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BelleMuezza

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Tout ce qui a été posté par BelleMuezza

  1. Le boum du secteur minier permet à l'Australie de résister à la morosité qui frappe nombre d'autres grands pays riches. Mais son impact sur l'environnement, terrestre et marin, suscite de plus en plus de critiques, l'Unesco s'inquiétant par exemple pour l'exceptionnelle Grande barrière de corail. Près du port de Newcastle, à 160 km au nord de Sydney, des bateaux en partance pour l'Asie attendent leurs chargements, du charbon principalement, qui arrive via un ballet incessant de trains venus de l'intérieur des terres. En 2020 ou même avant, quelque 7.000 bateaux traverseront chaque année la Grande barrière de corail, située au nord-est des côtes australiennes, contre 5.000 aujourd'hui, dont un cinquième transporteront le charbon embarqué à Newcastle. Près de là, la Vallée Hunter a vu le nombre de ses mines à ciel ouvert multiplié par six ces trente dernières années. Les habitants disent ressentir tous les jours l'impact de ce boom: poussée des maladies respiratoires et des crises d'asthme, dans un paysage sillonné par les trains et les camions qui soulèvent des nuages de poussières permanents. Les mines ont peu à peu étouffé l'industrie laitière, autrefois florissante, et les habitants craignent que l'agriculture en général soit condamnée dans cette région, si le projet de quasiment tripler les capacités du port, pour le charbon, reçoit le feu vert des autorités. Selon ses propres estimations, le port de Newcastle exportera 139 millions de tonnes de charbon sur l'année fiscale en cours (juin 2012-juin 2013). Il veut accroître ses capacités à 330 millions de tonnes, avec un quatrième terminal. Les défenseurs de l'environnement et des experts du développement durable sont perplexes, soulignant qu'un tel projet va à l'encontre de la politique gouvernementale de réduction des émissions de gaz à effet de serre. L'Australie est le pays du G20 doté du taux le plus élevé d'émissions carbone par habitant et s'est engagé à réduire ses émissions d'au moins 5% par rapport à leurs niveaux de 2000, d'ici 2020. Le gouvernement a introduit le 1er juillet une taxe carbone pour pousser les industries les plus polluantes à participer à cet effort. Mark Diesendorf, un scientifique qui a autrefois conseillé le gouvernement et qui travaille désormais à l'université de Nouvelle-Galles du Sud, met en garde contre l'appauvrissement, voire la perte, de paysages parmi les plus beaux de ce pays. Au premier rang desquels la Grande barrière de corail, l'un des plus importants réservoirs de biodiversité de la planète, classée au patrimoine mondial de l'Unesco. "Nous augmentons énormément l'exploitation et l'exportation de charbon, la production de gaz de charbon et d'autres industries, ce qui va certainement avoir un impact immense, non seulement sur notre environnement, mais aussi au final sur l'avenir de notre économie", déclare le directeur de l'Institut des études environnementales au sein de l'université. "C'est un clash entre les buts à long terme, qui sont plutôt traités comme des aspirations politiques, et non de véritables projets, et ce que (le gouvernement) estime être des nécessités à court terme", ajoute Mark Diesendorf. L'Unesco a prévenu début juin que la Grande barrière pourrait être placée sur la liste des sites en danger, si le développement minier se poursuivait à ce rythme effréné. Les ports des côtes au large desquels se trouve la Grande barrière exportent actuellement 156 millions de tonnes de charbon par an, mais les projets en cours pousseraient ce chiffre à 953 millions par an, d'ici dix ans. L'Unesco a appelé à interdire la construction de nouveaux ports dans la zone jusqu'en 2015, estimant que l'échelle et le rythme des propositions semblent être tels qu'ils rendent impossibles des prises de décisions indépendantes, de qualité et transparentes. Le gouvernement de l'Etat du Queensland (nord-est), qui proclame ouvertement être "dans le secteur du charbon", a vivement répliqué, en prévenant qu'il ne placerait pas l'environnement avant le développement économique. Les autorités "sont décidées à assurer les meilleures protection et gestion" de la Barrière, une attraction touristique majeure pour l'Australie, a répondu le ministre de l'Environnement Tony Burke. Mais il ne peut pas abolir les droits" des exploitants miniers qui ont reçu le feu vert pour la construction de ports ou de mines, a-t-il précisé. Sciences et Avenir 13/07/2012
  2. Des chercheurs du Museum national d'Histoire naturelle de Paris et du Musée National de Namibie ont établi que les chèvres étaient domestiquées dans le sud de l'Afrique dès la fin du premier millénaire avant Jésus-Christ, selon un communiqué du Museum. Leur recherches "viennent de mettre au jour des niveaux d'occupations de chasseurs-cueilleurs dans le site de Leopard Cave (Erongo, Namibie) contenant des restes de chèvres ou de moutons", selon le communiqué. "Cette découverte confirme la présence d'animaux domestiques dans le sud de l'Afrique dès la fin du premier millénaire avant JC. Ces vestiges sont les plus anciennes traces d'élevage connus à ce jour dans toute l'Afrique australe", relève l'institution. Les résultats de ces travaux viennent d'être publiés dans la revue en ligne américaine Plos One, éditée par Public Library of Science. "Cette nouvelle découverte participe ainsi du débat sur la chronologie et les modalités d'émergence de pratiques d'élevage dans le sud de l'Afrique", selon le communiqué. Elle permet en outre "de discuter des itinéraires possibles empruntés par les premiers éleveurs, ou du moins par les premières chèvres ou moutons, vers la pointe sud du continent africain, en privilégiant une route occidentale, le long de la côte atlantique". Sciences et Avenir 13/07/2012
  3. Des personnes évacuées de la zone de Fukushima à la suite de la catastrophe nucléaire ont demandé 50 millions de dollars de dédommagement à la Compagnie d'électricité de Tokyo, Tepco, pour des dommages subis, notamment l'exposition aux radiations. Les 159 résidents sont originaires du quartier de Nagadoro, dans le village d'Iitate. Ils ont déposé plainte vendredi avec l'appui d'un médiateur légal soutenu par l'Etat. NHK 13/07/2012
  4. Yves Rocher, Le leader national en matière cosmétiques, a quelques difficultés à rendre crédible son image d'entreprise pro- environnementale. 20 minutes a enquêté sur les produits de ses différentes gammes, effectivement créées à partir de plantes issues de l'agriculture bio, mais sans le moindre label. Si l'on fait dans le biologique autant le faire jusqu'au bout. Tel est le message que laisse entendre 20 minutes à travers un article récemment publié sur son site. Le quotidien a enquêté sur les cosmétiques commercialisés par la célèbre firme Yves Rocher, qui se démène actuellement pour mettre au vert son image. S'il est vrai que l'entreprise française encourage la production de ses produits à partir de plantes issues de l'agriculture biologique, leurs recettes de fabrication ont encore des progrès à faire. Actuellement, une gamme seulement affiche le fameux label "bio. "La labellisation impose des contraintes. Nous ne voulons pas nous obliger à tout supprimer" explique à 20 minutes Anne Lokiec, responsable des relations publiques chez Yves Rocher. En effet, beaucoup de produits chimiques comme les parabènes font partie des recettes développées par l'entreprise. Si la firme semble pour l'heure décidée à laisser ses produits tels qu'ils sont, elle attache énormément d'importance à la manière dont sont cultivées les matières premières. "Nous respectons une rotation des plants pour casser le cycle des parasites et nous utilisons un couvert végétal de lupin et de sarrasin pour apporter de l’azote au sol" explique Flore Josse, agronome à La Gacilly, village natale d'Yves-Rocher. Ce modèle a également été répandu à d'autres sites d'approvisionnement comme à Madagascar, où l'entreprise préconise la culture durable du Saro, utilisé pour ses soins gommants. Maxisciences 12/07/2012
  5. La vague de chaleur qui se poursuit aux Etats-Unis force le département américain de l'Agriculture à réduire ses prévisions pour les récoltes et les stocks de grains. De graves sécheresses affectent les régions agricoles depuis la fin juin. Les nouvelles prévisions font état d'une récolte de maïs qui sera réduite cette année. Les réserves de maïs, un indicateur surveillé de près, pourraient baisser de plus du tiers comparativement aux 30 milliards de tonnes qu'on prévoyait le mois dernier. Pour ce qui est du soja, les autorités estiment que la récolte diminuera de 5% et les inventaires de 7%. Le ministère prévoit toujours que les récoltes de cette année seront bonnes mais les prix du maïs et du soja ont déjà commencé à augmenter sur le marché des contrats à terme. Des sources précisent qu'une réduction des récoltes de grain causée par la sécheresse pourrait affecter les exportations. NHK 12/07/2012
