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BelleMuezza

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Tout ce qui a été posté par BelleMuezza

  1. Publiant ses travaux dans Proceedings of the Royal Society B, une équipe américaine, avec la collaboration de chercheurs allemands, a montré qu’en termes d’évolution, lorsque nouvelle ressource alimentaire coïncide avec changement anatomique adéquat, le nombre d’espèces explose. Pourquoi certains groupes d'animaux se déploient-ils en de nombreuses espèces différentes au fil du temps, tandis que d'autres évoluent en seulement quelques espèces ? Pour essayer de répondre à cette question, Elisabeth Dumont, de l'Université du Massachusetts, et Liliana Davalos, de l'Université Stony Brook, aidées par des collègues de l'UCLA (Californie) et de l'Institut zoologique Leibniz de Berlin, ont compilé de grandes quantités de données concernant les chauves-souris. Les scientifiques ont étudié l’arbre évolutif de plus de 150 espèces, mesuré plus de 600 crânes appartenant à 85 espèces, évalué la force de morsure de plus de 500 individus représentant 39 espèces, et analysé des échantillons d’excréments pour déterminer le régime alimentaire de ces animaux. Ils ont constaté que l'émergence d'une nouvelle forme du crâne, chez les chauves-souris américaines de la famille des Phyllostomidae, il y a environ 15 millions d'années, a conduit à une explosion du nombre d’espèces de ce groupe. "Cette étude menée durant l'Année internationale de la chauve-souris offre un exemple clair de la façon dont l'évolution de traits nouveaux (dans le cas présent, un crâne d’une nouvelle forme) a permis aux animaux d'utiliser de nouvelles ressources et, finalement, d’évoluer rapidement en de nombreuses nouvelles espèces. Nous avons constaté que, lorsqu’une nouvelle niche écologique s’est ouverte, créant une opportunité pour les chauves-souris capables de manger des fruits durs, celles-ci ont modifié leur alimentation de façon significative, ce qui, à son tour, a conduit à l'évolution de nouvelles espèces", a expliqué Elisabeth Dumont. Maxisciences 04/12/2011
  2. Pour démontrer la faiblesse des systèmes de sécurité présents dans les centrales nucléaires, 8 ou 9 militants de l'association Greenpeace se sont infiltrés dans l'enceinte du complexe de Nogent-sur-Seine, situé à 95 km au sud est de Paris. Ils sont arrivés aux abords du noyau de la centrale en moins de quinze minutes. Un groupe de militants de l'association Greenpeace a pénétré à l'intérieur de l'enceinte de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, ce matin à 6h00. L'action de ce "commando" avait pour but de démontrer la faiblesse de l'organisation de la sécurité à l’intérieur de ce type de structure. Après avoir franchi quatre barrières électrifiées et barbelées, "ils n'ont rencontré personne" aux abords de la structure d'après Sophia Majnoni, chargée de communication de Greenpeace, ce qui leur a permis d'atteindre rapidement leur but : "En environ 15 minutes, les militants ont atteint le cœur de la centrale, là où il y a le cœur nucléaire et le combustible nucléaire". Les militants ont ensuite déposé une banderole où était inscrit "le nucléaire sûr n'existe pas". Ils ont également peint le symbole "Danger" sur le dôme de la centrale. Dans un communiqué, EDF signale que le groupe de Greenpeace avait été immédiatement détecté par les services de sécurité des lieux et que cette action n'avait pas eu de conséquence sur la sécurité des installations. D'autres actions de ce type ont été signalées dans les installations de Blayais, Chinon et Cararache, mais elles n'ont pas réussi: les banderoles ont été immédiatement retirées ou les tentatives d'intrusion se sont soldées par des échecs, rapporte, entre autre, la gendarmerie de Cararache. Alerté par ces actions, Éric Besson, le ministre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, semble surpris "ça me surprend parce que nos centrales sont effectivement bien gardées". Il ajoute que "si l'enquête confirme (que Greenpeace est entré dans la centrale), cela veut dire qu'il y a eu des dysfonctionnements et qu'il faudra prendre des dispositions pour que cela ne se reproduise pas". Maxisciences 05/12/2011
  3. Une fuite d'eau radioactive dont une partie s'est déversée dans l'océan Pacifique a été détectée au sein de la centrale nucléaire de Fukushima. D'après l'opérateur Tepco, qui a annoncé ce nouvel incident ce lundi, 45 tonnes d'eau contaminées ont ainsi été découvertes autour d'un condensateur. C'est un nouvel épisode inquiétant alors que la situation semblait s'améliorer au sein de la centrale accidentée de Fukushima. Une fuite d'eau contaminée par des substances radioactives a été détectée dans l'installation, a annoncé ce lundi l'opérateur du site, Tokyo Electric Power (Tepco). Une partie de ce liquide se serait déjà déversée dans l'océan Pacifique. Pour l'heure, 45 tonnes d'eau contaminée ont été découvertes autour d'un condensateur, rapporte l'AFP. C'est près d'un système de décontamination des eaux usées que la fuite se serait produite. Des sacs de sable ont été installés pour ériger une barrière en urgence, et ainsi empêcher l'écoulement de l'eau polluée. Mais alors que des techniciens sont mobilisés sur place pour tenter de déterminer l'origine de la fuite, 300 litres se seraient déjà déversés dans l'océan Pacifique via une canalisation. Tepco affirme que la plus grande partie de l'eau contaminée au césium 137 et à l'iode 131 est toutefois maintenue à l'intérieur du bâtiment. Les niveaux d'éléments radioactifs détectés atteindraient des taux "similaires ou légèrement supérieurs" à ceux de l'eau de mer près du site nucléaire, précise l'opérateur. En outre, d'autres substances dangereuses, comme le strontium radioactif, un élément qui peut engendrer des cancers des os, pourraient également contaminer l'eau. L'opérateur de la centrale japonaise endommagée suite au séisme et au tsunami qui ont dévasté le nord-est de l’archipel nippon le 11 mars dernier affirme que cette fuite ne retardera pas "l’arrêt à froid des réacteurs". Une opération qui doit être réalisée d'ici à la fin du mois. Il s'agira de maintenir le combustible nucléaire sous la barre des 100 °C. Maxisciences 05/12/2011
