines d’un certain Carl Barnes, un homme à moité Cherokee âgé de 80 ans. Cette prouesse a été réalisée après de nombreuses années de croisement naturel. Cet homme a gardé les graines des maïs les plus «colorés » et, au fil des années et des croisements, a réussi à créer cette nouvelle variété «arc-en-ciel»! Photo Seedstrust Ce maïs est bien entendu comestible, même si il n’est pas encore en vente actuellement, l’intérêt est si grand qu’il sera finalement disponible d’ici la fin août aux États-Unis. Maxisciences 27/07/2012 -
A la découverte des cultures céréalières
BelleMuezza a répondu à un(e) sujet de BelleMuezza dans Ces plantes qui nous veulent du bien
Les cultures de maïs OGM représenteraient en France quelque 19 815,89 hectares, en constante augmentation. Du moins, si l'on s'en tient aux chiffres officiels publiés par le registre national des cultures OGM, car un doute subsisterait… Et pourquoi ce type de culture augmente-t-il régulièrement, alors que les Français, dans leur majorité, n'en veulent pas ? Il n'existe actuellement (source 2007) en France qu'une seule espèce de maïs transgénique dont la culture est autorisée dans un but commercial, à savoir le MON 810, produit par la société Monsanto. Un rapport publié (très discrètement…) sur le site www.ogm.gouv.fr sous la forme d'un rébarbatif fichier Excel non commenté signale que cette céréale est cultivée sur exactement 2936 parcelles pour l'ensemble du pays. Ce que beaucoup d'organisations, dont Greenpeace, contestent. Pourquoi ? Si on examine la carte de répartition des cultures OGM en fonction de leur densité publiée par Greenpeace, il apparaît clairement que celles-ci sont essentiellement concentrées dans le quart sud-ouest de la France. C'est-à-dire, en clair, dans les zones jouxtant la frontière ibérique. Or, la majorité des producteurs de maïs OGM vendent tout à fait légalement leur récolte en Espagne, où elle semble plus facilement acceptée. D'autre part, Patrick Tallon, de la direction générale de l’alimentation, reconnaît que ces chiffres sont basés sur les déclarations des agriculteurs eux-mêmes et que, si celles-ci sont obligatoires, certains d'entre eux implantés dans la partie nord et est du pays pourraient avoir omis de se conformer à cette obligation qui ne date que de mars 2007. Il est à noter que le prix de vente du maïs OGM est généralement supérieur à celui du maïs "naturel". Mais il convient aussi de relativiser l'importance de la culture OGM, en gardant à l'esprit que les quelque 20.000 parcelles cultivées représentent peu de chose en rapport aux 3 millions d'hectares de maïs non transgénique. Il faut cependant noter que le maïs OGM prend de plus en plus d'importance, et que la surface cultivée est passée de 3000 à 5000 hectares en un an, de 2005 à 2006. Car sa culture s'avère doublement rentable, grâce à un prix de revente supérieur, il faut aussi ajouter une économie non négligeable en insecticides. Répartition des cultures de maïs OGM en France. Source : Greenpeace. Futura Sciences août 2012 -
A la découverte des cultures céréalières
BelleMuezza a répondu à un(e) sujet de BelleMuezza dans Ces plantes qui nous veulent du bien
Les cultures de maïs transgénique produisant des toxines de Bacillus thuringiensis (Bt), ont pour cible principale un papillon, la pyrale du maïs. Ces cultures impliquent une surveillance de l'apparition éventuelle d'insectes résistants à la toxine Bt. La stratégie haute dose-refuge (HDR), obligatoire aux Etats-Unis et en discussion en Europe, a pour but d'éviter l'apparition de cette résistance, en favorisant le brassage génétique chez les insectes. Des chercheurs de l'INRA et d'un laboratoire CNRS-Université Toulouse ont étudié l'accouplement et la dispersion des pyrales. Ils montrent que certaines s'accouplent avant la dispersion, à une échelle très locale. Le brassage génétique est alors plus restreint qu'attendu, ce qui pourrait réduire l'efficacité de la stratégie HDR dans certaines circonstances. Les cultures génétiquement modifiées de maïs produisant des toxines de Bacillus thuringiensis - ou cultures "Bt" - sont de plus en plus cultivées à l'échelle mondiale. Ces toxines, produites dans les tissus de la plante, les protègent contre les insectes qui s'en nourrissent. Ces mêmes toxines, cette fois produites directement par le B. thuringiensis et non par une plante, sont aussi utilisées comme insecticides conventionnels et figurent dans la liste des insecticides autorisés en agriculture biologique. L'utilisation des cultures Bt à grande échelle risque d'entraîner la sélection de résistances chez les insectes, ce qui rendrait à terme, ces cultures transgéniques, et plus généralement l'usage de ces toxines, inefficaces. La mise en place d'une stratégie haute dose-refuge (HDR) dont le but est d'éviter ou de retarder dans le temps l'apparition de ces résistances, est obligatoire aux Etats-Unis et en discussion en Europe. La stratégie HDR demande, notamment, une cohabitation entre les parcelles de cultures Bt et de cultures conventionnelles exemptes de toxines de Bt - dites "zones refuges". Les parcelles des deux types doivent être suffisamment proches pour assurer le brassage génétique entre les insectes résistants - qui seraient éventuellement sélectionnés dans les parcelles de cultures Bt - et les insectes sensibles - préservés dans les zones refuges. Bien entendu, ce brassage dépend aussi des capacités de dispersion des insectes et de l'ordre chronologique dans lequel se déroulent l'accouplement et la dispersion. La pyrale du maïs (Ostrinia nubilalis), un papillon dont les chenilles infestent parfois massivement le maïs, est la cible de plusieurs