  6. A Kyushu dans l'ouest du Japon, les pluies torrentielles ont fait quatre morts et 16 disparus. Des précipitations d'environ 100 millimètres par heure se sont abattues dans les préfectures de Kumamoto et d'Oita tôt ce jeudi matin. Dans la ville d'Aso dans la préfecture de Kumamoto, il est tombé près de 500 millimètres à partir de minuit. L'Agence japonaise de météorologie a émis un avertissement à propos d'accumulations supplémentaires, entraînant de possibles inondations et coulées de boue dans les régions de Kyushu et de Shikoku, ainsi que dans la préfecture de Wakayama dans l'île principale de Honshu. Les pluies ont fait gonfler de nombreuses rivières à Kyushu. Selon l'Agence météorologique, des inondations sont possibles, principalement à Kumamoto et Oita, où des précipitations records ont été enregistrées. NHK 12/07/2012
  7. Je transmets un message reçu de l'association des P'tits Korrigans : Bonsoir, Nous recherchons pour Tarzan, berger allemand de 9 ans, une famille capable de s'occuper de ce chien qui a passé sa vie à l'attache, mais qui a besoin de présence humaine pour rompre sa solitude. Ses maîtres sont décédés et leur maison va très probablement être bientôt mise en vente. Le monsieur qui vient le nourrir ne pourra pas faire encore très longtemps. Je vous laisse imaginer la suite... Ce chien a, en quelques semaines, à raison de quelques heures le samedi ou le dimanche, fait d'énormes progrès. Derrière le chien qui aboie à l'attache et tire sur sa lourde et courte chaîne, se cache un brave chien capable de demander des câlins et de pleurer quand on le quitte. Encore faut-il vouloir le découvrir ainsi... Nous avons besoin de l'aide de tous pour le sauver ! Je sais que ce sont les vacances et que les gens pensent au soleil et à la plage, mais je vous demande de l'aider activement à trouver SA famille ou en tout cas, une famille d'accueil TRES RAPIDEMENT !!! Photo de Tarzan : Les P'tits Korrigans MERCI POUR LUI... Merci de faire circuler au maximum cet appel de détresse pour sauver ce pauvre tout... Je compte sur tout le monde... Pour des informations supplémentaires sur Tarzan : http://ptits-korrigans.forums-actifs.net/t1221-urgent-besoin-d-une-fa-ou-d-un-adoptant-pour-tarzan-ba-menace-d-euthanasie-35 Association les P'tits Korrigans 11/07/2012 Association les P'tits Korigans
  8. Plus fort que le chien qui sait se tenir assis sur le porte-bagages d'un vélo... Voici Norman qui, lui, fait du vélo. Pourrait-on aller jusqu'à dire que ce brave toutou s'est inspiré des coureurs du tour de France ? On peut tout de même en douter puisque la vidéo date de mai 2012.... Normann n'est pas le premier... à qui on a appris le cyclisme... La vidéo ci-dessous date de 2006 ! Tandis que sur cette vidéo, vous allez découvrir l'apprentissage d'un autre toutou, tout aussi adorable que les autres... https://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&NR=1&v=BTFdHiEWbEM En cherchant bien... je pense que nous pourrions trouver d'autres vidéos... Inspirée par un article paru dans le Point : 11/07/2012
  9. Un éleveur sud-africain a équipé son troupeau de moutons de téléphones portables pour garder le contact avec ses bêtes et en finir avec les vols à répétition sur sa propriété de la grande banlieue du Cap (sud-ouest), a rapporté la presse mercredi. "Quand ils courent, cela me donne un coup de téléphone disant +mouton 1+ ou +mouton 2+, et ainsi de suite. Comme ça au moins je sais où commencer à chercher car ma ferme fait 750 hectares", a expliqué au quotidien The Cape Times Erard Louw, selon lequel les voleurs de moutons sont la plaie des hivers au Cap. "L'autre nuit, le téléphone a sonné. Je suis sorti, j'ai vérifié toutes les clôtures, car normalement ils les coupent et tout était normal. Mais le téléphone continuait de sonner, donc je savais qu'ils couraient. Finalement j'ai trouvé un autre endroit où la clôture avait été taillée", a raconté l'éleveur, installé à Durbanville. Il a pris ces mesures après s'être fait voler 40 bêtes il y a dix jours, et en raison de l'impuissance de la police. Celle-ci s'explique, selon lui, soit par le fait que les policiers n'ont pas de véhicules pour se déplacer, soit parce qu'ils n'ont pas d'essence ou plus de pneus... car eux aussi ont été volés. LE POINT.FR 11/07/2012
  10. Le cadavre d'un serpent, probablement un python de 40 kg, a été repêché dans la Seine à Paris début juillet par les policiers de la brigade fluviale, a annoncé mercredi la préfecture de police de Paris (PP) dans sa lettre hebdomadaire PPrama. L'animal, en état de décomposition, était long de trois mètres, a précisé la PP. Selon la PP, cette découverte met en évidence le "triste destin (...) des nouveaux animaux de compagnie", dont les propriétaires, dépassés par leur évolution, se débarrassent dans la nature. "Une mûre réflexion et une solide connaissance de ces animaux sont nécessaires avant toute acquisition", prévient la PP. LE POINT.FR 11/07/2012
  11. Avec l’interdiction de l’emploi du Cruiser sur le colza, deux types de populations émergent : les apiculteurs, défenseurs d’abeilles soulagés, et les agriculteurs, utilisateurs du pesticide agacés. Début juillet, le ministère de l'Agriculture a décidé d’interdire l’utilisation du pesticide Cruiser OSR, employé pour l'enrobage des semences de colza. L'étude rendue par l'Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation et l'environnement (Anses) mettait en avant l'impact néfaste de ce produit sur les abeilles. La Présidente de l'association Terre d'abeilles, Béatrice Robrolle-Mary, a longtemps milité pour l'interdiction du Cruiser, rapporte lanouvellerepublique.fr : "on se réjouit de la décision du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll. Les abeilles se développent en grande partie grâce au colza, et nous, apiculteurs, avons observé depuis longtemps le caractère néfaste du Cruiser sur celles qui reviennent à la ruche", souligne-t-elle. Toutefois on a droit à un autre son de cloche chez les agriculteurs, comme Bernard de Verneuil, céréalier près de Buzançais. Selon lui, sans le Cruiser, jusqu'à deux quintaux de colza par hectare pourraient être perdus : "Le rapport de l'Anses ne demande à aucun moment l'interdiction du Cruiser. Les expérimentations qui ont été menées ont exposé les abeilles à des doses démesurées. Ce rapport recommande de poursuivre les recherches afin de se rapprocher de la réalité. Pour moi, cette étude a été détournée, et la décision d'interdire le Cruiser est totalement arbitraire", s’énerve-t-il. Quant à ceux qui ne sont pas directement concernés, comme Philippe Demiot qui n'utilise le pesticide que sur le maïs (l'interdiction ne touche que le colza), ils estiment "qu’au lieu d'avoir une protection efficace pendant un mois et demi, il faudra revenir à une méthode de pulvérisation moins efficace et qui demande plus de travail". Mais quand il se voit menacé par les défenseurs des abeilles qui réclament une extension de l’interdiction du Cruiser jusqu'au maïs il affirme ne pas en voir l’intérêt dans la mesure où "le maïs n'est pas une plante à fleurs, les abeilles ne le butinent pas". Une assertion fortement contestée par Béatrice Robrolle-Mary qui explique : "c'est faux ! Si les abeilles ne récoltent pas de nectar sur le maïs, elles le butinent pour rapporter du pollen dans la ruche, nécessaire pour nourrir les larves. Il faut que les études qui ont permis l'interdiction du Cruiser sur le colza soient poursuivies sur le maïs. Cette décision n'est qu'une victoire d'étape. Il faut maintenant que la France s'oriente vers une véritable agriculture durable". Maxisciences 11/07/2012
  12. Premier site touristique de Franche-Comté, la Citadelle de Besançon est aujourd'hui devenue un haut-lieu culturel qui abrite sur ses 12 hectares plusieurs salles d'exposition, deux musées historiques mais aussi et surtout, un Muséum riche d'une biodiversité incroyable. C'est au sommet d'une gigantesque colline, dans les hauteurs de la ville de Besançon que se tient la Citadelle. Imaginé et achevé par le marquis de Vauban en 1683, cet édifice est aujourd'hui considéré comme l'une des plus belles citadelles de France et figure même sur la liste du Patrimoine mondiale de l'UNESCO. Mais pour en arriver là, la Citadelle a traversé de nombreuses épreuves. Tour à tour, assise logistique militaire, caserne, prison d'état, camp de prisonniers de guerre ou encore dépôt militaire, le site a subi de sérieux dommages au fil des siècles. Et ce n'est qu'en 1959 que la ville de Besançon a décidé de racheter la Citadelle pour la transformer en haut-lieu culturel. Un pari largement réussi alors que l'édifice est devenu le premier site touristique de France-Comté recevant chaque année quelque 260.000 visiteurs. Un chiffre qui n'étonne pas quand on sait les merveilles qu'abritent désormais ces remparts. Sur ses douze hectares, le site accueille plusieurs salles d'exposition, deux musées historiques mais aussi un fantastique Muséum présentent des "collections" naturalisée et vivante. En effet, c'est l'une des premières choses qui a été construite lorsque la Citadelle a été rachetée et rénovée. Mais depuis, le Muséum a pris de l'ampleur pour accueillir une grande variété d'espèces animales. Des spécimens répartis dans quatre espaces bien définis : un Insectarium, un Aquarium, un Jardin