  4. Dans l'univers policé et codé des conférences climat, la démarche est rafraîchissante: chaque jour, un "mauvais élève" est montré du doigt par une coalition d'ONG qui décerne un prix - redouté - au pays qui a fait "de son mieux" pour empêcher tout progrès dans les négociations. Jugements très tranchés mais toujours avec une pointe d'humour: le Climate Action Network (CAN), qui réunit quelque 700 ONG de plus de 90 pays différents, décerne immanquablement son "Fossile du jour", référence à l'impact néfaste de la consommation d'énergies fossiles sur le thermomètre mondial. Ce "bonnet d'âne" a fait sa première apparition dans la diplomatie climat en 1999, à Bonn. Il rythme depuis les longues journées des milliers de négociateurs qui se retrouvent chaque année pour tenter d'enrayer le réchauffement et ses effets dévastateurs annoncés. A Durban, en Afrique du Sud, où a lieu jusqu'à vendredi la 17e Conférence climat sous l'égide de l'ONU, quelque 200 militants d'ONG se réunissent tous les après-midi pour décider - après avoir arpenté les couloirs et les salles de négociations - qui mérite le blâme du jour. Lundi, la Russie et la Nouvelle-Zélande ont partagé l'embarrassante récompense pour vouloir bénéficier des avantages du protocole de Kyoto sur les émissions de gaz à effet de serre tout en refusant de s'engager dans ce cadre au-delà de 2012. Les Etats-Unis ont pris la troisième place pour "n'avoir pas fait grand-chose, comme d'habitude". "L'heure est venue pour le président Obama de se souvenir de ce qu'il disait avant d'arriver à la Maison Blanche", soulignent les ONG, citant le président américain affirmant que face à la menace "grave et de plus en plus pressante" du changement climatique, l'histoire jugerait la génération actuelle sur ses actes. Vendredi, c'est le Brésil qui avait été couronné pour la réforme de la loi forestière en cours d'examen qui pourrait déboucher sur une réduction des zones protégées. "Si le texte est adopté en l'état, ce sera un désastre pour les forêts brésiliennes et pour le climat", a tranché CAN. Difficile de mesurer l'impact de ce prix sur les négociations, mais il ne laisse personne indifférent. La Pologne, qui assure actuellement la présidence de l'UE et parle, à ce titre, au nom des 27, reçoit le prix ? Paul Watkinson, principal négociateur pour la France, réagit aussitôt sur twitter, trouvant la sanction "un peu injuste" pour un pays "qui travaille dur ici à Durban". David Turnbull, directeur de CAN international, se dit persuadé que ce prix d'un genre un peu particulier peut contribuer à infléchir le cours des discussions. Et de citer l'exemple du Japon, lors de la conférence de Bali, en 2007. "Nous pensions qu'il était indispensable de montrer le Japon du doigt en raison de son soutien à l'administration Bush", explique-t-il à l'AFP. "Ils n'ont pas apprécié. Mais nous estimons que cela a eu un impact positif sur la façon dont ils ont finalement négocié." Faut-il toujours dénoncer les élèves dissipés ou non motivés ou plutôt rappeler à l'ordre ceux qui sont impliqués dans les débats mais font, aux yeux des ONG, parfois fausse route ? Le débat est vif entre les ONG, reconnaît David Turnbull. Le cas d'école est celui de l'Arabie saoudite, deuxième producteur mondial de pétrole, qui adopte une posture d'opposition quasi-systématique dans les réunions climat. "Nous leur avons attribué un nombre incalculable de Fossiles ces dernières années. Mais est-ce encore utile ? C'est presque une marque d'honneur dans leur pays, au sein de leur gouvernement", lâche David Turnbull en souriant. "Dans la plupart des cas, les pays veulent vraiment éviter de se voir attribuer le prix. Ce n'est pas leur cas...". Sciences et Avenir 06/12/2011
  5. Les promesses de réduction de gaz à effet de serre (GES) aujourd'hui sur la table placent la planète sur la trajectoire d'un réchauffement de +3,5°C, dépassant largement l'objectif de 2°C maximum, selon une étude présentée mardi à Durban (Afrique du Sud), où le secrétaire général de l'ONU a déclaré que "l'avenir de la planète" était "en jeu". Au rythme où augmentent les émissions de gaz à effet de serre (GES), les gouvernements n'ont guère que quatre ans pour inverser la tendance et éviter ensuite des dépenses massives pour atteindre l'objectif des 2°C, cible adoptée par la communauté internationale en 2010, selon ce rapport présenté en marge de la conférence de l'ONU sur le climat. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé à ce sujet que "l'avenir de la planète" était "en jeu". "Sans exagération, nous pouvons dire: l'avenir de notre planète est en jeu", a déclaré M. Ban devant les délégués de plus de 190 pays à l'ouverture mardi de la session ministérielle des négociations de Durban (Afrique du Sud) pour tenter d'enrayer le réchauffement climatique en cours. Soulignant la "gravité du moment", M. Ban a mis en garde contre le danger que représenterait un monde dans lequel la changement climatique serait "hors de contrôle". Le monde est sur une "trajectoire à haut réchauffement, à haut coûts, et à haut risque", résume le groupe de chercheurs ayant conduit l'étude présentée à Durban et réalisée pour deux sociétés de conseil spécialisées sur le carbone, Climate Analytics and Ecofys. "Les promesses actuelles nous mettent sur une trajectoire d'émissions globales qui portera le réchauffement à 3,5°C", écrivent-ils dans cette étude présentée en marge de la 17e Conférence de l'ONU sur le climat qui se tient jusqu'à vendredi à Durban, en Afrique du Sud. L'objectif de contenir le réchauffement à 2°C par rapport à l'époque pré-industrielle, initié à Copenhague fin 2009, a officiellement été entériné par la communauté internationale l'an passé à Cancun, au Mexique. Il s'agit du niveau de réchauffement qui permettrait, selon la science, de limiter des conséquences trop sévères du changement climatique. Depuis l'époque pré-industrielle, la température globale a déjà augmenté de 0,8°C. Pour atteindre cet objectif de 2°C, une majorité des pays ont publié des promesses volontaires de réduction de gaz à effet de serre. Selon le rapport, ces promesses mèneraient à des émissions globales de 55 milliards de tonnes de gaz à effet de serre en 2020. Soit 11 milliards de tonnes au-dessus des 44 milliards de tonnes qui permettraient de mettre le monde sur une trajectoire de 2°C de réchauffement. En conséquence, les coûts en efficacité énergétique et de la transition vers une énergie moins carbonée risquent d'augmenter fortement après 2020 pour rattraper le temps perdu et tenter de remettre le monde sur une trajectoire moins brûlante, soulignent les auteurs. Ces chiffres vont dans le même sens que ceux publiés en novembre par l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Sciences et Avenir 06/12/2011