variétés transgéniques "Bt". Des études récentes ont montré que les mâles et les femelles de ce ravageur sont capables de se disperser sur plusieurs centaines de mètres, justifiant - a posteriori - la distance maximale, imposée depuis 2000 par la législation américaine, de 800 mètres entre les parcelles de maïs Bt et les zones refuges. Toutefois, ces études n'indiquaient pas dans quel ordre se déroulent typiquement l'accouplement et la dispersion. Or, le brassage génétique est moindre si les insectes de chaque catégorie - résistants ou sensibles - s'accouplent localement, les résistants avec les résistants et les sensibles avec les sensibles, avant de se disperser (même sur de longues distances), que si les deux catégories commencent leur vie adulte par une phase de dispersion, puis s'accouplent indifféremment avec des individus, migrants ou résidents, de n'importe laquelle des deux catégories. Pour mieux connaître les habitudes d'accouplement et de dispersion des pyrales, des chercheurs de l'INRA et d'un laboratoire CNRS-Université Toulouse, ont étudié leur comportement dans une configuration spatiale identique à celle mise en place dans la stratégie HDR. Ils ont relâché et capturé des papillons dans des champs de maïs conventionnel français en 2004 et 2005. Il s'agissait de pyrales du maïs ne présentant pas de résistance aux toxines produites par les maïs Bt, aucune n'ayant été observée à ce jour. Les chercheurs ont observé que les mâles immigrants venus d'autres parcelles ont autant de chances de féconder une femelle vierge avant qu'elle ne se disperse que les mâles résidents issus de la même parcelle que cette femelle. Cette observation valide - tout au moins pour les mâles - l'une des hypothèses de la stratégie HDR, puisque l'accouplement au hasard favorise le brassage génétique chez les papillons. Mais ils ont également découvert que des papillons mâles et femelles s'accouplent régulièrement avant dispersion. Ainsi, une part importante (jusqu'à 57% des femelles) des pyrales nouvellement écloses s'accouple à une échelle très locale, dans le champ même ou les bordures des champs dans lesquels elles émergent, avant de s'envoler. Les résultats de cette étude indiquent que dans la stratégie HDR - telle qu'elle est mise en place à l'heure actuelle aux Etats-Unis -, le brassage génétique entre les pyrales résistantes - qui pourraient être sélectionnées dans des parcelles de maïs Bt - et les pyrales sensibles - issues des zones refuges - risquerait d'être plus restreint qu'on ne l'imaginait jusqu'à présent. Ceci pourrait réduire l'efficacité de la stratégie HDR, tout au moins dans certaines configurations de rotation des cultures. INRA / Futura Sciences août 2012 -
A la découverte des cultures céréalières
BelleMuezza a répondu à un(e) sujet de BelleMuezza dans Ces plantes qui nous veulent du bien
Le maïs est une plante originaire de zones tropicales, ses racines peuvent plonger à jusqu'à 1,5 m de profondeur. Mais, dans les faits, les semelles de labour (ou plateau de travail du sol), l'arrosage trop précoce et les sols superficiels ne lui permettent pas d'explorer cette profondeur de sols. Culture de printemps, sa période de croissance maximum et de formation des grains se situent en fin de printemps et en été, période de plus faibles pluviométries en zones tempérées, notamment méditerranéenne. Ces caractéristiques sont adaptés à la croissance dans les régions tropicales où les pluies tombent en jours longs. Dans des régions tempérées, comme la France, le recours à l’irrigation peut s’avérer nécessaire pour environ 25 % des surfaces cultivées. Par son origine tropicale, le maïs dispose d’une physiologie plus efficace que d’autres cultures issues d’Europe (physiologie dite en C4). Par mm d'eau le maïs produit plus de grain que le blé et il est particulièrement efficace pour produire du fourrage. Mais le maïs concentre ses besoins en été. Dans les régions où le maïs est cultivé intensivement en culture irriguée de nombreux cours d'eau se sont asséchés, entraînant des mesures de restriction des usages et demandant la construction de nouvelles retenues pour le stockage de l’eau issue des précipitations d’automne ou d’hiver. En Europe, les maïsiculteurs reçoivent des aides directes à l’hectare dans le cadre de la politique agricole commune. Ces aides, applicables également aux autres céréales, sont, dans certains cas, modulées selon le type de culture, sèche ou irriguée, et plus élevées dans ce dernier cas, les rendements de référence étant nettement élevés. Ces aides directes sont destinées à disparaître dans le cadre de la réforme en cours. Exemple du Marais Poitevin Dans le Marais Poitevin, zone humide autrefois plus étendue, une partie des terres a été drainée pour les rendre cultivables. Le marais est aujourd’hui divisé en deux parties, l’une encore humide et l’autre sèche, des écluses permettent de retenir de l’eau jusqu’en juin et fournissent ensuite un approvisionnement minimum dans cette région pendant la saison chaude. Certains agriculteurs cultivent différentes cultures dont le maïs dans la zone asséchée, et pompent, quand cela est nécessaire, de l’eau dans la nappe phréatique pour irriguer ces cultures, provoquant la remontée d’eau salée des profondeurs. Cela a pour effet d’étendre la zone de salinité, et de rendre des terres totalement inaptes à certaines cultures. Les bovins paissant cette herbe salée sont toutefois une particularité de la région. Image : Symac / Wikipedia - Sol d'un champ de maïs, en août 2010, en Charente-Maritime, les craquelures sont un signe de battance. Wikipedia août 2012 -
A la découverte des cultures céréalières