zoologique et un Noctarium que Maxisciences a pu découvrir au cours d'une journée de visite, car il faut bien une journée entière pour faire le tour de toute la biodiversité que recèle la Citadelle. C'est ainsi par le fameux Insectarium que la visite a commencé, un espace qui existe depuis longtemps mais qui n'a pas été facile à créer.... Si les insectes représentent à l'échelle mondiale plus de 85% de la faune, ceux-ci sont en fait méconnus et plutôt ignorés. Alors que toutes les espèces vivent dans des milieux différents, ne se nourrissent pas des mêmes choses et ne se reproduisent pas de la même manière, il est ainsi très difficile d'élever des insectes. Mais les équipes de la Citadelle ont réussi ce pari et savent désormais prendre soin de près d'une soixantaine d'espèces. Araignées, criquets, scarabées, fourmis mais aussi des grenouilles exotiques, l'Insectarium dévoile un monde surprenant et le rôle que celui-ci joue dans l'équilibre de la nature. Une notion plus qu'importante alors que nous menons bien trop souvent la chasse aux insectes dans nos foyers. On découvre également en ces lieux la star de la "collection" : un scarabée rhinocéros connu sous le nom de Dynaste Hercule. Avec ses pinces destinées à combattre, cet invertébré est l'un des plus gros insectes du monde. D'une taille de 12 centimètres, le spécimen de la Citadelle n'est toutefois plus tout jeune et compte déjà 4 mois d'existence. A peine sorti de l'Insectarium, l'espace suivant nous tend déjà les bras. Dans la cour verdoyante, se tient en effet un bassin de contact rempli de poissons aux couleurs vives. Un bassin qui comme son nom l'indique permet de faire connaissance avec ces spécimens et de les toucher, avec soin bien entendu. L'occasion de se rendre compte que leur peau n'est pas du tout visqueuse ou granuleuse comme on pourrait l'imaginer mais tout à fait soyeuse. Cette première impression donnée, le temps est alors venu de découvrir l'Aquarium divisé en plusieurs "bassins" représentant le cours du Doubs, de sa source aux cours inférieurs. Là aussi, les équipes de la Citadelle ont leurs espèces phares. Des animaux pour lesquels ils participent à des programmes d'élevage et de protection. Il s'agit de l'écrevisse à pattes blanches et de l'apron du Rhône. Ce poisson endémique de la région est particulièrement vulnérable et est même protégé par la loi française. Mais il est aussi difficile à élever. D'ailleurs, les équipes de l'Aquarium figurent parmi les seules à savoir le faire. Ce qui ne les empêchent pas de prendre soin des quelque soixante autres espèces figurant dans les bassins. Passé ce milieu aquatique, c'est alors un tout autre monde qui nous accueille : le Jardin zoologique où séjournent plus de 550 animaux chouchoutés par 18 soigneurs et un vétérinaire. Des spécimens d'espèces très différentes mais qui ont pour la majorité tous un point commun : celui d'être en danger d'extinction. On fait ainsi connaissance avec Laïka, une femelle tigre de Sibérie qui se sent plutôt seule dans son grand enclos mais qui ne va plus l'être bien longtemps : un mâle devrait prochainement la rejoindre. Toutefois, attention comme tient à le préciser Mélanie, en charge des animaux, aucune vente ni aucun achat n'est réalisé par le parc. Celui-ci procède uniquement à des échanges avec d'autres zoos internationaux. Après avoir découvert le lion d'Asie, bien plus menacé que son congénère africain, on passe dans le secteur des primates. De la singerie aux grands enclos végétalisés, s'ébattent des propithèques, des lémuriens, des ouistitis, des tamarins ou encore des gibbons qui observent les visiteurs et s'accrochent aux grilles. Les babouins eux tout comme les singes écureuils de Bolivie vaquent à leurs occupations en famille ... Mais parmi les 60 espèces du jardin, figurent également des oiseaux dont certains s'ébattent en toute liberté dans une volière où le visiteur peut pénétrer sans crier gare. D'autres en revanche ont leur petit espace privé comme les aras ou les calaos papous. Si la visite a déjà dévoilé de nombreuses surprises et merveilles, la dernière étape est tout aussi fascinante, nous conduisant dans le Noctarium. Une ancienne poudrière unique en Europe où le cycle jour/nuit a été inversé pour permettre d'observer la vie nocturne de dizaines de petits mammifères. Des campagnols, mulots, grands hamsters, souris, rats noirs et même rats d'égout qui batifolent tranquillement dans les décors savamment reconstitués pour eux. Un "spectacle" qui tend à nous réconcilier avec ces spécimens que l'on n'apprécie pas toujours. De l'Insectarium à l'Aquarium, du Jardin zoologique au Noctarium, c'est ainsi une vision totalement inédite de la biodiversité que la visite de la Citadelle nous fournit. Une découverte des espèces mais aussi de la vocation de conservation et de préservation du Muséum de Besançon. De quoi ravir tous les amoureux de la nature et tous les curieux lors d'une escapade dans la région. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la Citadelle : www.citadelle.com/ Maxisciences 07/07/2012 (Cliiquez sur le lien pour voir les photos)
  13. Au moins deux grands requins blancs ont été repérés près d'une plage de Cape Cod (Massachussetts, nord-est), provoquant inquiétude et excitation des touristes ces derniers jours sur la côte est des Etats-Unis. Dans le même décor que le film de Steven Spielberg de 1975 tourné dans cette région de villages balnéaires huppés (les dents de la mer), la ville de Chatham a lancé une alerte aux baigneurs mercredi, relate le Cape Cod Chronicle : interdiction de se baigner à moins de 100 mètres des phoques, nombreux le long du littoral de Cape Cod. Et pour cause, ces animaux attirent les requins prédateurs tel le grand requin blanc. Un cadavre de phoque déchiqueté, manifestement attaqué par un requin blanc, a d'ailleurs été retrouvé sur une plage, selon la chaîne CNN. Deux requins, l'un mesurant près de cinq mètres, ont été repérés mardi matin, rapporte le site Capecodsharkhunters.com, dont un tout près de la plage. Un pilote de l'association, George Breen, avait déjà aperçu deux grands requins blancs au nord du port de Chatham lors de vols de routine les 28 et 30 juin. Le phénomène n'est pas nouveau: selon le pilote, huit requins ont été repérés et équipés d'une balise pour être suivis l'année dernière, a-t-il dit au site msnbc.com. Et compte tenu de l'abondance de phoques dans les eaux de la région, le nombre de grands requins blancs qui viennent les chasser devrait continuer d'augmenter. L'année dernière, plusieurs plages de Chatham avait fermé pour cette raison. Pour l'instant, l'apparition de ces gros poissons prédateurs à la mâchoire impressionnante doper le tourisme, selon des médias locaux. "C'est très bon pour les affaires, dit Keith Lincoln, gérant des ferry Rip Ryder Monomoy Island à la chaîne d'informations locales NECN. "Ca fait fureur en ce moment, tout le monde veut voir les grands (requins) blans". Sciences et Avenir 07/07/2012
  14. L'Agence des aires marines protégées, établissement public pour la protection du milieu marin, a porté plainte contre la société Karujet, organisatrice de la 7ème édition des Championnats du monde de jet ski réunissant environ 150 participants. En effet, cette compétition s'est déroulée du 29 mars au 1er avril 2012 aux Antilles, avec un parcours qui a traversé en totalité le sanctuaire de mammifères marins AGOA[1] et une partie maritime du Parc national de la Guadeloupe, à proximité immédiate des cœurs de parc. L'Agence a donc porté plainte auprès du Tribunal de grande instance de Pointe-à-Pitre, pour perturbation intentionnelle des mammifères marins, non-respect de la règlementation relative à l'organisation de manifestations sportives et délit de méconnaissance de la réglementation dans un cœur de parc national. Une manifestation pourtant organisée en concertation Au regard des forts enjeux écologiques de la zone où évoluent de nombreux mammifères marins, quatre réunions préparatoires avaient eu lieu entre l'organisateur, le Parc national de Guadeloupe, les services de l'Etat (DEAL, DM[2], Préfecture) et l'Agence des aires marines protégées. La course avait été approuvée par le préfet de la Guadeloupe, sous réserve du strict respect de conditions visant à éviter toute perturbation intentionnelle des mammifères marins, surtout lors de la période de reproduction des baleines à bosse. L'une de ces conditions était l'obligation, pour les organisateurs, de faire une reconnaissance aérienne du parcours pour prévenir toute présence de cétacés sur l'itinéraire de la course. Or, cette obligation n'a pas été respectée. L'ensemble de la zone située sur la côte sous le vent, dans laquelle les principales populations de mammifères marins sont le plus souvent observées, n'a pas fait l'objet de reconnaissance préalable. Il avait par ailleurs été rappelé aux organisateurs la règlementation applicable dans les cœurs marins du parc national, et notamment l'interdiction[3] : «D'utiliser tout moyen ou chose qui, notamment par son bruit, est de nature à déranger les animaux ou à troubler le calme et la tranquillité des lieux». L'autorisation bénéficiant à l'organisation du Championnat