  6. Quatorze ours ont été sauvés du commerce illégal de la bile au Vietnam et transportés dans un centre de secours près de Hanoï, a-t-on appris mardi auprès d'une organisation de protection de la faune sauvage. Plusieurs de ces ours à collier avaient eu les membres mutilés, indiquant qu'ils avaient peut-être été capturés à l'état sauvage, selon l'organisation Animal Asia. Ils étaient illégalement élevés dans une ferme privée de la province de Binh Duong (sud) et l'un de leurs propriétaires a décidé de son propre chef de les confier à l'organisation sans compensation, a-t-elle précisé dans un communiqué. "Nous voulons mettre fin à l'élevage des ours à travers le Vietnam pour que plus aucun d'eux ne souffre", a déclaré Tuan Bendixsen, directeur au Vietnam de l'organisation. Les ours, dont la chasse, le trafic et l'élevage sont interdits dans le pays communiste, sont pourtant beaucoup utilisés dans la confection de produits de la médecine traditionnelle ainsi que comme spécialité culinaire. Selon des statistiques invérifiables du gouvernement vietnamien, il y avait 4.190 ours élevés dans des fermes au Vietnam en 2005, pour environ 3.500 actuellement. Les plantigrades sont souvent drogués pour supporter le prélèvement à vif de la bile, un traitement apparenté à une véritable torture. De nombreus individus d'espèces menacées, y compris des ours et des tigres, sont saisis chaque année au Vietnam, notamment dans les régions proches du Laos et dans les Hauts-plateaux du centre du pays. 06/12/2011
  7. La Chambre basse du Parlement japonais a approuvé des accords de coopération dans le nucléaire civil avec la Jordanie, la Russie, le Vietnam et la Corée du Sud. Ces accords ont obtenu une majorité des voix des députés du Parti démocrate et de la principale formation de l'opposition, le Parti libéral-démocrate, au cours d'une session plénière ce mardi. Les documents ont été transmis à la Chambre haute qui devrait les approuver vendredi. A noter que le parti Komei, les Communistes et d'autres formations minoritaires s'y sont opposés. Le Japon avait signé ces accords avant la catastrophe du 11 mars et l'accident à la centrale nucléaire de Fukushima. Ces contrats permettront au Japon d'exporter des centrales électriques nucléaires et de transférer à ses partenaires les technologies qui s'y rapportent. Kimiko Kyono, une parlementaire du Parti démocrate, a voté contre les accords, bravant ainsi la ligne de conduite de sa formation. Elle a affirmé ne pas pouvoir assumer la responsabilité d'exporter de telles installations alors que la centrale de Fukushima n'est pas encore maîtrisée et que la sécurité future n'est pas garantie. Dix autres membres du même parti se sont abstenus. NHK 06/12/2011
  8. Meiji, un important fabricant japonais de produits alimentaires, annonce le remplacement gratuit de quelque 400 mille boîtes de lait en poudre parce que du césium radioactif a été décelé dans des échantillons. Meiji précise que 30,8 becquerels de césium radioactif par kilo ont été détectés dans du lait en poudre produit entre le 14 et le 20 mars. Ce niveau est inférieur à la limite de sécurité fixée par le gouvernement à 200 becquerels par kilo, mais l'entreprise a décidé de remplacer tout le lait en poudre produit au cours de cette période. Meiji ajoute encore que toute la poudre de lait écrémé, utilisée comme base des autres produits contenant du lait en poudre, avait été fabriquée avant la catastrophe du 11 mars. Une partie du lait écrémé provenait du Hokkaido dans le nord de l'Archipel, mais la majorité a été importée d'Australie ou d'autres régions de l'Océanie afin d'être traitée après le 11 mars à l'usine de Saitama, près de Tokyo. L'entreprise n'a pas encore déterminé la cause de la contamination, mais elle pourrait avoir pour origine une exposition à du césium radioactif libéré par la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi lorsque l'installation de traitement de Saitama a été ventilée pour sécher les produits. NHK 06/12/2011
  9. Au Japon, la Chambre basse a approuvé à une écrasante majorité un projet de loi portant sur la création d'une agence chargée de superviser la reconstruction des régions dévastées par le séisme et le tsunami du 11 mars. La Chambre a adopté ce mardi le document qui sera ensuite débattu à la Chambre haute. L'agence envisagée définira les lignes de conduite fondamentales pour la reconstruction de la zone sinistrée et elle coordonnera les efforts des autres ministères et agences. Le ministre qui sera nommé à la tête de l'agence sera autorisé à effectuer des recommandations aux autres ministres du Cabinet. En cas de non-observation de ses instructions, l'agence pourra demander au premier ministre de donner l'ordre d'exécuter les recommandations en question. NHK 06/12/2011
  10. Des petits tremblements de la terre en Islande pourraient être annonciateurs de l'éruption imminente de Katla. Ce volcan bien connu est particulièrement redouté par les habitants car il provoque la fonte du glacier qui le recouvre, entraînant des inondations importantes dans les plaines. En Islande, le volcan Katla, le plus redouté du pays, est en train de montrer des signes précurseurs d’une éruption imminente. Après les éruptions de l’Eyjafjöll il y a un an et demi et du Grímsvötn en mai 2011, ainsi que, dans une moindre mesure, du Katla lui-même le 9 juillet dernier, les habitants se préparent au pire. L’Islande est placée sur la dorsale médio-atlantique. C’est d’ailleurs l’unique endroit où elle est visible au-dessus de l’eau. Ainsi, l’île est un véritable nid à volcans (une dizaine d'importance) et la population vit au rythme de leurs éruptions. Au cours du dernier mois, de légers tremblements ont été ressentis et vus (à la surface de l’eau notamment) par les équipes qui surveillent de près l'activité sismique de l’île. Environ 500 minisecousses ont ainsi été recensées, ce qui est le signe d’un mouvement du magma, selon les experts. Depuis le 9 juillet, Katla fait effectivement l’objet d’observations attentives. Ce jour-là, une faible éruption avait entraîné des dégâts importants. La fonte du glacier (le Mýrdalsjökull) présent sur la caldeira avait provoqué des inondations brutales dans les plaines. Avec une caldeira d’une largeur d’environ 10 km, la quantité de glace qui y repose est très importante. En outre, les habitants ont senti des odeurs de sulfures à proximité des rivières alimentées par la fonte du glacier. L’éruption de l’Eyjafjöll en 2010 était déjà annonciatrice d’un réveil de l’activité volcanique dans la région. Selon certains physiciens, les dynamismes de Katla et de l’Eyjafjöll seraient liés. Mais l’intensité d’une éventuelle éruption reste pour l’instant complètement inconnue tant Katla est instable. Depuis que l’Islande a été colonisée (au IXe siècle), le Katla est entré une trentaine de fois en éruption. La dernière activité majeure remonte à 1918. Le volume de cendres dégagés avait atteint 700 millions de mètres cubes et l’indice d’explosivité volcanique (IEV) était de 4 sur une échelle qui compte 9 degrés (de 0 à , ce qui est considéré comme une éruption cataclysmique. La fonte du glacier provoqua d'ailleurs le détachement d’icebergs emportés vers l’océan par les inondations. Futura Sciences 03/12/2011