BelleMuezza a répondu à un(e) sujet de BelleMuezza dans Ces plantes qui nous veulent du bien
Le maïs est la céréale la plus cultivée au monde, la production de grains devançant légèrement celles du riz et du blé. D’importantes surfaces sont également consacrées à la production de maïs-fourrage destiné à l’alimentation du bétail soit en vert, soit sous forme d’ensilage. À titre d’exemple, en France, le maïs-fourrage occupe 44 % de la sole plantée en maïs, soit environ 3,2 millions d’hectares. Les deux premiers producteurs, États-Unis et Chine, représentent près de 60 % du total mondial, 40 % pour les premiers et 20 % pour la seconde. En Europe, la France, l’Italie et la Roumanie sont les principaux producteurs. Le record de production est de 820 millions de tonnes en 2008. Les exportations mondiales représentent environ 100 millions de tonnes, soit 14 % de la production. Les cinq principaux pays exportateurs, plus de 80 % du total mondial, sont, en 2005, les États-Unis d’Amérique (49,2 Mt), l’Argentine (14,8 Mt), la Chine (9,1 Mt), la France (7,8 Mt) et l’Ukraine (3,1 Mt). La France exporte principalement vers ses partenaires de l’Union européenne qui est globalement déficitaire. Les pays importateurs sont beaucoup plus diversifiés ; les cinq premiers, représentant un peu plus de 50 % du total sont, en 2005, le Japon (16,7 Mt), la Corée du Sud (8,7 Mt), le Mexique (6,0 Mt) l’Égypte (5,9 Mt) et la Chine (5,3 Mt). Les cultures de maïs transgénique ont porté, en 2006, sur 25,2 millions d’hectares répartis dans 13 pays, soit 25 % du total des cultures transgéniques au niveau mondial et 17 % environ des surfaces cultivées en maïs. Consommation mondiale (1999) : 593 millions de tonnes, dont - États-Unis : 187 Mt - Chine : 120 Mt - Union européenne : 37 Mt - Brésil : 34 Mt - Mexique : 23 Mt. Source : Faostat Normes de commercialisation internationales Normes Codex pour le maïs Normes Codex pour la farine complète de maïs Norme Codex pour le maïs nain Norme Codex pour le maïs doux en conserve Wikipedia août 2012 -
A la découverte des cultures céréalières
BelleMuezza a répondu à un(e) sujet de BelleMuezza dans Ces plantes qui nous veulent du bien
D’innombrables formes du maïs sont cultivées. Au XIXe siècle un botaniste américain, Sturtevant, établit une classification en groupes, fondée principalement sur les caractéristiques du grain : Zea mays saccharata, maïs doux, aussi appelé "maïs grain", destiné à l'alimentation humaine, Zea mays ceratina, maïs cireux, (forte teneur en amylopectine, utilisés par certaines industries agroalimentaires ou papeteries comme épaississant), Zea mays amylacea, maïs farineux, peu cultivé, Zea mays indentata, maïs denté, caractéristique en particulier du Corn Belt américain, Zea mays indurata, maïs corné, cultivé en particulier en Argentine et aux États-Unis, utilisé par l’industrie semoulière (« Corn flakes »), Zea mays everta, maïs perlé, maïs à éclater (pop-corn), Zea mays tunicata, maïs vêtu. On compte également différentes variétés comme : le maïs vitreux (semoules) ; le maïs blanc dont le grain n’est pas pigmenté (basse teneur en carotène et en xanthophylles). Ce maïs ne représente que 12 à 13 % de la production mondiale. Il est cultivé surtout dans les pays africains et latino-américains pour l’alimentation humaine. Dans les pays développés, sa place est très réduite et réservée à des applications spéciales : gavage d’oies et canards pour la production de foie gras, alimentation des volailles à peau blanche (Bresse) ou fabrication d’amidons très blancs recherchés notamment en pharmacie. Plus récemment sont apparues d’autres variétés : des maïs riches en huile (l’huile de maïs est appréciée dans l’alimentation humaine par la présence d’antioxydants qui la rendent plus stable) ; des amylomaïs (forte teneur en amylose, utilisée par l’industrie pour la production de films pour l’emballage des aliments) ; des maïs riches en lysine. Variétés mâle-stériles. La classification en groupes, considérée comme artificielle, a été remplacée au cours des soixante dernières années par des classifications multicritères faisant appel à beaucoup d’autres données. Les données agronomiques ont été complétées par des caractéristiques botaniques pour constituer une robuste classification initiale, puis des données génétiques, cytologiques, et d’autres liées aux protéines et à l’ADN, ont été ajoutées. On a désormais diverses catégories : formes (peu employées), races, complexes raciaux et plus récemment branches. Robert Bird et Major Goodman, en 1977, reconnaissent 14 complexes raciaux, combinant caractères morphologiques et données statistiques, identifiés à partir de 20 000 populations de maïs américain : Maïs coniques Maïs dentés des Caraïbes, Pop-corn du Sud, Maïs sucrés du Nord de l’Amérique du Sud, Maïs farineux des Terres basses, Groupe Chapalote, Groupe du Nord-Ouest de l’Amérique du Sud, Groupe du Sud de l’Amérique du Sud, Maïs cornés du Sud des Andes, Complexe des Andes centrale, Maïs dentés blancs modernes du Sud, Groupe Cuzco, Groupe Hamahuaco, Groupe Cravos. En 2005, aux États-Unis, la Fondation nationale des sciences (NSF), le ministère de l’Agriculture et le ministère de l’Énergie ont créé un consortium pour séquencer le génome du maïs. Le séquençage qui résultera de ces recherches sera immédiatement déposé dans la GenBank (banque de gènes), institution publique chargé de conserver les données de séquençage du génome. Le séquençage du génome du maïs a été considéré comme difficile à cause de sa grande taille et des arrangements génétiques complexes. Le génome compte 50 000 à 60 000 gènes répartis parmi les 2,5 milliards de bases (molécules qui forment