mondial de jet ski précisait que les participants avaient l'interdiction de pénétrer dans les cœurs marins du Parc national. Les agents assermentés du Parc ont pourtant constaté plusieurs passages en cœur de parc dans le Grand cul de sac marin, mais aussi autour des îlets pigeon (y compris à moins de 300 mètres des îlets) pour la quasi-totalité des concurrents, et des bateaux de l'organisation. Le sanctuaire AGOA abrite une vingtaine d'espèces de cétacés, résidents ou venus du nord Atlantique à la recherche d'eaux chaudes en hiver : baleines à bec, petits rorquals, cachalots, dauphins, globicéphales tropicaux ... Il joue aussi un rôle de nurserie pour les baleines à bosse. Les recommandations données aux organisateurs étaient d'autant plus importantes que la Karujet se déroulait au moment du cycle de reproduction des baleines à bosse, en période d'accouplement, de mise bas et d'allaitement. La perturbation intentionnelle des mammifères marins Du fait de l'absence de reconnaissance du parcours, la perturbation intentionnelle des mammifères marins protégés est manifeste. A proximité immédiate de la Guadeloupe, plusieurs couples baleines/baleineaux ont été observés avant et pendant la course, ce qui aurait dû au contraire renforcer des opérations de reconnaissance. Le jet ski, et plus particulièrement les compétitions avec des fortes concentrations de véhicules, peuvent être source de dérangements, avec des risques de collisions accrus avec les mammifères marins. Les mammifères évitent, le temps de la compétition, ces lieux pour aller vers des zones plus calmes. Accumulé, ce stress peut aussi pousser les mammifères marins à quitter leurs habitats, protégés par le sanctuaire Agoa et le Parc national . Les productions sonores des embarcations peuvent également être cause de perturbation pour les mammifères marins. Les cétacés sont dépendants de l'information acoustique pour la recherche de nourriture, leur déplacement ou leurs interactions sociales. Pourquoi l'Agence des aires marines protégées porte-t-elle plainte ? L'Agence est un établissement public pour la protection du milieu marin, sous la tutelle du Ministère en charge de l'écologie. Basée à Brest, elle anime le réseau des aires marines protégées, dont font partie, entre autres, les parcs nationaux ayant une partie maritime et le sanctuaire AGOA. Les infractions constatées lors des Championnats mondiaux de jet ski ont été constatées dans des aires marines protégées, zone de compétence de l'Agence. Pour l'Agence, le préjudice subi est moral, avec une atteinte directe aux efforts déployés par le sanctuaire AGOA et le Parc national de Guadeloupe pour assurer la conservation des mammifères marins. La perturbation intentionnelle des mammifères marins, ainsi que l'absence de respect des règlementations en vigueur, nuisent considérablement aux missions de l'Agence dans sa capacité à assurer la conservation des espèces protégées. Les aires marines protégées et le jet-ski Les aires marines protégées recoupent des types de protection assez divers (parc naturel marin, parc national, Natura 2000, réserve naturelle...). Une manifestation nautique peut être organisée si elle respecte les priorités de protection de l'aire marine protégée concernée. Les gestionnaires peuvent demander aux organisateurs de la compétition des aménagements et des règles de bonnes conduites (déplacement de la course dans une partie moins sensible du parc ou à un moment moins perturbant pour les espèces marines afin d'éviter la période de reproduction par exemple). Certaines aires marines protégées ont une règlementation spécifique dont les organisateurs doivent avoir connaissance. Dans un parc national, les cœurs de parcs, où les enjeux écologiques sont les plus importants, nécessitent la protection la plus forte. Les Caraïbes sont en outre bien identifiées comme une zone d'importance internationale pour les mammifères marins, ce qui a conduit à la création d'un sanctuaire dédié : AGOA. De nombreuses compétitions de bateaux et de jet ski ont lieu chaque année en Martinique et en Guadeloupe, qui accueille une dizaine de compétitions de jets skis par an dont un championnat du monde, la Karujet. Certains organisateurs envisagent de développer des compétions inter-îles (Guadeloupe, Marie-Galante et les Saintes). La pratique des véhicules nautiques à moteur est également largement répandue dans les eaux de la Guadeloupe tout au long de l'année. La bonne gestion de ces compétitions et de la pratique courante du jet ski dans les aires marines protégées est un enjeu pour les pratiquants, les organisateurs et les associations d'usagers. Le jet ski ne peut se pratiquer dans un espace protégé sans tenir compte des règlements en vigueur et des priorités de protection du milieu marin et de développement durable des activités de loisirs en mer. Notes 1.L'Agence des aires maritimes protégées a une antenne aux Antilles, portée par le Parc national de Guadeloupe. Elle a contribué à l'extension maritime du Parc national en 2009 et à la création du sanctuaire AGOA, officialisée en octobre 2010. La campagne aérienne de survols de mammifères marins, réalisée en 2008 par l'Agence avait permis de dresser un inventaire des populations de mammifères marins, des bateaux et engins de pêche, des bateaux de plaisance et des macros déchets. Ces informations ont mis en relief la nécessité de créer un sanctuaire s'étendant dans les eaux territoriales et sur la totalité de la Zone économique exclusive des Antilles françaises (le sanctuaire couvre 138 000 km2 autour de la Guadeloupe, de la Martinique, de St-Martin et de St-Barthélémy). L'Agence porte également le projet de mission d'étude pour la création d'un parc naturel marin en Martinique, lancée par arrêté du Ministère de l'écologie le 13 avril 2012. 2.DEAL : Direction de l'Environnement de l'Aménagement et du Logement, DM : Direction de la mer 3.Article 3, 5° du décret n° 2009-614 du 3 juin 2009 pris pour l'adaptation de la délimitation et de la réglementation du Parc national de la Guadeloupe Auteur : Agence des aires marines protégées Notre Planète Info 15/06/2012
  15. Alors même que l'opération WORTHY était en cours (voir article précédent ou ICI, IFAW indiquait que "le Bureau de la police forestière chinoise (BPF) découvrait, grâce aux informations fournies par IFAW, 700 cas de trafic d'ivoire lors d'une opération menée sur Internet et sur les marchés d'antiquités. Dans le cadre de cette opération : - 13 réseaux ont été démantelés, - 1.031 contrebandiers appréhendés, - et 130.000 animaux sauvages et produits dérivés saisis. - 7.155 boutiques avec pignon sur rue, - et 628 sites web vendant illégalement des animaux ont été fermés et 1.607 messages en ligne ayant trait au trafic de vie sauvage ont été supprimés. Pour mener à bien ces interventions, pas moins de 100.000 agents venant de différentes provinces du pays ont été mobilisés. Extrait de l'article : INTERPOL a mené la plus grande opération internationale de lutte contre le trafic d'ivoire, paru sur Notre Planète Info (cliquez ici pour lire sa totalité) Notre Planète Info 21/06/2012 - Christophe Magdelaine
  16. Au cours d'un travail de trois mois dans 14 pays africains, INTERPOL a appréhendé plus de 200 personnes et saisi près de 2 tonnes d'ivoire de contrebande, 20 kg de cornes de rhinocéros et plusieurs armes automatiques militaires. Dans le même temps, la Chain a démantelé des réseaux de trafic d'ivoire. La plus vaste opération transnationale jamais menée par INTERPOL contre les organisations criminelles à l'origine du trafic illicite d'ivoire a conduit à plus de 200 arrestations et à la saisie de près de deux tonnes d'ivoire d'éléphant de contrebande. L'Opération Worthy, qui a duré trois mois et à laquelle ont participé 14 pays d'Afrique orientale, australe et occidentale, a également permis de retrouver plus de 20 kilos de cornes de rhinocéros, ainsi que des peaux de lions, de léopards, de guépards, de crocodiles et de pythons, des oiseaux tropicaux vivants, des tortues et d'autres espèces protégées, l'ensemble étant destiné au trafic illicite international. Des armes à feu, dont des AK-47, des G3 et des M16, ont également été saisies par les professionnels de l'application de la loi. ... «Il s'agit, à ce jour, de la plus vaste opération coordonnée par INTERPOL contre le commerce illicite d'ivoire, non seulement en termes de saisies et d'arrestations, mais également s'agissant de cibler les organisations criminelles qui empochent des millions de dollars en tuant et en détruisant des espèces sauvages et leur habitat, ainsi que les activités illicites connexes telles que meurtre, corruption et blanchiment de fonds». ... «Tous les ans, des milliers d'éléphants sont massacrés pour leur ivoire et la situation ne cesse d'empirer. 2011 a été la pire année en matière de saisies : plus de 23 tonnes d'ivoires ont été confisquées .» «Ces animaux souffrent horriblement quand ils sont sauvagement abattus ou blessés pour que leur peau, leurs défenses, leurs poils ou toute autre partie de leur corps puissent être arrachés et faire l'objet de trafics.» L'Opération Worthy s'inscrit dans le cadre du projet WISDOM d'INTERPOL, une initiative contre le braconnage d'ivoire d'éléphants et de cornes de rhinocéros, financée par le ministère de l'Environnement, de l'Alimentation et des Affaires rurales du Royaume-Uni (Department of Environment, Food and Rural Affairs, DEFRA) et l'IFAW. ... Cette année encore, des centaines d'éléphants massacrés au Cameroun, y compris des jeunes. Source •La plus vaste opération d'INTERPOL contre le trafic d'ivoire cible les organisations criminelles - INTERPOL CLIQUEZ ICI pour lire la totalité de l'article sur Notre Planète Info Notre Planète Info 21/06/2012 - Christophe Magdelaine
