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Je suis d'accord sur ce point - les opposants veulent la suppression de la fauconnerie. Par contre, je ne suis pas d'accord sur le point suivant: De qui parlez-vous? Je suppose des associations allemande et suisse. Ce sont, à ma connaissance, les seules associations qui aient demandé l'interdiction des hybrides sur leur pays. Une majorité des membres s'est prononcée en assemblée générale contre les hybrides malgré les interventions de plusieurs étrangers et des représentants de l'IAF!! Il n'y a aucun autre responsable ou représentant de fauconniers qui ait proposé de supprimer les hybrides.
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Sorry il y a une petite erreur dans mon post précédent: J'ai écrit : En ce qui concerne les hybrides entre hierofalco (gerfaut, lanier, sacre) ils sont fertiles et se reproduisent facilement. Il y a au moins un cas de reproduction d’un gerfaut/sacre avec un sacre en Europe. Il y en a sans doute beaucoup en Asie où les Arabes vont voler et perdent leurs hybrides gerfaut/pèlerin dans des régions où nichent les sacres. Il faut lire : leurs hybrides gerfaut/sacre au lieu de gerfaut/pèlerin
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Pour répondre à Glassbreizh, oui il s’agit principalement d’hybrides de première génération. En ce qui concerne le gerfaut/pèlerin : les tiercelets sont fertiles ; les formes peuvent pondre, mais il n’y a aucun cas prouvé de reproduction (même en captivité). Les oiseaux des générations suivantes sont fertiles. En ce qui concerne les hybrides entre hierofalco (gerfaut, lanier, sacre) ils sont fertiles et se reproduisent facilement. Il y a au moins un cas de reproduction d’un gerfaut/sacre avec un sacre en Europe. Il y en a sans doute beaucoup en Asie où les Arabes vont voler et perdent leurs hybrides gerfaut/pèlerin dans des régions où nichent les sacres. Il y a jusqu’à présent une quinzaine de cas de reproduction dans la nature qui sont prouvés (8 en Europe : 5 en Allemagne, 2 en Suède et un en Slovaquie) et le reste aux Etats-Unis. Tous étaient le fait de tiercelets de gerfaut/pèlerin qui s’accouplent avec des formes de pèlerin sauvages. Une quinzaine de cas ne représente pas un danger biologique, mais l’argument est politique ; il faut hurler les ornithologues en mal de reconnaissance. Le cas Suédois est typique puisqu'il s'agissait d'une forme de pèlerin (oiseau de fauconnerie perdu - avec jets) qui s'est accouplée avec un tiercelet de gerfaut/pèlerin mis au taquet en Allemagne. Ce cas a donné lieu à beaucoup de publications et de présentations dans tous les congrès d'Europe! D'autrepart, certains fauconniers se sont prononcés volontairement contre les hybrides pour –soi-disant- ménager la chèvre et le chou- et pensant s’attirer les bonnes grâces des opposants, négocier la survie de la fauconnerie dans leur pays contre l’abandon des hybrides. Le problème des exotiques ou plutôt des non indigènes est un peu différent : il n’est pas sûr que les Buses de harris supportent bien le climat nordique et puissent se reproduire sous nos latitudes. Ce sont des oiseaux du sud. Le BIR (Bird Independent Register) en Angleterre signale la perte de plus de 130 Buses de Harris l’année dernière. Ces buses n’ont pas été réclamées ni retrouvées (petite parenthèse : il faut déjà être mauvais fauconnier pour perdre une Buse de harris, mais alors 130 ! Cela prouve si nécessaire le niveau de fauconnerie des pseudo-fauconniers recrutés par les spectacles, écoles et reproducteurs véreux qui sont prêts à vendre des oiseaux à n’importe qui – voilà une vraie nuisance pour la fauconnerie.) Les Buses à queue rousse peuvent être un réel problème si elles s’accouplent avec des buses variables. Il y a eu 3 cas au Royaume Uni. Imaginez la tête d’un garde qui soutient avoir vu une buse attaquer et prendre un lièvre ou un faisan! C’est arrivé et c’est grâce à ces observations pareilles que des légendes se font. L’IAF a pu obtenir que les oiseaux de fauconnerie ne soient pas concernés par le problème des introductions d’organismes appartenant à des espèces non indigènes dans l’environnement lors de la discussion sur le sujet à la Convention de Berne (voir texte ci-dessous) : Recommandation n° 57 (adoptée le 5 décembre 1997) relative aux introductions d'organismes appartenant à des espèces non indigènes dans l'environnement Le Comité permanent de la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe, agissant en vertu de l'article 14 de la Convention, Eu égard à l'objet de la Convention qui consiste notamment à assurer la conservation de la flore et de la faune sauvages, en accordant une attention particulière aux espèces, y compris les espèces migratrices, menacées d'extinction et vulnérables ; Rappelant qu'aux termes de l'article 11, paragraphe 2.b, de la Convention, chaque Partie contractante s'engage à contrôler strictement l'introduction des espèces non indigènes ; Considérant qu'il y a lieu d'entendre par espèce indigène à un territoire donné, une espèce qui y a été observée sous la forme d'une population présente à l'état naturel et viable dans les temps historiques ; «espèce», au sens de la présente recommandation, concerne à la fois les espèces et les catégories taxonomiques de rang inférieur, les sous-espèces, les variétés, etc. (ainsi, les lâchers d'une sous-espèce non indigène dans un territoire donné doivent, par exemple, être considérés comme une introduction) ; Considérant qu'il y a lieu d'entendre par «introduction», la libération ou la dissémination intentionnelle ou accidentelle dans l'environnement d'un territoire donné, d'un organisme appartenant à un taxon non indigène (espèce qui n'a pas été observé sous la forme d'une population présente à l'état naturel et viable dans les temps historiques dans ce territoire) ; Considérant que la présente recommandation ne s'applique pas : Ä à l'utilisation d'oiseaux de proie pour la fauconnerie ; Pour le moment il semble que la fauconnerie échappe au débat, mais les pressions se font de plus en plus fortes.
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Le barbarie comme dit dans un post précédent est selon certains auteurs une espèce différente du peregrinus : c’est un pelegrinoides. C’est un petit faucon qui a une formule alaire différente. Comme tous les petits faucons, il doit monter pour faire prise ; il n’y arrivera pas en poursuite pure. Il a donc tendance à être plus hautain que beaucoup de pèlerins plus grands. Ceci dit, il ne vole pas fort différemment du pèlerin ; le battement des ailes est plus rapide. Il se reproduit en captivité comme les autres faucons amis il n’y en a pas beaucoup sur le marché parce que peu d’éleveurs en ont. Il y en a en Angleterre mais ils sont hors prix. Le désairage est interdit dans les pays où il se reproduit. En règle générale, on ne peut pas obtenir les permis d’importation CITES pour des oiseaux qui proviennent de la nature. C’est un peu compliqué, mais la règle est que la demande d’importation d’un oiseau sauvage (c'est-à-dire pris dans la nature) doit être examinée par une commission d’experts qui refuse souvent l’importation sauf pour des motifs scientifiques (université etc…) En outre, une nouvelle Décision Européenne interdit l’importation des oiseaux sauvages (pour des motifs de santé publique – mesure obtenue en agitant l’épouvantail de la grippe aviaire !) Comme il n’y a pas de petit gibier dans le Jura si je ne me trompe, je me permets de douter que le barbarie soit l’oiseau idéal pour le Jura sauf pour le vol de la pie. Un barbarie sera trop petit pour les corneilles.