l’ADN) constituant ses dix chromosomes (à titre de comparaison, le génome humain contient environ 2,9 milliards de bases pour 20 000 à 25 000 gènes). Des recherches en cours au Centre international d'amélioration du maïs et du blé (Cimmyt), en collaboration avec l’IRD, visent à créer un maïs apomictique par hybridation avec une graminée sauvage apparentée, Tripsacum dactyloides. Ce maïs modifié permettrait de produire des graines sans fécondation, facilitant ainsi la production de semences performantes. Le maïs a été sélectionné empiriquement au cours des siècles par les agriculteurs eux-mêmes qui pratiquaient une sélection massale (épis de grosse taille). Jusqu'en 1935, les agriculteurs cultivaient des variétés traditionnelles (qui étaient en fait des populations légèrement hétérogènes permettant une fécondation correcte du fait de l’allogamie de la plante puisque même si l’autofécondation existe chez le maïs sur environ 5 % des plants, celle-ci a un effet néfaste sur la production de la descendance). Après la découverte de l'effet d'hétérosis aux USA au début du XXe siècle, des semences de maïs hybrides ont été développées afin d'améliorer la productivité. La production de semences est depuis basée sur ce principe et cherche à produire des parents dont la descendance hybride sera vigoureuse tout en répondant aux autres exigences des producteurs (couleur et composition du grain par exemple). L’origine des variétés hybrides est très étroitement liée à la culture du maïs aux Etats-Unis. Leur invention, puis leur développement y fait suite à une intense activité de sélection (massale) de variétés populations, conduite par des agriculteurs, appuyés ensuite par les stations de recherches publiques du Corn Belt, mises en place à la suite du Homestead act de 1862. Les plus gros progrès en matière de rendement reposent sur le développement des hybrides dits « F1 », hybrides de première génération issus du croisement de lignées pures. Les hybrides F1 se caractérisent par une très grande vigueur, due à l’effet d’hétérosis et par une grande homogénéité morphologique, ce qui favorise la mécanisation de la culture. La sélection des lignées vise à obtenir des hybrides disposant de différents caractères, différents d’une région ou d’un continent à l’autre, en fonction des objectifs de la culture. Les principaux facteurs recherchés en culture intensive sont : la productivité, régularité du rendement, prolificité (aptitude à produire plusieurs épis), la précocité, résistance à la verse en végétation et à la verse parasitaire, résistance à la sécheresse, résistance au maladies (helminthosporiose, charbons...) ou aux insectes (pyrale du maïs, Ostrinia nubilali), résistance aux herbicides tolérance aux faibles niveaux d'intrant, teneur en protéines (lysine, tryptophane, ...), lipides ou amidon valeur fourragère, vitesse de dessiccation du grain, augmentation des densités de peuplement, L’arrivée des hybrides a constitué une véritable révolution dans le monde agricole. L’agriculteur est devenu dépendant du fournisseurs de semences, les grains récoltés ne pouvant plus être semés (à cause de la disjonction des caractères à la deuxième génération). Le maïs est une plante exigeante en soins et en travail, sa culture nécessite du matériel et donc des investissements importants, la mise en place de système d’irrigation (en zone non tropicale), le remplacement des cultures traditionnelles… Elle implique également un lien plus fort avec les sociétés semencières, puisque la semence doit être achetée chaque année. Malgré ces contraintes, largement compensées par les avantages des nouvelles semences, les surfaces cultivées en maïs représentent près de trois millions d’hectares en France. En particulier, le maïs y est devenu le premier fourrage vert annuel pour l’alimentation des bovins. Variétés de maïs OGM Compte tenu des enjeux économiques très importants qu’il représente au niveau mondial et particulièrement aux États-Unis, le maïs est un champ d’application privilégié pour les OGM (80 % du maïs aux États-Unis contient des traits génétiques sous licence de Monsanto). Des variétés modifiées génétiquement pour résister à des herbicides ou à certains ravageurs (pyrales, sésameis, chrysomèles) ont été produites par les grands semenciers internationaux, notamment Monsanto, mais leur importation est interdite par certains États. Maïs Bt MON863 Il existe des zones protégées où la culture de maïs de consomma-tion est soumise à dérogation et qui privilégient donc la production de semences de maïs, facilitant ainsi l'isolement des parcelles et une éventuelle contamination par le pollen. Leurs limites sont définies par arrêtés ministériels. Wikipedia août 2012 (informations partielles) -
A la découverte des cultures céréalières
BelleMuezza a répondu à un(e) sujet de BelleMuezza dans Ces plantes qui nous veulent du bien