  17. En se basant sur des théories scientifiques, des modélisations d'écosystèmes et des preuves paléontologiques, une équipe de 18 chercheurs, incluant un professeur de la Simon Fraser University (SFU, Vancouver), prédit que les écosystèmes de la Terre vont faire face à un effondrement imminent et irréversible. Dans un article récemment publié dans Nature intitulé "Approaching a state-shift in Earth's biosphere", les auteurs examinent l'accélération de la perte de biodiversité, les fluctuations climatiques de plus en plus extrêmes, l'interconnexion grandissante des écosystèmes et le changement radical du bilan énergétique global. Ils suggèrent que tous ces éléments constituent des précurseurs à l'apparition d'un état planétaire de seuil ou encore d'un point de basculement[1]. Si cela s'avérait exact, ce que les auteurs prédisent pour le siècle en cours, les écosystèmes de la planète, tels que nous les connaissons, pourraient rapidement et irréversiblement s'effondrer. "Le dernier point de basculement dans l'histoire de la Terre est apparu il y a 12 000 ans, lorsque notre planète est passée de l'âge de glace, qui a duré 100 000 ans, à un état interglaciaire", a déclaré Arne Mooers, un des auteurs de l'article et professeur de biodiversité à SFU. "A ce moment, des changements biologiques les plus extrêmes menant à notre état actuel sont apparus en seulement 1000 ans. C'est comme passer de l'état de bébé à l'âge adulte en moins d'une année. Mais la planète est en train de changer encore plus rapidement aujourd'hui". CLIQUEZ ICI pour lire la totalité de l'article (très instructif) sur Planète Info NOTRE PLANETE INFO - Christophe Magdelaine
  18. Le dernier rapport d'activité de l'UIPP (Union des Industries de la Protection des Plantes) dresse le bilan du marché des pesticides (appelés abusivement produits phytosanitaires) en France. Un business florissant mais destructeur pour les écosystèmes, la biodiversité et la santé. Selon le rapport d'activité 2011-2012 de l'UIPP, "l'industrie phytopharmaceutique[1] a un rôle clé dans l'agriculture française. Notre industrie participe à la qualité du modèle alimentaire français, qui repose en grande partie sur une agriculture compétitive. Ses objectifs sont multiples : améliorer les rendements, protéger les cultures quel que soit le mode de production traditionnel ou biologique, et sa destination, marché intérieur ou export. Par ailleurs, elle contribue à garantir sécurité et fiabilité en participant à la qualité et la quantité de la production alimentaire, en assurant à la fois des prix abordables pour les consommateurs et une rémunération équitable de l'agriculteur." ... Malheureusement, cette course effrénée au rendement et à la protection des cultures au détriment des écosystèmes va à l'encontre des équilibres naturels, pollue durablement les milieux (eau, sols, air, biodiversité) et affecte notre santé. La France : première utilisatrice de pestides en Europe Aujourd'hui, la France est la première puissance agricole européenne mais c'est également la première exportatrice de pesticides au monde, la troisième utilisatrice au monde et la première en Europe... Un palmarès affligeant. Au niveau mondial, le marché des pesticides est en nette progression, +15% en valeur malgré la présence des OGM dans de nombreux pays censés réduire l'usage de ces produits... ... En fait, le lobby des pesticides se cache de nouveau derrière les conditions météorologiques, « c'était déjà le cas en 2007, ce sera très certainement encore le cas en 2012 », souligne l'association Générations Futures. ... De 2010 à 2011, les ventes d'herbicides ont grimpé de 17 % et les ventes d'insecticides de 11 %. Ce n'est pas du tout une fatalité et de nombreuses techniques respectueuses de l'environnement existent (notamment utilisées en agriculture biologique et en biodynamie). ... «Alors que les mesures prises dans le cadre du Grenelle de l'environnement annonçait - 50% de pesticides en 2018, + 6% de bio en 2012 force est de constater que les résultats ne sont pas au rendez-vous. ... Niant encore le rôle évident des pesticides sur la mortalité des abeilles, l'IUPP se borne à proposer l'instauration de "bonnes pratiques", à attendre d'autres études et à renforcer la coopération entre professionnels, bref, l'IUPP se complait dans l'inertie. Voir : Société Régionale d'Apiculture des Bouches du Rhône. ... "Pour l'IUPP, nous avons le sentiment amer qu'il faut laisser perdurer une agriculture imbécile et facile, dévastatrice pour notre support de vie, pour la biodiversité, pour les agriculteurs et les consommateurs en s'appuyant sur l'inertie du système législatif européen et en entretenant le flou sur les résultats des études sanitaires et environnementales. Un procédé qui n'est pas sans rappeler le cynisme de l'industrie du tabac. CLIQUEZ ICI pour lire tout l'article (très instructif) sur PLANETE INFO ici ont été repris seulement quelques passages.... Rappelons que l'UIPP, compte comme adhérents, des sociétés tristement célèbres dont BASF AGRO SAS, BAYER CropScience France, MONSANTO AGRICULTURE France SAS. Notes Le vocabulaire employé n'est pas anodin et il s'agit bien de pesticides, terme peu attractif pour l'image des fabricants, que l'on cherche à faire oublier. Notre Planète Info 29/06/2012 Christophe Magdelaine
  19. La présente étude a été réalisée dans la chênaie verte du Moyen Atlas Central Marocain (Tafachna et Reggada). Elle a pour objectif la détermination du stock de carbone organique dans les différentes couches des sols, la litière et les différentes composantes de l'arbre (bois du tronc, écorce, branches, rameaux et feuilles). Il ressort de cette étude que le stock de carbone total (SCOT) dans l'écosystème du chêne vert est de 145 tC/ha pour Tafachna et 114 tC/ha pour Reggada. - Le stock de carbone organique des sols (SCOS) représente plus de 50% du SCOT. Le SCOS varie considérablement avec la densité du peuplement avec 80 tC/ha pour Tafachna (5192 pieds/ha) et 56 tC/ha pour Reggada (1584 pieds/ha). - Au contraire, le stock de carbone dans la biomasse (aérienne et racinaire) est plus important dans Tafachna que dans Reggada (64,4 tC/ha pour Tafachna et 58 tC/ha pour Reggada). - Plus de 80% du stock de carbone organique des sols est emmagasiné dans les 30 premiers centimètres. Le stock de carbone dans cette couche (0-30 cm) est de l'ordre de 63 t/ha (43% du SCT) pour Tafachna et 47,1 t/ha (41% du SCT) pour Reggada. Le Chêne vert est l'espèce la plus répondue au Maroc, avec 1.394.000 ha (Benabid & Fennane, 1999). Il est présent sous différents bioclimats, allant du semi-aride, où il apparaît sous forme de matorral plus ou moins dégradé, peu dense et peu vigoureux, jusqu'à l'humide, où il forme les meilleurs peuplements, voir de belles futaies. Le chêne vert est considéré depuis longtemps comme une espèce de faible valeur, puisqu'il ne permettait pas de produire du bois de qualité financièrement très rentable (Belghazi et al., 2001 ; Ezzahiri et al., 1995). Cependant, cette espèce joue un rôle incontestable du point de vue économique, écologique et social. La moitié de la production est utilisée comme bois de feu et de carbonisation. D'un point de vue social, la forêt de chêne vert est largement utilisée par la population riveraine, car en plus du feuillage utilisé en période estivale pour le bétail, le bois est aussi employé pour la confection artisanale d'outils nécessaire à la vie rurale (Qarro et al., 1995). Chêne vert - Maroc DR Malgré la superficie importante couverte par le chêne vert, il reste néanmoins parmi les essences autochtones les moins étudiées au Maroc, et plusieurs facteurs de dégradation ont contribué à la régression de cet écosystème dont principalement l'absence quasi-totale de la régénération naturelle, l'exploitation abusive et le surpâturage. Par ailleurs l'absence d'outils scientifiques performants pour évaluer la ressource, complique davantage la gestion de peuplements de chêne vert. La présente étude vise à combler en partie ce manque de connaissance, surtout en ce qui concerne l'aspect quantification du stock de carbone dans nos ressources. Utilisant de nouvelles approches et techniques d'ajustement et de modélisation, les carbomasses élaborés, constituent des outils nécessaires et incontournables pour une gestion durable et raisonnée de l'écosystème du chêne vert. Selon le rapport du groupe d'experts Intergouvernemental de l'Evolution du Climat GIEC (2001), les océans stockaient 93% du carbone de la planète, soit environ 39.200 GtC et les 7% restants se répartissent entre la biomasse terrestre, les