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Répondre à la question de jéjé est ouvrir le débat sur les hybrides. Les puristes diront qu’on ne fera pas mieux que la nature et que l’évolution des espèces a donné un faucon parfaitement adapté à son gibier et à son environnement. Pour rappel, les premiers hybrides n’ont été produits que pour prouver que les oiseaux reproduits en captivité ne provenaient pas de la nature. Certains hybrides combineront les qualités des deux espèces souches ; d'autres en auront les défauts. Il n'y a pas de règle. Certaines combinaisons comme pèlerin et émerillon donnent des oiseaux exceptionnels, capables de voler dans des conditions impossibles pour des espèces pures. Beaucoup d'hybrides comprennent plus rapidement que certaines espèces pures - ils peuvent donner une impression de facilité. Parfois ils sont plus difficiles après la mue. Les hybrides sont recherchés dans certains pays pour des caractéristiques propres : par exemple grands hybrides avec du gerfaut utilisés dans les pays arabes – plus résistants à la chaleur et aux maladies que les gerfauts ‘purs’ ou hybrides gerfaut/pèlerin utilisés aux Etats-Unis permettant de voler des proies plus grandes comme les énormes sage-grouse). Ces avantages sont moins évidents dans nos pays, les hybrides volés (souvent des gerfaut/pèlerin) ayant la même taille qu’un pèlerin normal. Dans certaines disciplines voisines de la fauconnerie, comme les sky trial, ils seront parfois supérieurs. Utilisés à la chasse, ils ne sont pas supérieurs à la plupart des espèces autochtones parfaitement adaptées à leur biotope et gibier. Ceci dit, il faut savoir que le débat sur les hybrides fait rage au niveau international. Au niveau Européen, 6 pays déjà ont interdit l'utilisation des hybrides. Plusieurs autres sont en discussions sur l'opportunité de les interdire ou non. Les arguments avancés par les 'antis' sont souvent le risque de 'pollution génétique'. Il y a une petite dizaine de cas de reproduction d'hybrides dans la nature. Le débat n'est pas fondé sur des arguments biologiques mais uniquement sur des arguments politiques. L'année dernière, un pays nordique (la Suède) a posé la question de la légitimité des hybrides au niveau Européen (Commission Européenne - Comité ORNIS). La Commission a envoyé un questionnaire sur la fauconnerie et les hybrides à tous les membres de l’Union Européenne. Cette étude a montré que près de la moitié des pays était opposé aux hybrides !!! Grâce aux interventions de l'IAF et de certains délégués nationaux courageux (dont la France), le rapport a pu être "enterré". La Commission a demandé une nouvelle étude sur le sacre et les problèmes posés par les hybrides dans les pays où le sacre niche; un rapport devrait être produit dans deux ans. Un questionnaire sur les espèces exotiques envahissantes circule en ce moment en Ecosse. Les faucons ont été ajoutés à la liste des espèces pouvant poser problème. Le danger du débat sur les hybrides est double : - une interdiction peut en entraîner une autre - interdiction des espèces "exotiques" (Buse de harris ou Buse à queue rousse par exemple) ou pire, interdiction des sous-espèces. - si certains pays phares en Europe se positionnent en faveur de l'interdiction, le risque d'entraîner d'autres est grand! Beaucoup de pays récemment entrés dans l’UE regardent l’exemple des grands frères voisins. Si l’Ecosse devait adopter des mesures sévères, il y a fort à parier que le Royaume Uni suive cet exemple. Si le Royaume Uni devait légiférer dans ce sens, le risque est grand de voir les pays voisins adopter une même attitude. Il est donc vivement conseillé à ceux qui volent des hybrides de prendre toutes les mesures nécessaires pour ne pas perdre leurs oiseaux. Chaque perte est un argument de plus pour les détracteurs : le débat n’est pas biologique mais politique !
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En effet la taille peut avoir une influence sur le choix de son compagnon de vol. Il faut choisir son faucon en fonction des possibilités de vol qu’on peut lui offrir et non en fonction de la taille ou du poids. Tous les tiercelets de peregrinus et de pellegrinoides sont capables de prendre des proies de la taille du pigeon, de la pie ou de la perdrix. Seuls des tiercelets très courageux prendront des proies plus grandes comme les corneilles ou faisans. Souvent ils seront dégoûtés dès qu'ils auront lié un coq qui leur tombera dessus et leur fera mal dans sa chute. J'ai vu de petits tiercelets (580gr) prendre des coqs faisans et des grouses en grand style et j'en ai vu d'autres de belle taille (750gr) refuser systématiquement les faisans. Tout dépend de l'agressivité de l'oiseau. Les petites formes ont aussi leurs limites : la plupart n'attaque pas les proies plus grosses que les perdrix. En règle générale, les petits faucons auront tendance à être plus hautains tandis que les plus grands (on aurait dit "pesants" dans le temps), plus puissants n'ont pas besoin d'autant de plafond pour faire prise. Les tiercelets aussi sont en général plus hautains que les formes. Une des raisons de l’engouement pour les hybrides est que les tiercelets de gerfaut/pèlerin ont à peu près la taille d’une (petite) forme de pèlerin mais gardent le style de vol et le plafond d’un tiercelet. La sélection des tailles dépend des éleveurs : un éleveur commercial privilégie le poids - c'est une question d'offre et de demande. Un ‘grand’ oiseau se vend mieux et plus cher. Beaucoup de ‘petits’ tiercelets ne trouvent même pas preneur. L'éleveur amateur par contre se limite à quelques spécimens de souches ayant fait leurs preuves. Il sélectionne ses lignées en fonction du type de vol qu’il fait et du gibier sur lequel il créance ses oiseaux. La taille n’a que peu d’importance, seul le style compte. Tout dépend bien entendu du type de vol que l’on veut faire : un oiseau d’amont sera différent d’un oiseau de poing. En ce qui concerne le vol d’amont, les faucons les plus spectaculaires que j'ai vus étaient en général de petite taille (tiercelets de 560-590gr et formes de 650-670gr) mais aussi des gerfauts assez petits (tiercelets de 1.000gr-1.050gr). Ceci dit, il y a des exceptions: quand un oiseau de grande taille vole haut, il est bien entendu plus spectaculaire qu'oiseau de petite taille. Je connais une forme de pèlerin d'assez grande taille (poids de vol 950gr) qui est hautaine et vole comme un très bon tiercelet - inutile de dire que dans un piqué, elle est plus rapide qu'un oiseau de 650gr! Un faucon gerfaut à la limite de la visibilité est très très haut et quand il descend, il va très très vite ! Il y a aussi eu des effets de mode : il y a quelques décennies, aucun fauconnier n’était regardant sur la taille des oiseaux : on prenait ce qu’on trouvait quand on avait la chance de trouver un faucon ! Les fauconniers volaient des tiercelets de brookei de 500-510gr et des formes de 680 à 750gr. Avec le succès de la reproduction en captivité, est venue la mode des oiseaux plus grands – les fameux pèlerins « nordiques » (germanicus ou scotticus) – résultat : tous les reproducteurs professionnels proposaient des pèlerins « écossais » et la qualité des vols en a beaucoup souffert. Il y a eu quelques exceptions avec des croisements de lignées fameuses (p. peregrinus x paelei) qui donnaient de grands tiercelets hautains. Il semble que La tendance est actuellement à un retour vers des races « pures » et des oiseaux de plus petite taille. Les pressions au niveau international contre les hybrides ne sont peut-être pas étrangères à ce retour vers une certaine pureté !