De nombreux « ennemis des cultures », ravageurs et maladies, affectent les champs de maïs à tous les stades de la culture depuis le semis jusqu’aux épis formés. Les ravageurs animaux, insectes surtout, sont les plus dangereux mais divers moyens de lutte sont disponibles. Pour les maladies, la méthode de lutte la plus efficace est souvent de sélectionner des variétés résistantes. Au début de la végétation, aux stade semis et jeunes plantules, la fonte des semis, due à divers champignons, nécessite une désinfection des semences. Les semences en terre peuvent être attaquées par des vertébrés : corbeaux, pies, mulots, campagnols, etc., et les plantules par des insectes ou leurs larves : courtilières, taupins, vers gris (noctuelles)... Un nouveau ravageur, la chrysomèle, jusqu’alors cantonnée au continent américain où venant d’Amérique centrale, elle avait envahi la Corn Belt américaine dans les années 1970 et y est devenue le principal ravageur des culture de maïs. Elle est apparu en Serbie en 1992 puis à Venise en 1998 et s’est progressivement répandue dans toute l’Europe, souvent par les aéroports, malgré les mesures de prophylaxie prise dans les différents pays. Les dégâts sont surtout dus aux larves qui se nourrissent des racines. En cours de végétation (des premières feuilles au début de la floraison), des phénomènes de flétrissement ou dépérissement des plantes peuvent être causés par des vers gris (noctuelles,) des chenilles de sésamie, des vers blancs (hannetons)… des feuilles perforées sont la marque de la pyrale, un des ravageurs les plus dangereux, la verse peut provenir d’attaques de Nématodes des tiges et des bulbes… PDH at en.wikipedia Larve de la pyrale du maïs, principal ravageur de cette culture en France Image Wikipedia - Chrysomèle des racines du maïs, un ravageur récemment apparu en Europe En fin de végétation, se manifestent diverses maladies des tiges et des feuilles dues à la rouille du maïs (Puccinia maydis), à l’anthracnose du maïs (Colletotrichum graminicola), à l’helminthosporiose (Helminthosporium turcicum), à la fusariose de la tige (Fusarium spp.)… Les chenilles de la pyrale du maïs (Ostrinia nubilalis) attaquent les feuilles et les tiges, provoquant souvent la cassure de ces dernières. Des tumeurs apparaissant sur les épis sont la marque du charbon du maïs (Ustilago maydis). Des noctuelles peuvent aussi dévorer spathes et grains vers le sommet des épis. Image : Kai Hirdes - gâts du charbon du maïs (Ustilago maydis) sur épi Après la récolte, enfin, les grains stockés peuvent être attaqués par diverses espèces d’insectes : charançons des grains, alucites des céréales, teignes des grains, teigne bicolore, etc. La lutte peut se faire de deux manières complémentaires : - soit directement par des traitements chimiques (herbicides ou fongicides) à titre curatif ou préventif ; - soit indirectement par diverses méthodes : recours à des variétés résistantes, façons culturales favorisant la résistance des plantes en cours de végétation, limitation des risques d’infestation par une rotation bien étudiée. Le traitement des semences de maïs à l’aide de produits contenant du fipronil a été interdit en France depuis 2004, cette substance étant accusée de nuire aux abeilles. La sensibilité du maïs à la pyrale a poussé à la mise au point de méthodes de lutte biologique, fondées soit sur l’utilisation de micro-organismes pathogènes, comme des bactéries (Bacillus thuringiensis) ou des champignons (Beauveria bassiana), soit sur le recours à un parasite, le trichogramme, minuscule insecte parasitoïde de l’ordre des hyménoptères, dont la femelle pond dans les œufs de pyrale. Toutefois ces techniques n’ont pas connu une très grande diffusion car plus contraignantes et pas plus efficaces que les traitements insecticides disponibles. Une autre technique s’est considérablement diffusée dans le monde, bien qu’elle soit très contestée, la mise au point par transgenèse de variétés résistantes à la pyrale. C’est le maïs Bt autorisé aux États-Unis depuis 1995. Le maïs est également sensible à la concurrence de plantes adventices très diverses (datura, xanthium, morelle, chénopode blanc, amarante réfléchie, liseron des haies) qui peuvent considérablement affecter le rendement. Les méthodes de lutte reposent d’une part sur les façons culturales, s’agissant contrairement aux autres céréales d’une culture sarclée, d’autre part sur le désherbage chimique. Le sarclage mécanisé se pratique dans la première phase de croissance végétative, mais est relativement coûteux. Le désherbage chimique fait appel à des désherbants sélectifs. Les produits contenant de l’atrazine ne sont plus homologués en France depuis septembre 2003, pour éviter la pollution des nappes phréatiques, cette substance active et ses sous produits de dégradation ayant une grande rémanence. Wikipedi août 2012 -
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La culture du maïs concerne près de 150 pays dans les cinq continents, du 50e degré de latitude nord au 50e degré de latitude sud et du niveau de la mer à plus de 3 000 mètres d’altitude. Cette culture revêt des aspects très contrastée : souvent culture vivrière et manuelle de variétés traditionnelles en Afrique subsaharienne, culture intensive mécanisée parmi les plus productives dans les pays tempérés industrialisés. Le maïs est une culture d’été, particularité qui le distingue nettement des autres céréales qui se sèment pour la plupart à l’automne ou au printemps. Il nécessite pour une germination active une température minimum de 10°C et au moins 18°C pour sa floraison (liée également à une certaine quantité de degré jour dépendant de la variété). Son rendement est très dépendant de la satisfaction de ses besoins en eau, en particulier dans les deux semaines précédant et suivant la floraison, période la plus critique qui intervient dans les régions tempérées, telles le bassin parisien, en juillet (de fin Juin à la mi Août, le maïs évapore de l'ordre de 4 mm par jour. S'il ne pleut pas et dans un sol sableux qui a une faible rétention de l'ordre de 25 mm il faudra arroser tous les 6 jours en apportant 25 mm). C’est une culture qui préfère les sols profonds et riches mais qui peut s’accommoder de conditions plus difficiles, comme des sols sableux ou plus argileux, voire calcaires, sous réserve de lui assurer les apports d’eau et d’éléments nutritifs nécessaires. C’est une culture améliorante grâce à son enracinement