sols et l'atmosphère. La végétation et les animaux terrestres constituent un stock de 610 GtC. Les sols contiennent deux fois plus de carbone organique que l'atmosphère. Avec 750 GtC, elle représente moins de 2% du carbone de la planète. L'augmentation de la quantité de carbone dans cette fraction (atmosphère) est responsable du réchauffement climatique. Les forêts stockent plus que la moitié du carbone organique des terres émergées (1.120 GtC) et le carbone emmagasiné dans les sols des forêts représente 35% du total du carbone présent dans les réservoirs du sol (Robert, 2002). Les forêts jouent donc un rôle déterminant dans la régulation du niveau du CO2 atmosphérique. Le cycle de carbone de la biosphère terrestre ou océanique est considéré comme le régulateur à court terme des échanges avec l'atmosphère. Dès la fin du XIXème siècle, ce cycle est en cours de perturbation par l'entrée non négligeable dans l'atmosphère du CO2 provenant des combustibles fossiles (6,3 Gt (C) an-1) et des changements d'usage des terres (1,6 Gt (C) an-1) (Beaudoin, 2003 ; Arrouays et al., 2005). La matière organique augmente la qualité du sol et améliore la capacité de régulation de l'eau et de l'atmosphère du sol, en influençant sa structure, sa capacité de rétention en eau, ses réserves en éléments nutritifs, sa biodiversité ainsi que la profondeur d'enracinement des végétaux qui y croissent (Lal & Follet, 1998). De plus, le carbone organique constitue un réservoir important dans le cycle global du carbone du sol. En effet, Schlesinger (1986) a estimé qu'il y avait environ trois fois plus de carbone dans le sol que dans la végétation des écosystèmes terrestres. La quantité de C organique dans un sol forestier est le résultat de l'équilibre entre la production primaire nette de la végétation et la décomposition de la matière organique (Liski & Westman, 1997a ; 1997b). Ces deux processus dépendent à leur tour des conditions climatiques qui sont principalement la température et l'humidité. Toutefois, les sols forestiers peuvent devenir une source importante de CO2 advenant un réchauffement climatique, car ce dernier entraînerait une plus grande augmentation du taux de décomposition que le taux de production primaire nette de la végétation (Liski, 1999 ; Bernoux et al., 2005). Même de petits changements du réservoir du carbone organique dans le sol peuvent affecter significativement la concentration de CO2 dans l'atmosphère, car le sol contient deux fois plus de C que celle-ci (Schlesinger, 1977 ; Post et al., 1982 ; Watson et al., 1990). L'exploitation intensive des forêts des Iliçaies du Moyen Atlas Marocain peut entraîner une diminution du réservoir du carbone organique dans le sol par l'accélération de la dynamique de décomposition de la litière dû à l'augmentation de la température du sol. Makipaa et al. (1999) ont estimé qu'une augmentation de la température de 4°C dans la zone boréale entraînerait une augmentation de 10% du réservoir du carbone dans la végétation, mais aussi une diminution de 30% du réservoir de carbone dans le sol. Ainsi, Aber et al.. (1978), Covington (1981) et St-Laurent et al. (2000) ont observé après une coupe totale une diminution du contenu en carbone de la litière de l'ordre de 50% pendant la première année. D'après nos investigations, aucun travail n'a ciblé auparavant la quantification du stock de carbone dans les écosystèmes forestiers Marocain. L'objectif de cette étude d'évaluer le stock de carbone organique emmagasinée dans les Iliçaies du Moyen Atlas Marocain (végétation, sol et litière). La dynamique de l'accumulation de la biomasse dans les peuplements forestiers est au centre du bilan du carbone. Les taux de séquestration du carbone dans les réservoirs de la biomasse et du sol déterminent la capacité de la forêt à retirer le carbone de l'atmosphère. On constate que la densité de peuplement n'a pas d'effet significatif sur la potentialité de séquestration du carbone dans la biomasse (64,4 pour Tafachna et 58 tC/ha pour Reggada). Alors qu'il a un effet très marquant sur la séquestration du carbone dans les sols et plus précisément sur la couche 0-15 cm (52,7 pour Tafachna et 33,2 tC/ha pour Reggada) et sur la couverture morte (8,65 pour Tafachna et 3,5 tC/ha pour Reggada). Par extrapolation de ces résultats préliminaires avec un stock moyen de carbone organique de 130 tC/ha sur toute la superficie qu'occupe l'écosystème des illiçaies au Maroc (1 394 000 ha) ha (Benabid & Fennane, 1999), on conclut que cet écosystème séquestre environ 181 Millions de tonnes de carbone (soit environ 2,8 Mt C/an). Ceci montre que ce réservoir de carbone peut devenir une source importante du dioxyde ce carbone dans l'atmosphère après une simple perturbation. L'exploitation d'un hectare de chêne vert (exportation de bois d'œuvre) entraîne une libération d'environ 477 tonnes de CO2 (sans parler du protoxyde d'azote) dans l'atmosphère. En plus, la déforestation a pour conséquence l'élévation de la température du sol ce qui accélère la dégradation de sa matière organique et parsuite libération du dioxyde de carbone. Le sol est une ressource non renouvelable dont la qualité doit être préservée que ce soit pour ses fonctions environnementales (pouvoir épurateur pour les eaux de surface, érosion physique et chimique, amélioration de la qualité de l'air) ou écologiques (préservation de la biodiversité végétale et animale, qualité du paysages). Auteur : Mohamed Boulmane / Haut Commissariat des Eaux et Forêts Notre Planète Info 02/07/2012
  20. Une équipe anglo-américaine de chercheurs dirigés par l'université de Cambridge au Royaume-Uni a réalisé une analyse quantitative sur une zone de bancs d'huîtres, une grande première dans ce genre d'étude. En collaboration avec le Nature Conservancy et d'autres institutions de recherche et agences de gestion, le groupe de Cambridge a déterminé la biomasse actuelle, ou le poids vivant des bancs d'huîtres de nombreux estuaires des États-Unis. Leurs travaux, présentés dans la revue Proceedings of the Royal Society B, contribueront à l'intensification des efforts pour la restauration côtière. L'habitat des huîtres souffre depuis de nombreuses années. Les chercheurs font remarquer que la biomasse totale a diminué de 88% au cours du siècle passé, tandis que les zones de bancs d'huîtres ont diminué de 64%. Ils ont fait remarquer qu'une zone physique simple n'est pas un indicateur fiable de l'état de l'habitat. Commentant les résultats de l'étude, l'auteur de l'étude, le Dr Philine zu Ermgassen de l'université de Cambridge explique que les données nous offrent un meilleur tableau historique des conditions environnantes dans les baies et estuaires, ce qui entraînera de meilleures activités de restauration. «Les huîtres ont toujours été une ressource précieuse, même il y a un siècle quand les gouvernements avaient répertorié de vastes ancrages et développé des archives sur les habitats très importants et bien détaillés», explique le Dr zu Ermgassen. «Bien que moins répandues qu'en Europe, les huîtres étaient si nombreuses aux États-Unis, qu'elles formaient de grandes structures, des bancs d'huîtres, qui s'étendaient depuis les fonds marins. Grâce aux archives rassemblées il y a un siècle, nous avons pu quantifier avec précision les changements concernant les bancs d'huîtres au fil du temps. Les anecdotes se sont transformées en faits incontestables. Bien évidement, de nombreuses pertes ont été ressenties mais ce n'est qu'une partie de l'histoire. Nous avons aussi remarqué des changements au niveau de la densité et de la structure des huîtres restantes, démontrant qu'il s'agit d'un habitat nettement en déclin. Les gestionnaires et scientifiques doivent être très attentifs à la densité lorsqu'il s'agit d'établir des objectifs de restauration et de conservation.» Le Dr Mark Spalding du Global Marine Program de Nature Conservancy, l'un des auteurs de l'étude, explique que l'analyse contribuera à soutenir et à inspirer leur rétablissement. Il convient de noter que les États-Unis ouvrent la voie sur la planète pour engendrer un impact positif sur ces habitats. Plusieurs estuaires pour le rétablissement des habitats des huîtres sont déjà en cours de réorganisation. «C'est un appel à l'action et ces résultats offriront aux investisseurs et aux responsables une base solide, une vision claire et nette de la situation, et l'occasion d'établir des objectifs pertinents», commente le Dr Spalding. «Les résultats ont pourtant des implications s'étendant au-delà des bancs d'huîtres. La majorité des inquiétudes sur la perte de zones naturelles, des forêts aux marécages, des champs et des lits d'algues, sont basées sur une estimation des changements locaux. Cette étude nous montre que les pertes sont pires que l'on ne pensait ; en effet, la qualité du reste des zones d'habitats serait tellement en déclin qu'elle ne leur permet pas de fonctionner normalement dans un zone donnée.» Référence Zu Ermgassen, P. S. E. et al., 'Historical ecology with real numbers: Past and present extent and biomass of an imperilled estuarine habitat', Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences, 2012. doi:10.1098/rspb.2012.0313 Communautés européennes, 1990-2012 / CORDIS, http://cordis.europa.eu/ Notre Planète Info 18/06/2012