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Il y a en effet d’énormes variations de taille dans les barbaries selon qu’ils viennent d’Afrique du Nord (Maroc-Tunisie ou Algérie) ou du Moyen-Orient ; il y a aussi des variations selon qu’ils viennent du milieu des terres ou près des côtes. Ces variations peuvent être de l’ordre de 150gr. Ces variations existent aussi dans presque toutes les sous-espèces de pèlerin comme les brookei et les pealeis par exemple. Les red naped shaheen ont aussi d’énormes variations en taille. A titre d’exemple, la plupart des oiseaux pris dans le nord du Pakistan soit plutôt petits (formes 700-750gr) tandis que curieusement ceux du sud ou d’Inde sont plus grands (je me souviens d’une forme volée par le président de l’ANFA de l’époque, capturée en Inde elle faisait 950gr en poids de vol !!!) J’ai eu la chance de voler beaucoup de RNS passagers – ils étaient tous faciles à affaiter, volaient libres en moins de deux semaines et faisaient prise dès les premières sorties ; leur poids allait de 650gr à 750gr. Il n’y avait pas de tiercelets à l’époque – les piégeurs les utilisaient pour nourrir les autres faucons ! En Iran les barbaries et RNS se mélangent. En ce qui concerne les minor, ils sont encore plus sensibles au climat que les barbaries ou shaheens. Ce sont des oiseaux qui n’aiment pas l’eau ni l’humidité – je comprends que nos voisins anglais en disent du mal. J’en ai vu voler correctement en Belgique – mais avec irrégularité il est vrai. En Espagne, ils font de grands vols dans un climat qui apparemment leur convient mieux. Sous nos latitudes, il vaut mieux les voler les jours de bon temps et d’essor – ils montent alors rapidement en utilisant les thermiques de façon très différente des autres faucons (ils n’étalent presque pas la queue et arrivent à monter à des centaines de mètres en quelques minutes avec une silhouette proche des martinets, queue fermée). Autre petite observation : les tiercelets ont aussi les ailes plus longues que la queue. Quand ils rament, ils donnent aussi l’impression de papillons ou de bourdons! Le pealei n’est pas plus facile ou difficile que d’autres, il est seulement connu pour être la sous-espèce du Faucon pèlerin qui a le plus mauvais caractère. Beaucoup de pealeis aiment ronger tout ce qui leur tombe sous le bec : jets, sonnettes, tourets, longes, cosses d’émetteur etc… J’en ai vu des dizaines aux USA ; seulement quelques uns n’avaient pas ce comportement. Je vole en ce moment un tiercelet de pealei qui a bon caractère et est un oiseau facile et n’a pas ce défaut. Les comportements des sous-espèces de faucons dépendent beaucoup de leur origine et surtout de la façon dont ils sont élévés. Il y avait moins de problèmes à ce niveau quand les oiseaux venaient de la nature (surtout les passagers - beaucoup plus sains et "bien dans leur tête"!
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Je suppose que l’explication est assez simple : le harnais était mal placé. Si l’oiseau a réussi à l’enlever lui-même et si en plus il avait des traces de sang et de l’infection, pas de doute ! Le veto, même expérimenté, a probablement été un peu moins attentif et a du mal centrer les lanières- il faut absolument qu’elles aient la même longueur et que le « porte-cosse » soit centré. J’ai vu des dizaines d’oiseaux de haut et bas-vol équipés avec des harnais ; c’est la première fois que j’entends ce cas. Mes oiseaux en tout cas, ne semblent pas en souffrir. Ceux que j’ai vu voler aux USA non plus et pourtant certains avaient un harnais depuis 5 ans (et ils le gardaient pendant la mue). A titre anecdotique, il est intéressant de noter que l’oiseau qui a volé le plus haut lors du sky trial Espagnol auquel vous faites allusion était un tiercelet de gerfaut (juvénile) muni d’un harnais. Il a été mesuré à 298m à la verticale tandis que le second oiseau mesuré était à 224m – un forme de brookei ! Cela prouve bien que d’une part le harnais est loin d’handicaper les oiseaux et d’autre part que les gerfauts peuvent monter aussi bien ou mieux (et beaucoup plus vite) que n’importe quel faucon. Il était amusant de remarquer que tous les spectateurs affirmaient que l’oiseau le plus hautain était le pèlerin. Pour la petite histoire, ce gerfaut était muni de 3 émetteurs !
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J'utilise le harnais sur 4 faucons depuis deux saisons. Pour le moment, je n'y vois que des avantages et peu de défauts (voir plus bas) - plus de plumes de queue arrachées et pas de risques d'électrocution! Si le harnais est bien placé, il est totalement invisible - c'est d'ailleurs parfois un problème pour fixer l'émetteur parce qu'il faut fouiller dans les plumes pour trouver la cosse. Les Américains laissent souvent les émetteurs en permanence sur l'oiseau; j'ai vu des oiseaux au bloc avec un émetteur fixé au harnais - il était quasi invisible! Les seuls défauts sont : la difficulté de les placer (il faut le faire assisté par un véto et c'est une séance qui prend environ une demie heure) et la forme de la gorge si on donne une pleine gorge à un oiseau. La gorge qui est bridée par les deux sangles qui passent en croix devant le brechet est déformée et poussée vers le haut (comme un soutien wonder-bra!) Mes oiseaux ont mué parfaitement avec le harnais (laissé pendant la mue). L'émetteur étant placé très haut sur l'oiseau, le signal sera toujours meilleur qu'avec un émetteur fixé à la patte. Un oiseau au sol aura son émetteur à une quinzaine de centimètres et sera nettement plus audible que s'il est au niveau du sol (faites l'expérience de mettre un émetteur au sol ou de le placer à 15-20cm de haut et vous verrez la différence!). Pour en revenir au sujet évoqué plus haut, un émetteur ne remplacera jamais l'affaitage pas plus qu'un collier éléctrique ne remplacera le dressage d'un chien. L'émetteur n'est qu'un accessoire parmi d'autres comme les sonnettes et la plaque d'identité pour retrouver un oiseau perdu, égaré ou ayant fait prise hors de vue. Il ne faut pas oublier non plus qu'aucun émetteur n'est infaillible. L'utilisation des émetteurs a cependant permis de reculer beaucoup de limites : depuis son apparition la fauconnerie a changé parce que la (relative) sécurité de l'émetteur permet de voler les oiseaux en très haute condition et que la qualité des vols s'en est trouvée grandement améliorée.
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Plusieurs auteurs (Cade, Dementiev, Stepayan, Swann, Cramp et Simmons) s’accordent à dire que les Faucons de barbarie (avec les red-naped shaheens) constituent une espèce différente du Falco peregrinus. Le barbarie est le Falcon pelegrinoides pelegrinoides tandis que le Red-naped shaheen est repris sous Falco pelegrinoides babylonicus ou peregrinus babylonicus. Cette distinction est par ailleurs reprise dans les annexes de la CITES. Les deux espèces sont très proches dans leur morphologie et couleur (le red-naped shaheen étant plus fade – tous deux ayant la nuque barrée de roux et des « moustaches » peu marquées). Les barbaries ressemblent en effet à de petits pèlerins mais avec des ailes plus étroites et longues (elles dépassent souvent le bout de la queue). La formule de charge alaire (wing-loading) est par ailleurs différente de celle des pèlerins. Le barbarie n’est pas le plus petit des pèlerins – le plus petit est le Peregrinus minor qui provient d’Afrique Centrale et du sud ; tiercelets –poids de 340 à 410gr et formes volant à 600-670gr. Le poids de barbaries oscille entre 400 et 480 pour les tiercelets et 630 à 750gr pour les formes. Ils sont très bien armés et proportionnés. Ils sont très aériens, courageux et d’un caractère facile. Pour en avoir volé plusieurs, je peux dire qu’une fois adaptés à notre climat, ils supportent très bien le vent et la pluie. Nous en avons volé plusieurs en Ecosse et ils se sont parfaitement adaptés. Ils se baignaient normalement et volaient magnifiquement dans le vent. !!! Le coup d’aile est vif et un plaisir pour les yeux. Ils semblent faire des piqués plus verticaux que les pèlerins et en règle générale, à l’instar des red-naped shaheen, sont plus spectaculaires en vol. Les pellegrinoides ont tendance à donner l’impression de voler plus haut que les pèlerins normaux, sans doute pour compenser leur petite taille et le fait qu’ils sont moins puissants en vol de poursuite. Il y a aussi une part de subjectivité dans l’estimation des plafonds parce que les faucons de petite taille donnent souvent l’impression de voler plus haut- un estimation qui contredite par des mesures objectives (avec télémètre). Un gerfaut à 300m donnera l’impression de voler moins haut qu’un tiercelet de barbarie à 200m !