profond et aux apports de matière organique assurés par les résidus de culture. Contrairement aux autres céréales, la grande culture mécanisée de maïs est une culture sarclée, cette pratique étant utile pour lutter contre les mauvaises herbes et surtout limiter les pertes en eau. Le maïs peut constituer une tête de rotation, après une culture de blé (éviter une culture de blé après une culture de maïs, cela génère des risques de mycotoxines), ou bien peut suivre une légumineuse, qui apportera un complément d’azote. Il est possible de cultiver maïs sur maïs (monoculture) mais avec des risques de déséquilibre du sol et de prolifération des parasites et adventices. Aux États-Unis, on pratique généralement une rotation sur deux ans avec une légumineuse : maïs-luzerne dans les régions les plus fraîches et maïs-soja plus au sud. Les apports de fertilisants doivent assurer les besoins d’une végétation rapide et compenser les exportations réelles, qui varient selon le type de spéculation selon que les grains seuls sont exportés hors de l’exploitation agricole ou qu’ils servent à engraisser des animaux dont les déjections retournent au champ. Les doses d’azote à apporter varient de 60 à 160 kg à l’hectare, mais peuvent être réduites de moitié en cas de précédent légumineuse ou d’engrais vert intercalaire. Le rendement dépend d’abord des ressources en eau, mais est aussi influencé par divers facteurs génétiques, climatiques et agronomiques. En particulier la densité de peuplement doit être suffisamment élevée car la plante, contrairement au blé ne talle pas. Le semis se fait à l’aide de semoirs de précision, permettant de contrôler tant la profondeur, l’écartement des lignes que la densité sur les lignes. Il doit se faire le plus tôt possible, dès que la terre est suffisamment réchauffée (2e quinzaine d’avril dans l’hémisphère nord) pour favoriser l’enracinement des plantes, permettant une meilleure résistance à la sécheresse d’été et une récolte précoce en automne. La récolte du maïs-grains peut se faire en épis ou en grains. La récolte en épis peut se faire plus précocement, à un taux d’humidité allant de 35 à 45 %. Les épis sont séchés naturellement en silos-cage (cribs). On utilise à cet effet des cueilleurs-épanouilleurs, tractés ou automoteurs, qui récoltent les épis débarrassés de leurs spathes. La récolte en grains, la plus répandue actuellement, nécessite l’opération de battage (réalisée par des cueilleurs-égreneurs ou des moissonneuses batteuses adaptées, munies de bec cueilleurs), et suppose un taux d’humidité compris entre 20 et 35 %. Les grains doivent être séchés à l’air chaud pour ramener le taux d’humidité à 14-15 % permettant un stockage prolongé. Le maïs-fourrage se récolte à l’aide d’ensileuses qui hachent les plantes entières lorsque le taux de matière sèche atteint 30 % (grain rayable à l’ongle). Le maïs-fourrage est destiné aux ruminants et peut être ensilé ou utilisé comme fourrage frais. WIKIPEDIA août 2012 -
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Le maïs a de multiples débouchés : industrie agro-alimentaire (biscuiterie, pâtisserie, brasserie, distillerie, etc.), fabrication de colle pour l’industrie textile, édulcorant, produits de l’industrie pharmaceutique, plastiques biodégradables et biocarburants. Les produits de l’amidonnerie sont utilisés : dans les produits alimentaires (fécule de maïs (Maizena), comme épaississant, liant, adhésif ou gélifiant) ; utilisations industrielles (papier, cartons, peintures, détergents, colles, matériaux de construction…) ; dans les produits pharmaceutiques et cosmétiques (antibiotiques, crèmes de beauté, dentifrice…) ; production d’éthanol (par fermentation de l’amidon), qui entre dans la composition des carburants notamment. Les produits de la semoulerie sont utilisés dans les produits alimentaires (polenta, céréales à petit déjeuner, brasserie). L’huile de maïs (extraite des germes) est utilisée en alimentation humaine, dans l’industrie pharmaceutique et dans l’industrie cosmétique. La distillation de maïs permet la fabrication d’alcool de grains, gin, whisky, notamment le whisky de maïs (au moins 80 % de maïs) et le bourbon (de 51 à 79 %). Les industries de la rafle (axe ligneux et renflé de l’épi) du maïs fournissent compost, combustible, abrasif, litière. Aux États-Unis on fabrique des pipes bon marché avec les rafles. Image : Spedona Le maïs peut aussi être utilisé comme plante ornementale. Certaines formes de maïs sont parfois semées comme plantes ornementales dans les jardins, surtout pour des variétés curieuses par leurs épis panachés de différentes couleurs, ou de forme particulière comme le maïs-fraise, ou par leur taille, variétés géantes (jusqu’à 10 mètres de haut) ou à épis géants (jusqu’à 60 cm de long). Il existe également des variétés à feuilles panachées de blanc et/ou de rouge. Une utilisation insolite du maïs est la création de labyrinthes comme attractions touristiques estivales. L’idée de ce type de labyrinthe découpé dans un champ de maïs aurait été introduite aux États-Unis par Adrian Fisher, qui a créé le premier labyrinthe de maïs en Pennsylvanie en 1993. Les labyrinthes traditionnels sont plutôt réalisés en haies d’ifs qui nécessitent plusieurs années de croissance. En revanche la croissance ultra-rapide d’un champ de maïs permet de mettre en place un labyrinthe utilisable dès le début de l’été. Ces labyrinthes sont de plus en plus populaires tant en Europe qu’en Amérique du Nord. WIKIPEDIA août 2012 -