  11. Publiant leurs travaux dans Nature Communications, des chercheurs allemands et autrichiens ont montré que les corbeaux, à l’instar des humains et plus occasionnellement des grands singes, sont capables d’abstraction, autrement dit de montrer un objet à un congénère en le désignant du bec. Entre 9 et 12 mois, avant de commencer à parler, l’enfant sait montrer du doigt les objets sur lesquels il veut attirer l’attention de quelqu’un : un geste dit déictique, point de départ pour l'utilisation de symboles, jalons dans le développement de la parole, selon les scientifiques. Dans le parc national de Kibale, en Ouganda, on a observé des chimpanzés faisant mine de se gratter tel ou tel endroit du corps, pour indiquer à un congénère dans quelle partie de leur anatomie ils désiraient être épouillés. Mais il s’avère que ce type de compétence abstraite n’est pas réservé aux primates. Simone Pika, de l'Institut Max Planck d'ornithologie à Seewiesen, et Thomas Bugnyar, de l'Université de Vienne, ont en effet observé que les grands corbeaux (Corvus corax) utilisent également des gestes déictiques. Pendant deux ans, ces chercheurs ont étudié le comportement non vocal d’individus sauvages (marqués) du Parc animalier de Cumberland (Grünau, Autriche). Ces oiseaux utilisent leur bec "comme un doigt" pour montrer et proposer des objets (mousse, pierres, brindilles…) à un congénère, généralement leur partenaire sexuel. Lequel, fréquemment, répond positivement en s’intéressant à l'objet. Les deux corbeaux interagissent alors, par exemple en becquetant ou en manipulant conjointement l'objet. Cette nouvelle étude montre que de tels gestes ont surtout évolué parmi les espèces présentant un degré élevé de capacités de collaboration. "Les études des gestes ont trop longtemps porté sur les compétences communicatives des seuls primates. Le mystère des origines du langage humain, cependant, ne peut être résolu qu’en élargissant le "scope" en examinant aussi la complexité des systèmes de communication des autres groupes d'animaux", conclut Simone Pika. Maxisciences 04/12/2011
  12. La mairie de Paris veut lancer une étude sur la biodiversité de la Seine qui serait "une première" et la traduction concrète du Plan biodiversité voté lors du Conseil de Paris de novembre, selon Fabienne Giboudeaux, adjointe EELV en charge des espaces verts. Anguille commune, silure glane, méduse d'eau douce mais aussi écrevisse rouge américaine, carpe commune ou encore éponge d'eau douce de Müller : la Seine abrite un grand nombre de variétés de poissons. Mais à ce jour, on ignore encore où chaque espèce se trouve, ni combien de spécimens chacune compte. C'est pour pallier à ce manque d'informations que la mairie de Paris a décidé de lancer une étude sur la biodiversité de la Seine, a annoncé cette semaine Fabienne Giboudeaux, adjointe EELV en charge des espaces verts. "A ce jour les données relatives à la Seine dans Paris sont partielles et concernent essentiellement certains groupes de la macrofaune (poissons, amphibiens, oiseaux). Il n'existe pas de données globales, ni de données détaillant les différents habitats qui lui sont inféodés, tant aquatiques, que sur les berges et les quais", s'est justifiée la ville. Si le projet est maintenu, ce serait alors "une première" qui s'avèrerait être la traduction concrète du Plan biodiversité voté lors du Conseil de Paris de novembre, a expliqué l'adjointe des verts. Néanmoins, ce projet s'intègre aussi à l'aménagement des berges de Seine cher à Bertrand Delanoë, qui se traduira par la fermeture totale aux voitures d'une partie des quais rive gauche (sur 2,5 kilomètres), rappelle l'AFP. La mairie présentera lors du Conseil de Paris de décembre une délibération afin de pouvoir mener cette étude estimée à 200.000 euros. Les élus seront amenés à voter une demande de subvention auprès de l'Agence de l'Eau Seine Normandie, à hauteur de 50% du montant HT de l'étude. Maxisciences 04/12/2011
  13. Un couple de pandas géants a quitté dimanche le sud-ouest de la Chine pour l'Ecosse, après des années de négociations au plus haut niveau pour obtenir de Pékin la location de ces deux animaux rares. Yang Guang (Lumière du soleil) et Tian Tian (Chérie) devraient atterrir à Edimbourg à 13H00 GMT, et rejoindre le zoo de la ville, pour y passer les dix prochaines années, a indiqué l'agence officielle Chine Nouvelle. Les deux pandas, qui ont vécu jusqu'à présent dans la province du Sichuan, sont accompagnés de deux spécialistes qui vont veiller sur eux le temps qu'ils s'acclimatent. Le zoo d'Edimbourg espère que les deux animaux se reproduiront, en dépit du manque de libido avéré de ces animaux en captivité. L'établissement va devoir débourser environ un million de dollars (750.000 euros) par an pour la location de ces deux pandas, les premiers en Grande-Bretagne depuis 17 ans. Sans compter environ 80.000 euros pour sustenter les deux voraces qui ingurgiteront chaque jour une vingtaine de tiges de bambous de trois mètres, pour la plupart importées des Pays-Bas. L'accord pour la location des pandas a été conclu en janvier, après cinq années de tractations. La Chine a loué des dizaines de ces animaux à d'autres pays ces dernières décennies, des décisions qui se prennent au plus haut niveau, signe de l'importance que ce pays accorde à la "diplomatie du panda". Il ne reste plus que 1.600 pandas en liberté dans le monde et 300 environ en captivité, essentiellement en Chine. Sciences et Avenir 04/12/2011
  14. Cobaye exceptionnel en génétique Drosophila melanogaster est l'un des organismes modèles les plus étudiés en recherche biologique, en particulier en génétique et en biologie du développement. Il y a plusieurs raisons pour cela : Elles sont petites et faciles à élever en laboratoire Leur cycle de génération est court (environ 2 semaines) et a une grande productivité (les femelles peuvent pondre jusqu'à 500 œufs en 10 jours) Les larves matures ont des chromosomes géants dans les glandes salivaires. Elles n'ont que 4 paires de chromosomes : 3 autosomiques, et 1 sexuel. Les mâles n'effectuent pas de recombinaison, ce qui facilite les études génétiques. Des techniques de transformation génétique sont disponibles... Le génome des Drosophila contient 4 paires de chromosomes : une paire X/Y, et trois autosomes appelés 2, 3, et 4. Le quatrième chromosome est si minuscule qu'on l'omet souvent. Le génome contient environ 165 millions de bases et environ 13 000 gènes. Le génome a fini d'être séquencé en 2000 et mis en carte. D'un point de vue génétique, les êtres humains et les drosophiles sont similaires. Environ 61 % des gènes de maladies connues ont une correspondance reconnaissable avec le code génétique des drosophiles, et 50 % des protéines de cette mouche ont des analogues chez les mammifères. Drosophila est utilisée comme modèle génétique pour diverses maladies humaines dont la maladie de Parkinson et celle de Huntington. Le nom des gènes nommés d'après des allèles récessifs commence par une minuscule, celui des allèles dominants par une majuscule. Les gènes qui doivent leur nom à un dérivé de protéine commencent par une minuscule. Les gènes sont typiquement écrits en italiques. La convention d'écriture des génotypes est : X/Y; 2nd/2nd; 3rd/3rd.2 Dans la communauté de la biologie du développement, les généticiens, travaillant sur des Drosophila nomment les mutations d'après le phénotype observé. Par exemple, l'homologue de Pax 6, qui est important pour la formation de l'oeil est appelé "eyeless" (sans oeil) car cette structure est absente chez le mutant. eyeless est donc requis pour la formation de l'oeil. Ces noms évoquent directement la fonction des gènes, et sont faciles à mémoriser. Wikipedia DEC 2011