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Citation Je rappelle que suivant la Convention de Washington l'annexe 2 de celle-ci article 6 : tout rapace né en captivité prouvant sa traçabilité ne fait plus parti de cette annexe. Je ne sais pas où vous avez trouvé cette annexe 2 – article 6 !!! Le texte de la convention est divisé en titres et en articles, les annexes reprennent une liste des espèces. L’article de la Convention traitant des dérogations est le suivant : Article VII Dérogations et autres dispositions particulières concernant le commerce : - 4. « Les spécimens d'une espèce animale inscrite à l'Annexe I élevés en captivité à des fins commerciales, ou d'une espèce de plante inscrite à l'Annexe I reproduite artificiellement à des fins commerciales, seront considérés comme des spécimens d'espèces inscrites à l'Annexe II. » Je crois que vous faites une confusion : les rapaces figurent en annexe I ou II de la Convention. S’ils sont nés et élevés en captivité, ils peuvent changer d’annexe et passer de I en II. Pour ce qui est de l’Euro-CITES (un peu plus stricte que la CITES), tous les rapaces appartenant à l’avifaune Européenne figurent en annexe A. S’ils sont nés en captivité, ils sont repris en annexe B – ce qui ne les dispense pas pour autant des documents nécessaires. La détention des rapaces n’appartenant pas à l’Avifaune Européenne et nés et élevés en captivité n’est pas soumis aux mêmes restrictions – ils doivent cependant être identifiables (bagues fermées). Ceci, pour rappel, la CITES traite du "commerce" des animaux et oiseaux. On entend par commerce toute cession (même à titre gratuit). Ceci n'empêche qu'il puisse y avoir d'autres législations - notamment nationales qui règlement la détention des rapaces!
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Citation « Il y a aussi un arrèté des commissions européennes disant que tout ressortissant des communautés ne peut être discréminé par rapport a un autre, et c'est dans ce sens que la lettre est rédigée. » Je crois que vous n’avez pas bien lu ou compris mon post ci-dessus : Le texte de la Directive Oiseaux 79/409/CEE est très précis : A peu près tous les articles comment par la mention « les états membres prennent toutes les mesures pour …. » • Article 18 1. Les états membres mettent en vigueur les dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires pour se conformer à la présente directive dans un délai de deux ans à compter de sa notification. Ils en informent immédiatement la Commission. 2. Les états membres communiquent à la Commission le texte des dispositions essentielles de droit interne qu'ils adoptent dans le domaine régi par la présente directive. • Article 19 Les états membres sont destinataires de la présente directive. Il ne faut pas non plus oublier l’article 14 qui dit explicitement : «Les états membres peuvent prendre des mesures de protection plus strictes que celles prévues par la présente directive». La France jusqu'à présent le fait. Il ne faut donc pas s’adresser à la Commission Européenne, qui est incompétente, mais aux états membres ! Je suis certains que la Commission, si elle le fait, répondra dans ce sens. C'est donc bien à l'état français qu'il faut s'adresser. Une petite suggestion aussi: si vous citez une Décision de la Cour de Justice Européenne, il faut en donner les références exactes. Je puis vous les fournir au besoin.
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L'idée de la lettre est excellente mais elle n'est pas à adresser à la Commission Européenne. L'arrêt de la Cour de Justice Européenne à laquelle Michel fait allusion est une réponse à une question préjudicielle relative à l'interprêtation de la Directive Européenne "Oiseaux". Ces arrêts sont adressés à la Communauté Européenne qui en donne communication aux Etats membres - lesquels sont libres ou non de les transposer dans leur législation nationale. La Belgique a transposé l'Arrêt Vergy dans sa législation nationale. D'autres pays l'ont fait ; la France ne l'a pas fait - c'est son droit - il n'y a pas d'obligation de le faire! Il faudrait plutôt adresser une lettre à l'Etat Français pour leur demander de transposer la décision de la Cour de Justice Européenne dans leur législation nationale. Ecrire à la Commission Européenne ne sert à rien parce qu'elle va répondre qu'elle n'est pas compétente.
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émision belge sur les rapaces et fauconniers
gerfaut a répondu à un(e) sujet de cathartes-fauconnerie dans Agenda
Je crois tout de même bon de préciser que ce ne sont pas les fauconniers qui étaient demandeurs de ce genre d’émission ! Ils ont appris comme tout le monde qu’il y allait y avoir une émission sur la « fauconnerie ludique »; A propos, cela doit être un néologisme puisque la définition de la fauconnerie est connue et ludique veut dire « relatif au jeu » ; alors chasse au vol = jeu, je ne comprends pas très bien, alors qu'on y présente des voleries et autres spectacles, mais il paraît qu’on ne pouvait pas dire « pseudo fauconniers » parce que cela aurait fait hurler certains !) Comme Etienne, je ne crois pas qu’il s’agisse de désinformation et que ces émissions reflètent hélas trop souvent la réalité ! Les voleries respectables et connues ont décliné l’invitation; les fauconniers aussi. N’y ont participé que ceux qui l’ont bien voulu (pour toutes sortes de raisons –besoin de faire parler de soi ? - publicité ?) Je suis affligé, quand je lis certains posts de Khevin3 et Helijeff dans la rubrique «Stages de fauconnerie en France», par la médiocrité de l’enseignement donné dans certaines voleries encadré par des gamins de 13 ans. Les fauconniers ne peuvent pas cautionner des telles pratiques et ne veulent surtout pas que le terme «fauconnerie» y soit associé. Le but de ces émissions, on le verra sans doute dans la troisième dès que la parole sera donnée aux opposants (LRBPO etc.) est de dénoncer l’effet de mode (Harry Potter) et l’engouement pour les rapaces comme « pets » (animal de compagnie). Il faut reconnaître que c’est également une réalité et que le modèle de nos voisins d’Outre-Manche a déteint sur nous. Visitez la foire de Londerzeel et vous serez surpris du nombre de visiteurs et d’amateurs (des milliers). Les fauconniers n’ont jamais voulu participer à ce genre d’émission parce que le débat est toujours difficile avec des extrémistes (genre LRBPO ou Gaia) dont le credo, la raison d’être et le fonds de commerce est de s’opposer à la chasse en général et à la détention de tout animal. Ceci dit, paradoxalement, ils tolèrent malgré tout la fauconnerie et reconnaissent que c’est le mode de chasse le plus écologique (sic) cfr leur revue "l'Homme et l'Oiseau" !!! Pour avoir une idée de ce qu'ils vont (probablement) dire sur le plateau, je vous livre ci-dessous un post (ancien) de la LRBPO : « La distinction entre fauconniers et pseudo-fauconniers est facile à expliquer. Les fauconniers sont des chasseurs qui utilisent des oiseaux de proie comme moyen de chasse. Même si nous n'approuvons pas cette pratique, nous devons reconnaître qu'ils respectent en général les diverses législations. De plus, leur code de conduite interdit les démonstrations en public et leurs oiseaux sont nés en captivité