  21. Vous avez un projet immobilier ? Vous souhaitez ou devez déménager ? Vous souhaitez donner votre avis ou connaitre la qualité de vie d'une ville ? ville-ideale.com, vous permet de noter les villes et découvrir les meilleures villes de France ! Cliquez ICI pour voir la carte de France des villes françaises déjà notées Liste des villes déja notées Agon‑Coutainville, Aix‑en‑Provence, Ajac, Ajaccio, Alfortville, Allex, Angers, Antony, Arcueil, Arles, Avignon, Avranches... Bandol, Bayonne, Belgentier, Bernes‑sur‑Oise, Besançon, Béziers, Bezons, Bobigny, Bordeaux, Bouffémont, Boulogne‑Billancourt, Bourg‑en‑Bresse, Bourges, Brest, Briançon, Bruyères‑sur‑Oise, Bry‑sur‑Marne, Bussy‑Saint‑Georges... Cachan, Caen, Cayenne, Champagnole, Chartres, Château‑Renault, Châtel‑Guyon, Chauny, Chilly‑Mazarin, Clamart, Clermont‑Ferrand, Clichy, Colomiers, Congis‑sur‑Thérouanne, Corbigny, Courbevoie, Créteil.... Denain, Dijon, Duclair, Dunkerque... Elne, Embrun, Étampes, Évry... Flavigny‑sur‑Ozerain, Flers, Fonsorbes, Fourqueux, Fresnay‑l'Évêque, Fresnes, Fretin, Frontignan... Galgon, Gallardon, Gap, Grand‑Vabre, Granville, Grenoble... Halluin... Issirac... Jussy‑le‑Chaudrier... La Bourboule, La Fare‑les‑Oliviers, La Roche‑sur‑Yon, La Rochelle, Landerneau, Lardy, Laval, Le Châtelet, Le Chesnay, Le Havre, Le Puy‑en‑Velay, Leers, Les Ulis, Lessard‑le‑National, Lille, Limoges, Limoux, Lisses, Longjumeau, Lons‑le‑Saunier, Louhans, Lyon 3e Arrondissement ... Malestroit, Mandelieu‑la‑Napoule, Marignane, Marseille 5e Arrondissement, Marseille 9e Arrondissement, Massy, Melun, Metz, Meudon, Mondelange, Montech, Montfaucon, Montpellier, Montreuil, Mourmelon‑le‑Grand ... Nancy, Nantes, Nîmes, Niort, Noisy‑le‑Grand, Nonvilliers‑Grandhoux ... Orléans ... Paris 11e Arrondissement, Paris 13e Arrondissement, Paris 14e Arrondissement, Paris 17e Arrondissement, Pau, Plaisir, Ploudalmézeau, Poitiers, Pontault‑Combault, Provins... Rambouillet, Reims, Rennes, Ris‑Orangis, Roissy‑en‑Brie, Roubaix, Rouen, Rumilly ... Saint‑Denis‑lès‑Bourg, Saint‑Étienne, Saint‑Germain‑en‑Laye, Saint‑Jean‑de‑Luz, Saint‑Leu, Saint‑Médard‑en‑Jalles, Saint‑Philippe, Saint‑Pierre, Saint‑Savinien, Saint‑Victoret, Sainte‑Menehould, Salon‑de‑Provence, Samoëns, Soignolles‑en‑Brie, Strasbourg ... Thiais, Thionville, Thonon‑les‑Bains, Toulon, Toulouse, Tournefeuille, Tours, Tourves, Tréal ... Ugine ... Vaison‑la‑Romaine, Valence, Vannes, Vaucresson, Versailles, Vichy, Villeneuve‑sur‑Lot, Villeparisis, Villeurbanne, Villiers‑sur‑Marne, Voiron... Wattrelos ... Yerres ... Ce site est judicieux... dans la mesure où les avis exprimés sont pertinents et objectifs. Il permet de connaître certains éléments clés d'une ville (de votre/notre ville) : Environnement, Transports, Sécurité, Santé, Sports et loisirs, Culture, Enseignement, Commerces, Qualité de vie... N'hésitez pas à donner votre point de vue sur votre ville et informez les élus de l'existence de ce site... Ils pourront ainsi prendre connaissance du ressenti de leurs administrés... Et, pourquoi pas, apporter des mesures correctives concernant les points négatifs... Et voir leur ville grimper dans le haut du tableau !!! Votre ville idéale juillet 2012
  22. Fin mars 2012, la conférence Planet Under Pressure (Planète sous pression) de Londres a rassemblé environ 3 000 participants. A cette occasion, les experts présents ont prévenu que si l'on ne réformait pas le modèle de développement actuel, d'ici 2030, les villes occuperaient 1,5 million de kilomètres carrés supplémentaires : une surface totale égale à la France, l'Allemagne et l'Espagne réunies ! ... Des pics de croissance démographique sont attendus dans les zones urbaines. De plus la convergence accélérée vers les villes pourrait se traduire au niveau mondial par un apport supplémentaire d'un milliard de nouveaux habitants. Au total, on prévoit qu'environ 6,3 milliards de personnes vivront dans les villes d'ici 2050 (contre 3,5 milliards aujourd'hui). C'est-à-dire, que, sous la pression démographique, nous devrons bâtir chaque semaine l'équivalent d'une ville d'un million d'habitants ! «La question n'est pas de savoir s'il faut développer les zones urbaines mais comment le faire», explique le Dr. Michail Fragkias de l'Arizona State University. «Le problème», poursuit-il, «est que la croissance anarchique des villes à laquelle on assiste aujourd'hui est une véritable menace écologique pour l'humanité tout entière. Or, des villes denses et bien pensées, au fonctionnement efficace sont une solution prometteuse vers un modèle durable. Les urbanistes présents à la conférence vont confronter leurs idées et expériences pour promouvoir l'émergence de solutions nouvelles en ce sens.» Les spécialistes mondiaux de l'environnement présents lors de la conférence Planet Under Pressurequi s'est tenue du 26 au 29 mars ont donc planché sur les conditions d'un urbanisme optimal. Leurs recommandations pour répondre aux multiples défis de la durabilité au niveau mondial ont été communiquées pour le sommet de la Terre "Rio+20" organisé par les Nations Unies et qui s'ouvre le 20 juin 2012. Les villes émettent 70 % du CO2 dans le monde Shobhakar Dhakal, Directeur exécutif du Projet Carbone Mondial, basé à Tokyo, précise qu'une refonte des villes existantes couplée à une planification optimisée des villes nouvelles est de loin l'option la plus efficace d'un point de vue écologique. ... Plus de 70% des émissions actuelles de CO2 sont liées aux besoins des villes. On estime que les émissions de CO2 des zones urbaines en 1990 étaient de 15 milliards de tonnes, contre 25 milliards en 2010, et qu'elles seront de 36,5 milliards d'ici 2030 (si rien n'est fait). Lire la totalité de l'article (très intéressant) sur Notre Planète Info Notre Planète Info 19/06/2012
  23. Le 16 Mai 2012, le niveau du fleuve Amazone près de la ville de Manaus, capitale de l'Etat brésilien d'Amazonas et plus grande ville d'Amazonie, a dépassé son record historique enregistré en 1902. Depuis cette date, le record est chaque jour battu. Cette situation fait suite aux inondations historiques plus en amont au sein des affluents du fleuve Amazone, au Pérou notamment. Le 4 avril dernier, le niveau du fleuve Amazone dans sa partie amont au Pérou avait dépassé son record historique dans la ville d'Iquitos, en aval de la confluence de ses deux principaux formateurs, les fleuves Ucayali et Marañón. Le 19 Avril, un nouveau record absolu y était établi et c'est la propagation de cette crue qui se poursuit désormais en aval au Brésil. Depuis le début de l'année, le fleuve Amazone et ses principaux affluents présentent des hauteurs d'eau très élevées. En janvier, le niveau de la rivière Marañon, un des principaux affluents de l'Amazone, était 2 mètres au-dessus de la valeur habituelle à cette date. Le niveau atteint au début du mois d'avril au Pérou est le plus élevé jamais enregistré depuis 42 ans. Jusqu'à début avril, plus de 140 000 personnes ont été affectées par les inondations dans la province de Loreto (Pérou) et notamment dans sa capitale Iquitos. De nombreuses infrastructures (collèges, centres de santé, etc.) dans les principaux centre urbains ont été sinistrés. Face à cette situation, les autorités péruviennes ont déclaré l'état d'urgence dans la région depuis le mois d'avril. Au Brésil, les inondations provoquent également d'importants dégâts, perturbant l'économie et la vie de nombreuses communautés le long des cours d'eaux, uniques voies de communication pour la plus grande partie des habitants de la région. Ce sont actuellement près de 400 000 personnes qui sont concernées. Dans le seul état d'Amazonas, dont la capitale est Manaus, 50 régions administratives, sur les 62 que compte cet état, ont déclaré l'état d'urgence. Surveillance par l'observatoire HYBAM L'Observatoire de Recherche en Environnement HYBAM ("Contrôles géodynamique, hydrologique et biogéochimique de l'érosion/altération et des transferts de matière dans le bassin de l'Amazone"), est une structure portée par l'Institut français de Recherche pour le Développement (IRD) et le laboratoire GET au sein de l'Observatoire Midi-Pyrénées de l'Université de Paul Sabatier de Toulouse, en partenariat avec plusieurs universités et services hydrologiques des pays de la région du bassin Amazonien (Brésil, Pérou, Bolivie, Equateur, Venezuela, Colombie). Cet observatoire mesure l'hydrologie et la géochimie des eaux Amazoniennes afin de fournir sur le long terme des observations de qualité sur le devenir du plus grand bassin hydrographique du monde, représentant à lui seul près de 20 % des apports en eaux en provenance des surfaces émergées aux océans, hors calottes polaires. Les équipes de terrain de l'observatoire HYBAM, en partenariat avec les services hydrologiques du Pérou (SENAMHI), du Brésil (ANA et CPRM) et l'Université de l'état d'Amazonas (UFAM), ont enregistré les débits historiques des fleuves Amazoniens ces dernières semaines par des techniques acoustiques (ADCP) introduites par les équipes françaises dans ces pays depuis 1995. Le 12 Avril dernier, un débit de 