  15. Drosophila melanogaster, nom tiré du grec signifiant "amateur de rosée au ventre noir". Elle est encore appelée mouche du vinaigre. C'est un insecte diptère (donc à une seule paire d'ailes). C'est l'espèce de drosophile qui est en général utilisée dans des expériences en génétique ; elle appartient aux plus importants organismes modèles. Dans la littérature biologique contemporaine, elle est souvent désignée tout simplement sous le nom de son genre, Drosophila (qui contient pourtant de nombreuses autres espèces). Vue dorsale de Drosophila melanogaster (Wikipedia) Ces mouches sont de couleur brun jaunâtre, avec des anneaux transversaux noirs au travers de l'abdomen. Elles ont des yeux rouges vif. Elles présentent un dimorphisme sexuel : les femelles mesurent environ 3 à 4 millimètres de long ; les mâles sont un peu plus petits et la partie arrière de leur corps est plus foncée. Les antennes elles sont courtes et possèdent une extrémité plumeuse. De plus, cette mouche possède des ailes de taille réduite et chifonnée. Pour un néophyte qui essayerait de décrire la différence entre les sexes sous un microscope, le caractère distinctif le plus marquant est probablement l'amas de poils entourant l'anus et les parties génitales du mâle. Sur le site web FlyBase (voir lien plus bas), l'on trouve des images concrètes à ce propos. D. melanogaster mâle (à gauche) et femelle (Wikipedia) Le cycle de vie de Drosophila melanogaster dure environ deux semaines à 22 °C; le cycle prend deux fois plus de temps à 18 °C. Les femelles pondent environ 400 œufs (embryons) dans des fruits en putréfaction ou dans d'autres matériaux organiques. Les œufs ont une longueur d'environ 0,5 millimètres. La larve sort de l'oeuf après 24 h et croît durant cinq jours en muant deux fois, 24 et 48 h après l'éclosion. Au cours de leur croissance, elles se nourrissent des micro-organismes qui décomposent le fruit, ainsi que des sucres du fruit lui-même. Ensuite, les larves s'encapsulent dans la pupe et subissent une métamorphose qui dure cinq jours, suite à laquelle l'adulte émerge. Les femelles s'accouplent 8 à 12 heures après être sorties de leur pupe (dépendant de la température). Elles stockent le sperme des mâles auxquels elles se sont accouplées pour pouvoir l'utiliser ultérieurement. Pour cette raison, les généticiens doivent capturer les mouches femelles avant leur premier rapport sexuel, c'est-à-dire une femelle vierge, et s'assurer qu'elles ne s'accouplent qu'avec le mâle précis requis par l'expérience. Selon le "red book" (livre rouge) de Michael Ashburner, les femelles inséminées peuvent être "re-virginisées" par incubation prolongée à -10 °C, ce qui tue le sperme. Déterminisme du sexe chez la drosophile : Le chromosome Y ne définit pas le sexe mâle chez la mouche comme chez l'être humain. C'est le rapport entre le nombre de gènes autosomaux déterminant le caractère mâle et le nombre de gènes femelles portés sur le ou les chromosomes X qui importe. Ainsi une mouche XY peut phénotypiquement être une femelle si la balance entre le nombre de gènes déterminant mâle et femelle penche en faveur du déterminisme femelle. Chromosomes métaphasiques de Drosophila melanogaster observés au microscope optique après coloration au Giemsa. a est un mâle et b est une femelle. (Images Wikipedia) La vision : Un œil composé de drosophile contient 800 unités de vision ou ommatidia, ce qui en fait l'un des plus développés parmi les insectes. Chaque ommatidium contient 8 cellules photoréceptrices (R1-, des cellules de support, des cellules de pigment, et une cornée. Les drosophiles standard ont des cellules de pigment rougeâtre, qui servent à absorber l'excès de lumière bleue ce qui empêche l'éblouissement de la mouche par la lumière ambiante. Paire d'images en stéréovision (relief) tels que les reçoivent un œil de mouche (Wikipedia) Vol des Drosophila : Les ailes d'une mouche peuvent battre jusqu'à 250 fois par seconde. Les mouches volent par des séquences directes de mouvement alternant avec de rapides rotations appelées saccades. Au cours de ces rotations, une mouche peut effectuer une rotation de 90 degrés en moins de 50 millisecondes. Voir aussi : ITIS : Drosophila melanogaster Meigen, 1830, Animal Diversity Web : Drosophila melanogaster, Fauna Europaea : Drosophila melanogaster, Portail de l’entomologie Wikipedia DEC 2011
  16. Espèces présentes en Europe : Polistes associus Kohl 1898 Polistes atrimandibularis Zimmermann 1930 parasitaire Polistes biglumis (Linnaeus 1758) Polistes bischoffi Weyrauch 1937 Polistes dominula (Christ 1791) Polistes gallicus (Linnaeus 1767) Polistes nimphus (Christ 1791) Polistes semenowi Morawitz 1889 parasitaire Polistes sulcifer Zimmermann 1930 Prasitaire Espèces africaines : Polistes hebraeus Polistes olivaceus et d'autres... Espèces américaines : Polistes fuscatus et d'autres... Espèces asiatiques : Polistes humilis Polistes chinensis et beaucoup d'autres... Espèces : Polistes actaeon Polistes adelphus Polistes adustus Polistes affinis Polistes africanus Polistes albicinctus Polistes albocalcaratus Polistes angulinus Polistes angusticlypeus Polistes annularis Polistes apachus Polistes apicalis Polistes aquilinus Polistes arizonensis Polistes arthuri Polistes assamensis Polistes associus Polistes asterope Polistes aterrimus Polistes atrimandibularis Polistes atrox Polistes aurifer Polistes badius Polistes bahamensis Polistes balder Polistes bambusae Polistes bellicosus Polistes bequaertellus Polistes bequaerti Polistes bequaertianus Polistes bicolor Polistes biglumis Polistes biguttatus Polistes billardieri Polistes binotatus Polistes bischoffi Polistes bituberculatus Polistes boharti Polistes brevifissus Polistes buruensis Polistes buyssoni Polistes callimorpha Polistes canadensis Polistes candidoi Polistes capnodes Polistes carnifex Polistes carolina Polistes cavapyta Polistes cavapytiformis Polistes chinensis Polistes cinerascens Polistes claripennis Polistes clavicornis Polistes comanchus Polistes consobrinus Polistes contrarius Polistes crinitus Polistes cubensis Polistes davillae Polistes dawnae Polistes deceptor Polistes defectivus Polistes delhiensis Polistes diabolicus Polistes diakonovi Polistes dominicus Polistes dominula Polistes dorsalis Polistes ebsohinus Polistes eburneus Polistes elegans Polistes ellenbergi Polistes ephippium Polistes erythrinus Polistes