avec une traçabilité remarquable. Les pseudo-fauconniers ont des buts fort différents. Ils utilisent les oiseaux de proie comme source de revenu, organisent des démonstrations publiques (sous le couvert de l'étude et de la protection de ces oiseaux...), font du commerce. Ils sont à l'origine du trafic international de ces espèces. Notre association milite actuellement pour l'interdiction totale des démonstrations publiques à l'aide de rapaces. En ce qui concerne la protection de ces oiseaux, la CITES (Convention de Washington) autorise le commerce de ces espèces (soutenu notamment par le WWF) sous certaines conditions. Les contrôles sont rares et les moyens de détourner la loi nombreux. Cqfd. Hugues FANAL Directeur Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux 43-45 rue de Veeweyde - 1070 Bruxelles Tél.: 02/521.28.50 - Fax: 02/527.09.89 e-mail: protection.oiseaux@birdprotection.be www.protectiondesoiseaux.be Contrairement à ce que vous pensez, même si elle est discrète, la fauconnerie a une bonne image, tant auprès du public que des autorités. Elle ne sera jamais populaire parce qu’elle est exigeante en temps et en moyens, mais elle a atteint un niveau de qualité jamais égalé auparavant. A propos des dissensions entre fauconniers, il n’y a pas ou très peu de dissension à propos des espèces d’oiseaux : un bon fauconnier est celui qui vole l’oiseau le mieux adapté au terrain où il peut le faire voler, au temps et aux moyens dont il dispose! On peut faire une excellente fauconnerie avec une harris sur une petite garenne bourrée de lapins! Le choix des espèces est une question de personnes – les fauconniers trouvent en général l'oiseau qui leur convient après avoir vu voler différentes espèces. Tous les fauconniers qui ont acquis une certaine "maîtrise" ont eu des espèces d'oiseaux différentes et assistent avec le même plaisir à une chasse de bas vol ou de haut vol. -
émision belge sur les rapaces et fauconniers
gerfaut a répondu à un(e) sujet de cathartes-fauconnerie dans Agenda
Eh oui, on n’a pas vu de fauconnerie dans l’émission. Et pourtant les fauconniers (dont certains que vous citez) ont été sollicités pour participer à l’émission. Beaucoup de fauconniers, contrairement aux voleries et autres détenteurs de rapaces, sont partisans de l’adage « pour vivre heureux, vivons cachés ! » La réalisatrice de l’émission aurait pourtant voulu montrer quelques séquences de vraie fauconnerie. Les fauconniers que vous citez n'auraient certainement pas eu honte de montrer de la belle fauconnerie, mais ils ont estimé qu’ils n’avaient rien à gagner à débattre sur la place publique d’un thème qui a déjà agité beaucoup de monde sur ce forum. Tout le monde y aurait perdu des plumes ! (mauvais en cette période de grippe aviaire). Ceci dit, au risque de répéter ce que d’aucuns ont déjà dit sur ce forum, est-il utile de rappeler la définition de la fauconnerie ou "l'art de chasser au vol" ? Il existe suffisamment de lexiques et de dictionnaires assez précis sur la terminologie. Pour ceux que cela intéresse, je les renvoie au livre de Hubert Beaufrère « Lexique de la Chasse au Vol ». (voir scriptorium). Il a quelque temps, Michel Velter avait évoqué l’idée de baptiser «rapaçier» l’amateur et détenteur de rapaces par différenciation du «fauconnier»- excellente initiative! Le terme "fauconnerie" est trop souvent galvaudé et l’amalgame est soigneusement entretenu par les voleries (spectacles avec des rapaces) et autres «écoles de fauconnerie». En Fauconnerie, un rapace est détenu pour l’utiliser pour la raison pour laquelle il a été programmé par la nature: la chasse. Les fauconniers sont les observateurs quotidiens et privilégiés de spectacles fabuleux que seuls de rares ornithologues (très chanceux) peuvent admirer quelques fois par an dans la nature. Un rapace est fait pour chasser en vol et non pour être détenu en volière ou au bloc. Les rapaces sont incontestablement les oiseaux qui volent le mieux dans la nature – tous les superlatifs sont permis – ils détiennent tous les records ! La beauté «statique» d’un rapace n’est qu’un pale reflet des performances qu’il peut montrer en vol et qui ne s’expriment vraiment que quand il chasse. Le «confiner» -pour reprendre un mot à la mode en cette période de grippe aviaire– est le priver des moyens d’expression naturels pour lequel il a été conçu. Ceux qui ont pu être témoins du piqué fabuleux d’un faucon pèlerin, des attaques à la montée d'un faucon émerillon ou gerfaut, de l'agilité d'un épervier ou de l’attaque brutale d’un autour ne me contrediront pas. Une fois dans les airs, le rapace est un dieu! Le débat sur les voleries vs fauconnerie est stérile parce que ces deux activités ont peu de choses en commun: la volerie est un spectacle de rapaces qui utilise certaines techniques de base (rappel ou réclam selon les oiseaux) de la fauconnerie. Cela se limite en gros à cela. L'aspect commercial fait la différence - les voleries sont des entreprises qui doivent être rentables pour survivre. La motivation des voleries, outre le spectacle quelle offrent, est trop souvent de créer un besoin, qu'elles peuvent satisfaire: fourniture d'un oiseau, équipement, cours et parfois même « journées de chasse » etc... Au risque de vexer certains, je considère que la Fauconnerie ne s’apprend pas dans une volerie, même si certains gérants sont des fauconniers : on y apprend tout au plus à manipuler un oiseau (au demeurant très familier car habitué au monde) et à le nourrir. L’image est en fait faussée puisque les oiseaux familiers utilisés donnent une idée de facilité. Détenir, savoir comment nourrir et loger un rapace de volerie est à la portée de (presque) tout le monde. Autre chose est quand l’élève se retrouve chez lui avec son oiseau – sauvage – rétif et ne correspondant plus du tout aux « modèles » qu’il a pu manipuler dans la volerie ! La détention de nocturnes, vautours et autres rapaces diurnes non chasseurs, toute louable soit-elle, n’a rien à voir avec la Fauconnerie. L’amalgame avec la Fauconnerie est dénoncé tant par les Fauconniers eux-mêmes que par les opposants. Est-il utile de rappeler le terme de « pseudo fauconniers » utilisé par les opposants? Lesquels sont surtout opposés à tout ce qui est spectacles et démonstrations de vols et la prolifération d'amateurs qu'elle entraîne. Le terme est suffisamment galvaudé par tous ceux qui veulent en faire une «rente» pour ne pas ajouter les opposants à une liste déjà longue. L’art de la fauconnerie commence là où la rapacerie s’arrête !. -
émision belge sur les rapaces et fauconniers
gerfaut a répondu à un(e) sujet de cathartes-fauconnerie dans Agenda