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L’origine botanique du maïs, plante qui n’existe pas à l’état sauvage sous sa forme actuelle, a longtemps été sujette à controverses. De nombreuses théories ont été avancées pour expliquer l’origine du maïs dans la Mésoamérique, mais deux écoles continuent de s’affronter : 1 - celle du maïs sauvage, qui existait avant l’arrivée de l’homme, qui est soutenue par Mangelsdorf ; 2 - celle de la téosinte ancêtre du maïs, soutenue par Beadle. Évolution de l’épi de la téosinte au maïs - Image : John Doebley / Wikipedia Cependant, un très grand nombre de preuves issues de la biologie moléculaire accréditent aujourd’hui la théorie selon laquelle la téosinte est l’ancêtre du maïs cultivé. Les très grandes différences morphologiques présentes entre le maïs et la téosinte sont dues à un nombre étonnamment faible de gènes. Des croisements entre des plants de maïs cultivés et des plants de téosinte ont montré que les principales différences morphologiques entre ces deux plantes sont codées par des gènes présents dans dix petites zones du génome. Pour deux de ces zones, un seul gène est présent. La domestication du maïs par sélection de plants de téosinte mutés qui allait aboutir au maïs actuel aurait commencé il y a neuf millénaires dans le bassin du fleuve Balsas, au sud ouest du Mexique. Il est originaire de régions clairement reconnues et séparées par l’équateur : au nord : Mexique, Amérique centrale, Venezuela, Colombie ; au sud : Pérou, Équateur, Bolivie, Chili, Brésil. CLIQUEZ ICI pour lire l'HISTOIRE du maïs Wikipedia août 2012 -
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Glucides 72 à 73% de sucre lent (amidon) +1 à 3 % de sucre rapide (glucose, saccharose et fructose) Protéines 8 à 11%Lipides3 à 18 % (dont 13 % d'acides gras saturés)Fibre alimentaireMinéraux :P : 299,6± 57,8 K : 324,8 ± 33,9 Ca : 48,3 ± 12,3 Mg : 107,9 ± 9,4 Na : 59,2 ± 4,1 Fe : 4,8 ± 1,9 Cu : 1,3 ± 0,2 Mn : 1,0 ± 0,2 Zn : 4,6 ± 1,2 Vitamines :A et E Le maïs a actuellement trois grands type d’utilisations : - l’alimentation animale qui est de loin le premier débouché (environ les deux tiers globalement) et concerne surtout les pays industrialisés, - l’alimentation humaine, particulièrement importante dans certains pays du Tiers monde, notamment l’Afrique subsaharienne et l’Amérique latine, et marginale dans les pays industrialisés, - et enfin les industries agro-alimentaires, y compris pour la production d’alcool comme biocarburants. Cliquez ici pour lire les détails sur l'alimentation humaine et ICI pour lire les différents modes de consommation A savoir : On peut tirer de la fermentation des grains de maïs de l’alcool qui sert notamment, en compléments d’autres sources, à la préparation de boissons alcoolisées (gin, whisky, bourbon…). Cliquez ICI pour ce qui concerne l'alimentation animale Le maïs fait partie aussi de la pharmacopée. Les styles de l’inflorescence femelle, filaments très allongés portant les stigmates, appelés «cheveux de maïs» ou «barbes de maïs» ou «soies», sont inscrits dans la pharmacopée traditionnelle, notamment en France, pour leur propriétés cholagogues, diurétiques et antilithiasiques. On les emploie sous forme de décoction ou d’extrait liquide. Leur teneur en vitamine K leur donne aussi des vertus antihémorragiques. Ils contiennent en outre de la mannite, des matières grasses et des sels minéraux. Les radicelles de graines germées sont utilisées en gemmothérapie. Wikipedia août 2012 -
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Le système racinaire du maïs est caractérisé par des racines traçantes (dites racines de surface), qui prélèvent l’eau et les nutriments nécessaires à la plante dans les couches les plus superficielles du sol. Ce déséquilibre dans l’exploitation des ressources du sol fait que la plante est très exigeante en eau, ce qui peut poser problème en cas de faible disponibilité de celle-ci. Dans les zones tempérées de l’hémisphère nord, le maïs est semé en avril-mai et fleurit en juillet-août. Les grains atteignent la maturité en octobre - novembre. La récolte a lieu lorsque les épis ont perdu leur couleur verte. La plante entière peut également être récoltée et ensilée avant la maturité du grain (septembre). Les jeunes plants de maïs accumulent une substance particulière, l’acide hydroxamique qui crée une résistance naturelle contre toute une série d’ennemis de la plante : insectes, champignons et bactéries pathogènes. On trouve cette substance, le DIMBOA, également chez les espèces apparentées, notamment le blé. Le DIMBOA confère aux jeunes plants de maïs une résistance relative à la pyrale (famille des Crambidae). Toutefois, cette résistance décline rapidement dès que la plante a dépassé le stade six feuilles. Lorsque le maïs est attaqué par des larves phytophages comme la chenille de la pyrale du maïs, il émet des molécules volatiles qui attirent des insectes parasitoïdes prédateurs du ravageur, tels les trichogrammes. Le maïs, ainsi que d’autres graminées tropicales (comme la canne à sucre ou le sorgho par exemple), fait partie des plantes dites «en C4». Ces plantes réalisent leur photosynthèse d’une façon plus efficace que ne le font les autres plantes (dites «en C3»). Selon diverses études, le rendement de la photosynthèse (c’est-à-dire de la transformation de l’énergie lumineuse en matière organique) chez le maïs est de l’ordre de 5 à 6 % dans les meilleures conditions expérimementales. Le rendement pratique dépend des conditions climatiques, ensoleillement et température (en supposant que la nutrition de la plante - eau, azote, etc. - ne soit pas contrainte), et de l’indice foliaire. Cet indice, qui correspond au rapport de la surface des feuilles à celle du sol, traduit la capacité de la plante d’intercepter le rayonnement lumineux