erythrocephalus Polistes exclamans Polistes extraneus Polistes facilis Polistes fastidiosus Polistes ferreri Polistes flavobilineatus Polistes flavus Polistes fordi Polistes formosanus Polistes franciscanus Polistes fuscatus Polistes gallicus Polistes geminatus Polistes gigas Polistes goeldii Polistes haugi Polistes hebridensis Polistes horrendus Polistes huacapistana Polistes huisunensis Polistes humilis Polistes incertus Polistes indicus Polistes infuscatus Polistes intermedius Polistes iranus Polistes japonicus Polistes jokahamae Polistes kaibabensis Polistes khasianus Polistes laevigatissimus Polistes lanio Polistes lateritius Polistes latinis Polistes legnotus Polistes lepcha Polistes lineonotus Polistes loveridgei Polistes lycus Polistes macrocephalus Polistes madecassus Polistes madiburensis Polistes major Polistes mandarinus Polistes maranonensis Polistes marginalis Polistes meadeanus Polistes melanopterus Polistes melanosoma Polistes melanotus Polistes mertoni Polistes metricus Polistes mexicanus Polistes minor Polistes moraballi Polistes myersi Polistes mysteriosus Polistes niger Polistes nigrifrons Polistes nigrifrons Polistes nigritarsis Polistes nimpha Polistes ninabamba Polistes nipponensis Polistes notatipes Polistes obscurus Polistes occipitalis Polistes occultus Polistes oculatus Polistes olivaceus Polistes opacus Polistes ornatus Polistes pacificus Polistes palmarum Polistes paraguayensis Polistes penai Polistes penthicus Polistes perflavus Polistes perplexus Polistes peruvianus Polistes philippinensis Polistes poeyi Polistes praenotatus Polistes pseudoculatus Polistes quadricingulatus Polistes ridleyi Polistes riekii Polistes riparius Polistes rossi Polistes rothneyi Polistes rubellus Polistes rufidens Polistes rufiventris Polistes rufodorsalis Polistes sagittarius Polistes santoshae Polistes satan Polistes saussurei Polistes schach Polistes semenowi Polistes semiflavus Polistes sgarambus Polistes shirakii Polistes sikorae Polistes similis Polistes simillimus Polistes simulatus Polistes smithii Polistes snelleni Polistes stabilinus Polistes stenopus Polistes stigma Polistes strigosus Polistes subsericeus Polistes sulcifer Polistes takasagonus Polistes tenebricosus Polistes tenellus Polistes tenuispunctia Polistes tepidus Polistes testaceicolor Polistes thoracicus Polistes torresae Polistes tristis Polistes tullgreni Polistes utakwae Polistes variabilis Polistes veracrucis Polistes versicolor Polistes wattii Polistes watutus Polistes weyrauchorum Polistes williamsi Polistes xanthogaster Polistes xantholeucus Les guêpes asiatiques et australiennes (P. chinensis et P. humilis) sont considérées comme envahissantes en Nouvelle-Zélande. La P. chinensis s'est établie dans l'île du Nord et le nord de l'île du Sud. Elles entrent en concurrence alimentaire avec des espèces locales comme le Kākā pour les insectes, le nectar et le miel. Elles menacent donc la biodiversité de ces îles. Le kākā de Nouvelle Zélande. (Wikipedia) Pour compléter les informations, voir aussi : Référence ITIS : Polistes Latreille, 1802, évolution de la caste des Polistes, Polistes descriptions, taxonomie, Polistes dominulus facial markings indicating dominance, Genus Polistes, Les guêpes (en français) : http://users.swing.be/entomologie/Guepes.htm Wikipedia DEC 2011
  17. Les Polistes et les autres membres du genre des Polistini se caractérisent par leur premier segment abdominal arrondi alors que pour la tribu des Vespini, il est plat. Les antennes des femelles présentent onze flagellomères alors qu'elles sont douze pour les mâles. L'aiguillon, dérivé de l'Ovipositeur, bien que développé, reste invisible car il est rétractible. Les mâles sont par conséquent dépourvus d'aiguillon. Comme pour les Vespini, l'aiguillon est lisse, ce qui permet de le retirer une fois planté. Wikipedia. Pour les détails, voir l'entrée sur la morphologie des insectes. Comportement : Cette espèce est très sociale. Elles ont une préférence innée pour placer leurs nids dans les bâtiments. Relativement pacifiques, elles n'attaquent l'homme que si elles doivent défendre leur nid. S'il existe peu de différences morphologiques entre les femelles reproductrices et les ouvrières, pour plusieurs espèces, comme la P. dominulus, il a été montré une différence de comportement. On pense que les Polistes se reconnaissent par échange de phéromones hydrocarburés. Cet hydrocarbure curticuleux formant une « signature » est dérivé de la matière végétale et des substances utilisées pour faire le nid. Pour les P. dominulus, il a été démontré que les femelles dominantes offrent une signature olfactive sur les curticules différentes de celle des ouvrières. De plus, le fait qu'elles restent plus longtemps dans les nids et qu'elles frottent fréquemment leur metasoma suppose qu'elles imprègnent plus le nid que les ouvrières. Une étude de la P. Caroline a prouvé que les femelles n'alimentent pas préférentiellement leur propre progéniture, ce qui laisse penser que les hormones renseignent les individus sur leur parenté au sens large plutôt que sur une filiation directe. On a cependant montré que la Polistes biglumis distingue les œufs étrangers par une oophagie différenciée sur les larves allant donner des femelles non descendantes et donc concurrentes. Cette prédation ne se fait pas au détriment des ouvrières, qui, pense-t-on, sont un apport pour toute la colonie, quelle que soit la mère, et surtout, le coût de destruction d'un de ces œufs ou de ces larves d'ouvrières est supérieur au bénéfice que la femelle pourrait en tirer pour nourrir directement sa progéniture. Le mécanisme de différentiation n'a cependant pas été complètement élucidé. Donc, avec la découverte sur l'aspect de la reconnaissance physionomiste, un pas de géant a été fait pour mieux comprendre comment la différenciation est opérée. Regroupement de Polistes en début d'hiver (Wikipedia) Il existe deux sous-espèces particulières : Les Polistes sulcopolistes, parasitaire de la seconde Les Polistes polistes La sous-espèce P. sulcopolistes, est parasite de l'autre sous-espèce Polistes. En été, les femelles Sulcopolistes soumettent les femelles dominantes Polistes et pondent dans leurs nids. Les ex-femelles dominantes cessent de déposer leurs œufs et de soigner leur larves, pour soigner, avec leurs ouvrières, les larves des envahisseuses. Les larves Sulcopolistes, transformées en adulte, iront directement coloniser d'autres nids. Wikipedia DEC 2011