Voici le programme des 3 émissions (dont celle de dimanche passé 26 février): Trois émissions seront consacrées aux rapaces et plus spécifiquement à la fauconnerie ludique, ainsi qu'à l'effet de mode, car on voit de plus en plus de démonstrations et de présentations de rapaces, et de plus en plus de particuliers désirent en détenir. Ces 3 émissions s'intéressent donc à la relation que nous avons, aujourd'hui, avec ces oiseaux chargés d'une lourde symbolique. Dans cette première émission (26/02), nous nous intéresserons aux lieux où l'on peut voir des démonstrations de rapaces. Dans la seconde, nous esquisserons des portraits de passionnés de rapaces (05/03) Dans la troisième, nous élargirons le sujet avec 3 reportages : - le centre de revalidation de la LRBPO qui reçoit de plus en plus de rapaces. - la cathédrale St Michel et Gudule où depuis 2 ans un couple de faucons s'est installé et où un moniteur a été installé pour que les passants puissent suivre l'évolution de la couvée. - le Domaine des Silex à Watermael-Boitsfort, lieu protégé où l'on peut voir une série d'oiseaux et où de nombreux rapaces sont relâchés après revalidation Trois reportages dans cette première émission : Le château de Bouillon héberge depuis quelques années un fauconnier qui présente ses nombreux rapaces en démonstration au public. Celui-ci peut aussi visiter les installations, et les oiseaux : buse de Harris, faucons, vautours, chouette? Quel est le but poursuivi ? Quelle est la réaction du public ? Rencontre avec Yvan Geer, un fauconnier flamand qui consacre tout son temps à ses rapaces et est soutenu par le syndicat d'initiative de Bouillon. Les fêtes médiévales connaissent un succès croissant. Les rapaces sont souvent associés au Moyen-Age, on voit donc de plus en plus de fauconniers participer à ces fêtes, y faire des démonstrations. Visite à la fête médiévale de la Citadelle de Namur qui l'été dernier a présenté non seulement des rapaces, mais aussi un montreur d'ours et une compagnie de baladins qui présentent des loups, en réalité des chiens-loups. Les enfants peuvent entrer dans la cage aux fauves ! La présence de ces 3 super prédateurs - loups, ours et rapaces - permet de s'interroger sur notre relation actuelle à l'animal "sauvage", et à la symbolique de ces animaux. L'an dernier à Pâque s'est tenu le premier Salon dédié aux animaux de compagnie, à Flanders Expo, à Gand. Son titre : Beestjes en baasjes. Un Salon explicitement destiné à un public familial. Il présente d'une part tous les accessoires destinés aux chiens et aux chats mais aussi les NAC : lama, chinchilla, serpent, wallaby, furet, tortue, et aussi des rapaces. Le stand de rapaces est le plus grand du Salon et propose aux visiteurs de tout savoir sur l'art et la manière d'élever et de posséder des rapaces. Notre invitée, Corinne Beck (Dijon) est philosophe et anthropologue et s'intéresse aux notions de sauvage, à notre relation ancestrale à ces prédateurs. Corinne Beck a notamment écrit un livre consacré à la fauconnerie de chasse (qui n'est pas abordée dans ces émissions-ci). Invité: Baudouin Van den Abeele Invitée: Corinne Beck Présentation : Claudine Brasseur L’émission de dimanche prochain (05 mars 2006) Reportage 1 : Portrait d'un propriétaire de rapaces Ilja Morant se définit comme propriétaire, non comme éleveur. Il a acquis son premier rapace il y a 5-6 ans. Aujourd'hui, une douzaine d'oiseaux sont en volière dans son jardin, à Ledeberg. Chouette effraie, harfang, faucon crécerelle américain, buse de Harris? petit à petit, l'oiseau fait son nid? Pour cet amateur de rapaces, il n'est pas question de commerce, mais de passion. S'il a trop d'oiseaux, et si ses projets de reproduction (sur commande) réussissent, il échangera avec d'autres passionnés. Il insiste sur le terme "échange" car quand on aime, on ne compte pas, et on ne parle pas d'argent. Même si les volières, la nourriture de première qualité, les soins vétérinaires et les inscriptions aux différentes foires, expositions et Salons auxquels il participe coûtent cher, il s'agit simplement d'assumer son "hobby". Comment fait-il pour "apprivoiser" les rapaces ? Comment justifie-t-il l'enfermement de ses oiseaux ? Comment partage-t-il sa passion avec d'autres amateurs ? Combien ça coûte ? (quand même?) Chez lui, nous avons rencontré une dame passionnée et qui est venue prendre quelques cours de dressage avec son grand-duc, car il n'est pas question de se lancer à la légère dans cette aventure. Le rapace, c'est sérieux et il faut le faire sérieusement, surtout quand on désire en avoir plus? Reportage 2 : Portrait d'un autre passionné Michel Strée aime lui aussi les rapaces. Son nom ne nous est pas étranger : la prise d'otages du bus d'enfants, devant la RTBF?c'était lui, à 20 ans. Michel Strée a fait de la prison, et a payé sa dette à la société. Après ces années de prison, puis une difficile réinsertion, il s'est pris de passion pour la chevalerie. A cette occasion, il a rencontré des fauconniers, et a acquis son premier rapace. Il a aussi participé à des fêtes médiévales. Il détient des rapaces depuis 10 ans environ. Aujourd'hui, il vit auprès d'eux sur les hauteurs d'Aywaille, avec l'accord de la commune. Il y a installé de grandes volières dans lesquelles on trouve caracara, vautour à capuchon, vautour palmiste, faucon?et aussi les classiques : chouette harfang, effraie. Il a essayé d'obtenir l'agréation de la RW et de la LRBPO comme centre de revalidation, en vain. A présent, il se lance dans une nouvelle étape de sa vie : aménager de gros camions et partir sur les routes pour sensibiliser les citoyens à la protection de la nature et à l'avenir de la planète. Mais ses amis veilleront aux rapaces durant son absence? Deux points de vue centrés autour de l'amour des rapaces, qui nous permettront d'évoquer avec nos invités la relation à l'animal sauvage captif, et ce que cela implique. Invitée: Sophie Bobbé Présentation : Claudine Brasseur -
Les colliers modernes ont une pile qui suffit pour toute la saison (6 mois) même pour des dresseurs professionnels qui dressent une dizaine de chiens. Pour un particulier qui l'utilise judicieusement - une, deux ou trois décharges par "faute" devraient suffire. Même répétées plusieurs fois dans la journée, elles ne devraient pas "vider" la batterie. Les Ets Martin à Lantin (Belgique) fabriquent d'excellents colliers, résistants à toute épreuve, qui portent loin et durent une saison! En ce qui concerne la question de savoir à quel age on peut commencer à chasser avec un chien, cela dépend bien entendu de la race, du type de chasse et de ce qu'on attend du chien. En règle générale, il faut deux saisons. Un chien d'arrêt de grande quête (type pointer ou setter anglais) ne sera mis qu'après trois saisons, alors que les mêmes chiens mis en quête de chasse le seront au bout de 18 mois. Un épagneul sera mis plus tôt. Un chien rapporteur, comme un labrador (voir un post plus haut), si utilisé au type de chasse qui lui convient, sera mis en deux ou trois saisons même s'il rapporte spontanément après quelques mois. A propos, ce n'est pas un chien leveur et utiliser un labrador pour la chasse au vol est un non-sens. C'est un chien programmé pour rapporter et pas pour broussailler, arrêter ou lever du gibier. Le choix d'une race dépend du type de vol qu'on pratique : si c'est du bas-vol sur lapin, mieux vaut un chien broussailleur et un chien qui "marque" les terriers. Si c'est pour voler la perdrix, mieux vaut un chien rapide et à la quête étendue (chien anglais). Dernière remarque : Il y a une énorme différence entre un chien qui obéit (plus ou moins) lors d'un entraînement et un chien livré à lui-même à la chasse. Le pire est la chasse en groupe parce qu'un chien qui n'est pas mis, perdra tous ses moyens. C'est la raison pour laquelle il faut absolument proscrire la chasse en groupe pour les jeunes chiens.