55 000 m3/s était mesuré près d'Iquitos. Le 26 Mai, un débit de 260 000 m3/s a été enregistré à la station d'Obidos, 700 kms en aval de l'embouchure du fleuve à l'Océan Atlantique. La coopération entre les groupes de recherche français et les pays de la région permet de suivre au mieux l'évolution de cette crue exceptionnelle qui s'inscrit dans une suite rapprochée d'évènements extrêmes pour un bassin habitué à des variations internannuelles limitées. Des extrêmes hydrologiques de plus en plus fréquents La crue de 2012 du fleuve Amazone fait partie d'une série d'évènements extrêmes devenus fréquents depuis quelques années en Amazonie. Au Pérou, les 2 niveaux les plus élevés du fleuve Amazone des 40 dernières années ont été enregistrés en 2009 et 2012 tandis que les plus faibles datent de 2005 et 2010. Par ailleurs, entre 2010 et 2011, l'Amazone dans sa partie péruvienne a connu une transition sans précédent, par sa rapidité, entre les périodes de basses et hautes eaux. Au Brésil, on enregistre les mêmes phénomènes : la crue de 2009 avait été la plus importante jamais enregistrée près de la ville de Manaus en 100 ans de mesures. La crue de cette année est donc encore plus forte, attestant un enchainement inquiétant de situations hydrologiques extrêmes. Ces phénomènes ont attiré l'attention de la communauté scientifique mondiale et ont donné lieu à des études publiées par les scientifiques péruviens, brésiliens et français de l'observatoire ORE-HYBAM. Bien que ces évènements soient liés à la variabilité climatique régionale et en particulier aux changements d'une année sur l'autre de la température de surface des océans Pacifique et Atlantique, les spécialistes n'écartent pas que ces extrêmes s'inscrivent dans le cadre du changement climatique et qu'ils soient également liés à la déforestation. Auteur : Institut de Recherche pour le Développement Notre Planète Info 21/06/2012
  24. Environ 20% de l'eau utilisée pour l'irrigation n'est pas renouvelable. C'est ce que les hydrologues de l'Université d'Utrecht et de Deltares ont calculé. Leurs recherches montrent également que la consommation d'eau souterraine non renouvelable a triplé depuis 1960. "Cela conduit dans de nombreux endroits à l'épuisement des réserves d'eau souterraine et pourrait présenter à l'avenir un danger pour la production de nourriture" a déclaré Marc Biekens. Environ 40% de la nourriture consommée dans le monde est cultivée grâce à l'irrigation. C'est notamment le cas dans les régions où la pluie ne peut suffire à l'agriculture. L'eau servant à l'irrigation est la plupart du temps issue des cours d'eau ou des réservoirs. Comme ces réserves d'eau sont limitées ou trop éloignées des cultures, les agriculteurs utilisent souvent des eaux souterraines avec un système de pompage. L'eau souterraine non renouvelable Une équipe d'hydrologues dirigée par Marc Bierkens, professeur d'hydrologie géographique à l'Université d'Utrecht, a calculé à l'aide d'un modèle hydrologique global la recharge des eaux souterraines mondiales : quelle part de l'eau de pluie, sur les différents endroits du globe, rejoint une nappe phréatique ? Les chercheurs ont estimé à l'aide de modèles statistiques la quantité d'eau utilisée pour l'irrigation et son origine (lacs et réservoirs, ainsi que les nappes phréatiques). De cette manière, les scientifiques d'Utrecht peuvent déterminer combien d'eau souterraine peut être utilisée pour que les nappes puissent se reconstituer naturellement. L'eau souterraine devient rare "Le problème de ces extractions d'eau souterraine, c'est l'épuisement des ressources" explique Bierkens. "Aujourd'hui, on produit de plus en plus de nourriture avec de l'eau qui sera bientôt épuisée ou plus difficilement accessible. Si vous devez nourrir une population croissante dépendante des réserves en eau souterraine, cela risque de conduire à des pénuries alimentaires". Dans le nord de l'Inde par exemple, on pompe plus d'eau qu'il n'en tombe durant la période des pluies. Cela entraîne une diminution du niveau des nappes phréatiques, qui baissent jusqu'à un mètre par an. Les grands utilisateurs mondiaux Les résultats de l'étude montrent qu'entre 1960 et 2000, la consom-mation d'eau non renouvelable a augmenté de 75 à 234 km3 par an (par rapport au 3,4 km3 de l'Ijsselmeer, le lac le plus important des Pays-Bas). Ces 20% d'eau souterraine utilisée pour l'irrigation servent à produire 8% de la nourriture mondiale. Les principaux utilisateurs de ces réserves d'eau souterraine sont l'Inde (68 km3 par an), le Pakistan (35 km3 par an), les Etats-Unis (30 km3 par an), l'Iran (20 km3 par an), la Chine (20 km3 par an), le Mexique (10 km3 par an) et l'Arabie Saoudite (10 km3 par an). Référence Y. Wada, L.P.H. van Beek en M.F.P. Bierkens (2012), Nonsustainable groundwater sustaining irrigation: A global assessment, Water Resources Research 48, W00L06, doi:10.1029/2011WR010562. Rédacteur : Benoît Goffin Origine : BE Pays-Bas numéro 40 (11/06/2012) - Ambassade de France aux Pays-Bas / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70247.htm Notre Planète Info 25/06/2012
  25. Deux flottes de pêche françaises ont obtenu le label MSC (Marine Stewardship Council), une certification qui atteste de leur pratique d'une pêche durable. Label MSC MSC Le 29 mai 2012, la Compagnie des pêches Saint-Malo et ses marins recevaient officiellement la certification MSC sur le pont de la Grande Hermine. Une semaine après, le 7 juin, le Comptoir des pêches d'Europe du Nord (Euronor) et son équipage étaient, à leur tour, récompensés sur le pont du Klondyke, en présence de Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des transports et de l'économie maritime. "Cette certification est gage d'une bonne gestion de la ressource et témoigne de la responsabilité des armements, de l'organisation de producteurs et des pêcheurs en faveur d'une pêche durable. Pour le consommateur, elle est une garantie qu'il ne met pas en péril cette espèce en la consommant", a souligné le ministre. Edouard Le Bart, Responsable MSC France, a tenu à féliciter les équipages : "Ce label met aussi en valeur le métier de marin pêcheur. Il est essentiel de prendre conscience que l'avenir de ce métier dépend avant tout de la durabilité de la ressource." Une certification gage de durabilité sur un marché mondial des produits de la mer Pour les deux armements, la certification MSC permet aussi de conforter leur positionnement sur le marché. Comme le précise Xavier Leduc, Directeur Général d'Euronor : "Aujourd'hui, pour des pays comme l'Allemagne, la Suisse, ou encore les Etats-Unis, le label MSC est devenu une clé qui permet d'accéder à ces marchés. Si vous n'avez pas la clé, vous n'y rentrez pas. Et la demande est également de plus en plus forte en France." Un choix stratégique partagé par Patrick Soisson, Président Directeur Général de la Compagnie des Pêches Saint-Malo : "La certification indépendante et tierce-partie du MSC, reconnue à travers le monde, est un moyen de faire connaître au grand public nos bonnes pratiques de pêche, de conforter le positionnement de nos produits et de les valoriser sur le marché français et international." Modalités de certification MSC De 1997 à 1999, le Marine Stewardship Council a développé en collaboration avec les différentes parties prenantes, des experts halieutes et des organisations du monde entier, le référentiel environnemental MSC. Le référentiel environnemental du MSC pour une pêche durable est le référentiel auquel doit se conformer une pêcherie pour être certifiée ; il est basé sur 3 principes et 31 indicateurs de performance. Le référentiel est accompagné d'un programme de traçabilité "chaîne de garantie d'origine", qui se concrétise par un audit sur chaque entreprise de la chaîne d'approvisionnement, permettant de remonter jusqu'à une pêcherie certifiée. En cas de certification, elle est accordée pour 5 ans, et la pêcherie est auditée une fois par an. Après 5 ans, l'évaluation doit être renouvelée. Contenu du référentiel environnementale du MSC Le référentiel s'apparente à une profession de foi qui énonce de grands principes. Principe 1 : Péréniser les stocks de poisson La pêcherie doit être conduite de manière à ne pas entrainer la surpêche ou l'épuisement du stock de l'espèce cible ; dans le cas où le stock serait à un niveau faible, la pêcherie doit opérer de façon à garantir une amélioration de l'état du stock. Principe 2 : Minimiser l'impact environnemental La pêcherie doit permettre le maintien de la structure, de la productivité, des fonctions et de la diversité des écosystèmes dont la pêcherie dépend. Principe 3 : Système de gestion efficace La pêcherie doit mettre en place une gestion efficace qui permet une utilisation de la ressource responsable et durable et respecte les lois locales, nationales et internationales. Chacun de ces 3 principes est décliné en critères divisés en sous-critères et en indicateurs de performance. Une note leur est attribuée, qui doit être d'au moins 60/100 pour chaque indicateur, et d'au moins 80 pour chaque principe. Ministère du Développement durable Notre Planète Info 22/06/2012
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