  18. Il m'est impossible de proposer un sujet approfondi sur les guêpes... car il y a plusieurs genres... et à l'intérieur de ces genres plusieurs espèces et sous-espèces. Aussi, les informations ci-dessous concernent uniquement le genre Poliste... Lui-même composé de de 300 espèces et sous-espèces ! Cela dit, les Polistes forment le plus grand genre de guêpes sociales et sont présentes sur toute la Terre. Polistes dominulus (Wikipedia) Toutes les espèces de Polistes sont prédatrices, et elles peuvent consommer un grand nombre de chenilles et sont donc considérées comme utiles. Elles peuvent être identifiées par le son de leur vol, et leurs longues pattes se balançant. Leurs nids sont aussi très caractéristiques, car ils sont dépourvus d'une enveloppe, contrairement aux guêpes. Plusieurs espèces sont considérées comme invasives comme la Polistes dominula aux États-Unis et surtout la Polistes chinensis en Nouvelle-Zélande. Le cycle de vie général des Polistes peut être divisé en quatre phases : Phase d'émergence Phase d'ouvrier Phase reproductrice Phase intermédiaire Au printemps, la fondation du nid se fait par une seule fondatrice initiale. Elle construit un nid contenant de 20 à 30 cellules juxtaposées destinées à recueillir les œufs. Après avoir construit la première cellule, elle construit les autres autour de la première de façon à former une construction hexagonale caractéristique. Après l'éclosion de la première larve, la fondatrice nourrit les larves avec ses proies prémâchées. Une fois les larves transformées en pupe, elle agrandit le nid et recommence à pondre. Il n'est pas rare de voir des fondatrices usurper le nid d'espèces semblables ou même de cohabiter avec des femelles d'espèces voisines. Approximativement deux mois après la fondation de la colonie, les premières ouvrières s'activent, dans une première phase, pour couver les œufs et entretenir le nid. Les ouvrières finissent par devenir fertiles, et une nouvelle phase de développement de la colonie commence. À la fin de l'été, les femelles reproductrices se distinguent des ouvrières par l'accumulation de graisses protectrices destinées à passer l'hiver, et en modifiant leur biochimie. Un nombre limité d'ouvrières peut devenir fertile, cette classe est appelée Gyne, ce nombre varie en fonction des espèces. Durant la phase dite « intermédiaire », les reproductrices et les mâles s'accouplent, en général les nids sont alors négligés. La colonie se disperse enfin avant l'hivernage, et les polistes cherchent leur hibernaculum (lieu où passer l'hiver). La P. dominulus se regroupe habituellement par groupe d'une cinquantaine, dans d'anciens nids. Nids de Polistes gallicus à Alcobaça au Portugal. (Wikipedia) Wikipedia DEC 2011
  19. Les guêpes vivant au sein d’une organisation sociale complexe identifient leurs proches par leur physionomie. Cette étonnante capacité a été mise en évidence par des biologistes de l’Université du Michigan, aux Etats-Unis. Les guêpes, comme les êtres humains, savent être physionomistes. Des chercheurs de l'Université du Michigan ont découvert que certains de ces insectes évoluant au sein d’une colonie gouvernée par plusieurs reines savent reconnaître leurs proches simplement en identifiant le faciès de leur "visage". ''Les guêpes et les humains ont développé de manière totalement indépendante des mécanismes hautement spécialisés pour mémoriser les visages'' explique dans un communiqué Michael Sheehan, l'un des auteurs de l'étude. Il poursuit : ''Ces mécanismes sont très similaires, même si leurs cerveaux et leurs vues sont différents". Les différentes faces de guêpes Polistes fuscatus (Crédit photo : Michael Sheehan) Pour en arriver à une telle conclusion, les chercheurs ont étudié une espèce particulière de guêpe, Polistes fuscatus, réputée pour la complexité de son type d’organisation sociale. Leurs nids peut comporter plusieurs reines qui dominent la colonie d’ouvrières elles aussi capables de procréer. Le groupe élève ainsi ensemble leur progéniture. Leurs expériences menées sur une douzaine de guêpe ont consisté à présenter de temps en temps une série d’images représentant des chenilles, des figures géométriques et des membres de la colonie, retouchés ou non à l’ordinateur. Les résultats, publiés dans la revue Science révèlent une flagrante capacité des sujets à repérer rapidement les images représentant leurs paires, par rapport aux autres représentations. ''Cela démontre que la manière dont les guêpes mémorisent la physionomie de leurs proches est différente du processus leur permettant de reconnaître les autres éléments du monde qui les entoure" souligne Michael Sheehan. Selon les chercheurs, cette capacité est particulièrement importante pour des espèces telles que P. fuscatus, évoluant au sein d’une société composée de plusieurs dominantes. Grâce à leur faculté de reconnaissance, ces insectes sont ainsi capables de reconnaître leur "supérieurs" dans la colonie, respectant ainsi la hiérarchie et la bonne entente du groupe. Cette particularité, en revanche, ne s’applique pas à d’autres espèces de guêpes sociales telle que P. metricus dont les colonies s’organise plus simplement à partir d’une seule reine. Maxisciences 02/12/2011
  20. Des scientifiques de l’Université de Constance en Allemagne lèvent le voile sur le mystère de la régénération des membres. Après des années de recherches, des scientifiques de l’Université de Constance, en Allemagne, ont enfin découvert comment certains animaux peuvent régénérer des membres amputés ou des organes endommagés. Des travaux de recherche déployés dans le passé ont démontré chez ces espèces l’utilisation d’un acide particulier, permettant de faire repousser certaines parties de leur corps. Toutefois, encore personne n’avait encore identifié le mode de fonctionnement de ce processus. Pour percer ce mystère, l’équipe de chercheurs a étudié un des plus grand maître dans l’art de la régénération : le poisson zèbre. Ce spécimen vivant des les eaux douces des zones tropicales est en effet capable de reformer ses membres ou même les muscles de son cœur suite à une altération conséquente. Le protocole a consisté à suivre consciencieusement le cycle d’une substance appelée acide rétinoïque au cours du processus de repousse d’une nageoire. Après avoir procédé à l’ablation d’un des ailerons du poisson zèbre, les scientifiques ont constaté une fermeture de la plaie réalisée grâce à de multiples couches de tissus. Cet amas de cellules non différenciées, appelé blastème, est la base permettant la construction du nouveau membre. Les résultats de l’étude montrent que l’animal utilise une astuce génétique spéciale, contrôlant la production d’acide rétinoïque dans l’objectif de générer le blastème. "C'est un énorme succès pour nous. Jusqu'à présent, personne n'avait vraiment identifié la fonction réelle de cet acide" concède à The Local Gerrit Begemann, directeur de l’étude. La substance clé produite par les animaux, y compris les humains, à partir de la vitamine A est capable d’activer les gènes nécessaires à la régénération. Il faudra toutefois encore un certain temps avant que cette nouvelle découverte puissent évoluée vers d’éventuelles applications adéquates à l’Homme. "Le problème est que l’humain est incapable de régénérer les tissus. C’est un fait que nous cherchons à présent à élucider" conclut le chercheur. Maxisciences 02/12/2011