et peut atteindre couramment cinq ou six dans le Sud-Ouest de la France, voire dix à douze. En conséquence, le maïs est capable d’accumuler 600 kg de matière sèche par hectare et par an, ce qui correspond à un rendement en grains de 200 quintaux. Le record réellement connu a été établi dans une ferme de l’Illinois (États-Unis) avec 235 q/ha. A titre de comparaison, pour 1kg de matière sèche produite, le maïs nécessite 450 litres d'eau, le blé 590, le soja 900, le tournesol 1200 et le riz inondé 5000... Mais le maïs a particulièrement besoin d'eau et de nutriments en été (notamment à partir de l'apparition des fleurs et pendant au moins tout le mois suivant soit pendant la période allant de 60 à 90 jours après le semis). Et avec son système racinaire superficiel, il nécessite une importante irrigation en zones à été sec comme le Sud de l'Europe, l'Égypte, le Chili ou le Pérou alors que les grand producteurs de maïs dans le monde (USA, Chine, Brésil, Argentine, Europe de l'Est) se passent totalement d'irrigation (sauf pour leurs productions de semences). Dans les régions tropicales, au climat humide et ensoleillé, sans période sèche trop marquée, le maïs peut être cultivé toute l'année et donner jusqu'à 3 récoltes par an. Wikipedia août 2012 -
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Le grain de maïs est en fait un caryopse, formé de trois parties d’origines différentes : Image : Spedona / Wikipedia - l’embryon, couramment appelé « germe », situé à la base du grain qui comprend l’embryon proprement dit ou « gemmule » et le scutellum, c’est-à-dire le cotylédon, organe de réserve dans lequel la plantule puise son énergie initiale ; l’embryon est issu de l’œuf formé à la suite de la fusion du noyau d’un spermatozoïde et de l’oosphère ; - l’albumen, tissu de réserve, essentiellement composé de grains d’amidon, sauf la couche périphérique située sous le péricarpe qui contient des grains d’aleurone riches en protéines ; ce tissu est issu de la fusion du noyau d’un spermatozoïde et des deux noyaux de la cellule centrale (c’est donc un tissu à 3n chromosomes) ; - l’enveloppe extérieure, fine membrane translucide et fibreuse, issue du péricarpe de l’ovaire (donc en réalité une partie du fruit et non pas de la graine). L’amidon de l’albumen se présente sous deux formes : l’amylose, polymère linéaire du glucose, et l’amylopectine, polymère formant une molécule ramifiée. Selon le mode d’assemblage de ces molécules, il se forme de l’amidon farineux, à structure friable, situé plutôt au centre, ou de l’amidon corné, ou vitreux, à structure dense et compacte, situé en périphérie et qui contribue à maintenir la forme extérieure du grain. La proportion variable de ces deux formes d’amidon permet de distinguer diverses espèces. C’est l’amidon corné qui donne sa couleur au grain de maïs, généralement jaune, mais aussi blanc, rouge, bleu, violet alors que l’amidon farineux est toujours blanc. Les rangs de grains des épis peuvent être droits ou plus ou moins torsadés. Ce caractère génétique, plus ou moins accentué, existe dans tous les groupes. Southern dents" (maïs «denté du Sud», variété indentata du centre et Sud américains), les "Northern flints" (maïs «Silex du Nord», variété indurata ou corné, à grains durs d'où leur surnom de silex, originaire d'Amérique du Nord puis migré en Europe du Nord) ont les rangs plus droits en général. On distingue les lévogyres et les dextrogyres suivant le sens de la rotation en partant de la base de l'épi. Comme d'autres graminées, le pied de maïs est capable de tallage, toutefois il a subi une sélection qui fait que l'apparition de tiges secondaires est plus rare dans la plupart des variétés cultivées. Ce caractère s'exprime plus fréquemment lorsque que le maïs se retrouve dans des conditions de culture très favorables, cela est généralement interprété comme un signe qu'une densité de culture plus importante est possible. Les cultivateurs tendent à considérer ces tiges secondaires comme nocives en les accusant de «pomper» inutilement les nutriments, et il est fréquent qu'ils les coupent. Des études scientifiques semblent montrer que le tallage n'est ni bénéfique ni nuisible au plein développement des épis de maïs. Le seul intérêt actuel de ce comportement en culture semble être pour le maïs fourrager même si là encore, la sélection européenne du maïs fourrage des 40 dernières années ne l'a jamais mis en évidence. De fait, les agriculteurs éleveurs refusent aussi les variétés avec des talles même si leur présence ou leur absence n'influent en rien sur la qualité de la production. Le seul exemple d'intérêt de telles variétés se situe dans la grande zone Ouest de l'Afrique du Sud où le maïs est cultivé de façon très extensive (20.000 plantes/Ha, lignes séparées de 2,20 m) avec des variétés très spécifiques, prolifiques et parfois présentant des talles avec épis qui permettent un grand gain de rendement en années pluvieuses, compensant ainsi la faible densité de semis. La germination, déclenchée par l’imbibition du grain se traduit par une mobilisation des réserves du scutellum puis de l’albumen et par le développement de la radicule puis des racines séminales secondaires qui apparaissent au niveau du nœud scutellaire. À l’autre extrémité de l’embryon, la gemmule se développe sous forme du coléoptile qui pousse vers le haut et forme un plateau de tallage. À ce niveau se forment une première série de racines adventives, et parfois des tiges secondaires, puis le coléoptile perce le sol et s’ouvre en libérant les premières feuilles. À partir de ce stade, le jeune plant de maïs devient progressivement autotrophe. Wikipedia août 2012