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Etienne a parfaitement résumé le sujet : "Il y a mille méthodes, aucune règle. Il faut cesser de croire qu’il s’agit d’élitisme ou de secrets de polichinelle, on n’apprend pas la culture, on l’acquiert." Il est aussi difficile de résumer le dressage d’un chien que l’affaitage d’un oiseau de chasse. Le dressage se fait par étapes qui sont soumises à un apprentissage par « shaping » ou façonnement, technique par laquelle on apprend un comportement particulier en renforçant des approximations successives de ce comportement. Les approximations sont apprises par conditionnement opérant qui suit le schéma suivant : stimulus - comportement - conséquence de la réponse (renforcement positif, négatif ou punition positive, négative). La différence entre le dressage d'un chien par rapport à l'affaitage d'un d'oiseau de chasse est que le premier accepte les réponses "positives" (récompenses, flatteries etc...) et les réponses "négatives" (réprimandes, punitions, tapes etc..) tandis que le second n'accepte que les renforcements positifs (pas question de "punir" un oiseau sinon il dérobera ses sonnettes!) Un chien "dur" comme cela semble être le cas et qui court sous l'aile doit être repris en main rapidement. Si les méthodes classiques de dressage ne suffisent pas (il ne faut pas hésiter à courir derrière le chien pour le reprendre par la peau et le remettre à l'endroit ou il a "fauté"), l'utilisation judicieuse d'un collier électrique peut ramener un élève récalcitrant dans le droit chemin. Le collier éléctrique est un outil à ne pas mettre entre toutes les mains. On peut au mieux corriger quelques défauts ou mauvaises habitudes mais pas dresser un chien avec un collier. La condition primordiale est que le chien ne doit pas associer sa "punition" à son maître ; il doit se punir lui-même. Cela demanderait un plus long développement mais cela veut dire qu'il ne faut pas donner d'ordre en même temps que la punition. Beaucoup de chiens d'arrêt sont mis au lièvre (c'est à dire guéris de leur détestable habitude de courir les lièvres) en une ou deux séances. Ils s'élancent sur un lièvre et se punissent eux-mêmes - très vite ils associent le lièvre à un animal «électrique» qui donne des sensations désagréables et en peu de temps ils cessent de les courir voire ils les ignorent. Le dressage d’un chien est un travail de longue haleine – 2 ou 3 saisons. Il commence tôt, par des exercices simples et des ordres clairs, dès que le chiot est à même de comprendre. Il est surtout quotidien; il demande de la rigueur et de la régularité. Il demande aussi une grande discipline de la part du maître qui trop souvent fait chasser son chien trop tôt. Corriger les défauts d’un chien adulte est très difficile, parfois impossible. Certaines races de chiens sont plus faciles à dresser que d'autres. Trop souvent un mauvais" chien est un chien qui a été dressé (?) par un mauvais maître!
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Quelques amateurs chassent encore au guépard en Espagne. J'ai assisté à quelques chasses amusantes. Plusieurs livres traitent de chasse au guépard (cheetah en anglais). Boyer y consacre un chapitre dans son « Traité de fauconnerie et autourserie » (Payot, Paris 1948). Vous trouverez également un chapitre « Quand les guépardiers rivalisaient de savoir-faire avec les fauconniers » dans « La chasse au vol au fil des temps « - le catalogue de l’exposition du Musée International de la Chasse – Gien (1994) Un chapitre également dans « Life with an Indian Prince » des frères Craighead (Archives of Falconry, Boise 2001) Certains de ces livres sont en vente dans le cadre d’une succession – la liste est visible sur le site http://users.belgacom.net/Mariae-Burgundiae/) (occasions) Il n'y a pas de références sur la chasse au guépard dans le "La chasse au vol" de Hachette Paris 1978 mais il y a en a dans de nombreux traités Arabes et Perses.
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Combien de temps faut il pour pratiquer la fauconnerie ?
gerfaut a répondu à un(e) sujet de ------phenix----- dans L'arrivée des
Un des éléments essentiels de la pratique de la fauconnerie est, comme l’a soulevé Phénix, le temps dont on dispose. Une bonne fauconnerie ne peut se faire qu’adaptée aux moyens et à l’environnement dont on dispose et surtout au temps qu’on peut y consacrer. Le choix de l’oiseau ne dépendra que de ces critères : quelqu’un qui ne disposera que de peu de temps et d’un environnement fermé (boqueteaux, haies etc…) sera avisé de voler plutôt une buse de harris. Un autour ou épervier demanderont plus de temps et les oiseaux de haut-vol (faucons) demanderont en plus des terrains étendus. Le temps est un bien précieux mais indispensable pour la fauconnerie! -
Fauconnier comme profession ? est ce rentable ?
gerfaut a répondu à un(e) sujet de ------phenix----- dans L'arrivée des
La grande erreur a en effet été d’intituler ce forum «fauconnerie». On y parle de tout mais très peu de fauconnerie. Est-il utile de rappeler la définition de la fauconnerie ou "l'art de chasser au vol". Il existe suffisamment de lexiques assez précis sur la terminologie. Prenez par exemple le livre de Hubert Beaufrère « Lexique de la Chasse au Vol ». Michel Velter a parlé un moment de différencier le «rapaçier» du «fauconnier»- excellente initiative! Pourquoi ne pas intituler le forum «Rapaçologie, détention de rapaces» ou quelque chose dans le genre mais de grâce plus fauconnerie quitte à faire une section uniquement dédiée à la fauconnerie. L’amalgame est soigneusement entretenu par les spectacles avec rapaces, voleries et autres «écoles de fauconnerie» et détenteurs de rapaces. Le terme est suffisamment galvaudé par tous ceux qui veulent en faire une «rente». A propos, je ne partage pas du tout l’opinion de Michel Velter en ce qui concerne la seule justification de la détention d’un oiseau : « la rente ». Depuis quand la «rente» justifierait-elle la détention d’un oiseau? Tous les rapports avec les animaux sont faussés dès que la notion d’argent s’en mêle. On ne détient pas un rapace pour ce qu’il peut rapporter. La Fauconnerie au moins a un rapport différent : l’oiseau de chasse est détenu pour l’utiliser pour la raison pour laquelle il a été programmé par la nature: la chasse. Les fauconniers sont les observateurs quotidiens et privilégiés de spectacles fabuleux que seuls de rares ornithologues (chanceux) peuvent admirer quelques fois par an dans la nature. Un rapace est fait pour voler et non pour être détenu en volière ou au bloc. Un rapace est un animal de vol fabuleux– sa beauté «statique» n’est qu’un pale reflet des performances qu’il peut montrer en vol et qui ne s’expriment vraiment que quand il chasse. Le «confiner» -pour reprendre un mot à la mode en cette période de grippe aviaire– est le priver des moyens d’expression naturels pour lequel il a été conçu. Ceux qui ont pu être témoins du piqué fabuleux d’un faucon pèlerin ou de l’attaque brutale d’un autour ne me contrediront pas. Le débat sur les voleries vs fauconnerie est stérile parce que ces deux activités ont peu de choses en commun: La fauconnerie est un mode de chasse. La volerie est un spectacle de rapaces qui utilise certaines techniques de base (rappel ou réclam selon les oiseaux) de la fauconnerie. Cela se limite en gros à cela. L'aspect commercial fait la différence - les voleries sont des entreprises qui doivent faire de l'argent (de la «rente»). Je ne crois pas qu'on puisse apprendre la