  21. Allemagne – Des chercheurs allemands ont mis en évidence l’existence d’un gène unique qui, chez la mouche, fait la différence entre une aile guère plus mobile qu’une patte et une aile ‘turbo’ propre au vol ultra-rapide. 200 Hertz, soit 200 fois par seconde : c’est le rythme auquel se contractent et se détendent les muscles des ailes de la mouche du vinaigre (Drosophila melanogaster). Les chercheurs de l'Institut Max Planck de Biochimie de Martinsried, en Bavière (MPIB), ont étudié les mécanismes permettant à l’insecte cet exploit. D’une nature spéciale, les deux types de muscles, antagonistes, présents dans l’aile – l'un qui se tend pour déplacer l'aile vers le bas, l'autre qui se contracte pour ramener celle-ci vers le haut – sont actionnés non seulement par l’influx nerveux, mais aussi par des contraintes de tension. À l’origine de cette anatomie particulière, un seul gène, appelé ‘spalt’, que les chercheurs du MPIB ont caractérisé en réalisant des mutations ciblées. Sans ce gène, plus d’effet ‘ressort’ : la drosophile est incapable de voler. Si le fonctionnement exact de cet ‘interrupteur génétique’ n’est pas encore déterminé, les scientifiques sont néanmoins intéressés par une similitude possible entre le fonctionnement des ailes de la mouche et celui des ventricules du cœur humain, une histoire de battements de muscle, là aussi… Maxisciences 02/12/2011
  22. Caraïbes – Décrivant leur découverte dans le Journal of Biogeography, des archéologues américains ont mis au jour, sur une petite île des Caraïbes, les restes d’animaux non présents à l’état naturel, vraisemblablement introduits par des indigènes précolombiens il y a plus de 1 000 ans. Sur deux sites de la minuscule île de Carriacou, dans les Caraïbes, des archéologues des universités de Caroline du Nord, de Washington et de Floride ont trouvé des restes d'opossums, de pécaris, de tatous, de cochons d’Inde et d’agoutis (rongeurs), tous inexistants à l’état sauvage sur l’île : datés au radiocarbone entre 1 000 et 1 400 ans avant le présent, ces restes ne peuvent appartenir qu’à des animaux introduits par l’homme (depuis l’Amérique du Sud). Rares et très localisés (dans des sites par ailleurs bien connus par les archéologues), ces restes proviennent d’animaux qui ne devaient pas être des produits de consommation courante pour les insulaires : "nous soupçonnons que c’étaient des aliments consommés par des personnes de haut statut, ou utilisés dans des événements rituels", explique le Dr Scott Fitzpatrick, anthropologue à l’Université de Caroline du Nord. Cette combinaison de critères – une zone géographique réduite mais une grande diversité d’animaux importés – ajoutée aux indices livrés par d’autres études – des artéfacts issus du commerce avec d'autres îles et avec le continent (l'Amérique du Sud) – suggère que Carriacou a pu avoir une certaine importance dans la région à l’époque précolombienne, en tant que lien d'interactions entre les communautés insulaires. Maxisciences 02/12/2011
  23. Un groupe de 59 élus américains a demandé au président Obama d'ouvrir une enquête sur de présumées pratiques de dumping de la Chine dans le secteur des énergies propres, dans une lettre publiée vendredi. "Il est impossible de renforcer notre sécurité énergétique ou de créer des emplois ou de la croissance, si nous remplaçons les importations de pétrole du Moyen-Orient par des technologies liées aux énergies vertes importées de Chine dans le cadre d'échanges inéquitables", écrivent les élus démocrates et républicains. Cette lettre fait suite à une plainte "antidumping" déposée aux Etats-Unis par le fabricant de panneaux solaires SolarWorld Industries America, filiale de l'allemand SolarWorld, qui a demandé en octobre à l'administration Obama d'imposer des sanctions commerciales à la Chine afin de lutter contre la concurrence de ce pays, accusé de subventionner abusivement ses exportateurs. "Nous vous exhortons à prendre toutes les mesures nécessaires pour enquêter rapidement sur ces allégations et prendre les décisions appropriées en fonction des résultats de cette enquête", écrivent les élus américains. Les fabricants chinois de panneaux solaires ont vigoureusement rejeté mardi les accusations de SolarWorld. Le 25 novembre, la Chine a de son côté annoncé qu'elle lançait une enquête sur les subventions américaines dans le domaine des énergies renouvelables. Le ministère chinois du Commerce a annoncé que cette enquête portait sur les équipements dans l'énergie solaire, éolienne et hydraulique et six projets dans les Etats du Massachusetts, de l'Ohio, de Washington, du New Jersey et de Californie. Sciences et Avenir 02/12/2011
  24. La Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, a annoncé avoir procédé au paiement d'environ 80 pour cent de la somme de 1,4 milliard de dollars réclamée par les agriculteurs en compensation du préjudice subi lors de la catastrophe nucléaire. L'opérateur de la centrale nucléaire Fukushima Dai-ichi a déclaré vendredi que la plus récente tranche de compensation se montait à 502 millions de dollars, qui a été versée aux associations agricoles. Tepco a payé jusqu'à présent 1,1 milliard de dollars en dédommagement. L'entreprise prévoit d'effectuer un autre paiement d'ici la fin de cette année aux agriculteurs et éleveurs ayant déposé une demande avant le 15 novembre. Les groupements agricoles de 17 préfectures ont réclamé 1,4 milliard de dollars à Tepco en tant que dédommagement pour les pertes provoquées par la chute des prix de leurs produits. Sur les 287 millions de dollars que Tepco doit encore verser, 96 millions devraient être remboursés d'ici la fin de l'année. NHK 03/12/2011
  25. Les efforts pour assécher les complexes industriels touchés par les inondations en Thaïlande portent leurs fruits, mais de nombreuses entreprises ont toujours du mal à reprendre leurs activités. Le gouvernement thaïlandais a annoncé être venu à bout de l'assèchement de 4 des 7 parcs industriels inondés, mais plus de 80 pour cent des usines qui y sont implantées sont toujours fermées. Les inondations ont touché environ 460 firmes japonaises. Les ouvriers ont ainsi terminé les opérations d'assèchement du complexe industriel Hi-Tech situé dans la province centrale d'Ayutthaya, qui abrite une centaine d'entreprises japonaises, mais seules quelques unes d'entre elles ont pu reprendre leurs opérations. Au parc industriel Rojana, qui se trouve lui aussi à Ayutthaya, les travaux d'assèchement sont quasiment terminés. Sur les 150 entreprises japonaises qui y sont abritées, seule une firme a repris ses activités. L'électricité et l'approvisionnement en eau devraient être rétablis d'ici la fin du mois de février prochain. NHK 03/12/2011
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