fauconnerie dans une volerie : on y apprend tout au plus à manipuler un oiseau (au demeurant très familier car habitué au monde) et à le nourrir. L’image est en fait faussée puisque les oiseaux utilisés donnent une idée de facilité. Par exemple, on n'y apprend souvent même pas à faire les noeuds de base (les voleries utilisent des mousquetons pour attacher leurs oiseaux pour des raisons de gain de temps pendant les spectacles) ni à chaperonner un oiseau. Détenir un rapace, savoir le nourrir et le loger ne sont que les prémices de l’art de la fauconnerie. La motivation des voleries est de créer un besoin, qu'elles peuvent satisfaire: fourniture d'un oiseau, équipement, cours et parfois mêmes « jours de chasse » etc... Je ne connais pas beaucoup d'exemples de vrais fauconniers qui soient passés par des voleries mais il y a sans doute des exceptions. La fauconnerie s'apprend essentiellement en suivant un parrain ou mentor. Je sais qu'il n'est pas facile d'en trouver mais il y en a ; avec de la motivation, on peut arriver à en trouver. La détention de nocturnes, vautours et autres rapaces diurnes non chasseurs, toute louable soit-elle, n’a rien à voir avec la fauconnerie. L’amalgame avec la fauconnerie est dénoncé tant par les fauconniers eux-mêmes que par les opposants. Est-il utile de rappeler le terme de « pseudo fauconniers » utilisé par les opposants? Lesquels sont surtout opposés à tout ce qui est spectacles et démonstrations de vols et la prolifération d'amateurs qu'elle entraîne. Une émission TV (dans le cadre du «Jardin extraordinaire») axée contre la détention libre des rapaces -l’effet « Harry Potter »- et autres animaux à la mode (félins, serpents…) sera projetée en mars. Nous avons refusé d’y participer parce qu’il nous était demandé de prendre nos distances vis-à-vis de tout ce qui n’était pas la fauconnerie. Le débat est déjà difficile avec des amateurs qui partagent certaines choses en commun mais il ne nous a pas semblé utile de l’étaler sur la place publique. Les relations des fauconniers avec les opposants ont toujours été relativement bonnes – un «modus vivendi» a été trouvé. Si nous ne faisons pas parler de nous, ils nous laissent tranquilles ! D'où vous comprendrez peut-être le souci des fauconniers de prendre leurs distances vis à vis d'activités qui ne sont pas de la fauconnerie. -
Le texte légal en Région Wallonne est le suivant: Art. 17 . Tout oiseau d'élevage doit être bagué au moyen d'une bague formée d'un anneau cylindrique d'une seule pièce et complètement fermé lors de sa fabrication. Les bagues fermées sont glissées suivant l'espèce, soit au tarse, soit au-dessus du tibia de l'oisillon. Il doit être impossible de les retirer à un stade ultérieur de croissance de l'oiseau sans dommage à celui-ci ou altération des bagues. Les bagues sont conçues de telle façon que le diamètre ne puisse être modifié ni par voie chimique, ni par voie physique. Art. 18 . § 1er. Les bagues fermées sont délivrées par les groupements agréés. § 2. Toute bague fermée délivrée par un groupement agréé porte au minimum un sigle permettant de reconnaître le groupement agréé qui l'a délivrée, une lettre indiquant le diamètre intérieur de la bague, le millésime, et un numéro identifiant l'éleveur qui l'a reçue. Les mentions reprises dans les textes Français sont assez similaires. Au niveau Européen, il est question d'harmonisation des mentions sur les bagues: la bague devrait reprendre la lettre du pays qui le délivre (par ex NL pour les Pays-Bas ou F pour la France, le millésime (souvent en vertical par exemple 06 pour 2006), une lettre ou deux chiffres indiquant le diamètre intérieur - par exemple 14 pour 14mm- le sigle ou des lettres permettant de reconnaître le groupement qui la délivré - par exemple ANFA -un numéro ou des initiales identifiant l'éléveur et un numéro d'ordre. Cela fait des bagues assez chargées (environ 12 mentions) mais il est possible de graver tout cela sur des bagues d'un diamètre supérieur à 7mm. De telles bagues sont expérimentées avec succès depuis plusieurs années- les oiseaux perdus (et repris) ont tous été retrouvés rapidement. Avec un système harmonisé, on pourrait enfin! rapidement "tracer" l'oiseau. L'indication du pays est loin d'être superflue parce que nombre d'oiseaux sont retrouvés avec des bagues qui ne reprennent que les initiales de l'éléveur et un numéro d'ordre. Immaginez un oiseau né au Royaume Uni, perdu en France et porteur d'une bague dont les mentions seraient WCG 003! Impossible de retrouver son propriétaire, ni son éleveur ni même de savoir le pays d'origine (et souvent de savoir même de quel type d'oiseau dans le cas d'un hybride). Tous les centres de revalidation et les associations de fauconnerie sont sollicités des dizaines de fois chaque année pour des cas similaires. Certains oiseaux finissent péniblement leur vie dans un centre de réhabilitation uniquement parce qu'il n'est pas possible d'identifier le propriétaire. Ici aussi, il est important de rappeler à tous l'utilité de la plaque ou de la bague d'identité - un simple numéro de tél- cela coûte peu et peut rapporter gros! Une nouvelle technique proposée par l'IAF est à l'étude. Cette technique consiste à inclure un transpondeur (micro-chip) dans la bague - celle-ci pouvant être gravée ensuite. Le micro-chip présente l'avantage de pouvoir être lu par des lecteurs universels qui reliés par internet à une banque de données peuvent instantanément retrouver les coordonnées du propriétaire (comme pour les puces pour chiens ou chats). Quelques bagues incorporant des puces sont à l'essai sur des rapaces depuis un an- avec satisfaction jusqu'à présent.
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Texte publié par l'agence Belga: Grippe aviaire: rassemblements de volailles interdits en Belgique Bron: Belga 21/10/2005 19:53 BRUXELLES 21/10 (BELGA) = A partir de lundi, les rassemblements de volailles et d'oiseaux domestiques seront interdits en Belgique. Cette mesure concerne les expositions, marchés, concours et autres rassemblements, et ce pour une durée indéterminée, a annoncé vendredi l'Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (AFSCA). La Belgique suit en ce sens les propositions de renforcement des mesures contre la grippes aviaires émises par l'assemblée des experts de la Commission européenne. D'autre part, l'obligation de confinement qui était déjà en vigueur pour les exploitations avicoles professionnelles situées dans des zones sensibles (1 km autour des lieux de repos et de passage des oiseaux migrateurs) est étendue à toutes les volailles et à tous les oiseaux détenus en captivité. Les aviculteurs privés doivent donc également maintenir leurs animaux enfermés. Les zones concernées doivent encore être précisément définies. Cette mesure sera élaborée en collaboration avec l'Institut géographique national (IGN) et les bourgmestres des communes concernées seront informés. (CHN) Belga (Belga Feed)
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Un bon vermifuge est le DRONTAL dosé pour les chats. Il faut évidemment calculer la dose en fonction du poids de l'oiseau. Contrairement au PANACUR (à ne pas donner en période de mue) le DRONTAL n'a pas d'effets secondaires. Une seule prise suffit avec éventuellement un rappel (comme pour tous les vermifuges) au bout d'une semaine pour tuer les larves parce que les vers ont des cycles de ponte. Si on ne fait qu'un traitement, on ne supprime que les vers adultes et pas toujours les larves qui peuvent réinfecter l'oiseau.